Mise en marché du bois

Au Québec, le marché du bois est imparfait en raison d’un important déséquilibre entre le nombre de vendeurs et la concentration croissante d’acheteurs de bois. De plus, un des vendeurs, l’État, occupe une position dominante en contribuant aux deux tiers de l’approvisionnement des usines de transformation des bois.

C’est pourquoi, au cours des cinquante dernières années, l’État québécois a graduellement mis en œuvre diverses dispositions légales pour corriger les imperfections sur les marchés du bois. D’une part, la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche permet aux dizaines de milliers de producteurs de la forêt privée de se regrouper, au sein d’un plan conjoint régional, pour commercialiser ensemble leurs produits offerts aux acheteurs sur un marché donné. D’autre part, la Loi sur les forêts assure un accès privilégié des bois de la forêt privée aux usines de transformation. C’est le principe de résidualité (hyperlien vers l’argumentaire).

Soucieux de pouvoir négocier des conditions de vente convenables, les propriétaires forestiers ont formé, dans l’ensemble des régions du Québec, des syndicats et offices de producteurs de bois. Ces syndicats et offices sont chargés de négocier avec les usines, organiser le transport, effectuer le paiement du bois et faire connaître les modalités de façonnage des tiges qui assurent le meilleur revenu aux propriétaires forestiers.

Dans certaines régions, le syndicat ou l’office de producteurs de bois est ainsi responsable de la mise en marché de l’ensemble des bois des producteurs, tandis que dans d’autres seuls les bois de qualité pâte et panneau sont commercialisés par ces organismes. Le producteur est alors responsable de trouver un débouché pour son bois de sciage et déroulage et le syndicat de producteurs de bois l’accompagne en lui communiquant les conditions d’achat des usines sur le territoire.

a) À quoi servent les plans conjoints?

Aujourd’hui, nous retrouvons treize plans conjoints de producteurs forestiers à travers le Québec. Ceux-ci jouent un rôle essentiel en éliminant des intermédiaires, ce qui assure le versement d’une plus grande part du prix de vente aux producteurs, augmentant ainsi la rentabilité des travaux sylvicoles pour le propriétaire. L’élimination de ces intermédiaires réduit aussi les coûts de transaction pour l’industrie qui n’a pas à transiger avec des centaines d’individus.

 

Pour mettre vos bois en marché, consultez le syndicat ou office régional près de chez vous. 

Pour une estimation du prix et du coût de transport de votre bois, utilisez prixbois.ca.

 

b) Statistiques annuelles sur la mise en marché

La Fédération des producteurs forestiers du Québec compile pour vous des statistiques annuelles sur la vente des bois dans toutes les régions du Québec.

Statistiques sur la mise en marché des bois 2015 – FPFQ
Statistiques sur la mise en marché des bois 2014 – FPFQStatistiques sur la mise en marché des bois 2013 – FPFQStatistiques sur la mise en marché des bois 2012 – FPFQStatistiques sur la mise en marché des bois 2011 – FPFQ
Statistiques sur la mise en marché des bois 2010 – FPFQStatistiques sur la mise en marché des bois 2009 – FPFQStatistiques sur la mise en marché des bois 2008 – FPFQStatistiques sur la mise en marché des bois 2007 – FPFQStatistiques sur la mise en marché des bois 2006 – FPFQStatistiques sur la mise en marché des bois 2005 – FPFQ

 

 

 

 

 

 

Retour vers le haut