Mise à jour économique et financière du Québec: La FPFQ soulagée du prolongement de la mesure d’étalement du revenu pour les producteurs forestiers

Longueuil, le 26 novembre 2025 – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) est soulagée de la décision du gouvernement du Québec de prolonger la mesure d’étalement du revenu pour les producteurs forestiers reconnus annoncée dans la mise à jour économique et financière présentée hier par le ministre des Finances, M. Éric Girard.

Cette mesure d’étalement du revenu est essentielle pour les producteurs forestiers désavantagés par le système fiscal. En effet, plusieurs d’entre eux ne tirent pas un revenu de la vente de bois chaque année. Au contraire, la récolte se fait ponctuellement, ce qui a pour conséquence d’augmenter globalement le revenu du producteur pour une année donnée, et conséquemment d’accroître son taux marginal d’imposition. La mesure d’étalement permet de répartir ces revenus sur dix ans. Elle évite que l’impôt freine l’engagement des producteurs à aménager leur forêt et à récolter du bois. Ce dispositif sera prolongé pour une durée de deux ans et restera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2027.

« Cette mesure reconnaît les particularités de notre activité et démontre un soutien envers les producteurs forestiers. Nous invitons les producteurs à l’utiliser pleinement, afin de mieux planifier leurs travaux et de stabiliser leurs revenus dans cette période de crise », a déclaré le président de la FPFQ, M. Gaétan Boudreault.

Néanmoins, rappelons que les producteurs œuvrant en forêt privée subissent toujours d’importantes répercussions liées aux tarifs imposés par l’administration américaine. La mise à jour économique prévoit également un congé temporaire de cotisation au Fonds des services de santé en 2026 et 2027 pour les secteurs de l’agriculture, de la foresterie et de la pêche. Cette mesure allégera les coûts de main-d’œuvre dans un contexte où les tarifs de 45 % imposés sur le bois d’œuvre résineux fragilisent la filière.

« Prolonger la mesure d’étalement était une solution logique, mais il faut se rendre à l’évidence qu’elle ne réglera pas la crise du bois d’œuvre. Pour reprendre les mots du premier ministre, ce sont 30 000 emplois qui sont en jeu. Il est donc impératif d’aller plus loin et de mettre en place des mesures nettement plus ambitieuses afin de garantir la pérennité du secteur. Pour aider la chaîne d’approvisionnement à traverser cette crise, ces aides devront non seulement soutenir les producteurs forestiers, mais également les entrepreneurs et les transporteurs qui assument des obligations financières importantes liées à leurs équipements », a ajouté M. Boudreault.

La FPFQ continuera de collaborer avec le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, M. Jean-François Simard, pour s’assurer que les politiques demeurent adaptées à la réalité sectorielle de la forêt privée. À ce titre, la protection des marchés des producteurs forestiers sera déterminante pour aider le secteur à passer cette période tumultueuse.

À propos de la FPFQ

La forêt privée québécoise appartient à 162 900 individus, familles et entreprises. Tour à tour, ce sont 31 100 producteurs de la forêt privée du Québec qui fournissent environ un cinquième de l’approvisionnement en bois rond de l’industrie forestière québécoise. Les activités sylvicoles effectuées en forêt privée et la transformation du bois qui y est récolté génèrent des revenus annuels de 4,7 G$ et près de 24 300 emplois. Par l’action de ses 13 syndicats et offices affiliés, la FPFQ œuvre à la protection, à la mise en valeur et à une commercialisation ordonnée du bois issu des forêts privées.

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Renseignements :
Charles-Philippe Tremblay-Bégin
Conseiller aux communications et Relations publiques
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Comité permanent des ressources naturelles : les propriétaires forestiers réclament une pleine reconnaissance

Ottawa, le 6 novembre 2025 – Propriétaires forestiers du Canada (PFC) a comparu devant le Comité permanent des ressources naturelles de la Chambre des communes dans le cadre de son étude sur l’industrie forestière, qui est durement touchée par le conflit du bois d’œuvre. Andrew de Vries, directeur général de PFC, et Vincent Miville, vice-président de PFC et directeur général de la Fédération des producteurs forestiers du Québec, y ont présenté des recommandations visant à mieux reconnaître le rôle stratégique des propriétaires forestiers et de la forêt privée au Canada.

