Quand les taxes foncières augmentent plus vite que le prix du bois

La hausse des taxes municipales sur les terres boisées exerce une pression croissante sur les producteurs forestiers. En réduisant la rentabilité des investissements sylvicoles et des activités de récolte, elle freine la mise en valeur des forêts privées. Pourtant, les municipalités disposent déjà d'un outil simple et efficace pour alléger ce fardeau fiscal et soutenir l'aménagement forestier, mais celui-ci demeure peu utilisé au Québec.

Que signifient ces nouveaux tarifs?

Que signifient ces nouveaux tarifs américains pour les producteurs forestiers du Québec?

Une nouvelle escalade dans le conflit commercial

Les nouveaux droits de douane américains annoncés le 20 juillet 2026 visent des produits à valeur ajoutée. Plusieurs usines québécoises fabriquent des produits correspondant aux codes douaniers figurant dans l’annexe publiée par la Maison-Blanche. Leur niveau d’exposition dépendra notamment de la proportion de leur production destinée au marché américain ainsi que de la classification douanière utilisée pour les produits exportés.

Bien que les exportations de bois d’œuvre résineux ne soient pas directement visées par cette nouvelle vague tarifaire, plusieurs produits à valeur ajoutée issus de la transformation du bois, du papier et du carton figurent explicitement sur la liste américaine. Certaines entreprises spécialisées dans les panneaux, les contreplaqués, les placages, les produits d’emballage, les pâtes et papiers ou encore les composantes architecturales pourraient ainsi être particulièrement exposées aux nouvelles barrières commerciales.

À titre indicatif, certaines installations de Tafisa (Lac-Mégantic), Uniboard (Sayabec et Val-d’Or), Kruger (Trois-Rivières et Brompton), Commonwealth Plywood (Shawinigan et Mont-Laurier), ainsi que certaines usines de Cascades, dont celle de Cabano, pourraient être concernées par les nouvelles mesures en raison des produits qu’elles fabriquent.

En 2025, ces usines ont acheté plus de 160 000 m³ de bois provenant des forêts privées québécoises, ce qui illustre leur importance pour les producteurs forestiers et pour l’économie des régions.

Usines achetant du bois en forêt privée et susceptibles d’être touchées par les tarifs américains

UsineVille de destinationProduits associés
Uniboard Canada inc.SayabecMDF, panneaux de particules, panneaux de fibres
Commonwealth Plywood ltéeShawiniganContreplaqués, placages, panneaux spécialisés
Commonwealth Plywood ltéeMont-LaurierContreplaqués feuillus, placages
Commonwealth Plywood ltéeLowPlacages / produits de contreplaqué
Compagnie de Placage MéganticLac-MéganticPlacages
Usine LVL Ville-MarieVille-MarieLVL / bois laminé
CascadesCabanoCarton, emballages, produits transformés de papier
CascadesCabano — cour à Lots-RenversésCarton, emballages, produits transformés de papier
CascadesCabano — cour à Rivière-BleueCarton, emballages, produits transformés de papier
MoulureSaint-Christophe-d'ArthabaskaMoulures / bois profilés
Charbon de Bois Feuille d'ÉrableSainte-ChristineCharbon de bois
BersacoGrandes-BergeronnesBois classé par contrainte mécanique (MSR) / Bois de chauffage

Pourquoi les producteurs forestiers doivent-ils s'y intéresser?

Même lorsque des tarifs commerciaux ne visent pas directement les producteurs forestiers, ils entraînent des répercussions sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Le bois récolté en forêt privée approvisionne des scieries dont les résidus, copeaux et sciures, alimentent à leur tour des fabricants de panneaux, des usines de placage, des moulurières, des fabricants de meubles et des usines de pâtes et papiers. Si ces entreprises voient leur compétitivité diminuer sur le marché américain, elles pourraient réduire leur production, reporter certains investissements ou ajuster leurs approvisionnements en matière ligneuse ou en résidus.

