Un pionnier du Syndicat des producteurs de bois du Saguenay-Lac-Saint-Jean rend l’âme

Jonquière, le 16 juin 2022. – C’est avec grand regret que M. Pierre-Maurice Gagnon, président du Syndicat des producteurs de bois du Saguenay—Lac-Saint-Jean, désire annoncer le décès de l’un de ses principaux bâtisseurs et défenseurs :  M. Antonio Dallaire.

« Durant toute sa carrière, M. Antonio Dallaire a contribué au développement et à l’épanouissement du monde forestier et agricole du Saguenay—Lac-Saint-Jean. Animé par les valeurs du syndicalisme, de la coopération et de la fierté, il a défendu avec succès les intérêts des producteurs forestiers de sa région et du Québec tout en entier et, surtout, les a emmenés à occuper une place importante dans l’industrie forestière » souligne M. Gagnon.

M. Dallaire a été l’un des principaux acteurs de la mise en place du premier plan conjoint de la province de Québec en 1957 qui deviendra le plan conjoint des producteurs de bois du Saguenay—Lac-Saint-Jean dont il a été administrateur de 1959 à 1998 et président de 1980 à 1998.  Durant son mandat, M. Dallaire a contribué à la fondation de Panneau Chambord, une usine de panneau gaufré qui utilisait le tremble, une essence qui n’avait pas de preneur et présente en grande quantité dans les forêts privées de la région.  Cette usine existe encore aujourd’hui et procure de l’emploi à une centaine de personnes.  Il a aussi participé activement au développement du savoir et de la recherche forestière dans la région en collaborant à la fondation du Consortium de recherche sur la forêt boréale de l’Université du Québec à Chicoutimi.  Son implication au niveau agricole est tout aussi éloquente.  En plus de fonder l’une des plus importantes entreprises de production et de distribution de pommes de terre de la région dans son village de Saint-Ambroise, il a siégé comme administrateur de la Fédération régionale de l’UPA du Saguenay—Lac-Saint-Jean de 1955 à 1998.

Au niveau provincial, M. Dallaire a agi comme administrateur de la Fédération des producteurs de bois du Québec durant quinze années dont quatre à titre de président.  À ce titre, il a travaillé de concert avec le regretté M. Peter de Marsh à la mise sur pied de la Fédération nationale des propriétaires de boisés du Canada.  C’est aussi sous sa présidence que la Fédération a su convaincre le ministère des Ressources naturelles du Québec de modifier la Loi sur les forêts afin d’accorder une plus grande importance à la forêt privée en instaurant ainsi le « principe de la résidualité » qui assure que les bois en provenance des forêts privées sont pris en compte prioritairement dans l’approvisionnement des usines.

L’implication de M. Dallaire a été soulignée par plusieurs honneurs.  Parmi les plus importants, il a été reçu membre du mérite coopératif en 1998 et intronisé au Temple de la renommée de l’agriculture en 2003.  Il a reçu le Bleuet d’or de l’Association des bleuets du Québec en 1996 et a été nommé personnalité d’affaires du Saguenay—Lac-Saint-Jean en 1996.  Au niveau forestier, il a été nommé personnalité forestière par l’Association forestière du Saguenay—Lac-Saint-Jean en 1991 et récipiendaire du prix Henri-Paul Gagnon de la Fédération des producteurs forestiers du Québec en 2012 pour sa contribution exceptionnelle à la vie syndicale en forêt privée.  Finalement, le point culminant de sa carrière a été sa nomination à titre de chevalier de l’Ordre national du Québec en 2005, la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec.  Nomination dont il était très fier en regard de son attachement au Québec.

La communauté régionale perd donc un de ses grands bâtisseurs qui aura laissé sa trace dans le monde forestier et agricole non seulement ici dans notre région, mais dans l’ensemble du Québec et même du Canada.  « Un grand merci, Antonio, pour ton implication et toute la fierté dont tu as toujours fait preuve.  Tu auras été un exemple pour tous les producteurs forestiers du Québec.  D’ailleurs, pas plus tard que la semaine dernière, des producteurs forestiers de la Côte-du-Sud me parlait encore de toi » résume M. Gagnon.

