La parole aux producteurs : la FPFQ tient son congrès annuel à Mont-Laurier

Mont-Laurier, 5 juin 2026 — Réunis sous le thème La parole aux producteurs, plus d’une centaine de participants, délégués, observateurs et décideurs de la forêt privée ont pris part au congrès annuel de la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) les 4 et 5 juin derniers, à Mont-Laurier.

Sous un thème particulièrement résonnant dans l’actualité du secteur, les délégués ont abordé directement les grands dossiers de l’heure : la crise du secteur forestier, la défense du principe de résidualité, ainsi que les retombées de la toute nouvelle enquête provinciale auprès des propriétaires forestiers, à laquelle ont répondu 934 d’entre eux. Pour le président de la Fédération, M. Gaétan Boudreault, ce rassemblement a permis à la FPFQ de structurer la parole collective des 162 900 propriétaires forestiers qu’elle représente, dont plusieurs dizaines de milliers de producteurs.

Organisé en partenariat avec l’Alliance des propriétaires forestiers des Laurentides et de l’Outaouais (APFLO) et l’Office des producteurs de bois de la Gatineau (OPBG), le congrès a aussi servi de tribune à deux projets fédérateurs en développement : un programme d’assurances négocié avec Propriétaires forestiers du Canada (PFC) pour mieux desservir les propriétaires, et un partenariat avec Forair visant à démocratiser et à moderniser l’information forestière pour les propriétaires. M. Boudreault a rappelé que 83 % des propriétaires forestiers récoltent du bois, dont 30 % en font la mise en marché, un potentiel de récolte que ces projets visent à mobiliser. L’Assemblée générale annuelle, tenue le lendemain, a quant à elle permis aux délégués d’adopter les orientations qui guideront l’action de la Fédération au cours de la prochaine année.

En clôture des travaux, les producteurs ont réitéré leur opposition à l’adoption du projet de loi 11, qui aura comme conséquence de modifier les règles d’attribution et de fixation du prix du bois de la forêt publique, au risque de déstructurer davantage les marchés des producteurs en forêt privée. Ils ont affiché une volonté ferme de poursuivre le dialogue avec les gouvernements, les partis politiques, les municipalités et l’industrie afin d’assurer aux producteurs forestiers des règles claires, des marchés accessibles et des programmes adaptés. « La forêt privée doit être considérée à juste titre comme la première source d’approvisionnement des usines québécoises, et le principe de résidualité doit être respecté. Il faut donner aux producteurs des conditions de marché stables, équitables et prévisibles pour assurer des retombées concrètes pour les régions. Il n’est jamais trop tard pour le gouvernement pour faire marche arrière et proposer une solution à la crise forestière qui considérera tant la forêt publique que privée », a conclu M. Boudreault.

Robert Paquet, lauréat 2026 du prix Henri-Paul-Gagnon

Robert Paquet, qui a consacré près de trois décennies de sa vie au service des producteurs forestiers de la Beauce, a reçu le prix Henri-Paul-Gagnon lors du banquet du congrès. Administrateur, puis vice-président de l’Association des propriétaires de boisés de la Beauce (APBB), il y a cumulé 29 années d’engagement, en plus de siéger durant 25 ans comme administrateur de l’Agence régionale de mise en valeur des forêts privées de la Chaudière.

Tout au long de son parcours, M. Paquet a constamment plaidé pour le développement d’une offre de services forestiers accessibles aux producteurs de sa région. Il a aussi été au front des grandes luttes qui ont mené à la mise en place du Plan conjoint des producteurs de bois de la Beauce et à la consolidation de la mise en marché collective. « J’ai consacré près de trois décennies à l’APBB, convaincu qu’un producteur seul ne pèse rien, mais que des producteurs unis pèsent lourd. C’est la leçon que j’essaie aujourd’hui de transmettre, en forêt, à mon petit-fils », a mentionné M. Paquet à la réception de son prix.

Encore aujourd’hui, à plus de 80 ans, M. Paquet consacre une bonne partie de l’hiver à aménager sa forêt à son rythme, en compagnie de son petit-fils. Ce parcours illustre le lien concret entre l’action syndicale, la transmission des savoirs et la mise en valeur durable des boisés privés.

