Québec · 5 octobre 2026
Élections
Depuis 1970, la Fédération des producteurs forestiers du Québec représente les intérêts des producteurs et des propriétaires forestiers qui aménagent durablement leurs boisés. En tout et pour tout, 162 900 individus, familles et entreprises possèdent des boisés sur le territoire du Québec. La mise en valeur de ces forêts privées est un vecteur pour le développement économique rural.
Interpeller mon candidatEn 2025, les producteurs forestiers œuvrant sur le territoire de la province ont acheminé 6,2 Mm³ de bois rond à l'industrie forestière. Pour le Québec, les retombées économiques de l'activité forestière en forêt privée s'élèvent à :
Source : Fédération des producteurs forestiers du Québec, 2025.
Les producteurs et propriétaires forestiers sont prêts à accroître leur contribution et comptent sur leur prochain député pour appuyer le dynamisme de la forêt privée et corriger les obstacles qui bloquent leur travail.
Trois priorités sont particulièrement urgentes
de l'approvisionnement des usines provient de la forêt privée : avec ses vastes forêts publiques, l'État concurrence directement le bois des producteurs et réduit leurs débouchés.
Au Québec, les forêts privées représentent 17 % des forêts productives, et procurent 23 % de l'approvisionnement en bois des usines. Or, les décisions de l'État sur les volumes, les prix et les règles d'attribution du bois issu de la forêt publique créent une concurrence directe avec le bois des producteurs, en réduisant les débouchés et en hypothéquant pour le bois de la forêt privée.
Assurer un accès prioritaire et équitable aux marchés pour la forêt privée, en ajustant l'offre de bois public aux fluctuations du marché et lors de catastrophes naturelles. La Fédération requiert une application concrète du principe de résidualité inscrit dans la loi.
Faute d'un protocole de carbone forestier viable, les entreprises d'ici achètent leurs crédits compensatoires aux États-Unis.
Selon les estimations, 90 970 ha de plantation d'arbres de la province sont admissibles au marché du carbone Québec-Californie (SPEDE), ce qui représente un revenu à court terme de 43 M$, auquel s'ajouterait une rente périodique au fur et à mesure de l'accroissement des arbres. Or, le protocole du gouvernement du Québec pour vendre des crédits est si complexe et coûteux qu'il bloque la délivrance de crédits par les producteurs. Pendant ce temps, les entreprises québécoises achètent annuellement environ 80 M$ de crédits compensatoires issus de projets forestiers aux États-Unis, faute d'alternatives québécoises.
Simplifier les protocoles gouvernementaux afin de permettre un accès rentable au marché du carbone, de contrer la fuite de capitaux vers les États-Unis et de renforcer nos communautés.
Harmoniser la réglementation à l'échelle des MRC.
La transformation du bois génère des retombées économiques significatives pour les communautés rurales, mais les activités d'aménagement forestier génèrent peu de rentabilité pour les producteurs. Or, le coût de production en forêt privée est affecté par un environnement réglementaire complexe, en raison :
Adopter les modifications proposées dans le projet de loi 97 sur la réforme du régime forestier exigeant une harmonisation à l'échelle des MRC des réglementations municipales sur les activités d'aménagement forestier en plus d'assurer leur compatibilité avec les normes provinciales reconnues pour la mise en valeur des forêts privées.
La Fédération transmettra les engagements reçus aux propriétaires forestiers du Québec.
Statuts vérifiés le 14 septembre 2026.
Chaque circonscription a son candidat. Posez-lui directement la question.
Bonjour, je suis propriétaire forestier dans votre circonscription. La forêt privée fait vivre nos régions, mais les décisions de l'État sur le marché du bois freinent notre travail. Vous engagez-vous à protéger l'accès aux marchés pour la forêt privée, à débloquer l'accès au marché du carbone et à harmoniser la réglementation forestière à l'échelle des MRC ? Merci de me faire connaître votre position.
Vous ne savez pas qui contacter ?
La Fédération des producteurs forestiers du Québec est un interlocuteur clé du secteur forestier québécois. Elle demeure disponible pour accompagner les députés dans leur compréhension des enjeux forestiers et dans l'identification de solutions adaptées au territoire.