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Sources :
Pierre-Maurice Gagnon, président
Syndicat des producteurs de bois du Saguenay-Lac-Saint-Jean
418 592-7850

Daniel Fillion, ing.f., directeur général
Syndicat des producteurs de bois du Saguenay-Lac-Saint-Jean
418 542-5666, poste 257

Du changement à la présidence de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

Après 17 années à la présidence de la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ), M. Pierre-Maurice Gagnon s’est retiré à la suite de l’assemblée générale annuelle de la FPFQ le 3 juin 2022. M. Gaétan Boudreault, alors 1er vice-président, assurera la présidence par intérim jusqu’à la prochaine assemblée générale annuelle.

Gaétan Boudreault, président par intérim et Pierre-Maurice Gagnon, président sortant de la FPFQ

Le passage de M. Pierre-Maurice Gagnon à la tête de la FPFQ aura été marqué par ses qualités de rassembleur et son sourire contagieux. Son dévouement sans relâche pour la défense des intérêts des propriétaires et producteurs forestiers a toujours imprégné les actions de la FPFQ. Rappelons que, sous sa gouverne en 2007, la FPFQ participait à l’organisation d’une manifestation devant l’Assemblée nationale du Québec afin que le gouvernement vienne en aide aux producteurs affectés par la crise forestière.

« Je tiens à remercier M. Pierre-Maurice Gagnon pour son implication considérable au sein de la Fédération des producteurs forestiers du Québec, où il a su sensibiliser les différents gouvernements et partenaires à propos des enjeux vécus par les producteurs. Il l’avait notamment fait avec brio lors du Rendez-vous national de la forêt québécoise sous la présidence de la première ministre du Québec, Mme Pauline Marois », note M. Gaétan Boudreault, président par intérim de la FPFQ et actuel président du Syndicat des propriétaires forestiers de la région de Québec.

La forêt privée chiffrée 2022

Publié par la FPFQ, le document La forêt privée chiffrée recense les statistiques disponibles portant sur le territoire privé et sa composition forestière, les propriétaires forestiers québécois, l’importance économique de la forêt privée et les activités d’aménagement forestier et de récolte du bois qui s’y déroulent. Ce document vise à rassem­bler et uniformiser les informations factuelles sur la forêt privée, partager la même information entre les multiples intervenants œuvrant en forêt privée, établir des orientations basées sur des constats chiffrés plutôt que sur des perceptions, et réaliser un suivi des impacts des politiques gouvernementales et des conjonctures affectant ce territoire.

La revue Forêts de chez nous – mai 2022 : La première bourse commémorative Peter-deMarsh attribuée au Népalais Jog Raj Giri

• Éditorial du président – Le difficile équilibre entre les services environnementaux et économiques fournis à la société par nos boisés
• Actualités
• Bilan de la mise en marché du bois de la forêt privée en 2021
• Défenseur des intérêts des propriétaires forestiers au Canada et dans le monde – Attribution de la première bourse commémorative Peter-deMarsh
• Aménagement de boisé : le maintien des espèces à statut précaire, des milieux sensibles et de la biodiversité

Consultez l’édition de mai 2022 en version PDF ou en version électronique.

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Au sujet de la revue
Notre revue Forêts de chez nous aborde des sujets d’intérêt pour les propriétaires forestiers soucieux de voir grandir leur patrimoine forestier. Elle porte un regard différent sur l’actualité forestière notamment par le biais des éditoriaux et des reportages.

La revue Forêts de chez nous est produite quatre fois par année en collaboration avec les Producteurs et productrices acéricoles du Québec.

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Le difficile équilibre entre les services environnementaux et économiques fournis à la société par nos boisés

C’est connu, nos lots boisés constituent l’épine dorsale d’une économie forestière qui a permis l’essor de plusieurs régions. Ce qui est moins connu, ce sont les biens et services environnementaux que nos forêts privées fournissent à l’ensemble des collectivités du Québec.

C’est en grande partie grâce au couvert forestier que nous protégeons et aménageons que les citoyens profitent de paysages agroforestiers resplendissants ainsi que d’une eau pure et abondante. Nos forêts et les milieux humides qu’elles abritent préservent des habitats fauniques ou floristiques, et donc la biodiversité. Elles constituent aussi des corridors écologiques essentiels à la migration des espèces dans une trame fortement humanisée. Évidemment, le bois que nous récoltons permet, une fois transformé, de prolonger la période de séquestration du carbone par les arbres de nos forêts.