À propos du prix Henri-Paul-Gagnon

Le prix Henri-Paul-Gagnon est décerné annuellement à une personne ayant contribué de façon exceptionnelle à la vie syndicale dans le secteur de la forêt privée. Institué en 2010, le prix est attribué à la mémoire de M. Henri-Paul Gagnon, originaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean, président fondateur de la Fédération en 1970.

À propos de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 162 900 propriétaires forestiers du Québec qui contribuent au développement des communautés rurales par une gestion active de leurs boisés. L’action régionalisée de ses 13 syndicats ou offices de producteurs forestiers affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

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Renseignements :
Charles-Philippe Tremblay-Bégin
Conseiller aux communications et relations publiques
Fédération des producteurs forestiers du Québec
cptremblaybegin@upa.qc.ca| T. 450 679-0540, poste 8611

Forêt privée : l’UPA et la FPFQ interpellent les partis politiques sur la concurrence déloyale de la forêt publique

Rivière-du-Loup, le 27 mai 2026 – Réunis en conférence de presse, l’Union des producteurs agricoles (UPA) et la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) interpellent aujourd’hui l’ensemble des partis politiques sur un enjeu qui mine l’environnement d’affaires des producteurs forestiers depuis trop longtemps : la mise en marché du bois des forêts publiques au détriment de celui des forêts privées. Pour les producteurs forestiers, le projet de loi n° 11 est la goutte qui fait déborder le vase. Déposé sans consultation préalable ni véritable discussion avec eux, ce projet de loi vient accentuer un déséquilibre déjà dénoncé par le milieu, et pénalise directement les producteurs en forêt privée.

Au Québec, les lots boisés de 162 900 propriétaires forestiers représentent 36 % de la possibilité forestière, mais à peine 23 % des approvisionnements de l’industrie forestière. Leurs activités de récolte et de transformation des bois génèrent des revenus de 4,7 G$ dans la filière et soutiennent 24 300 emplois, mais ce pourrait être bien plus.

Ce projet de loi qu’entend adopter le gouvernement changera les règles d’attribution et de fixation du prix du bois de la forêt publique, rendant cette fibre artificiellement moins chère et tirant vers le bas les conditions de mise en marché du bois des forêts privées. Selon Gaétan Boudreault, président de la FPFQ, « on met les producteurs dans une situation impossible lorsqu’on leur demande de concurrencer le bois des forêts publiques qui est cédé à des prix dérisoires. Nous demandons une chose simple à l’État : qu’il vende son bois, pas qu’il le donne. Ce bois appartient à l’ensemble des Québécois ».

Si l’industrie forestière fait face à des défis bien réels, cela ne saurait justifier des décisions qui fragilisent davantage les producteurs en forêt privée. « À l’aube de la campagne électorale, l’UPA et la FPFQ offrent la chance aux partis politiques de prendre position pour régler, une fois pour toutes, cet enjeu de mise en marché du bois où l’État, par les gestes qu’il pose et par sa position dominante, fait en sorte d’entrer en concurrence directe avec les producteurs en forêt privée. Les producteurs forestiers méritent des réponses claires », a déclaré Martin Caron, président général de l’UPA.

Depuis l’instauration du principe de résidualité du bois de la forêt publique dans les années 80 (qui prévoit que le bois public doit compléter, et non concurrencer, celui des forêts privées), les gouvernements se sont succédé sans jamais offrir de solutions concrètes permettant de prioriser l’achat du bois de dizaines de milliers de producteurs et ainsi garantir la stabilité de leurs marchés. À cela s’ajoutent un environnement réglementaire de plus en plus complexe et une crise forestière qui tire son origine de la gestion étatique des forêts publiques, ce qui est décrié par les Américains. Les producteurs forestiers font les frais de ces trois responsabilités qui incombent à l’État, sans toutefois bénéficier d’un soutien adéquat du gouvernement.