De plus, cette situation pourrait avoir une incidence sur la demande pour certaines catégories de bois, notamment les billes de déroulage, les bois feuillus de qualité, les bois destinés aux panneaux ainsi que certaines fibres utilisées dans la fabrication de papiers et de cartons. L’enjeu pour les propriétaires de boisés dépasse donc la seule question tarifaire : il touche directement la vigueur des marchés qui achètent et transforment leur bois.

Le secteur forestier québécois demeure fortement tributaire du marché américain. Les États-Unis constituent son principal débouché, ce qui rend l’industrie vulnérable aux changements de politique commerciale et aux tensions entourant les échanges nord-américains.

Exportations québécoises de produits forestiers en 2025
(valeur en M$ CA par type de produit)

Granule de bois
Carton ondulé
Carton plat
Pâte dissolvante
Pâte NBSK
Pâte BCTMP
Papier journal
Panneaux de fibres de bois
Panneaux MDF
Panneaux de particules de bois
Panneaux OSB
Bois d’œuvre résineux
Bois d’œuvre feuillus
Valeur des exportations vers les États-Unis Valeur des exportations ailleurs

Échelle en millions de dollars canadiens. Valeurs reconstruites visuellement à partir du graphique fourni.

Sources : STATCAN 2025. Extrait de données sur le commerce transfrontalier canadien.
Compilation : FPFQ

Part de la production québécoise de produits forestiers exportée vers les États‑Unis en 2025

ProduitsPart exportée vers les États-Unis
Bois d'œuvre feuillus23 %
Bois d'œuvre résineux57 %
Panneaux agglomérés48 %
Pâtes, papiers, cartons6 %
Papier journal36 %
Granule de bois20 %

Sources : STATCAN 2025. Extrait de données sur le commerce transfrontalier canadien.
Compilation : FPFQ

Pour les producteurs de bois œuvrant en forêt privé, l’enjeu principal ne réside donc pas tant dans l’accès au marché américain pour les billes de bois que dans la capacité des usines québécoises à maintenir leur compétitivité, leurs investissements et leurs volumes de production dans un contexte commercial de plus en plus incertain.

À court terme, les effets sur la mise en marché du bois en forêt privée devraient demeurer limités. Toutefois, si les tensions commerciales persistent ou s’accentuent, une diminution de la compétitivité des entreprises québécoises pourrait éventuellement se traduire par une baisse de la demande de certaines catégories de bois provenant des forêts privées. Tout porte à croire que l’administration américaine cherche à accentuer la pression dans le cadre de la négociation d’un nouvel accord de libre-échange. Ces nouveaux tarifs doivent entrer en vigueur à compter du 19 août 2026. Dans ce contexte, il sera important de suivre de près l’évolution des négociations commerciales entre le Canada et les États-Unis, ainsi que les répercussions de ces tarifs sur les principaux acheteurs de bois du Québec.

Des décennies de soutien aux producteurs forestiers

Derrière les travaux sylvicoles réalisés chaque année se cachent des programmes qui ont évolué au cours des dernières décennies. Du Programme d’aide à la mise en valeur des forêts privées (PAMVFP) au remboursement des taxes foncières (RTF), en passant par les récentes bonifications apportées aux programmes d’aide, cette édition du Forêts de chez nous PLUS retrace l’évolution des principales mesures qui soutiennent les producteurs forestiers.

Crédit photo SPBM - Jérémie Lapointe

Rapport d’activité annuel 2025-2026

Chaque année, la Fédération des producteurs forestiers du Québec produit son rapport d’activité, qui rassemble le travail accompli au cours des douze derniers mois. 

Par ses interventions auprès des ministères, des intervenants du secteur forestier et des acteurs de la société civile sur la scène provinciale, la FPFQ cherche à stimuler la mise en valeur des potentiels de la forêt privée québécoise, à améliorer le revenu net des producteurs forestiers, à préserver leur accès aux marchés des bois et à mieux partager le risque financier de la sylviculture. 

Pour connaître le détail des dossiers portés dans la dernière année, consultez le rapport d’activité 2025-2026.