Partagez la page autour de vous
Les passages ci-dessous sont cités mot à mot du document « Plateforme PCQ — Volet forêt », publié par le PCQ. Le PCQ n'a pas répondu au questionnaire de la Fédération : aucune de ces citations ne constitue une réponse adressée à la Fédération. Lorsque la plateforme n'aborde pas une question, la mention en est faite sans commentaire.
Priorité 1 — Protéger l'accès aux marchés du bois de la forêt privée
1.Vous engagez-vous à faire respecter pleinement le principe de résidualité, par un mécanisme contraignant qui ajuste les volumes publics à la disponibilité réelle du bois privé ?
« Le PCQ s'engage également à reconnaître officiellement le principe de résidualité, selon lequel l'approvisionnement en bois provenant de la forêt privée doit être priorisé avant de recourir à la forêt publique, lorsque cette fibre est disponible et répond aux besoins de l'industrie. En ce sens, le PCQ s'engage à ajuster les volumes de bois publics selon la disponibilité réelle et les conditions de mise en marché de la forêt privée (notamment lors d'épidémies d'insectes ou de chablis). » (p. 9)
2.Comment comptez-vous encadrer la tarification du bois public pour éviter une concurrence déloyale envers la forêt privée ?
« La tarification des bois devrait aussi être faite en fonction du marché en forêt privée. » (p. 9)
« Le PCQ s'engage à revoir la tarification des bois en forêt publique afin de remplacer le droit de coupe minimal annuel fixe par une formule plus souple, établie sur une période de cinq ans et liée aux prix réels du bois sur les marchés. L'objectif sera de maintenir une contribution équitable de l'industrie à l'État, sans étouffer les entreprises dans les années difficiles. » (p. 10)
3.Vous engagez-vous à tenir compte des coûts réels de production des producteurs dans toute décision touchant les marchés du bois ?
L'expression « coûts de production » ne figure dans aucun engagement du volet forêt du PCQ. Les coûts sont mentionnés au chapitre des constats :
« À cela s'ajoutent des coûts de récolte et de production en hausse, une acceptabilité sociale plus fragile, les feux de forêt, les épidémies d'insectes et un régime forestier trop centralisé, trop rigide et trop imprévisible. » (p. 3)
Priorité 2 — Débloquer l'accès au marché du carbone forestier
4.Vous engagez-vous à réformer rapidement le protocole de vente de crédits carbone pour le rendre adapté à la réalité des producteurs forestiers ?
Les mots « crédit carbone » et « protocole » ne figurent pas dans le volet forêt du PCQ. Les deux passages traitant du carbone sont les suivants :
« L'une des premières actions d'un gouvernement conservateur sera claire : abolir la taxe carbone. » (p. 5)
« le marché du carbone québécois ajoute aussi un coût carbone estimé à environ 11,4 cents le litre pour le diesel à un prix de 40 $ la tonne. » (p. 5)
5.Quelles mesures comptez-vous mettre en place pour rémunérer équitablement les services environnementaux rendus par les boisés privés ?
L'expression « services environnementaux » ne figure pas dans le volet forêt du PCQ. Aucun passage ne porte sur la rémunération des propriétaires de boisés privés pour des services environnementaux.
Priorité 3 — Corriger les incohérences réglementaires
6.Vous engagez-vous à harmoniser la réglementation forestière à l'échelle des MRC, pour plus de cohérence et de prévisibilité ?
« le PCQ harmonisera l'encadrement réglementaire à l'échelle régionale, autant pour la forêt privée que la forêt publique. Une approche davantage portée par les MRC permettra de mutualiser l'expertise technique, notamment en aménagement forestier, de réduire la fragmentation réglementaire et de mieux arrimer les règles locales aux orientations gouvernementales. » (p. 7)
« un gouvernement conservateur fera relever la réglementation applicable quant à l'abattage d'arbres en forêt privée des MRC ou des tables régionales de décision, selon la volonté du milieu, afin de rapprocher les décisions du terrain, d'éviter les dédoublements et de mieux adapter les règles aux réalités locales. » (p. 8)
7.Vous engagez-vous à reconnaître la sylviculture comme une activité légitime et compatible avec une gestion durable de la forêt ?