La sortie de crise est pourtant à portée de main. Elle passe par une priorisation de l’achat de bois en forêt privée, un jumelage plus adéquat de l’offre de bois avec la forêt publique et des conditions de mise en marché garanties en forêt privée. « C’est ce qui stabilisera enfin le revenu des producteurs et redonnera à la forêt privée la place qui lui revient. C’est une question d’équité. Les producteurs forestiers attendent toujours ; il revient maintenant à chaque parti politique de s’engager noir sur blanc », a souligné André Roy, premier vice-président de la FPFQ.

« Les producteurs forestiers demandent plus que des intentions : ils veulent des engagements clairs. Les partis doivent dire s’ils sont prêts à prioriser réellement le bois de la forêt privée, à protéger les marchés, à soutenir les producteurs dans la crise actuelle et à réduire le fardeau réglementaire. Nous poserons les bonnes questions, et les réponses seront rendues publiques », a déclaré Pierre Lemieux, deuxième vice-président de la FPFQ.

L’UPA et la FPFQ adresseront donc un questionnaire commun à toutes les formations politiques. Ils entendent en faire un enjeu incontournable de la prochaine campagne et se souviendront des réponses reçues des partis une fois aux urnes.

À propos de la FPFQ

La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 162 900 propriétaires forestiers du Québec qui contribuent au développement des communautés rurales par une gestion active de leurs boisés. L’action régionalisée de ses 13 syndicats ou offices de producteurs forestiers affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

À propos de L’UPA

L’Union des producteurs agricoles est une organisation syndicale professionnelle qui a pignon sur rue dans chaque région du Québec. Sa mission principale est de promouvoir, défendre et développer les intérêts des 42 000 producteurs agricoles et des 162 900 propriétaires forestiers québécois. L’Union regroupe aujourd’hui 12 fédérations régionales et 25 groupes spécialisés.

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Renseignements :
Katy Pronovost
Chargée des relations de presse et des médias sociaux, UPA
media@upa.qc.ca| T. 579 859-0755

Charles-Philippe Tremblay-Bégin
Conseiller aux communications et relations publiques
Fédération des producteurs forestiers du Québec
cptremblaybegin@upa.qc.ca| T. 450 679-0540, poste 8611

De nouvelles protections d’assurance pour les propriétaires forestiers

Longueuil, le 20 mai 2026 — Les Propriétaires forestiers du Canada (PFC), en association avec la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ), ont officiellement désigné La Turquoise, cabinet en assurance de dommages et services financiers, comme courtier dans le cadre d’un nouveau programme de protections conçu spécifiquement pour les propriétaires forestiers. Il s’agit d’une première au Canada.

Cette désignation est le fruit d’un processus de sélection rigoureux mené par PFC, dont l’objectif était d’identifier un partenaire de confiance capable de répondre aux besoins des quelque 480 000 propriétaires forestiers canadiens. La Turquoise, courtier national reconnu, a été retenue pour son envergure, son expertise et son engagement envers le milieu forestier.

Le programme donne accès à une gamme de produits adaptés aux réalités des producteurs, notamment une assurance contre les dommages forestiers (incendie, vent, verglas), avec des options de reboisement, de remise en état et de retrait des débris. Il comprend aussi une assurance responsabilité civile pour terre à bois ainsi que des rabais collectifs sur les assurances habitation et automobile.

« Nous représentons plus de 480 000 propriétaires forestiers à travers le Canada, et notre rôle est de leur offrir des solutions qui soutiennent et protègent concrètement leur patrimoine. Ce partenariat avec La Turquoise garantit à nos membres l’accès à des conseillers compétents, à des protections concurrentielles et à un service personnalisé », souligne Andrew de Vries, directeur général des Propriétaires forestiers du Canada.

Pour se prévaloir du programme, les propriétaires forestiers doivent être membres de l’un des syndicats et offices de producteurs forestiers affiliés à la FPFQ. Une équipe de conseillers spécialisés de La Turquoise est disponible pour accompagner les membres dans l’évaluation de leurs besoins.

Pour en savoir plus, consultez foretprivee.ca/je-protege-ma-foret/assurances/. Pour obtenir une soumission, communiquez avec La Turquoise au 1-833 620-6454 ou à proprietairesforestiers@laturquoise.ca.

