Mon premier éditorial

Éditorial extrait du journal L’Information du forestier – Septembre 2018

Comme mentionné dans la dernière édition du journal, M. Jean-Pierre Dansereau a quitté son poste de directeur général à la mi-juillet. J’ai eu l’opportunité d’entrer en fonction quelques jours avant son départ. J’ai bien apprécié de passer du temps en sa compagnie afin qu’il puisse me transférer une partie de ses connaissances et de ses expériences. Il a été très généreux et je l’en remercie.

En écrivant ce premier éditorial, il est important de vous dire un peu d’où je viens et pourquoi j’ai accepté de relever le défi qui m’a été proposé.

Je suis un diplômé en génie forestier de 1979. J’ai passé la plus grande partie de ma carrière dans diverses fonctions de gestion au ministère des Forêts (ou autres appellations). J’ai œuvré principalement en région (Abitibi-Témiscamingue, Estrie et dans la région de Québec). J’ai aussi eu l’occasion de travailler au central du ministère comme directeur des programmes forestiers durant plus de cinq ans. C’est à cette occasion, vers 2001, que j’ai vraiment plongé dans le domaine de la forêt privée puisque j’étais notamment responsable du service de mise en valeur des forêts privées. J’ai vu passer les premiers plans de protection et de mise en valeur (PPMV) des Agences, piloté le comité de suivi du Sommet de la forêt privée de 1995 et organisé, avec les partenaires, la Rencontre des Partenaires de 2006.

J’ai quitté le ministère en 2012 pour une semi-retraite. J’ai alors fait des mandats de consultation et aussi, j’ai accepté de présider l’Agence de mise en valeur des forêts privées de Québec 03 où je siégeais depuis six ans pour le ministère. Tous ces mandats et emplois différents m’ont permis de me doter d’un excellent réseau de contacts que je compte continuer à améliorer avec vous. Bref, j’entre en fonction en ayant une connaissance importante du milieu de la forêt privée en région et au Québec.

Dans son dernier éditorial, Jean-Pierre disait : « j’ai aimé être à votre service ». J’apprécie cette affirmation et je compte bien moi aussi être à votre service et nul doute que je vais adorer ça !

Mon arrivée au Syndicat coïncide avec une période cruciale pour nous. Un pilier de notre organisation aura quitté son poste actuel lorsque vous lirez cet article. M. Gaétan Deschênes a décidé de prendre une retraite bien méritée en septembre 2018. Nous le remercions pour toutes ces années de bons et loyaux services pour le Syndicat. D’ailleurs, il aura l’occasion de vous exprimer ses sentiments dans cette édition de votre journal.

Heureusement, nous avons réussi à le convaincre de rester avec nous à temps partiel pour piloter certains mandats importants pour votre avenir.

Des défis stimulants

Les défis qui nous attendent sont nombreux. Le plus important étant la négociation d’un contrat type avec les usines de sciage. Vous nous aviez donné des orientations claires à ce sujet lors de la dernière assemblée générale annuelle et je compte bien en faire ma priorité. Dans l’édition de juin du journal, nous avons mentionné que les négociations progressaient bien, mais qu’il y avait des écarts importants entre les positions du Syndicat et celles des acheteurs. En effet, les discussions sont ardues sur deux éléments essentiels, soit la sécurité des paiements et la négociation des prix affichés avec certaines catégories d’usines. Nous vous tiendrons informés de l’avancement de la négociation lors des réunions de consultation et d’information cet automne.

Le printemps dernier, le Syndicat s’est entendu avec l’Association des transporteurs de bois de la région de Québec. Il faut maintenant s’assurer de sa mise en œuvre à l’automne 2018. Enfin, nous vivons malheureusement la fin du bois de 4 pieds résineux, nous ferons le maximum pour que ce changement se fasse le plus harmonieusement possible pour nos producteurs et nos transporteurs. Nous sommes bien sûr depuis longtemps à la recherche de marchés de remplacement.

Aussi deux usines ont annoncé une relance prochaine, soient Scierie Sainte‑Thècle, qui vient de passer aux mains de Barrette Bois inc., et Norbord à Chambord. En ce qui concerne la première, l’utilisation de la catégorie de bois qu’elle compte usiner pourrait devenir une alternative intéressante à la perte du marché du 4 pieds, du moins pour une partie des volumes. Pour la seconde, Norbord, nous entamons des pourparlers afin de livrer du tremble en provenance de Charlevoix et de la Côte-Nord.

Finalement en mai dernier, lors de la séance de révision périodique des activités du Plan conjoint devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec, le Syndicat a dressé son bilan et présenté son plan stratégique. Nous attendons les commentaires et recommandations de la Régie. Déjà, nous mettons toutes les énergies nécessaires pour mener ce plan à bien afin d’améliorer l’environnement d’affaires de nos producteurs.

Voilà ! Vous me connaissez un peu plus et vous voyez les principaux défis qui nous attendent au cours des prochains mois. J’ai bien hâte de vous rencontrer cet automne dans vos secteurs lors des réunions de consultation et d’information pour faire plus ample connaissance.

Jacques J. Tremblay, ing. f.

Directeur général