PFC représente 480 000 propriétaires forestiers qui détiennent 10 % des forêts aménagées du Canada, mais qui assurent 20 % de la production de bois au pays. Ils approvisionnent l’industrie forestière, contribuent à l’économie des régions et fournissent des services environnementaux essentiels aux communautés rurales.

« La méconnaissance de la réalité des forêts privées demeure dans l’angle mort des politiques forestières et commerciales du Canada. Par conséquent, les programmes de soutien tiennent trop peu compte de la contribution essentielle des propriétaires forestiers », explique Andrew de Vries.

La promesse du gouvernement Carney d’investir 1,2 G$ pour soutenir la construction résidentielle et diversifier le marché du bois d’œuvre représente un geste important pour l’industrie forestière. Toutefois, cette annonce laisse de côté le reste de la chaîne d’approvisionnement, car elle ne prévoit aucun soutien pour les propriétaires de forêts privées, les entrepreneurs forestiers et les travailleurs sylvicoles. Des mesures ciblées, comme la prévention des feux de forêt et l’entretien des peuplements, contribueraient directement à une gestion durable des forêts et réduiraient les impacts à court terme pour ces acteurs, ainsi que pour les pépinières et les autres intervenants concernés.

« Nous déplorons par ailleurs le retrait, dans le dernier budget fédéral, du programme de plantation de deux milliards d’arbres. Nous recommandons que ce programme soit réorienté afin d’inclure la prévention des feux de forêt et le reboisement des secteurs touchés par les feux, le verglas et les vents violents », ajoute Andrew de Vries.

Le conflit du bois d’œuvre affecte durement tout le secteur et les propriétaires forestiers en subissent directement les contrecoups. Bien que les droits imposés par les États-Unis visent à sanctionner les redevances de coupe sur le bois des forêts publiques, ils créent un environnement défavorable pour tous ceux qui vendent du bois rond.

« Les propriétaires forestiers sont des victimes collatérales du conflit du bois d’œuvre, mais ils échappent à toute forme d’aide sectorielle, sans accès aux mêmes leviers de soutien que les travailleurs ou les industriels », résume Vincent Miville.

Pour renverser la tendance à l’oubli, PFC recommande notamment de :

  • Négocier un accord sur le bois d’œuvre prévoyant une exemption de tarifs et de quotas pour le bois d’œuvre produit à partir de bois rond issu des forêts privées puisqu’il provient de transactions commerciales entièrement privées, sans subventions publiques ni fixation administrative du prix;
  • Renforcer l’expertise du Service canadien des forêts sur la réalité et le potentiel des forêts privées pour qu’elles soient mieux prises en compte lors du développement de politiques publiques;
  • Mettre en place un régime d’épargne et d’investissement sylvicole personnel afin de permettre aux propriétaires de mettre de côté, dans un compte à imposition différée, les revenus tirés de la vente de bois et de stimuler les investissements en sylviculture;
  • Assurer la protection des droits des propriétaires de forêts privées lors des négociations sur les revendications des Premières nations et dans l’élaboration de lois fédérales.

Les représentants de PFC ont également insisté sur la nécessité d’un meilleur arrimage entre les politiques fédérales et provinciales, ainsi que sur une consultation systématique des propriétaires forestiers dans l’élaboration des politiques publiques. « Collaborer avec les propriétaires forestiers est essentiel pour renforcer la résilience et le plein potentiel du secteur forestier canadien », a conclu de Vries.

PFC invite le gouvernement fédéral à adopter une approche inclusive et prévisible reconnaissant pleinement la contribution de la forêt privée à la vitalité des régions et à la souveraineté économique du Canada.

www.forestowners.ca

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Réaction des producteurs forestiers au retrait du projet de loi 97 sur la réforme du régime forestier

Longueuil, le 26 septembre 2025 – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) a pris connaissance de la décision du premier ministre François Legault d’abandonner le projet de loi 97 visant à réformer le régime forestier et demande que la relance des consultations inclue explicitement les producteurs forestiers ainsi que les différents acteurs de la forêt privée.