Il s’avère difficile, voire nébuleux, de tenter de chiffrer les retombées de ces biens et services écologiques offerts à la société par les propriétaires forestiers. Ils sont simplement inestimables.

C’est sans doute pourquoi, dans un objectif de conservation, l’État multiplie les réglementations visant notre territoire.

Or, certaines réglementations parfois abusives frôlent l’expropriation et limitent notre capacité à poursuivre nos activités traditionnelles. Veut-on vraiment reléguer les propriétaires forestiers dans un rôle de garde forestier?

Nos boisés constituent une vitrine par laquelle les 8,5 millions de Québécois admirent la forêt. Nous avons donc tout intérêt que les pratiques de gestion forestière soient exemplaires, car la production de bois et celle de biens environnementaux ne sont pas incompatibles.

Il faudra dorénavant convaincre la société d'accorder des compensations équitables aux producteurs lorsque les exigences de protection vont au-delà d'un seuil raisonnable. Cela doit changer, car actuellement, ces compensations demeurent quasi inexistantes.

C’est pourquoi votre fédération s’implique dans la diffusion du guide de saines pratiques d’intervention en forêt privée et dans l’établissement de mesures de protection spécifiques à certaines espèces menacées qui pourront être intégrées aux plans d’aménagement forestier. Nous proposons aussi aux autorités publiques des ajustements réglementaires cohérents qui permettront d’optimiser les attributs environnementaux et économiques de la forêt privée.

Cependant, il faudra dorénavant convaincre la société d’accorder des compensations équitables aux producteurs lorsque les exigences de protection vont au-delà d’un seuil raisonnable. Cela doit changer, car actuellement, ces compensations demeurent quasi inexistantes.

Pierre-Maurice Gagnon
Producteur et président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

Éditorial paru dans la revue Forêts de chez nous, édition de mai 2022.

Peter deMarsh, lauréat 2022 du prix Henri-Paul-Gagnon

Jean Burgess (conjointe de Peter deMarsh) ainsi que son fils, Luke deMarsh, reçoivent la médaille du prix Henri-Paul-Gagnon à titre posthume, des mains du président Pierre-Maurice Gagnon

Québec, le 8 juin 2022. – Monsieur Peter deMarsh, qui a présidé la Fédération canadienne des propriétaires de boisés et l’Alliance internationale pour la foresterie familiale, a reçu le prix Henri-Paul-Gagnon à titre posthume lors du banquet du congrès de la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) tenu à Québec ce 2 juin.

Tout au cours de sa vie, M. Peter deMarsh a promu, auprès des autorités publiques, la volonté des propriétaires de dynamiser leurs communautés en misant sur leurs productions agricoles et forestières. Ses accomplissements témoignent d’un dévouement sans pareil pour la cause des propriétaires forestiers.

De 1972 à 1988, M. deMarsh a présidé l’Office de commercialisation des produits forestiers de York-Sunbury-Charlotte au Nouveau-Brunswick. Puis, en 1976, il cofonde la Fédération des propriétaires de boisés du Nouveau-Brunswick. Son désir de représenter les propriétaires forestiers ne s’arrêtant pas là, il participe à la fondation de la Fédération canadienne des propriétaires de boisés en 1989 afin d’offrir une voix aux 450 000 familles propriétaires de lots boisés. Finalement, en 2002, il collabore activement au déploiement de l’Alliance internationale pour la foresterie familiale regroupant des associations nationales de propriétaires forestiers.

Convaincu que les dizaines de millions de propriétaires forestiers à travers la planète partagent une vision et des enjeux semblables, M. deMarsh a travaillé toute sa vie à les convaincre d’agir collectivement au sein d’organisations pouvant défendre leurs intérêts. Son travail sans relâche lui a permis de persuader des propriétaires de boisés partout dans le monde d’agir collectivement pour défendre leurs intérêts et faire entendre leur voix par le biais de leurs organisations locales, régionales, nationales et internationales.

Peter deMarsh est malheureusement décédé en 2019 dans un terrible écrasement d’avion alors qu’il se rendait à Nairobi pour une conférence des Nations Unies sur l’environnement afin de porter, encore une fois, le message des propriétaires forestiers dans des délibérations internationales visant la gestion des forêts. Une bourse commémorative a été établie pour honorer sa mémoire. Plus de détails sont disponibles sur le site Web forestowners.ca/peter-demarsh-memorial-bursary.

