L’application Forair : tout son boisé en un coup d’œil

Longueuil, le 13 mai 2026 La firme de génie forestier Forair lance aujourd’hui une application numérique gratuite qui permet à tout propriétaire forestier de mieux connaître son boisé et orienter ses décisions. La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) est fière d’être partenaire fondateur du projet.

Développée pour rendre l’information forestière plus accessible, l’application Forair regroupe des données qui, jusqu’ici, demeuraient difficiles à consulter sans outils ou connaissances spécialisées. À partir d’une carte interactive personnalisée, le propriétaire détenant une superficie forestière de 4 hectares et plus peut visualiser notamment les peuplements forestiers, les cours d’eau, les chemins et les bâtiments présents sur sa propriété. Il accède aussi à des renseignements sur la composition, la hauteur, la densité et l’âge des différents peuplements de son boisé, de même qu’à l’historique des travaux forestiers réalisés, à leur superficie et à leur année de réalisation. En un coup d’œil, le propriétaire obtient une vision d’ensemble de sa forêt et l’explore à son rythme.

Forair est un point de départ. L’application éveille l’intérêt des propriétaires pour la gestion durable de leur boisé et les aide à structurer leur réflexion : formuler les bonnes questions, repérer les secteurs à protéger, à surveiller ou à mettre en valeur selon leurs objectifs, et entreprendre les démarches auprès des professionnels compétents. Forair est également conçu pour évoluer dans le temps, notamment avec l’ajout d’un service d’achat de plan d’aménagement forestier, d’une application mobile, d’outils liés aux enjeux de biodiversité et d’un portail pour les professionnels forestiers.

« La plupart des propriétaires s’intéressent à leur forêt, mais ne savent pas toujours par où commencer pour en assurer une saine gestion et mieux comprendre leur potentiel. Lorsqu’ils découvrent pour la première fois un portrait clair de leur boisé, cela fait naître des questions, des projets et, bien souvent, un premier appel à un professionnel », souligne William Métivier, ing. f., président de Forair.

« Depuis plus de 50 ans, la Fédération et ses syndicats affiliés appuient les propriétaires forestiers dans leur rôle de gestionnaires de leur boisé. Avec Forair, cette volonté́ se traduit aujourdhui par un accès gratuit et élargi à linformation forestière, afin de renforcer leur capacité à prendre des décisions éclairées », ajoute Gaétan Boudreault, président de la FPFQ.

La FPFQ a soutenu le développement de Forair en tant que partenaire fondateur afin qu’il complète les services déjà offerts aux producteurs forestiers. L’inscription à l’application est gratuite et ouverte dès maintenant à l’adresse forair.ca. 

 

À propos de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 162 900 propriétaires forestiers du Québec qui contribuent au développement des communautés rurales par une gestion active de leurs boisés. L’action régionalisée de ses 13 syndicats ou offices de producteurs forestiers affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

À propos de Forair

Forair est une firme de génie forestier qui met la technologie au service des forêts du Québec pour en valoriser le plein potentiel écologique et économique. Par le développement d’outils numériques concrets et accessibles, Forair contribue à une gestion plus éclairée, plus proactive et mieux adaptée aux réalités actuelles du territoire forestier québécois.

-30-

Renseignements :
Charles-Philippe Tremblay-Bégin
Conseiller aux communications et relations publiques
Fédération des producteurs forestiers du Québec
cptremblaybegin@upa.qc.ca| T. 450 679-0540, poste 866113

La revue Forêts de chez nous – mai 2026 : La révolution des drones en forêt privée

Éditorial du président – La Parole aux producteurs
• Actualités
• La révolutions des drones ne remplacera pas le travail sur le terrain
• L’application Forair, un nouvel outil d’aide à la décision

Abonnez-vous à la revue Forêts de chez nous en devenant membre des Amis de la forêt privée!

Au sujet de la revue
Notre revue Forêts de chez nous aborde des sujets d’intérêt pour les propriétaires forestiers soucieux de voir grandir leur patrimoine forestier. Elle porte un regard différent sur l’actualité forestière notamment par le biais des éditoriaux et des reportages.

La revue Forêts de chez nous est produite quatre fois par année en collaboration avec les Producteurs et productrices acéricoles du Québec. Pour nous faire part d’un commentaire ou pour nous suggérer un sujet d’article, écrivez-nous!