« Il est regrettable que le nouveau régime forestier soit relégué sur la voie d’accotement en raison des dissensions visant la gestion de la forêt publique, car le projet de loi 97 proposait certaines solutions plus consensuelles et intéressantes en forêt privée », a déclaré Gaétan Boudreault, président de la FPFQ.

La FPFQ recommande au ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Jean-François Simard, de conserver deux avancées du projet de loi 97. L’uniformisation à l’échelle des MRC des règlements visant la protection du couvert forestier en forêt privée répond à l’impératif de simplifier l’environnement réglementaire. Autrement, l’établissement d’un mécanisme permettant au ministère de diminuer les volumes récoltés en forêt publique advenant qu’une perturbation en forêt privée entraîne la destruction de massifs forestiers, et ce dans le but d’assurer une récupération accélérée du bois en péril sans déstabiliser les marchés, mériterait aussi d’être adopté. Un tel mécanisme témoignerait de l’ouverture du gouvernement à faire avancer le principe de la résidualité, qui confère un caractère « résiduel » au bois de la forêt publique par rapport aux autres sources d’approvisionnement dans l’établissement des scénarios d’approvisionnement des usines de transformation du bois, afin que la concurrence du gouvernement à l’égard des producteurs forestiers soit à tout le moins balisée.

« Notre objectif demeure l’adoption d’un régime forestier clair, prévisible et équitable qui préserve les perspectives de mise en marché pour les producteurs, encourage la mise en valeur des forêts privées et répond aux attentes des citoyens en matière de retombées économiques et de conservation. Néanmoins, certaines solutions pour la forêt privée pourraient être adoptées à plus brève échéance considérant le contexte économique marqué par le conflit du bois d’œuvre », a ajouté M. Boudreault.

La FPFQ est déterminée à travailler de concert avec le gouvernement, le ministre Simard et l’ensemble des parties prenantes pour mettre en place des solutions adaptées aux réalités de la forêt privée.

Consulter le mémoire de la FPFQ sur le PL97

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Nouveau leadership au ministère des Ressources naturelles et des Forêts

Longueuil, le 10 septembre 2025 – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) souhaite la bienvenue à M. Jean-François Simard, nouveau ministre des Ressources naturelles et des Forêts.

« Nous saluons la nomination de M. Jean-François Simard et espérons qu’il saura reconnaître l’importance stratégique de la forêt privée dans l’économie forestière québécoise. La FPFQ offre sa collaboration au nouveau ministre afin de travailler sur des politiques qui miseront sur les multiples potentiels de la forêt privée et mettront à profit les actifs, le savoir-faire et le dynamisme des 162 900 propriétaires forestiers québécois », a déclaré M. Gaétan Boudreault, président de la FPFQ.

La FPFQ identifie plusieurs priorités pour le nouveau ministre. D’abord, il s’avère crucial d’améliorer la cohérence de la réglementation municipale afin de faciliter la production de bois en forêt privée, comme sa prédécesseuse l’a identifié dans le projet de nouveau régime forestier. Puis, il faut améliorer certaines dispositions de la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier pour s’assurer que l’industrie forestière s’approvisionne prioritairement en bois issu des forêts privées, conformément à l’esprit de la loi qui attribue un caractère résiduel au bois provenant des forêts publiques.

Par ailleurs, la FPFQ appelle à une vigilance accrue face à la détérioration du marché du bois rond alors que les fermetures d’usines se succèdent. Le contexte fragilise la situation financière des producteurs forestiers et de l’ensemble de leurs sous-traitants œuvrant en forêt privée. Si cette situation devait se prolonger, des mesures de soutien ciblées devront être envisagées pour éviter des pertes irréversibles dans le secteur.

« La Fédération offre sa collaboration à M. Jean-François Simard afin de soutenir les producteurs forestiers et d’assurer la vitalité du secteur forestier québécois. Nous tenons également à remercier Mme Maïté Blanchette Vézina pour son leadership et son engagement envers les producteurs forestiers et la forêt privée au cours des trois dernières années. Son écoute et sa sensibilité aura permis de faire avancer plusieurs dossiers importants et nous espérons que son successeur pourra en faire autant », a ajouté le président M. Gaétan Boudreault.