PFC et des chercheurs de McGill lancent un sondage national

OTTAWA (Ontario) — Des chercheurs de l’Université McGill, en partenariat avec les Propriétaires forestiers du Canada (PFC) et avec l’appui de MITACS Canada, lancent le premier sondage national auprès des propriétaires de forêts canadiennes depuis plus de vingt ans.

Le sondage vise à constituer une base de données probante afin d’aider les gouvernements à mieux comprendre le rôle que jouent les forêts privées dans l’économie, l’environnement et les communautés du Canada. Les résultats devraient contribuer à l’élaboration des politiques et à l’amélioration des prises de décision.

Les Propriétaires forestiers du Canada (PFC) et les chercheurs de l’Université McGill collaborent afin de promouvoir une approche nationale des données sur les forêts privées. Ce projet vise à recueillir des informations sur la superficie, l’état et le potentiel de production des forêts, ainsi qu’à mieux comprendre l’identité des propriétaires et des gestionnaires, leurs objectifs et leurs plans de gestion à long terme.

Les forêts privées du Canada couvrent environ 10 % des terres aménagées, mais elles représentent près de 20 % de la production forestière et jouent ainsi un rôle important tant sur le plan économique qu’environnemental.

« L’absence de données à l’échelle nationale a des répercussions sur les communautés locales, les écosystèmes et la prise de décision au niveau fédéral, notamment en matière de commerce, de politiques climatiques et forestières, ainsi que de biodiversité. Le Canada a pris des engagements en matière de lutte contre les changements climatiques et de préservation de la biodiversité qui dépendront en partie des actions des propriétaires forestiers, dont un grand nombre gèrent leurs forêts depuis plusieurs générations », a déclaré Andrew de Vries, directeur général des Propriétaires forestiers du Canada.

Les forêts privées sont souvent gérées sur plusieurs générations, offrant un aménagement durable, un capital patient et une vision à long terme.

« Sans information de base sur l’identité des propriétaires forestiers, il devient difficile de les étudier et de les soutenir », a déclaré la Dre Jackie Hamilton, chercheuse postdoctorale en sciences des ressources naturelles à l’Université McGill.

« Il n’existe pas de listes nationales et, dans les provinces canadiennes, même identifier et joindre les propriétaires demeure un défi. Par conséquent, les points de vue des propriétaires forestiers actuels sont souvent absents des travaux de recherche et des politiques. »

Ce sondage a pour objectif de combler ce manque de données et d’améliorer la compréhension du secteur des forêts privées au Canada.

Les propriétaires forestiers peuvent répondre au sondage confidentiel en 15 minutes à l’adresse forestowners.ca/fr/a-propos/sondage.

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À propos de ce Propriétaires forestiers du Canada

Propriétaires forestiers du Canada sont la voix nationale des propriétaires forestiers partout au pays. L’organisation regroupe les associations provinciales et les gestionnaires forestiers corporatifs, et œuvre à faire progresser des politiques et des programmes favorisant l’aménagement forestier durable, les opportunités économiques et la gestion à long terme des forêts privées.

À propos de S.E.W.

L’atelier sur la socio-écologie (S.E.W.) est une initiative de recherche à l’Université McGill qui s’appuie sur la collecte de données, l’analyse et l’engagement des parties prenantes afin de mieux comprendre les relations entre les personnes et les paysages.

À propos de MITACS

MITACS est un organisme national sans but lucratif qui soutient la recherche et la formation au Canada. Il crée des partenariats entre le milieu universitaire, l’industrie et le gouvernement afin de relever les principaux défis économiques et sociaux.

Renseignements :
Popriétaires forestiers du Canada: Sandra Bishop sandraabishop@telus.net 

La parole aux producteurs : la FPFQ tient son congrès annuel à Mont-Laurier

Mont-Laurier, 5 juin 2026 — Réunis sous le thème La parole aux producteurs, plus d’une centaine de participants, délégués, observateurs et décideurs de la forêt privée ont pris part au congrès annuel de la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) les 4 et 5 juin derniers, à Mont-Laurier.