« Le PCQ veut faire de la foresterie une activité économique prioritaire. » (p. 3)
« le PCQ reconnaîtra formellement le rôle de l'ingénieur forestier dans la supervision des interventions conformes à la réglementation en vigueur. Ainsi, les propriétaires encadrés par un ingénieur forestier pourront être exemptés de certaines obligations municipales. Cette approche introduirait un mécanisme de déclaration de conformité, simplifiant ainsi le traitement des demandes par les MRC. » (p. 7)
8.Vous engagez-vous à reconnaître le rôle des syndicats et offices de producteurs dans l'élaboration des règles encadrant la forêt privée ?
Les mots « syndicat », « office de producteurs » et « plan conjoint » ne figurent pas dans le volet forêt du PCQ. Deux passages touchent la mise en marché des bois de la forêt privée :
« Le PCQ lancera une consultation auprès des producteurs forestiers privés afin de clarifier le statut qu'ils souhaitent pour l'avenir. » (p. 8)
« La première option serait que les producteurs de boisés privés relèvent pleinement du ministère responsable des Forêts. Dans ce cas, les produits forestiers non alimentaires issus de la forêt privée ne seraient plus considérés comme des produits agricoles, mais comme une composante à part entière du secteur forestier (excluant spécifiquement la production acéricole). Cela permettrait d'introduire la concurrence dans la mise en marché collective des bois et d'arrimer davantage les règles, les programmes et les priorités de la forêt privée avec les besoins de l'industrie forestière, de l'approvisionnement en fibre et de la transformation locale. » (p. 8)
Les questions sont celles posées à tous les partis par la Fédération. Le numéro entre parenthèses après chaque citation renvoie à la page du document source : Plateforme PCQ — Volet forêt, document complet
Les passages ci-dessous sont cités mot à mot de deux communiqués publiés par le PQ : « Le Parti Québécois au service de l'Abitibi-Témiscamingue et des régions », du 3 septembre 2026, avec la description de sa vidéo du même jour, et « Le Parti Québécois s'engage à investir un minimum de 450 millions de dollars en agriculture et présente un plan costaud pour les producteurs agricoles », du 10 septembre 2026. Le PQ n'a pas répondu au questionnaire de la Fédération : aucune de ces citations ne constitue une réponse adressée à la Fédération. Lorsque les documents n'abordent pas une question, la mention en est faite sans commentaire.
Ce que le Parti québécois a rendu public sur la forêt
« Il s'engage à entreprendre un travail sérieux de consultation des acteurs du secteur forestier et des Premières Nations afin de déposer un nouveau régime forestier avant la fin de l'année 2027 » (communiqué du 3 septembre 2026)
« Il souhaite ramener la gestion et la planification forestière prévisible sur le long terme et faciliter la conciliation des usages de la forêt publique entre l'industrie, la faune, le tourisme, l'environnement, l'acériculture, les communautés et les Premières Nations. La décentralisation des décisions vers les régions sera au cœur de cette réforme et la forêt privée sera aussi mise à contribution. » (communiqué du 3 septembre 2026)
« Un gouvernement du Parti Québécois se dotera d'une politique pour favoriser l'achat de bois local. » (communiqué du 3 septembre 2026)
« faire respecter le principe de résidualité de la forêt publique pour garantir la stabilité des marchés des producteurs forestiers de forêt privée » (communiqué du 10 septembre 2026)
Ces quatre engagements sont les seuls passages des documents publiés qui portent sur le bois ou la forêt privée. Ils portent sur le régime forestier dans son ensemble, sur l'approvisionnement public et sur la résidualité. Dans le communiqué du 10 septembre, consacré à l'agriculture, la mesure sur la résidualité figure parmi celles destinées à augmenter le revenu agricole. Les huit questions de la Fédération sont reprises ci-dessous une à une.
Priorité 1 — Protéger l'accès aux marchés du bois de la forêt privée
1.Vous engagez-vous à faire respecter pleinement le principe de résidualité, par un mécanisme contraignant qui ajuste les volumes publics à la disponibilité réelle du bois privé ?
« faire respecter le principe de résidualité de la forêt publique pour garantir la stabilité des marchés des producteurs forestiers de forêt privée » (communiqué du 10 septembre 2026)
Aucun mécanisme d'ajustement des volumes publics n'est décrit. Le communiqué du 3 septembre nomme aussi la forêt privée, dans le cadre de la réforme annoncée :
« La décentralisation des décisions vers les régions sera au cœur de cette réforme et la forêt privée sera aussi mise à contribution. » (communiqué du 3 septembre 2026)
2.Comment comptez-vous encadrer la tarification du bois public pour éviter une concurrence déloyale envers la forêt privée ?