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Annonce de Mark Carney pour soutenir l’industrie forestière : Un investissement majeur, mais la forêt privée est encore oubliée

Longueuil, le 7 août 2025 – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) salue les investissements annoncés par le gouvernement fédéral pour soutenir l’industrie du bois d’œuvre, mais déplore l’oubli des producteurs forestiers dans les mesures proposées.

Le 5 août, le premier ministre Carney a dévoilé un plan de 1,2 G$ visant à relancer l’économie forestière dans un contexte de tensions commerciales avec les États-Unis, où les droits sur le bois d’œuvre canadien ont récemment doublé. Ottawa souhaite miser sur la construction résidentielle en bois, la diversification des marchés et le perfectionnement des travailleurs pour soulager le secteur. Il s’agit d’une annonce significative, mais la FPFQ déplore que les producteurs forestiers demeurent ignorés, tout comme leurs fournisseurs, dont les entrepreneurs forestiers et les transporteurs de bois.

Les producteurs en amont dans la filière sont pourtant parmi les premières victimes collatérales des représailles tarifaires américaines. La Fédération rappelle que l’imposition de droits tarifaires diminue la capacité d’achat du bois par les scieries au détriment des producteurs, quand elle ne ferme pas tout bonnement leurs marchés. Pourtant, les producteurs ne bénéficient d’aucun régime de compensation, ni de mécanismes de sécurité sociale adaptés à leur réalité.

« Il est regrettable que les mesures ne viennent pas en aide aux producteurs œuvrant en forêt privée, qui sont des victimes collatérales de représailles visant les redevances perçues sur le bois récolté en forêt publique. Les producteurs sont pris dans un conflit qui ne les concerne pas, sans accès aux soutiens offerts au reste de la filière. Cette injustice doit être corrigée » a déclaré le président de la FPFQ, M. Gaétan Boudreault.

La FPFQ réclame une reconnaissance du rôle stratégique de la forêt privée dans l’approvisionnement du secteur forestier canadien ainsi qu’un accès équitable aux mesures d’aide qui en découlent. De plus, elle revendique que le bois d’œuvre produit avec du bois issu des forêts privées soit exempté de taxes et quotas dans toute future entente sur le bois d’œuvre. La FPFQ réitère sa volonté de collaborer avec le gouvernement pour bâtir une filière forestière plus robuste, durable et équitable.

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M. Vincent Miville, ing.f., M. Sc.
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Bilan du congrès de la FPFQ, les producteurs forestiers réunis pour discuter de l’avenir du régime forestier

Longueuil, le 9 juin 2025. – Lors de leur congrès annuel tenu à Trois-Rivières les 29 et 30 mai, les délégués des producteurs forestiers de toutes les régions du Québec se sont réunis pour échanger sur l’avenir de la forêt privée et réclamer un nouveau régime forestier qui protège leurs parts de marché.

La modernisation du régime forestier change drastiquement la manière de gérer la forêt québécoise. Pour les producteurs, cela transforme la concurrence qui leur est livrée, car les volumes de bois récoltés en forêt publique et les redevances perçues par le gouvernement ont une incidence concrète sur les marchés du bois. Rappelons qu’en 2023, les forêts publiques ont assuré 68 % des approvisionnements en bois rond de l’industrie forestière du Québec, comparativement à 21 % pour les forêts privées.

Lors de leur assemblée générale, les producteurs ont souhaité l’adoption d’un nouveau régime forestier qui renforce le principe de résidualité. « En théorie, ce principe veut que les allocations de bois des forêts publiques soient restreintes pour laisser une part de marché aux producteurs forestiers, mais son application fait défaut » selon le président de la FPFQ, M. Gaétan Boudreault. Notons que ce dernier a reçu la confiance des producteurs pour s’atteler à ce chantier puisqu’il a été réélu par acclamation à la présidence de la FPFQ pour un mandat de deux ans.