À propos de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 162 900 propriétaires forestiers du Québec qui contribuent au développement des communautés rurales par une gestion active de leurs boisés. L’action régionalisée de ses 13 syndicats ou offices de producteurs forestiers affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

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Charles-Philippe Tremblay-Bégin
Conseiller aux communications et relations publiques
Fédération des producteurs forestiers du Québec
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L’application Forair : tout son boisé en un coup d’œil

Longueuil, le 13 mai 2026 La firme de génie forestier Forair lance aujourd’hui une application numérique gratuite qui permet à tout propriétaire forestier de mieux connaître son boisé et orienter ses décisions. La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) est fière d’être partenaire fondateur du projet.

Développée pour rendre l’information forestière plus accessible, l’application Forair regroupe des données qui, jusqu’ici, demeuraient difficiles à consulter sans outils ou connaissances spécialisées. À partir d’une carte interactive personnalisée, le propriétaire détenant une superficie forestière de 4 hectares et plus peut visualiser notamment les peuplements forestiers, les cours d’eau, les chemins et les bâtiments présents sur sa propriété. Il accède aussi à des renseignements sur la composition, la hauteur, la densité et l’âge des différents peuplements de son boisé, de même qu’à l’historique des travaux forestiers réalisés, à leur superficie et à leur année de réalisation. En un coup d’œil, le propriétaire obtient une vision d’ensemble de sa forêt et l’explore à son rythme.

Forair est un point de départ. L’application éveille l’intérêt des propriétaires pour la gestion durable de leur boisé et les aide à structurer leur réflexion : formuler les bonnes questions, repérer les secteurs à protéger, à surveiller ou à mettre en valeur selon leurs objectifs, et entreprendre les démarches auprès des professionnels compétents. Forair est également conçu pour évoluer dans le temps, notamment avec l’ajout d’un service d’achat de plan d’aménagement forestier, d’une application mobile, d’outils liés aux enjeux de biodiversité et d’un portail pour les professionnels forestiers.

« La plupart des propriétaires s’intéressent à leur forêt, mais ne savent pas toujours par où commencer pour en assurer une saine gestion et mieux comprendre leur potentiel. Lorsqu’ils découvrent pour la première fois un portrait clair de leur boisé, cela fait naître des questions, des projets et, bien souvent, un premier appel à un professionnel », souligne William Métivier, ing. f., président de Forair.

« Depuis plus de 50 ans, la Fédération et ses syndicats affiliés appuient les propriétaires forestiers dans leur rôle de gestionnaires de leur boisé. Avec Forair, cette volonté́ se traduit aujourdhui par un accès gratuit et élargi à linformation forestière, afin de renforcer leur capacité à prendre des décisions éclairées », ajoute Gaétan Boudreault, président de la FPFQ.

La FPFQ a soutenu le développement de Forair en tant que partenaire fondateur afin qu’il complète les services déjà offerts aux producteurs forestiers. L’inscription à l’application est gratuite et ouverte dès maintenant à l’adresse forair.ca. 

 

À propos de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 162 900 propriétaires forestiers du Québec qui contribuent au développement des communautés rurales par une gestion active de leurs boisés. L’action régionalisée de ses 13 syndicats ou offices de producteurs forestiers affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

À propos de Forair

Forair est une firme de génie forestier qui met la technologie au service des forêts du Québec pour en valoriser le plein potentiel écologique et économique. Par le développement d’outils numériques concrets et accessibles, Forair contribue à une gestion plus éclairée, plus proactive et mieux adaptée aux réalités actuelles du territoire forestier québécois.

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Renseignements :
Charles-Philippe Tremblay-Bégin
Conseiller aux communications et relations publiques
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La revue Forêts de chez nous – mai 2026 : La révolution des drones en forêt privée

Éditorial du président – La Parole aux producteurs
• Actualités
• La révolutions des drones ne remplacera pas le travail sur le terrain
• L’application Forair, un nouvel outil d’aide à la décision

Abonnez-vous à la revue Forêts de chez nous en devenant membre des Amis de la forêt privée!