La tarification du bois public n'est pas abordée. L'expression « prix du bois » ne figure dans aucun des documents ; le mot « tarification » n'apparaît que dans le communiqué du 10 septembre, au sujet de la tarification du carbone des entreprises agricoles. L'engagement touchant l'achat de bois porte sur l'achat public :
« Un gouvernement du Parti Québécois se dotera d'une politique pour favoriser l'achat de bois local. » (communiqué du 3 septembre 2026)
3.Vous engagez-vous à tenir compte des coûts réels de production des producteurs dans toute décision touchant les marchés du bois ?
Les coûts de production des producteurs forestiers ne sont pas abordés. L'expression « coûts de production » ne figure dans aucun des documents ; le communiqué du 10 septembre évoque les coûts des entreprises agricoles.
Priorité 2 — Débloquer l'accès au marché du carbone forestier
4.Vous engagez-vous à réformer rapidement le protocole de vente de crédits carbone pour le rendre adapté à la réalité des producteurs forestiers ?
Le carbone forestier n'est pas abordé. Le mot « carbone » n'apparaît que dans le communiqué du 10 septembre, au sujet de la tarification du carbone des entreprises agricoles, et le mot « crédit » seulement dans le nom d'un programme de crédit de taxes foncières agricoles. Ni le marché du carbone forestier ni les crédits carbone ne sont nommés.
5.Quelles mesures comptez-vous mettre en place pour rémunérer équitablement les services environnementaux rendus par les boisés privés ?
Les services environnementaux ne sont pas abordés. L'expression ne figure dans aucun des documents.
Priorité 3 — Corriger les incohérences réglementaires
6.Vous engagez-vous à harmoniser la réglementation forestière à l'échelle des MRC, pour plus de cohérence et de prévisibilité ?
L'échelle des MRC n'est nommée dans aucun des documents, et le mot « harmonisation » n'y figure pas. Le communiqué du 3 septembre annonce une décentralisation vers les régions :
« La décentralisation des décisions vers les régions sera au cœur de cette réforme » (communiqué du 3 septembre 2026)
7.Vous engagez-vous à reconnaître la sylviculture comme une activité légitime et compatible avec une gestion durable de la forêt ?
Le mot « sylviculture » ne figure dans aucun des documents. L'acériculture est évoquée dans les deux communiqués ; la sylviculture ne l'est pas.
8.Vous engagez-vous à reconnaître le rôle des syndicats et offices de producteurs dans l'élaboration des règles encadrant la forêt privée ?
Les syndicats et offices de producteurs forestiers ne sont pas nommés. Le communiqué du 3 septembre annonce une consultation de portée générale :
« le Parti Québécois promet aussi de consulter rapidement tous les acteurs du secteur forestier et les Premières Nations » (communiqué du 3 septembre 2026)
Les questions sont celles posées à tous les partis par la Fédération. Les citations sont reprises mot à mot des documents publiés par le parti : communiqué du 3 septembre 2026, document complet · communiqué du 10 septembre 2026, document complet
Les passages ci-dessous sont cités mot à mot de deux documents : le communiqué « L'Équipe Fréchette initiera un Pacte forestier avec les acteurs de la forêt », publié par la CAQ le 8 septembre 2026, et la lettre du 10 septembre 2026 adressée au président de la Fédération, en réponse à la demande d'engagements. La Coalition avenir Québec est la première formation à avoir répondu à la Fédération. Lorsque les documents n'abordent pas une question, la mention en est faite sans commentaire.
Ce que la Coalition avenir Québec a rendu public sur la forêt
« On s'engage donc à lancer un appel à projets, rapidement après l'élection, afin de régionaliser les décisions, les pratiques et permettre de tester des initiatives. » (communiqué du 8 septembre 2026)
« On veut aller plus loin qu'une consultation, on souhaite tenir un grand Chantier national, porté en collaboration avec les régions, l'industrie et les Premières Nations. » (communiqué du 8 septembre 2026)
« Nous procéderons à une révision en bonne et due forme du régime forestier, avec des engagements clairs et un échéancier de mise en œuvre. Cette réforme législative se basera sur les constats des projets pilotes et du Chantier national sur la forêt » (communiqué du 8 septembre 2026)
« on va injecter des sommes supplémentaires pour moderniser nos usines, accélérer l'innovation et soutenir la construction en bois du Québec. […] Un investissement total additionnel de 144 millions de dollars est prévu pour ces fins. » (communiqué du 8 septembre 2026)
Ces quatre engagements sont les seuls passages forestiers du communiqué. L'échéancier de la révision du régime forestier y est annoncé, non daté. L'expression « forêt privée » n'y figure pas, non plus que les mots « producteurs forestiers » et « propriétaire ».