Consultations particulières sur le projet de loi n° 97
Moment fort du congrès, la FPFQ a participé le 29 mai aux consultations particulières sur le projet de loi n° 97, Loi visant principalement à moderniser le régime forestier. Lors de l’audience publique, les représentants de la FPFQ ont porté la voix des 162 900 propriétaires et producteurs forestiers du Québec afin qu’ils ne soient pas les remarquables oubliés du nouveau régime forestier.

Bien qu’ils reconnaissent la volonté de la ministre des Ressources naturelles et des Forêts de simplifier l’environnement réglementaire des producteurs en transférant aux MRC la responsabilité de réglementer l’aménagement des forêts privées, les producteurs forestiers ont insisté sur la nécessité de renforcer le principe de la résidualité afin d’instituer un climat d’affaires plus favorable.

La FPFQ propose que l’on subordonne au bois des forêts privées toute attribution de bois des forêts publiques. Le ministère des Ressources naturelles et des Forêts devrait également adopter un levier pour moduler à la baisse l’offre de bois des forêts publiques lorsque survient une baisse de la demande, ce qui est particulièrement important dans un contexte de guerre tarifaire. De plus, elle souhaite que les redevances sur le bois des forêts publiques respectent la structure de coût de production des forêts privées.

« C’est d’abord une question d’équité envers ses propres citoyens, mais c’est aussi une nécessité si l’on souhaite que les producteurs génèrent des revenus et investissent dans leurs forêts afin de léguer des boisés sains et productifs aux prochaines générations », a affirmé le M. Boudreault.

 

M. Marc-André Côté, lauréat 2025 du prix Henri-Paul-Gagnon

Trois-Rivières, le 30 mai 2025. – Monsieur Marc-André Côté, ingénieur forestier, a reçu le prix Henri-Paul-Gagnon lors du banquet du congrès de la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) tenu à Trois-Rivières, ce 29 mai.

M. Côté a consacré vingt-cinq ans de carrière à défendre les intérêts des producteurs forestiers, acéricoles et agricoles, dont dix années à titre de directeur général de la Fédération des producteurs forestiers du Québec entre 2011 et 2020. Son engagement inébranlable et son efficacité redoutable lui ont permis de cumuler plusieurs contributions significatives que ce prix vise à reconnaître.

M. Côté a ainsi réussi à mettre en pratique sa conviction que la fiscalité pouvait permettre à chacun des 160 000 propriétaires forestiers du Québec de détenir un budget d’aménagement forestier. Et que l’action de ceux-ci génère autant de bénéfices économiques qu’environnementaux pour la société. Renouvellement de la disposition de l’étalement du revenu forestier, bonification de la mesure de remboursement des taxes foncières pour les producteurs forestiers, création de la catégorie de taxation municipale pour les boisés sous aménagement, abandon de la taxe sur les opérations forestières pour les petits producteurs forestiers, et reconnaissance de l’importance du plan d’aménagement forestier bonifié de données environnementales constituent aujourd’hui une part non négligeable de la politique visant la mise en valeur des forêts privées.

Pour convaincre le gouvernement d’adopter ces mesures, M. Côté a mis en œuvre plusieurs initiatives pour synchroniser la voix de dizaines de milliers de propriétaires et producteurs forestiers, persuadé grâce aux enquêtes sociologiques qu’il a conduites que ceux-ci vivaient des enjeux et des aspirations semblables, peu importe la région du Québec. En multipliant les canaux de communication, en étayant les connaissances sur la forêt privée et en simplifiant des enjeux complexes, il a fourni aux producteurs des arguments crédibles pouvant nourrir leur réflexion et aider leurs représentations auprès des élus de leur coin de pays. Encore aujourd’hui, foretprivee.ca, l’infolettre Forêts de chez nous PLUS, la Forêt privée chiffrée et diverses études socio-économiques qu’il a supervisées demeurent la référence sur tout ce qui touche de près ou de loin les producteurs et la forêt privée.