La Parole aux producteurs

Lorsque je m’adresse aux élus ou aux médias, je garde toujours en tête que je représente 162 900 propriétaires, dont plusieurs dizaines de milliers de producteurs forestiers. Ma parole se doit d’être la somme de chacune d’elles. Pour mieux connaître et comprendre le collectif dont je fais partie, j’ai pu m’appuyer – en plus de mon expérience et de mes relations – sur les résultats de la toute nouvelle enquête sur les propriétaires forestiers du Québec. Merci aux 934 répondants!

Comme pour le bois que nous récoltons, notre parole doit subir une première transformation, voire une deuxième, pour s’adapter aux codes de communication des municipalités ou des ministères. Pour mieux communiquer notre voix, la Fédération peut maintenant compter depuis quelques mois sur une nouvelle ressource aux communications dont le rôle est, entre autres, de mieux adapter notre message en fonction du contexte, des buts et des auditoires visés.

Lorsqu’il a été question du conflit du bois d’œuvre, nous n’avons pas hésité à hausser le ton. Nous avons profité des élections municipales pour éclairer les futurs décideurs sur l’abaissement de taxes des immeubles forestiers. Sur les comités ministériels, notre ton est plus technique, plus législatif. Mais toujours nous usons de la répétition : le mot « résidualité » sert à marteler que la première source d’approvisionnement est la forêt privée.

Votre Fédération vous écoute. Pour améliorer notre environnement d’affaires, nous participons activement à deux grands projets fédérateurs. Beaucoup nous ont signifié la difficulté de trouver des produits d’assurances adaptés. Nous avons entamé des démarches avec Propriétaires forestiers du Canada (PFC) afin qu’un plus grand bassin d’assurés se traduise par des économies substantielles. D’autres voulaient dynamiser leur plan d’aménagement forestier. Bien que 84 % des propriétaires le trouvent franchement utile, beaucoup aimeraient le moderniser pour l’adapter en temps réel et encourager la gestion proactive de leurs boisés. Un partenariat avec Forair devrait combler cette lacune. 

Pour être mieux entendus, nous devons être plus attrayants économiquement parlant. La grande majorité (83 %) des propriétaires forestiers récoltent du bois, mais à peine 30 % en font la mise en marché. Les conditions actuelles n’aident pas, mais c’est trop peu. Il y a place à la discussion avec le gouvernement et l’industrie forestière pour transformer ce potentiel en récolte. Notre objectif commun ne consiste-t-il pas à stimuler l’intérêt des propriétaires à exploiter leurs boisés?

Pour être mieux entendus, nous devons aussi continuer nos efforts de représentation à tous les niveaux : la Fédération, les syndicats et offices qui administrent les plans conjoints, les délégués et les employés, chacun doit servir de porte-voix pour relayer celle des producteurs. Alors que des élections provinciales se trament à l’horizon, joignez votre voix à la nôtre. À force de scander notre message, nos élus ne pourront plus faire la sourde oreille aux gardiens du territoire que nous sommes. Peut-être passeront-ils alors de la parole aux actes? Pour leurs rapports, rappelez-leur que de protéger et d’aménager un milieu naturel est une motivation pour au moins 79 % d’entre nous. Rares sont les groupes démographiques qui incarnent aussi bien les intérêts écologiques que les intérêts économiques.

Gaétan Boudreault
Producteur et président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

Éditorial paru dans la revue Forêts de chez nous, édition de mai 2026.

Échanges France-Québec pour les producteurs forestiers

Des propriétaires et experts forestiers français seront de passage au Québec pour échanger avec leurs homologues québécois sur la mise en marché du bois en forêt privée. Deux occasions concrètes pour discuter, comparer les pratiques et élargir votre réseau :

Québec – Table ronde + cocktail
Le samedi 9 mai dès 17 h 30 au Monastère des Augustines
Échanges entre intervenants québécois et français sur les différents modèles de mise en marché, suivi d’un cocktail.

Montréal – Rencontre terrain
Le mardi 12 mai en matinée à l’Arboretum Morgan, Sainte-Anne-de-Bellevue (frais d’entrée de 9$, taxes et stationnement inclus)
Discussion en groupe au fil des sentiers de cette réserve forestière.

Vous êtes intéressé(e) ou vous avez des questions?
Inscription à cbonhomme@upa.qc.ca, en précisant votre syndicat d’affiliation.