La lettre du 10 septembre, elle, nomme la forêt privée :
« La forêt privée représente un énorme potentiel pour contribuer à la prospérité de nos régions et à la croissance de nos usines. » (lettre du 10 septembre 2026)
La Coalition avenir Québec est à ce jour la seule formation à avoir répondu à la Fédération. Lire la lettre du 10 septembre 2026 en entier (PDF) — une page, adressée au président de la Fédération.
Les huit questions de la Fédération sont reprises ci-dessous une à une.
Priorité 1 — Protéger l'accès aux marchés du bois de la forêt privée
1.Vous engagez-vous à faire respecter pleinement le principe de résidualité, par un mécanisme contraignant qui ajuste les volumes publics à la disponibilité réelle du bois privé ?
La lettre du 10 septembre répond sur ce point :
« C'est pourquoi nous allons nous assurer que le principe de résidualité des forêts publiques soit bien au cœur des réflexions dans le cadre du Chantier national sur la forêt que nous proposons de lancer. » (lettre du 10 septembre 2026)
L'engagement porte sur la place de la résidualité dans les réflexions du Chantier national. Aucun mécanisme contraignant d'ajustement des volumes publics n'est décrit, et aucune échéance n'est rattachée. Le communiqué du 8 septembre, lui, n'emploie pas le mot « résidualité » et ne nomme pas la forêt privée.
2.Comment comptez-vous encadrer la tarification du bois public pour éviter une concurrence déloyale envers la forêt privée ?
La lettre du 10 septembre aborde la mise en marché et le juste prix :
« Nous reconnaissons aussi l'importance des mécanismes de mise en marché qui permettent d'obtenir un juste prix pour le bois récolté et un approvisionnement prévisible pour les usines. » (lettre du 10 septembre 2026)
C'est une reconnaissance de l'importance de ces mécanismes ; aucune mesure n'y est rattachée. La tarification du bois public elle-même n'est abordée dans aucun des deux documents : les mots « tarification » et « prix du bois » n'y figurent pas. Dans le communiqué du 8 septembre, « tarifs » et « tarifaire » désignent les droits de douane américains :
« réduire notre dépendance aux marchés du bois d'œuvre américain dans le contexte de la guerre tarifaire » (communiqué du 8 septembre 2026)
3.Vous engagez-vous à tenir compte des coûts réels de production des producteurs dans toute décision touchant les marchés du bois ?
Les coûts de production ne sont abordés dans aucun des deux documents : l'expression n'y figure pas. Les entrepreneurs forestiers sont nommés dans un seul passage du communiqué :
« Nous soutiendrons également les entrepreneurs forestiers en adaptant mieux les programmes d'aides à leur réalité propre. » (communiqué du 8 septembre 2026)
Priorité 2 — Débloquer l'accès au marché du carbone forestier
4.Vous engagez-vous à réformer rapidement le protocole de vente de crédits carbone pour le rendre adapté à la réalité des producteurs forestiers ?
Le carbone forestier n'est abordé dans aucun des deux documents. Les mots « carbone », « crédit » et « protocole » n'y figurent pas.
5.Quelles mesures comptez-vous mettre en place pour rémunérer équitablement les services environnementaux rendus par les boisés privés ?
Les services environnementaux ne sont abordés dans aucun des deux documents. L'expression n'y figure pas, et aucun passage ne porte sur la rémunération des propriétaires de boisés privés.
Priorité 3 — Corriger les incohérences réglementaires
6.Vous engagez-vous à harmoniser la réglementation forestière à l'échelle des MRC, pour plus de cohérence et de prévisibilité ?