Enfin, il a été un ardent défenseur de l’action syndicale pour corriger les évidentes imperfections de marchés que subissent les producteurs acéricoles et forestiers. À titre de directeur général adjoint des Producteurs et Productrices acéricoles du Québec, il a implanté, entre 2003 et 2006, le système de contingentement de la production de sirop d’érable toujours en vigueur aujourd’hui. Comme directeur général de la FPFQ, il a mis de l’avant les potentiels d’approvisionnement des usines en provenance de la forêt privée, notamment par le calcul et le suivi des possibilités de récolte forestière. Il a aussi obtenu des mesures législatives et administratives pour mieux protéger les parts de marchés pour les producteurs de la forêt privée, lors des révisions successives du régime forestier québécois. Et c’est sans compter son travail de soutien aux syndicats de producteurs forestiers souhaitant mieux organiser les conditions de vente du bois aux usines de produits forestiers.

« En syndicalisme, aucune vision ne se matérialise sans la confiance des membres dans l’action de l’organisation et la présence d’une équipe compétente et dédiée à sa mission. J’ai eu la chance dans ma carrière de pouvoir compter sur les deux », a mentionné M. Marc-André Côté à la réception de son prix.

Ingénieur forestier et titulaire d’un doctorat en politique forestière, M. Côté est reconnu pour sa créativité, sa rigueur, sa persévérance et sa capacité à synthétiser des enjeux éminemment complexes. Depuis 2020, il poursuit sa carrière à l’Union des producteurs agricoles en tant que directeur général des fiducies agricoles UPA-Fondaction et REM, où il a établi un modèle de fiducies foncières visant à préserver des terres agricoles menacées par un changement de vocation.

Le prix Henri-Paul-Gagnon

Le prix Henri-Paul-Gagnon est décerné annuellement à une personne ayant contribué de façon exceptionnelle à la vie syndicale dans le secteur de la forêt privée. Institué en 2010, le prix est attribué à la mémoire de M. Henri-Paul Gagnon, originaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean, président fondateur de la Fédération en 1970.

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Régime forestier – Un pas en avant pour les producteurs forestiers, mais le sol demeure friable

Longueuil, le 30 avril 2025. – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) prend acte du projet de nouveau régime forestier déposé par la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Mme Maïté Blanchette Vézina. S’il présente plusieurs mesures intéressantes et constructives, la FPFQ émet certaines réserves et offre sa collaboration pour l’améliorer afin de répondre pleinement aux attentes des producteurs.

La FPFQ est satisfaite que la ministre ait introduit dans l’objet de la loi le concept de favoriser la contribution de la forêt privée à l’approvisionnement des usines de transformation du bois. Cet ajout témoigne d’une volonté de miser sur le grand potentiel des boisés des 162 900 propriétaires forestiers du Québec et démontre une réelle volonté d’inclure la forêt privée au cœur du régime forestier renouvelé. Toutefois, elle regrette que la ministre ne renforce pas le principe de résidualité, obligeant le ministère à privilégier l’achat de bois des forêts privées par les usines avant d’octroyer des volumes résiduels des forêts publiques.

« Si la volonté du gouvernement est de miser sur le potentiel de la forêt privée, il est impératif que ce principe soit amélioré pour nous garantir un accès aux marchés, tant dans les périodes creuses que fastes d’un cycle économique », a indiqué le président de la FPFQ, M. Gaétan Boudreault.

Qui plus est, la transformation radicale de la gestion des forêts publiques pourrait avoir une incidence sur la concurrence livrée par l’État aux producteurs. Pensons à l’octroi des licences d’aménagement forestier à l’industrie forestière pour une période de 10 ans, rendant la reddition de compte laborieuse quant au respect de la résidualité par les détenteurs de licences. Ou bien aux mécanismes d’établissement des redevances sur le bois des forêts publiques qui demeurent pour l’instant nébuleux et à la discrétion du ministère qui abolit le Bureau de mise en marché des bois. Pour M. Gaétan Boudreault, « le principe de la résidualité ne peut reposer uniquement sur une consultation lors de l’établissement de droits forestiers conférés aux industriels, il doit aussi s’appuyer sur la vente de bois des forêts publiques à un juste prix respectant les conditions de coût de production en forêt privée ».