Au sujet de la revue
Notre revue Forêts de chez nous aborde des sujets d’intérêt pour les propriétaires forestiers soucieux de voir grandir leur patrimoine forestier. Elle porte un regard différent sur l’actualité forestière notamment par le biais des éditoriaux et des reportages.

La revue Forêts de chez nous est produite quatre fois par année en collaboration avec les Producteurs et productrices acéricoles du Québec. Pour nous faire part d’un commentaire ou pour nous suggérer un sujet d’article, écrivez-nous!

La Parole aux producteurs

Lorsque je m’adresse aux élus ou aux médias, je garde toujours en tête que je représente 162 900 propriétaires, dont plusieurs dizaines de milliers de producteurs forestiers. Ma parole se doit d’être la somme de chacune d’elles. Pour mieux connaître et comprendre le collectif dont je fais partie, j’ai pu m’appuyer – en plus de mon expérience et de mes relations – sur les résultats de la toute nouvelle enquête sur les propriétaires forestiers du Québec. Merci aux 934 répondants!

Comme pour le bois que nous récoltons, notre parole doit subir une première transformation, voire une deuxième, pour s’adapter aux codes de communication des municipalités ou des ministères. Pour mieux communiquer notre voix, la Fédération peut maintenant compter depuis quelques mois sur une nouvelle ressource aux communications dont le rôle est, entre autres, de mieux adapter notre message en fonction du contexte, des buts et des auditoires visés.

Lorsqu’il a été question du conflit du bois d’œuvre, nous n’avons pas hésité à hausser le ton. Nous avons profité des élections municipales pour éclairer les futurs décideurs sur l’abaissement de taxes des immeubles forestiers. Sur les comités ministériels, notre ton est plus technique, plus législatif. Mais toujours nous usons de la répétition : le mot « résidualité » sert à marteler que la première source d’approvisionnement est la forêt privée.

Votre Fédération vous écoute. Pour améliorer notre environnement d’affaires, nous participons activement à deux grands projets fédérateurs. Beaucoup nous ont signifié la difficulté de trouver des produits d’assurances adaptés. Nous avons entamé des démarches avec Propriétaires forestiers du Canada (PFC) afin qu’un plus grand bassin d’assurés se traduise par des économies substantielles. D’autres voulaient dynamiser leur plan d’aménagement forestier. Bien que 84 % des propriétaires le trouvent franchement utile, beaucoup aimeraient le moderniser pour l’adapter en temps réel et encourager la gestion proactive de leurs boisés. Un partenariat avec Forair devrait combler cette lacune. 

Pour être mieux entendus, nous devons être plus attrayants économiquement parlant. La grande majorité (83 %) des propriétaires forestiers récoltent du bois, mais à peine 30 % en font la mise en marché. Les conditions actuelles n’aident pas, mais c’est trop peu. Il y a place à la discussion avec le gouvernement et l’industrie forestière pour transformer ce potentiel en récolte. Notre objectif commun ne consiste-t-il pas à stimuler l’intérêt des propriétaires à exploiter leurs boisés?

Pour être mieux entendus, nous devons aussi continuer nos efforts de représentation à tous les niveaux : la Fédération, les syndicats et offices qui administrent les plans conjoints, les délégués et les employés, chacun doit servir de porte-voix pour relayer celle des producteurs. Alors que des élections provinciales se trament à l’horizon, joignez votre voix à la nôtre. À force de scander notre message, nos élus ne pourront plus faire la sourde oreille aux gardiens du territoire que nous sommes. Peut-être passeront-ils alors de la parole aux actes? Pour leurs rapports, rappelez-leur que de protéger et d’aménager un milieu naturel est une motivation pour au moins 79 % d’entre nous. Rares sont les groupes démographiques qui incarnent aussi bien les intérêts écologiques que les intérêts économiques.

Gaétan Boudreault
Producteur et président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

Éditorial paru dans la revue Forêts de chez nous, édition de mai 2026.

Échanges France-Québec pour les producteurs forestiers

Des propriétaires et experts forestiers français seront de passage au Québec pour échanger avec leurs homologues québécois sur la mise en marché du bois en forêt privée. Deux occasions concrètes pour discuter, comparer les pratiques et élargir votre réseau :

Québec – Table ronde + cocktail
Le samedi 9 mai dès 17 h 30 au Monastère des Augustines
Échanges entre intervenants québécois et français sur les différents modèles de mise en marché, suivi d’un cocktail.

