L’agroforesterie est l’intégration de plantation d’arbres sur des terres agricoles dans une perspective d’effets bénéfiques réciproques. En d’autres mots, est-il possible de combiner les avantages de la foresterie aux activités agricoles classiques? La combinaison permet-elle d’obtenir des retombées supérieures aux pratiques classiques?

Les agriculteurs, ainsi que plusieurs centres de recherche à travers le monde, ont expérimenté diverses formules d’agroforesterie. Au Québec, les modèles les plus présents sont la plantation de haies brise-vent pour réduire l’érosion éolienne dans les champs ou les coûts de chauffage des bâtiments, et l’établissement de bandes riveraines réduisant la pollution diffuse dans les cours d’eau en milieu agricole. Un autre exemple constaté à différents endroits dans le monde serait d’avoir des vergers dans un pré où circulent des vaches. Le bétail mange du fourrage et profite de l’ombre des arbres tandis que leurs excréments fertilisent les vergers.

Les avantages de l’agroforesterie

  • Protéger les cultures contre le vent
  • Augmenter le rendement des cultures
  • Contrôler l’érosion éolienne et des berges
  • Réduire la pollution diffuse
  • Améliorer la qualité de l’eau
  • Améliorer la qualité des habitats fauniques
  • Réduire la consommation d’énergie
  • Améliorer le bien-être des animaux
  • Réduire odeurs, bruits et poussières
  • Réduire les accumulations de neige
  • Réduire le stress chez les animaux
  • Diminuer les risques d’accident en hiver
  • Améliorer la qualité de vie en été
  • Mettre en valeur les terres marginales
  • Augmenter les revenus
  • Réduire les gaz à effet de serre
  • Embellir le paysage
  • Protéger les cultures des insectes nuisibles
(Crédit photo:Yanick Rose)

Les propriétaires de boisés sont souvent intéressés à diversifier leur production de bois par la mise en valeur d’autres produits pouvant être récoltés en forêt. C’est le cas pour la production de petits fruits, de noix, de plantes ou de champignons comestibles.

De nombreuses initiatives ont cours en région afin de développer des filières de production et de commercialisation de ces produits. Par exemple, la filière mycologique de la Mauricie travaille à développer la cueillette, la transformation et la vente de champignons. Pour la production de noix, le Club des producteurs de noix comestibles du Québec est une source d’information intéressante. De plus, il existe une Association provinciale pour la commercialisation des produits forestiers non ligneux qui travaille à structurer le secteur.

Si vous êtes intéressé à en savoir davantage sur l’agroforesterie, consultez la section bibliothèque – Fiches/Agroforesterie et Guides.