Cependant le nouveau régime forestier répond à deux attentes significatives pour les producteurs forestiers. Premièrement, il prévoit simplifier l’environnement réglementaire des producteurs en transférant la responsabilité de la réglementation sur l’aménagement des forêts privées des municipalités locales vers les MRC. Ce changement permettra de faciliter les échanges entre les acteurs du monde municipal et forestier afin d’harmoniser le cadre réglementaire. Deuxièmement, la ministre introduit une clause lui permettant de diminuer les volumes de bois récoltés en forêt publique advenant qu’une perturbation entraîne la destruction de massifs forestiers en forêt privée. Même si le mécanisme réglementaire nous semble complexe, l’objectif est de permettre une récupération plus rapide et significative de bois en perdition des forêts privées, sans risquer d’engorger les marchés.

« Ces deux éléments devraient favoriser l’environnement d’affaires des producteurs forestiers. Il s’agit d’un pas en avant pour les producteurs forestiers, mais le sol demeure friable. C’est pourquoi nous avons signifié notre intérêt à prendre part aux consultations particulières afin d’offrir notre collaboration aux parlementaires pour améliorer le prochain régime forestier », a conclu M. Gaétan Boudreault.

La forêt privée québécoise appartient à 162 900 individus, familles et entreprises. Tour à tour, ces propriétaires fournissent environ un cinquième de l’approvisionnement en bois rond de l’industrie forestière québécoise. Les activités sylvicoles effectuées en forêt privée et la transformation du bois qui y est récolté génèrent des revenus annuels de 4,7 G$ et près de 24 300 emplois.

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Une fausse solution pour les producteurs

COMMUNIQUÉ

Pour diffusion immédiate

Une fausse solution pour les producteurs

 La Pocatière, le 28 janvier 2025. – Le Syndicat des producteurs de bois de la Côte-du-Sud (SPBCS), la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) et l’Union des producteurs agricoles (UPA) souhaitent dénoncer les agissements d’organisations vouées à appauvrir les producteurs de bois en faisant obstruction à leur désir de négocier collectivement leurs conditions de mise en marché du bois de sciage.

« Au cours des dernières années, le SPBCS a ramé contre vents et marées pour moderniser la mise en marché du bois de sciage sur le territoire de la Côte-du-Sud selon les dispositions de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche. La volonté démocratique des producteurs de laisser au syndicat le soin de négocier collectivement les conditions de mise en marché s’est depuis le début heurté aux industriels forestiers et à leur association accréditée pour les représenter, le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), qui par différentes tactiques dilatoires ont cherché à bloquer puis à ralentir la mise en application d’un nouveau règlement de mise en marché. Cela frôle l’acharnement », a déclaré le président de la FPFQ, Gaétan Boudreault.

Rappelons que la décision 12673 de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec, rendue le 26 juillet 2024, reconnaissait l’effort de consultation du SPBCS et lui donnait raison en approuvant le Règlement sur l’agence de vente du bois de sciage et déroulage des producteurs de bois de la Côte-du-Sud et fixait son application le 1er février 2025. Or, le 14 janvier, le CIFQ demandait à la Régie de reporter sa mise en vigueur au 1er juillet 2025.

Le président de la FPFQ déplore également que « chaque jour où l’entrée en vigueur du Règlement et d’une convention négociée est reportée constitue une perte matérialisée pour les producteurs et un gain pour les industriels, alors que le but ultime de cette Loi est justement d’établir un rapport économique et équitable entre les acteurs d’un marché. »

« Encore plus déplorable est l’attitude d’une organisation de producteurs dont la représentativité n’a pas été reconnue et d’une poignée d’entreprises collectives appartenant à des propriétaires forestiers qui revendiquent le droit de poursuivre leurs opérations selon le modèle de mise en marché actuel, au fi de la volonté des producteurs qu’ils invoquent représenter. Serait-ce parce que cette minorité bénéficie du statu quo sur le dos de centaines de producteurs? », a évoqué le président du SPBCS, Pierre Lemieux. À cet effet, la décision 12673 de la Régie mentionnait entre autres que, contrairement au syndicat, ces opposants n’ont pas l’obligation d’assurer la transparence à laquelle les producteurs peuvent s’attendre ni la prétention de représenter l’ensemble des producteurs avec lesquels ils font affaire.