Sous un thème particulièrement résonnant dans l’actualité du secteur, les délégués ont abordé directement les grands dossiers de l’heure : la crise du secteur forestier, la défense du principe de résidualité, ainsi que les retombées de la toute nouvelle enquête provinciale auprès des propriétaires forestiers, à laquelle ont répondu 934 d’entre eux. Pour le président de la Fédération, M. Gaétan Boudreault, ce rassemblement a permis à la FPFQ de structurer la parole collective des 162 900 propriétaires forestiers qu’elle représente, dont plusieurs dizaines de milliers de producteurs.

Organisé en partenariat avec l’Alliance des propriétaires forestiers des Laurentides et de l’Outaouais (APFLO) et l’Office des producteurs de bois de la Gatineau (OPBG), le congrès a aussi servi de tribune à deux projets fédérateurs en développement : un programme d’assurances négocié avec Propriétaires forestiers du Canada (PFC) pour mieux desservir les propriétaires, et un partenariat avec Forair visant à démocratiser et à moderniser l’information forestière pour les propriétaires. M. Boudreault a rappelé que 83 % des propriétaires forestiers récoltent du bois, dont 30 % en font la mise en marché, un potentiel de récolte que ces projets visent à mobiliser. L’Assemblée générale annuelle, tenue le lendemain, a quant à elle permis aux délégués d’adopter les orientations qui guideront l’action de la Fédération au cours de la prochaine année.

En clôture des travaux, les producteurs ont réitéré leur opposition à l’adoption du projet de loi 11, qui aura comme conséquence de modifier les règles d’attribution et de fixation du prix du bois de la forêt publique, au risque de déstructurer davantage les marchés des producteurs en forêt privée. Ils ont affiché une volonté ferme de poursuivre le dialogue avec les gouvernements, les partis politiques, les municipalités et l’industrie afin d’assurer aux producteurs forestiers des règles claires, des marchés accessibles et des programmes adaptés. « La forêt privée doit être considérée à juste titre comme la première source d’approvisionnement des usines québécoises, et le principe de résidualité doit être respecté. Il faut donner aux producteurs des conditions de marché stables, équitables et prévisibles pour assurer des retombées concrètes pour les régions. Il n’est jamais trop tard pour le gouvernement pour faire marche arrière et proposer une solution à la crise forestière qui considérera tant la forêt publique que privée », a conclu M. Boudreault.

Robert Paquet, lauréat 2026 du prix Henri-Paul-Gagnon

Robert Paquet, qui a consacré près de trois décennies de sa vie au service des producteurs forestiers de la Beauce, a reçu le prix Henri-Paul-Gagnon lors du banquet du congrès. Administrateur, puis vice-président de l’Association des propriétaires de boisés de la Beauce (APBB), il y a cumulé 29 années d’engagement, en plus de siéger durant 25 ans comme administrateur de l’Agence régionale de mise en valeur des forêts privées de la Chaudière.

Tout au long de son parcours, M. Paquet a constamment plaidé pour le développement d’une offre de services forestiers accessibles aux producteurs de sa région. Il a aussi été au front des grandes luttes qui ont mené à la mise en place du Plan conjoint des producteurs de bois de la Beauce et à la consolidation de la mise en marché collective. « J’ai consacré près de trois décennies à l’APBB, convaincu qu’un producteur seul ne pèse rien, mais que des producteurs unis pèsent lourd. C’est la leçon que j’essaie aujourd’hui de transmettre, en forêt, à mon petit-fils », a mentionné M. Paquet à la réception de son prix.

Encore aujourd’hui, à plus de 80 ans, M. Paquet consacre une bonne partie de l’hiver à aménager sa forêt à son rythme, en compagnie de son petit-fils. Ce parcours illustre le lien concret entre l’action syndicale, la transmission des savoirs et la mise en valeur durable des boisés privés.

À propos du prix Henri-Paul-Gagnon

Le prix Henri-Paul-Gagnon est décerné annuellement à une personne ayant contribué de façon exceptionnelle à la vie syndicale dans le secteur de la forêt privée. Institué en 2010, le prix est attribué à la mémoire de M. Henri-Paul Gagnon, originaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean, président fondateur de la Fédération en 1970.