L'échelle des MRC n'est nommée dans aucun des deux documents, et le mot « harmonisation » n'y figure pas. Le communiqué du 8 septembre annonce une régionalisation des décisions et des pratiques, appuyée sur les projets pilotes permis par le projet de loi 11 :
« Avec le projet de loi 11, adopté par le gouvernement Fréchette en juin, on s'est donné la possibilité de réaliser des projets pilotes afin de tester de nouvelles façons de faire en foresterie. » (communiqué du 8 septembre 2026)
« Ainsi, on sort du mur-à-mur et on adapte les règles du jeu selon les réalités régionales. » (communiqué du 8 septembre 2026)
7.Vous engagez-vous à reconnaître la sylviculture comme une activité légitime et compatible avec une gestion durable de la forêt ?
La lettre du 10 septembre porte un engagement sur les travaux sylvicoles :
« Par ailleurs, nous nous sommes engagés à bonifier les sommes consacrées aux travaux sylvicoles non commerciaux en forêts publiques et privées. » (lettre du 10 septembre 2026)
L'engagement porte sur le financement des travaux sylvicoles non commerciaux, et nomme la forêt privée. La question portait sur la reconnaissance de la sylviculture comme activité légitime : cette reconnaissance n'est pas énoncée comme telle, et aucun montant ni aucune échéance n'accompagne la bonification. Le mot « sylviculture » ne figure pas dans le communiqué du 8 septembre ; « foresterie » y apparaît une fois, dans le passage sur les projets pilotes cité à la question 6.
8.Vous engagez-vous à reconnaître le rôle des syndicats et offices de producteurs dans l'élaboration des règles encadrant la forêt privée ?
Les mots « syndicat », « office de producteurs » et « plan conjoint » ne figurent dans aucun des deux documents. La lettre dit la Coalition « ouverte à collaborer avec l'ensemble des acteurs du milieu, y compris votre organisation », sans nommer de rôle dans l'élaboration des règles. Les partenaires nommés du Chantier national sont les suivants :
« on souhaite tenir un grand Chantier national, porté en collaboration avec les régions, l'industrie et les Premières Nations » (communiqué du 8 septembre 2026)
Les questions sont celles posées à tous les partis par la Fédération. Les citations sont reprises mot à mot de deux documents : communiqué du 8 septembre 2026, document complet · lettre du 10 septembre 2026, document complet, adressée au président de la Fédération en réponse à la demande d'engagements et publiée ici par la Fédération.
Les passages ci-dessous sont cités mot à mot de la page « Nos engagements » publiée par le Parti libéral du Québec, consultée le 14 septembre 2026. Cette page ne porte pas de date de publication : la date indiquée est celle de la consultation. Le PLQ n'a pas répondu au questionnaire de la Fédération : aucune de ces citations ne constitue une réponse adressée à la Fédération. Lorsque la page n'aborde pas une question, la mention en est faite sans commentaire.
Ce que le Parti libéral du Québec a rendu public sur la forêt
La page porte une section intitulée « Développer nos ressources naturelles et les forêts ». Trois de ses engagements touchent la forêt :
« Assumer pleinement le développement des ressources naturelles (forêt, mines, agriculture) avec des règles claires, stables et prévisibles. » (page « Nos engagements », consultée le 14 septembre 2026)
« Déposer, dès la première année d'un gouvernement libéral, un projet de loi pour moderniser en profondeur le régime forestier québécois, en collaboration avec les communautés autochtones. » (page « Nos engagements », consultée le 14 septembre 2026)
« Bonifier le soutien aux PME forestières et aux chaînes d'approvisionnement régionales. » (page « Nos engagements », consultée le 14 septembre 2026)
Un quatrième engagement, rattaché à l'habitation, porte sur le bois :
« Utiliser de façon accrue le bois dans la construction afin de soutenir l'objectif de construire, à terme, 100 000 logements par an. » (page « Nos engagements », consultée le 14 septembre 2026)
Ce sont les seuls passages forestiers de la page. L'expression « forêt privée » n'y figure pas, non plus que « producteurs forestiers ». Le mot « bois » y apparaît une seule fois dans un sens forestier, dans la citation ci-dessus. Les huit questions de la Fédération sont reprises ci-dessous une à une.
Priorité 1 — Protéger l'accès aux marchés du bois de la forêt privée
1.Vous engagez-vous à faire respecter pleinement le principe de résidualité, par un mécanisme contraignant qui ajuste les volumes publics à la disponibilité réelle du bois privé ?
