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ÉLECTIONS – LA POSITION DE LA FORÊT PRIVÉE |
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Qu’on se le dise, 162 900 propriétaires forestiers, c’est beaucoup de monde pour un secteur qu’on dit d’appoint. Leurs boisés couvrent 17 % des forêts productives et fournissent 23 % du bois qui entre dans les usines, soit 6,2 millions de mètres cubes l’an dernier. Pourtant, ils évoluent dans un contexte difficile, marqué notamment par les tarifs américains issus d’un conflit commercial qui n’est pas le leur. Derrière ces chiffres, il y a 24 300 emplois et des familles qui se transmettent le même boisé depuis plusieurs générations. Il y a des milieux fragiles surveillés à l’année, autant de bandes riveraines, de milieux humides, d’habitats fauniques et d’érablières protégés par leurs propriétaires. Ils jouent pleinement leur rôle environnemental : le bois remplace des matériaux plus polluants, et ce bénéfice appartient à tout le Québec. Ces propriétaires sont prêts à récolter et à livrer davantage de bois. À l’approche du scrutin, ils demandent aux candidats l’accès à un même marché, aux mêmes règles et à un même soutien. Aucune de ces demandes ne coûte un rond au contribuable : les trois tiennent à des règles qu’il suffirait de corriger. Reprenons-les une à une.
La FPFQ a écrit aux partis pour qu’ils prennent position et publiera leurs réponses à www.foretprivee.ca/elections. Une carte postale reprenant les trois enjeux sera distribuée aux producteurs. Mais les lettres et les cartes ne suffiront pas. C’est vous qui pouvez faire bouger les choses. Je vous invite à poser les questions aux candidats de votre circonscription. |