À propos de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 162 900 propriétaires forestiers du Québec qui contribuent au développement des communautés rurales par une gestion active de leurs boisés. L’action régionalisée de ses 13 syndicats ou offices de producteurs forestiers affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

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Renseignements :
Charles-Philippe Tremblay-Bégin
Conseiller aux communications et relations publiques
Fédération des producteurs forestiers du Québec
cptremblaybegin@upa.qc.ca| T. 450 679-0540, poste 8611

Forêt privée : l’UPA et la FPFQ interpellent les partis politiques sur la concurrence déloyale de la forêt publique

Rivière-du-Loup, le 27 mai 2026 – Réunis en conférence de presse, l’Union des producteurs agricoles (UPA) et la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) interpellent aujourd’hui l’ensemble des partis politiques sur un enjeu qui mine l’environnement d’affaires des producteurs forestiers depuis trop longtemps : la mise en marché du bois des forêts publiques au détriment de celui des forêts privées. Pour les producteurs forestiers, le projet de loi n° 11 est la goutte qui fait déborder le vase. Déposé sans consultation préalable ni véritable discussion avec eux, ce projet de loi vient accentuer un déséquilibre déjà dénoncé par le milieu, et pénalise directement les producteurs en forêt privée.

Au Québec, les lots boisés de 162 900 propriétaires forestiers représentent 36 % de la possibilité forestière, mais à peine 23 % des approvisionnements de l’industrie forestière. Leurs activités de récolte et de transformation des bois génèrent des revenus de 4,7 G$ dans la filière et soutiennent 24 300 emplois, mais ce pourrait être bien plus.

Ce projet de loi qu’entend adopter le gouvernement changera les règles d’attribution et de fixation du prix du bois de la forêt publique, rendant cette fibre artificiellement moins chère et tirant vers le bas les conditions de mise en marché du bois des forêts privées. Selon Gaétan Boudreault, président de la FPFQ, « on met les producteurs dans une situation impossible lorsqu’on leur demande de concurrencer le bois des forêts publiques qui est cédé à des prix dérisoires. Nous demandons une chose simple à l’État : qu’il vende son bois, pas qu’il le donne. Ce bois appartient à l’ensemble des Québécois ».

Si l’industrie forestière fait face à des défis bien réels, cela ne saurait justifier des décisions qui fragilisent davantage les producteurs en forêt privée. « À l’aube de la campagne électorale, l’UPA et la FPFQ offrent la chance aux partis politiques de prendre position pour régler, une fois pour toutes, cet enjeu de mise en marché du bois où l’État, par les gestes qu’il pose et par sa position dominante, fait en sorte d’entrer en concurrence directe avec les producteurs en forêt privée. Les producteurs forestiers méritent des réponses claires », a déclaré Martin Caron, président général de l’UPA.

Depuis l’instauration du principe de résidualité du bois de la forêt publique dans les années 80 (qui prévoit que le bois public doit compléter, et non concurrencer, celui des forêts privées), les gouvernements se sont succédé sans jamais offrir de solutions concrètes permettant de prioriser l’achat du bois de dizaines de milliers de producteurs et ainsi garantir la stabilité de leurs marchés. À cela s’ajoutent un environnement réglementaire de plus en plus complexe et une crise forestière qui tire son origine de la gestion étatique des forêts publiques, ce qui est décrié par les Américains. Les producteurs forestiers font les frais de ces trois responsabilités qui incombent à l’État, sans toutefois bénéficier d’un soutien adéquat du gouvernement.

La sortie de crise est pourtant à portée de main. Elle passe par une priorisation de l’achat de bois en forêt privée, un jumelage plus adéquat de l’offre de bois avec la forêt publique et des conditions de mise en marché garanties en forêt privée. « C’est ce qui stabilisera enfin le revenu des producteurs et redonnera à la forêt privée la place qui lui revient. C’est une question d’équité. Les producteurs forestiers attendent toujours ; il revient maintenant à chaque parti politique de s’engager noir sur blanc », a souligné André Roy, premier vice-président de la FPFQ.