« Aujourd’hui, ces opposants proposent publiquement une fausse solution pour régler le litige puisqu’elle ne fait pas écho aux demandes des producteurs et qu’elle cristallisera l’état d’appauvrissement d’une grande majorité d’entre eux. Je me désole évidemment de l’impact économique de la fermeture des sentiers de motoneige de la Côte-du-Sud par les opposants à notre projet. Toutefois, je suis sûr que les citoyens, motoneigistes et entreprises dépendantes comprendront qu’il est aussi grand temps pour les producteurs de trouver solution à leur propre enjeu économique », a renchéri Pierre Lemieux.

« Les industriels forestiers ont eu suffisamment de temps pour se préparer et en arriver à une position raisonnée. Ils doivent maintenant mettre fin à leur attitude réfractaire, inacceptable et contraire à l’atteinte d’un rapport économique juste et équitable entre tous les acteurs du marché. Les producteurs ont fait leur part en franchissant chacune des étapes requises ces dernières années. Ils ont maintenant toute la légitimité requise pour aller de l’avant avec cette modernisation validée par toutes les autorités compétentes, incluant la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec », a pour sa part déclaré le premier vice-président de l’UPA, Paul Doyon.

En terminant, les trois représentants réclament aux gouvernements un engagement ferme visant à « protéger le droit des producteurs agricoles et forestiers de se doter d’outils de mise en marché collectif » alors qu’une refonte du régime forestier est envisagée au Québec et que le président Trump accroît la pression pour renégocier en sa faveur les ententes commerciales liant les États-Unis et le Canada.

Consulter la décision 12673 de la Régie concernant la Demande d’approbation du Règlement sur l’agence de vente du bois de sciage et de déroulage des producteurs de bois de la Côte-du-Sud.

 À propos du Syndicat des producteurs de bois de la Côte-du-Sud

Le Syndicat des producteurs de bois de la Côte-du-Sud est un organisme à but non lucratif qui est chargé de l’administration du Plan conjoint des producteurs de bois de la Côte-du-Sud, soit 3 000 producteurs de bois actifs et 315 200 hectares de forêt privée productive dans plus de 50 municipalités. Il est un office de mise en marché au sens de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche, un syndicat professionnel en vertu de la Loi sur les syndicats professionnels et il est un syndicat spécialisé au sens de la Loi sur les producteurs agricoles.

 À propos de la Fédération des producteurs forestiers du Québec          

La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 134 000 propriétaires forestiers du Québec qui contribuent au développement des communautés rurales par une gestion active de leurs boisés. L’action régionalisée de ses 13 syndicats ou offices de producteurs forestiers affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

À propos de l’Union des producteurs agricoles

L’Union des producteurs agricoles est une organisation professionnelle qui a pignon sur rue dans chaque région du Québec. Sa mission principale est de promouvoir, défendre et développer les intérêts des 41 000 producteurs agricoles et des 134 000 propriétaires forestiers québécois. L’Union regroupe aujourd’hui 12 fédérations régionales et 25 groupes spécialisés.

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Renseignements :                

Vincent Miville, ing.f., M. Sc.
Directeur général
Fédération des producteurs forestiers du Québec
450 679-0540, poste 8201
vmiville@upa.qc.ca      foretprivee.ca

Les tarifs douaniers américains nuiront aux 450 000 propriétaires forestiers du Canada

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
LE 9 DÉCEMBRE 2024

 

OTTAWA, ON– De nouveaux tarifs douaniers américains nuiraient à environ un demi-million de propriétaires forestiers canadiens. Plusieurs possèdent de petits lots et sont déjà aux prises avec de nouvelles taxes et règlements, des feux de forêt et des marchés affaiblis. Les propriétaires forestiers canadiens représentent 20 % de la production forestière du Canada. Les tarifs douaniers ne nuiront pas seulement aux propriétaires forestiers; les travailleurs, les communautés et les consommateurs en ressentiront les effets des deux côtés de la frontière.

 

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