 

 

La FPFQ invite la nouvelle ministre des Ressources naturelles et des Forêts à miser sur la forêt privée

Longueuil, le 22 avril 2026 – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) souhaite la bienvenue à Mme Kateri Champagne Jourdain, nommée ministre des Ressources naturelles et des Forêts à la suite du récent remaniement ministériel.

Les producteurs forestiers constituent des acteurs névralgiques du secteur forestier québécois. À eux seuls, ils assurent 23 % des approvisionnements en bois rond de l’industrie forestière. Dans un contexte marqué par des difficultés d’approvisionnement dans plusieurs régions, la forêt privée représente une solution concrète et immédiatement mobilisable, alors même que son potentiel de récolte demeure largement sous-exploité.

« Le potentiel de mise en valeur de la forêt privée est immense. Encore faut-il que les producteurs forestiers puissent évoluer dans un environnement d’affaires prévisible, stable et stimulant. J’invite la nouvelle ministre à accorder à la forêt privée une attention équivalente à celle portée à la forêt publique, afin de saisir pleinement les possibilités qu’offrent les boisés de 162 900 individus, familles et entreprises à travers le Québec », a déclaré M. Gaétan Boudreault, président de la FPFQ.

Dans le contexte de la modernisation du régime forestier québécois, la FPFQ rappelle que le projet de loi no 11 concentre l’essentiel de ses mesures sur la forêt publique, laissant la forêt privée en marge, malgré son rôle structurant dans l’économie forestière. Or, la crise actuelle touche l’ensemble du secteur, et les gestionnaires de toutes les forêts doivent composer avec des défis majeurs.

« Il est impératif que la nouvelle ministre corrige le tir et rétablisse l’équilibre par la mise en œuvre de mesures concrètes pour la forêt privée. Cela passe notamment par la sécurisation des marchés des producteurs forestiers afin de susciter les investissements, ainsi que par l’instauration d’un cadre réglementaire cohérent et mieux adapté aux activités forestières », a ajouté le président.

La FPFQ offre à la nouvelle ministre son entière collaboration et se dit prête à travailler étroitement avec elle afin de relever les défis du secteur forestier et de mettre en valeur le plein potentiel de la forêt privée, au bénéfice des communautés et de l’économie rurale du Québec.

À propos de la FPFQ

La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 162 900 propriétaires forestiers du Québec qui contribuent au développement des communautés rurales par une gestion active de leurs boisés. L’action régionalisée de ses 13 syndicats ou offices de producteurs forestiers affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

-30-

Renseignements :
Charles-Philippe Tremblay-Bégin
Conseiller aux communications et relations publiques
Fédération des producteurs forestiers du Québec
cptremblaybegin@upa.qc.ca| T. 450 679-0540, poste 8661

Modalités d’interventions sylvicoles dans les érablières situées en zone agricole

La FPFQ a récemment mis à jour sa page Web portant sur les interventions sylvicoles permises dans les érablières situées en zone agricole. Cette mise à jour était nécessaire à la suite d’une décision rendue en mars 2025 par la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ) ainsi qu’aux plus récents changements apportés à la Loi sur la protection du territoire agricole.

Les nouvelles orientations précisent désormais les conditions dans lesquelles certains travaux sylvicoles peuvent être effectués en érablière, sans qu’il soit nécessaire de déposer une demande d’autorisation auprès de la CPTAQ.

Les producteurs, propriétaires et intervenants forestiers concernés sont invités à consulter la page foretprivee.ca/erabliere-zone-agricole afin de prendre connaissance de ces changements et de leurs implications.

Bilan de la mise en marché du bois de la forêt privée en 2025

Entre janvier et décembre 2025, les producteurs forestiers visés par les 13 plans conjoints de producteurs de bois du Québec ont mis en marché environ 6,2 Mm³ de bois, toutes essences confondues. En 2025, 76 % des livraisons de bois en provenance de la forêt privée furent destinées aux usines de sciage, 10 % aux usines de panneaux et autres utilisations, 12 % aux usines de pâtes et papiers ainsi que 3 % aux usines de biomasse.

