Éditorial extrait du journal L’Information du forestier – Janvier 2018

Quand je regarde tout ce qu’il y aura sur notre table de travail, je constate que nous ne chômerons pas en 2018 ! Les dossiers ne sont pas seulement nombreux, ils sont aussi importants. À commencer par le renouvellement des ententes pour la mise en marché du bois de sciage, où nous aurons le défi d’évoluer dans la continuité. La grande liberté qu’accordent les ententes actuelles est appréciée de nombreux producteurs. Mais le peu d’influence que les producteurs ont sur leurs conditions de mise en marché en laisse aussi beaucoup insatisfaits. La voie nous est donc tracée : maintenir les bases du système actuel, mais faire aussi des avancées qui pourront se traduire en gains réels pour les producteurs. Et pour demeurer dans le domaine des ententes à renouveler, il y a aussi celle sur le transport du bois à pâte et panneau. Au-delà des ajustements qu’il y a à faire de part et d’autre, d’importants principes sont en jeu dans cette négociation : le décloisonnement des territoires et la fixation des taux par le biais de formules et de paramètres standardisés sont des avancées nécessaires pour pouvoir entreprendre un chantier sur l’amélioration de l’efficacité du transport.

Parmi les autres dossiers importants, il faut aussi mentionner la modernisation de notre règlement de contingent. Annoncée depuis quelques années, nous devrons aller de l’avant en 2018. Notre règlement actuel est plus adapté au marché du bois de 4 pieds résineux, mais celui-ci en sera à ses derniers milles. Nous travaillons déjà à trouver de nouvelles façons de faire, qui tiendront compte des réalités actuelles et de celles que nous pouvons anticiper pour un proche avenir. Ici, notre principal défi sera de tenir toutes les consultations pertinentes et d’avoir un projet de règlement à soumettre à l’assemblée générale annuelle du mois d’avril prochain. Si ce dossier vous intéresse, soyez présents aux assemblées de secteurs de la fin du mois de janvier. Il sera à l’ordre du jour.

Négociations avec d’importants acheteurs (Arbec, Domtar et autres) ; adoption d’une stratégie de communication afin de mieux faire connaître les forêts privées ; développement d’outils d’aide pour les producteurs dans les marchés du sciage ; mise en place de services de paiement partagé pour les producteurs et leurs entrepreneurs ; amélioration de nos outils informatiques ; poursuite des travaux sur la mobilisation des propriétaires de forêts privées ; audiences publiques de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec pour répondre de l’administration du Plan conjoint ; accueil du congrès provincial de la Fédération des producteurs forestiers du Québec. Comme vous le voyez, le programme 2018 est vraiment chargé !

Et tout cela dans un contexte où vous, les producteurs, aurez besoin plus que jamais de soutien face aux marchés en rapide et continuelle évolution : disparition prochaine du marché de 4 pieds, taxes et quotas à l’exportation de bois d’œuvre vers les États-Unis, consolidation de l’industrie forestière. Et j’allais oublier la hausse continuelle des contraintes environnementales à vos activités de production ! Décidément, je suis mieux de m’arrêter ici. L’année 2018 sera manifestement chargée et pleine de défis. Souhaitons-nous de les relever ensemble.

Jean-Pierre Dansereau, ing. f.
Directeur général