Le prix Henri-Paul-Gagnon
Le prix Henri-Paul-Gagnon est décerné annuellement à une personne ayant contribué de façon exceptionnelle à la vie syndicale dans le secteur de la forêt privée. Institué en 2010, le prix est attribué à la mémoire de M. Henri-Paul Gagnon, originaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean, président fondateur de la fédération en 1970.

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Renseignements :
M. Vincent Miville, ing.f., M. Sc.
Directeur général
Fédération des producteurs forestiers du Québec
T. 450 679-0540, poste 8201 | vmiville@upa.qc.ca

Aménager son boisé en maintenant les espèces à statut précaire, les milieux sensibles et la biodiversité – Un outil pour les propriétaires forestiers

Les propriétaires forestiers sont des acteurs de premier plan dans la sauvegarde de plusieurs espèces en situation précaire. Contrairement à certaines idées préconçues, la protection des espèces et l’aménagement forestier ne sont pas incompatibles. En effet, la faune et la flore s’adaptent généralement bien à un certain niveau de perturbations naturelles qui s’apparentent à diverses interventions forestières. À titre d’exemple, le jardinage peut imiter un chablis partiel, alors que certaines coupes totales irrégulières peuvent calquer une épidémie de tordeuse.

Les propriétaires de lots boisés peuvent ainsi protéger les milieux sensibles et maintenir la biodiversité tout en réalisant des activités d’aménagement forestier. Dès l’étape de la planification, on peut identifier deux grandes stratégies pour atteindre ces objectifs. D’une part, nous pouvons appliquer le concept de filtre brut qui vise à conserver la qualité des habitats, et d’autre part, nous pouvons appliquer le concept de filtre fin qui se définit par l’application de mesures spécifiques d’intervention visant à protéger certaines espèces nécessitant des besoins particuliers.

Maintenir la qualité des habitats avec le filtre brut
L’application de saines pratiques d’aménagement forestier permet déjà de protéger la majorité des espèces qui vivent en milieu forestier. Par exemple, la conservation de chicots sécuritaires lors des activités de récolte est bénéfique à plusieurs espèces qui s’y abritent. De saines pratiques permettent ainsi de préserver l’habitat de plusieurs espèces, et ce, sans même savoir si ces espèces sont effectivement présentes. Le haut de la figure ci-contre présente des types et des structures d’habitats où de saines pratiques d’aménagement permettent de maintenir un habitat favorable à plusieurs espèces.

Rappelons que pour maintenir une diversité d’habitats, il faut éviter de traiter la forêt de la même façon partout. En offrant une diversité d’habitats, chaque
espèce pourra y trouver son compte.

Appliquer des mesures spécifiques pour certaines espèces avec le filtre fin
Parfois, le maintien des caractéristiques des habitats ne permet pas toujours à lui seul de préserver l’ensemble de la biodiversité. Certaines espèces nécessitent des mesures de mitigation plus spécifiques. À titre d’exemple, la protection de l’ail des bois nécessite de localiser la colonie avant de pouvoir appliquer des modalités d’intervention spécifiques afin de préserver l’espèce. Dans ce cas précis, la réalisation d’interventions sur le parterre de la colonie doit s’effectuer pendant la saison hivernale afin de protéger les plants. Le bas de la figure ci-contre présente d’autres exemples de mesures de mitigation spécifiques.

La mobilisation des propriétaires forestiers et la récolte de bois

Mobiliser le bois des forêts privées
Avec une possibilité forestière de 17 Mm³, la forêt privée du Québec recèle un potentiel fort intéressant pour assurer le développement de l’industrie forestière dans plusieurs régions et la pérennisation de l’activité économique en découlant. Ce potentiel se traduit par une cible de récolte de l’ordre de 7,8 Mm³ de bois chaque année selon la Stratégie nationale de production de bois du MFFP. L’embellie sur les marchés a profité aux producteurs forestiers du Québec en 2021. Avec 6,7 Mm³ de bois rond livré, les producteurs n’avaient pas connu un tel rythme de récolte depuis 2000. Néanmoins, ce résultat demeure toujours en deçà de la cible visée.