Budget 2026-2027 : déception pour les producteurs forestiers

Longueuil, le 19 mars 2026 – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) accueille avec déception le Budget du Québec 2026-2027 déposé hier par le ministre des Finances, M. Éric Girard. Malgré quelques annonces touchant le secteur forestier, la forêt privée et ses 162 900 propriétaires sont encore une fois laissés de côté.

Le budget mise sur les entreprises de transformation et sur la forêt publique. Pour les producteurs forestiers qui œuvrent en forêt privée, le constat est clair : le besoin d’améliorer leur environnement d’affaires n’a pas été considéré. Il s’agit d’un autre mauvais signal pour les producteurs après que leurs demandes de simplification réglementaire n’aient pas été entendues par le ministre des Ressources naturelles et des Forêts dans le cadre des amendements déposés au projet de loi n° 11.

À l’exception d’un ajustement ciblé à un programme régional déjà existant, aucune autre demande formulée par la Fédération n’a trouvé de réponse dans ce budget. Le gouvernement rate la dernière occasion concrète de reconnaître la contribution des producteurs forestiers à l’économie régionale et à l’approvisionnement en bois du secteur forestier.

« On ne peut pas affirmer soutenir les communautés forestières tout en ignorant les individus, les familles et les entreprises qui entretiennent, aménagent et mettent en valeur la forêt privée au quotidien. Ce budget est décevant pour eux », a déclaré M. Gaétan Boudreault, président de la FPFQ.

La Fédération rappelle que la forêt privée fournit une part essentielle de l’approvisionnement en bois rond de l’industrie forestière au Québec et exige des conditions plus stables, plus équitables et mieux adaptées à la réalité des producteurs. Elle entend poursuivre ses représentations pour que la forêt privée occupe enfin la place qui lui revient dans les priorités gouvernementales.

À propos de la FPFQ

La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 162 900 propriétaires forestiers du Québec qui contribuent au développement des communautés rurales par une gestion active de leurs boisés. L’action régionalisée de ses 13 syndicats ou offices de producteurs forestiers affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

-30-

Renseignements :
Charles-Philippe Tremblay-Bégin
Conseiller aux communications et relations publiques
Fédération des producteurs forestiers du Québec
cptremblaybegin@upa.qc.ca| T. 450 679-0540, poste 8661

Le bois de chauffage en forêt privée, toujours au cœur des usages

Le volume de bois sur pied et la possibilité forestière sont en hausse en forêt privée. Selon les plus récentes évaluations, le volume a progressé de 21 % tandis que la possibilité forestière s’est accrue de 2,7 Mm³ pour atteindre 19,6 Mm³ par année. Plus du tiers de la possibilité forestière réside maintenant en forêt privée. Ces résultats illustrent le rôle grandissant que peuvent occuper les producteurs forestiers dans l’approvisionnement du secteur forestier québécois, sans pour autant mettre à risque la ressource renouvelable qu’est la forêt privée.

Crise forestière : une solution qui crée un préjudice en forêt privée

Longueuil, le 25 février 2026 – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) réagit avec consternation aux amendements déposés par le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, M. Jean-François Simard, dans le cadre de l’étude du projet de loi n° 11. Sous couvert de réforme, ces amendements modifient en profondeur les règles du marché du bois au seul bénéfice des industriels s’approvisionnant en forêt publique, et font abstraction des conséquences néfastes, directes et prévisibles pour les producteurs forestiers de la forêt privée.

Trois amendements, un même effet : changer les règles du jeu au détriment de la forêt privée

Par ces amendements, le ministre consent à d’importantes concessions aux industriels. Il propose d’abolir la redevance annuelle exigée pour sécuriser leur approvisionnement en bois des forêts publiques, envisage de revoir la tarification du bois public en fonction de la rentabilité des entreprises et de leurs conditions de marché, et met fin au système d’enchères qui constituait la seule référence indépendante pour établir la valeur marchande du bois public.

Une fois réunis, ces changements modifient l’ensemble des mécanismes de formation du prix du bois au Québec et causent un préjudice aux producteurs forestiers en forêt privée.

Le bois issu des forêts publiques deviendra mécaniquement moins cher, ce qui compromettra les conditions de mise en marché du bois provenant de la forêt privée. En abolissant le rôle de référence du Bureau de mise en Marché des bois (BMMB), le ministère élimine le seul outil permettant une lecture objective et transparente des marchés du bois. Cette décision alimente le conflit du bois d’œuvre – qui coûte déjà une fortune à la population québécoise – et inflige un préjudice sans précédent aux propriétaires forestiers qui en sont depuis longtemps déjà les victimes collatérales.