Montréal – Rencontre terrain
Le mardi 12 mai en matinée à l’Arboretum Morgan, Sainte-Anne-de-Bellevue (frais d’entrée de 9$, taxes et stationnement inclus)
Discussion en groupe au fil des sentiers de cette réserve forestière.

Vous êtes intéressé(e) ou vous avez des questions?
Inscription à cbonhomme@upa.qc.ca, en précisant votre syndicat d’affiliation.

 

 

La FPFQ invite la nouvelle ministre des Ressources naturelles et des Forêts à miser sur la forêt privée

Longueuil, le 22 avril 2026 – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) souhaite la bienvenue à Mme Kateri Champagne Jourdain, nommée ministre des Ressources naturelles et des Forêts à la suite du récent remaniement ministériel.

Les producteurs forestiers constituent des acteurs névralgiques du secteur forestier québécois. À eux seuls, ils assurent 23 % des approvisionnements en bois rond de l’industrie forestière. Dans un contexte marqué par des difficultés d’approvisionnement dans plusieurs régions, la forêt privée représente une solution concrète et immédiatement mobilisable, alors même que son potentiel de récolte demeure largement sous-exploité.

« Le potentiel de mise en valeur de la forêt privée est immense. Encore faut-il que les producteurs forestiers puissent évoluer dans un environnement d’affaires prévisible, stable et stimulant. J’invite la nouvelle ministre à accorder à la forêt privée une attention équivalente à celle portée à la forêt publique, afin de saisir pleinement les possibilités qu’offrent les boisés de 162 900 individus, familles et entreprises à travers le Québec », a déclaré M. Gaétan Boudreault, président de la FPFQ.

Dans le contexte de la modernisation du régime forestier québécois, la FPFQ rappelle que le projet de loi no 11 concentre l’essentiel de ses mesures sur la forêt publique, laissant la forêt privée en marge, malgré son rôle structurant dans l’économie forestière. Or, la crise actuelle touche l’ensemble du secteur, et les gestionnaires de toutes les forêts doivent composer avec des défis majeurs.

« Il est impératif que la nouvelle ministre corrige le tir et rétablisse l’équilibre par la mise en œuvre de mesures concrètes pour la forêt privée. Cela passe notamment par la sécurisation des marchés des producteurs forestiers afin de susciter les investissements, ainsi que par l’instauration d’un cadre réglementaire cohérent et mieux adapté aux activités forestières », a ajouté le président.

La FPFQ offre à la nouvelle ministre son entière collaboration et se dit prête à travailler étroitement avec elle afin de relever les défis du secteur forestier et de mettre en valeur le plein potentiel de la forêt privée, au bénéfice des communautés et de l’économie rurale du Québec.

À propos de la FPFQ

La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 162 900 propriétaires forestiers du Québec qui contribuent au développement des communautés rurales par une gestion active de leurs boisés. L’action régionalisée de ses 13 syndicats ou offices de producteurs forestiers affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

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Renseignements :
Charles-Philippe Tremblay-Bégin
Conseiller aux communications et relations publiques
Fédération des producteurs forestiers du Québec
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Modalités d’interventions sylvicoles dans les érablières situées en zone agricole

La FPFQ a récemment mis à jour sa page Web portant sur les interventions sylvicoles permises dans les érablières situées en zone agricole. Cette mise à jour était nécessaire à la suite d’une décision rendue en mars 2025 par la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) ainsi qu’aux plus récents changements apportés à la Loi sur la protection du territoire agricole.

Les nouvelles orientations précisent désormais les conditions dans lesquelles certains travaux sylvicoles peuvent être effectués en érablière, sans qu’il soit nécessaire de déposer une demande d’autorisation auprès de la CPTAQ.

Les producteurs, propriétaires et intervenants forestiers concernés sont invités à consulter la page foretprivee.ca/erabliere-zone-agricole afin de prendre connaissance de ces changements et de leurs implications.

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