Bon an mal an, la FPFQ estime que de 15 000 à 20 000 producteurs forestiers mettent en marché du bois à près de 200 usines de transformation à travers le Québec. Or, une plus grande participation des 134 000 propriétaires forestiers québécois à la récolte de bois est nécessaire pour soutenir le rythme actuel de récolte et atteindre les objectifs. La mobilisation des propriétaires forestiers doit s’inscrire dans une démarche globale où l’accroissement de la récolte en forêt privée s’intègre de prime abord à leurs besoins, et ce, tout en s’arrimant aux préoccupations environnementales soulevées par les communautés.

Le déclin du nombre de producteurs forestiers enregistrés
De moins en moins de propriétaires de lots boisés se prévalent du statut de producteurs forestiers leur permettant de bénéficier de programmes et mesures gouvernementales favorisant la production forestière. En effet, le nombre de producteurs forestiers enregistrés suit une trajectoire descendante depuis un sommet atteint en 1996. Aujourd’hui, à peine 21 % des propriétaires forestiers québécois peuvent se targuer de détenir ce certificat. Ce déclin est vraisemblablement attribuable à plusieurs facteurs, dont la faible rentabilité de la production forestière, le changement dans le profil des propriétaires forestiers, l’évolution des règles d’attribution des budgets de mise en valeur des forêts privées et la fin du financement direct des plans d’aménagement forestier à compter de 2012.

Importantes précisions concernant la construction d’un chemin en rive

Une bonne nouvelle!

Des représentants du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) ont transmis à la FPFQ une précision importante concernant la construction d’un chemin en rive. Tel que mentionné, les ponceaux de moins de 1,2 mètre d’ouverture sont exclus de toute autorisation municipale. Lors de cette construction, le MELCC précise que cette exclusion comprend également le chemin dans la rive permettant de se rendre à cette catégorie de ponceau. Ainsi, aucun certificat municipal ne sera exigé pour ces deux activités. Nous avons donc révisé l’infolettre Forêts de chez nous PLUS du mois de février 2022 en conséquence.

À conserver dans vos dossiers!

Corridors écologiques : les propriétaires de boisés privés engagés à préserver la nature

Québec, le 21 avril 2022 – Conservation de la nature Canada (CNC), Groupements forestiers Québec (GFQ) et la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) tiendront une vidéoconférence, le 22 avril 2022 prochain, au cours de laquelle ils présenteront les travaux déjà réalisés dans le cadre de l’Initiative québécoise des Corridors écologiques, de même que les nouvelles actions à venir.

Qui :  Conservation de la nature Canada (CNC), Groupements forestiers Québec (GFQ) et la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ)

Quoi : Vidéoconférence sur l’Initiative québécoise des corridors écologiques

Quand : Vendredi 22 avril à 11 heures

Inscription : https://natureconservancy-ca.zoom.us/meeting/register/tZYlf-2sqj8pGtDBrvIVz7Ws6FhzCVLX0uOb?_x_zm_rtaid=qdoLqqRaSMGGJIubt3KIAg.1649950137059.56d9f37133114584b3cb66810c04e3e8&_x_zm_rhtaid=400

La présentation mettra l’accent sur de nouveaux outils développés conjointement par les trois organismes, ainsi qu’avec d’autres acteurs de la foresterie privée, le tout dans le but de concilier foresterie et écologie en terres privées.

Ce sera également l’occasion de faire connaître le site Web connectiviteecologique.com, développé par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, en collaboration avec le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, le Centre de la science de la biodiversité du Québec et l’Initiative québécoise Corridors écologiques.

Les acteurs de la foresterie privée ont un rôle clé à jouer pour le maintien de la biodiversité et la lutte aux changements climatiques. En assurant la connectivité entre les noyaux de milieux naturels grâce à leurs boisés, ils permettent à plusieurs espèces animales et végétales de s’adapter aux changements climatiques en migrant vers le nord. Ces boisés aménagés de façon durable jouent le rôle de corridors écologiques et profitent aussi aux espèces ayant de grands territoires comme le lynx, l’ours et l’orignal.