Désormais, la tarification du bois des forêts publiques ne reposera plus sur une référence de prix de marché, mais essentiellement sur le coût de production et la rentabilité industrielle des acheteurs. Or, une tarification artificiellement basse exercera une pression à la baisse sur le prix du bois en forêt privée, alors que les producteurs luttent déjà pour accéder à des marchés viables. Cette approche atypique, qui ne reconnaît que les coûts des acheteurs, ne fera qu’aggraver la situation, créant une injustice supplémentaire pour les producteurs forestiers.

Un État en position dominante sur le marché du bois

Alors que le ministère met déjà en marché 68 % du bois à partir des vastes forêts publiques du Québec, ces amendements consolideront une situation d’abus de position dominante au détriment des 162 900 propriétaires forestiers, qui assurent pourtant 21 % de l’approvisionnement en bois rond de l’industrie.

Dans un marché déjà en contraction, ces mesures fragilisent davantage le principe de résidualité qui, selon la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier (LADTF), devrait conférer au bois de la forêt publique un caractère résiduel par rapport aux autres sources d’approvisionnement, notamment la forêt privée. Cette dérive est d’autant plus préoccupante que les volumes auparavant mis aux enchères seront désormais attribués directement aux industriels, éliminant toute forme de concurrence réelle et réduisant leur incitation à s’approvisionner en forêt privée, puisqu’ils ne peuvent plus, en pratique, perdre l’accès au bois public.

Le ministère crée un préjudice envers ses propres producteurs

« On ne réformera pas le régime forestier en traitant 162 900 propriétaires forestiers comme une simple variable d’ajustement. Derrière ces chiffres, il y a des familles, des communautés rurales entières qui dépendent de la vitalité de leurs boisés. Quand le gouvernement dépose des amendements qui déstructurent les marchés du bois en forêt privée, il concurrence ses propres citoyens et leur cause un préjudice inacceptable. Cela fait des années que nous répétons le même message. Des années que nous tendons la main, sans véritable écoute. Aujourd’hui, nous ne demandons pas un privilège : nous demandons que l’État respecte ses propres engagements et cesse de nuire à ceux qu’il prétend vouloir soutenir. Le projet de loi n° 11 est encore à l’étude. L’occasion de corriger le tir est réelle. Nous demandons au gouvernement de la saisir, cette fois, avec les producteurs forestiers à la table », a déclaré Gaétan Boudreault, président de la FPFQ.

Des correctifs urgents pour rétablir l’équilibre

La FPFQ réclame des mesures immédiates pour préserver l’équilibre entre les sources d’approvisionnement. Elle demande que la tarification du bois des forêts publiques tienne compte des coûts réels de production du bois en forêt privée, comme c’était le cas avant l’introduction du système d’enchères.

De plus, le principe de résidualité doit être renforcé afin de baliser adéquatement la concurrence exercée par l’État. Cela passe par l’instauration d’un mécanisme permettant de réduire l’attribution des volumes en forêt publique lorsque des catastrophes naturelles forcent la récupération de bois en forêt privée, comme le prévoyait le défunt projet de loi n° 97. Une telle mesure devrait également pouvoir s’appliquer en période de contraction des marchés, comme lors de la présente crise forestière.

Par ailleurs, la FPFQ déplore que le ministre n’ait pas profité de son intervention pour s’attaquer à des enjeux réglementaires pourtant cruciaux en forêt privée. Lors des auditions, la Fédération avait clairement souligné l’urgence de simplifier l’environnement réglementaire, notamment en confiant aux MRC la responsabilité de réglementer l’abattage d’arbres et en instaurant une consultation obligatoire des intervenants forestiers régionaux (consulter notre précédent communiqué).

À propos de la FPFQ

La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 162 900 propriétaires forestiers du Québec qui contribuent au développement des communautés rurales par une gestion active de leurs boisés. L’action régionalisée de ses 13 syndicats ou offices de producteurs forestiers affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

-30-

Renseignements :
Charles-Philippe Tremblay-Bégin
Conseiller aux communications et relations publiques
Fédération des producteurs forestiers du Québec
cptremblaybegin@upa.qc.ca| T. 450 679-0540, poste 8661

?>