« Les producteurs forestiers demandent plus que des intentions : ils veulent des engagements clairs. Les partis doivent dire s’ils sont prêts à prioriser réellement le bois de la forêt privée, à protéger les marchés, à soutenir les producteurs dans la crise actuelle et à réduire le fardeau réglementaire. Nous poserons les bonnes questions, et les réponses seront rendues publiques », a déclaré Pierre Lemieux, deuxième vice-président de la FPFQ.

L’UPA et la FPFQ adresseront donc un questionnaire commun à toutes les formations politiques. Ils entendent en faire un enjeu incontournable de la prochaine campagne et se souviendront des réponses reçues des partis une fois aux urnes.

À propos de la FPFQ

La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 162 900 propriétaires forestiers du Québec qui contribuent au développement des communautés rurales par une gestion active de leurs boisés. L’action régionalisée de ses 13 syndicats ou offices de producteurs forestiers affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

À propos de L’UPA

L’Union des producteurs agricoles est une organisation syndicale professionnelle qui a pignon sur rue dans chaque région du Québec. Sa mission principale est de promouvoir, défendre et développer les intérêts des 42 000 producteurs agricoles et des 162 900 propriétaires forestiers québécois. L’Union regroupe aujourd’hui 12 fédérations régionales et 25 groupes spécialisés.

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Renseignements :
Katy Pronovost
Chargée des relations de presse et des médias sociaux, UPA
media@upa.qc.ca| T. 579 859-0755

Charles-Philippe Tremblay-Bégin
Conseiller aux communications et relations publiques
Fédération des producteurs forestiers du Québec
cptremblaybegin@upa.qc.ca| T. 450 679-0540, poste 8611

De nouvelles protections d’assurance pour les propriétaires forestiers

Longueuil, le 20 mai 2026 — Les Propriétaires forestiers du Canada (PFC), en association avec la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ), ont officiellement désigné La Turquoise, cabinet en assurance de dommages et services financiers, comme courtier dans le cadre d’un nouveau programme de protections conçu spécifiquement pour les propriétaires forestiers. Il s’agit d’une première au Canada.

Cette désignation est le fruit d’un processus de sélection rigoureux mené par PFC, dont l’objectif était d’identifier un partenaire de confiance capable de répondre aux besoins des quelque 480 000 propriétaires forestiers canadiens. La Turquoise, courtier national reconnu, a été retenue pour son envergure, son expertise et son engagement envers le milieu forestier.

Le programme donne accès à une gamme de produits adaptés aux réalités des producteurs, notamment une assurance contre les dommages forestiers (incendie, vent, verglas), avec des options de reboisement, de remise en état et de retrait des débris. Il comprend aussi une assurance responsabilité civile pour terre à bois ainsi que des rabais collectifs sur les assurances habitation et automobile.

« Nous représentons plus de 480 000 propriétaires forestiers à travers le Canada, et notre rôle est de leur offrir des solutions qui soutiennent et protègent concrètement leur patrimoine. Ce partenariat avec La Turquoise garantit à nos membres l’accès à des conseillers compétents, à des protections concurrentielles et à un service personnalisé », souligne Andrew de Vries, directeur général des Propriétaires forestiers du Canada.

Pour se prévaloir du programme, les propriétaires forestiers doivent être membres de l’un des syndicats et offices de producteurs forestiers affiliés à la FPFQ. Une équipe de conseillers spécialisés de La Turquoise est disponible pour accompagner les membres dans l’évaluation de leurs besoins.

Pour en savoir plus, consultez foretprivee.ca/je-protege-ma-foret/assurances/. Pour obtenir une soumission, communiquez avec La Turquoise au 1-833 620-6454 ou à proprietairesforestiers@laturquoise.ca.

À propos de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 162 900 propriétaires forestiers du Québec qui contribuent au développement des communautés rurales par une gestion active de leurs boisés. L’action régionalisée de ses 13 syndicats ou offices de producteurs forestiers affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

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Renseignements :
Charles-Philippe Tremblay-Bégin
Conseiller aux communications et relations publiques
Fédération des producteurs forestiers du Québec
cptremblaybegin@upa.qc.ca| T. 450 679-0540, poste 866113

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