L’Initiative québécoise Corridors écologiques

L’Initiative québécoise Corridors écologiques (IQCÉ) propose une approche collective de l’aménagement du territoire. Le but est d’encourager la conservation de milieux naturels connectés entre eux grâce à des corridors écologiques. L’IQCÉ vise à consolider l’engagement des acteurs municipaux, des propriétaires de lots boisés, des agriculteurs et des autres acteurs clés de l’utilisation du territoire. Pour ce faire, des activités de mobilisation, de renforcement des capacités, de reconnaissance et d’accompagnement dans l’action seront réalisées dans onze régions du Québec.

L’IQCÉ, qui a vu le jour en 2017, est coordonnée par CNC, mise en œuvre par dix organismes, et soutenue par une centaine d’experts. Cette initiative bénéficie d’une aide financière du gouvernement du Québec par l’intermédiaire du programme Action-Climat Québec, et rejoint les objectifs du Plan pour une économie verte 2030.

« Il est plus que nécessaire de travailler conjointement à valoriser les propriétaires de lots boisés dans leur rôle de gardien de la connectivité. Ils sont centraux dans le maintien du couvert forestier qui constitue les corridors », fait valoir Mme Cynthia Patry, chargée de projet pour les Montagnes-Vertes du Nord (CNC).

« Nos propriétaires de boisés privés sont de véritables passionnés qui ont à cœur leurs forêts et qui l’ont démontré en participant très activement à la phase un de l’Initiative québécoise des corridors écologiques. Je les invite maintenant, de même que nos partenaires des milieux environnemental, municipal et agricole, à profiter de la phase deux pour faire encore un pas de plus. Nous avons tous à gagner à travailler ensemble à la préservation de nos milieux naturels », déclare le président de Groupements forestiers Québec (GFQ), M. Rénald Bernier.

« Nos forêts et les milieux humides qu’elles abritent préservent des habitats fauniques ou floristiques qui constituent le socle permettant à la biodiversité de s’épanouir. Par le fait même, nos boisés forment aussi des corridors écologiques essentiels à la migration des espèces dans une trame fortement humanisée et dans un environnement en perpétuel changement. Les outils développés dans le cadre de cette initiative contribueront à l’amélioration des saines pratiques d’aménagement chez davantage de propriétaires forestiers et, de ce fait, contribueront à la connectivité écologique des milieux forestiers naturels et aménagés », selon M. Pierre-Maurice Gagnon, président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ).

Conservation de la nature Canada

Conservation de la nature Canada (CNC) est la force rassembleuse au pays pour la sauvegarde de la nature. Par la conservation permanente de vastes territoires, CNC apporte des solutions à la double crise du déclin rapide de la biodiversité et des changements climatiques. Partenaire de confiance, CNC œuvre aux côtés de particuliers, de communautés, d’entreprises et de gouvernements afin de protéger et veiller sur nos aires naturelles les plus importantes. Depuis 1962, CNC a mobilisé la population canadienne pour conserver et restaurer plus de 15 millions d’hectares. Au Québec, près de 50 000 hectares ont été protégés. Avec la nature, nous créons un monde prospère.

Groupements forestiers Québec

Force incontournable de la foresterie, Groupements forestiers Québec est un organisme à but non lucratif qui représente 37 groupements membres regroupant 26 000 propriétaires de forêts privées. La gestion commune, l’aménagement intensif et efficace, de même que le développement durable sont autant de principes qui guident ses actions et visent à favoriser la création de richesse au bénéfice de l’ensemble des régions.

Fédération des producteurs forestiers du Québec

La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 134 000 propriétaires forestiers, dont près de 29 000 producteurs forestiers. Son action vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires. Son action passe par la formulation et la promotion de mesures susceptibles d’accroître la protection et la mise en valeur des forêts privées, la représentation des propriétaires forestiers auprès des pouvoirs publics et de la société civile et l’appui aux opérations des 13 syndicats et offices de producteurs forestiers affiliés.

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Sources :

Dany Rousseau, directeur des communications
Groupements forestiers Québec (GFQ)
Cell. : 418 906-7651
direction@lemondeforestier.ca

Ania Wurster
Conseillère aux communications et au marketing
Conservation de la nature Canada | Région du Québec
Cell. : 514 415-4124
ania.wurster@conservationdelanature.ca

Vincent Miville, ing.f., M. Sc.
Directeur général
Fédération des producteurs forestiers du Québec
Tél. : 450 679-0540, poste 8200
vmiville@upa.qc.ca

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