Le mot « résidualité » ne figure pas dans la page, et aucun mécanisme d'ajustement des volumes publics n'y est décrit. La forêt privée n'y est pas nommée. La modernisation annoncée du régime forestier ne précise pas ce qu'elle contiendrait :
« Déposer, dès la première année d'un gouvernement libéral, un projet de loi pour moderniser en profondeur le régime forestier québécois, en collaboration avec les communautés autochtones. » (page « Nos engagements », consultée le 14 septembre 2026)
2.Comment comptez-vous encadrer la tarification du bois public pour éviter une concurrence déloyale envers la forêt privée ?
La tarification du bois public n'est pas abordée : les mots « tarification » et « prix du bois » ne figurent pas dans la page. Deux engagements touchent l'achat public de bois sans distinguer sa provenance :
« Utiliser de façon accrue le bois dans la construction afin de soutenir l'objectif de construire, à terme, 100 000 logements par an. » (page « Nos engagements », consultée le 14 septembre 2026)
« Généraliser l'utilisation de la marge préférentielle de 15% lors d'appels d'offres publics pour l'ensemble des ministères, organismes et sociétés d'État » (page « Nos engagements », consultée le 14 septembre 2026)
3.Vous engagez-vous à tenir compte des coûts réels de production des producteurs dans toute décision touchant les marchés du bois ?
Les coûts de production ne sont pas abordés : l'expression ne figure pas dans la page. Les entreprises forestières y sont nommées une fois, par la taille :
« Bonifier le soutien aux PME forestières et aux chaînes d'approvisionnement régionales. » (page « Nos engagements », consultée le 14 septembre 2026)
Priorité 2 — Débloquer l'accès au marché du carbone forestier
4.Vous engagez-vous à réformer rapidement le protocole de vente de crédits carbone pour le rendre adapté à la réalité des producteurs forestiers ?
Le carbone forestier n'est pas abordé. Le mot « carbone » ne figure nulle part dans la page, non plus que « protocole ». Le mot « crédit » n'y apparaît dans aucun sens forestier.
5.Quelles mesures comptez-vous mettre en place pour rémunérer équitablement les services environnementaux rendus par les boisés privés ?
Les services environnementaux ne sont pas abordés. L'expression ne figure pas dans la page, et aucun passage ne porte sur la rémunération des propriétaires de boisés privés.
Priorité 3 — Corriger les incohérences réglementaires
6.Vous engagez-vous à harmoniser la réglementation forestière à l'échelle des MRC, pour plus de cohérence et de prévisibilité ?
L'échelle des MRC n'est pas nommée dans la page, et le mot « harmonisation » n'y figure pas. Deux engagements portent sur le fardeau réglementaire, sans viser la forêt :
« Imposer un moratoire immédiat sur toute nouvelle règle ou réglementation qui alourdit le fardeau administratif des municipalités et des PME. » (page « Nos engagements », consultée le 14 septembre 2026)
« Réduire le fardeau administratif selon une règle deux pour un : pour chaque nouvelle exigence introduite, deux disparaissent. » (page « Nos engagements », consultée le 14 septembre 2026)
La prévisibilité est nommée pour les ressources naturelles :
« Assumer pleinement le développement des ressources naturelles (forêt, mines, agriculture) avec des règles claires, stables et prévisibles. » (page « Nos engagements », consultée le 14 septembre 2026)
7.Vous engagez-vous à reconnaître la sylviculture comme une activité légitime et compatible avec une gestion durable de la forêt ?
Le mot « sylviculture » ne figure pas dans la page, non plus que « foresterie » ni « aménagement forestier ».
8.Vous engagez-vous à reconnaître le rôle des syndicats et offices de producteurs dans l'élaboration des règles encadrant la forêt privée ?
Les mots « syndicat », « office de producteurs » et « plan conjoint » ne figurent pas dans la page. Le seul partenaire nommé pour la modernisation du régime forestier est le suivant :
« en collaboration avec les communautés autochtones » (page « Nos engagements », consultée le 14 septembre 2026)
Les questions sont celles posées à tous les partis par la Fédération. Les citations sont reprises mot à mot du document publié par le parti : page « Nos engagements », document complet — consultée le 14 septembre 2026.