Des initiatives de valorisation du bois de frêne profitables pour les municipalités

Montréal, le 14 juillet 2017. – Le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) et le Jour de la Terre (JDLT), en collaboration avec la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ), ainsi que le Regroupement des récupérateurs et des recycleurs de matériaux de construction et de démolition du Québec (3R MCDQ), présentent un bilan positif des premières initiatives de valorisation du bois de frêne dans le cadre du programme On Frêne! de la grande région de Montréal. Le bilan révèle qu’une valeur ajoutée pour les municipalités peut résulter de la transformation du bois des arbres infestés.

on frene_fpfq

Le programme On Frêne!, lancé en 2015 met pour la première fois en relation les municipalités avec les spécialistes de la valorisation, partenaires du programme. Les municipalités ont l’opportunité d’acheminer le bois abattu à l’industrie forestière pour assurer une gestion optimale du bois infesté en commençant par éviter la création de nouveaux déchets. De cette manière, des produits à valeur ajoutée sont également créés, tout en générant des revenus potentiels pour les municipalités.

Conflit du bois d’œuvre : 455 000 propriétaires de boisés canadiens revendiquent l’urgence d’obtenir une exemption pour leur bois rond

Longueuil, le 11 juillet 2017. Alors qu’une entente négociée pourrait mettre fin au conflit du bois d’œuvre dans les prochains mois, la Fédération canadienne des propriétaires de boisés (FCPB) tient à rappeler qu’elle revendique une exemption pour le bois rond provenant des forêts privées dans le futur accord du bois d’œuvre liant le Canada et les États-Unis.

Selon M. Peter deMarsh, président de la FCPB, « la gestion des forêts privées canadiennes n’est pas la source des récriminations opposant le Canada et les États-Unis dans le différend sur le bois d’œuvre. Or, il est paradoxal de constater que les propriétaires forestiers canadiens subissent un dommage collatéral dans ce conflit alors que leur volume et le prix du bois rond chutent. Pourtant, ces propriétaires de boisés incarnent l’essence même des revendications américaines. La solution que nous proposons est cohérente dans la mesure où le modèle que nous représentons est le même que celui en vigueur aux États-Unis ».

En effet, la situation des 455 000 propriétaires forestiers canadiens s’apparente à celle vécue par les 10 millions de propriétaires forestiers américains. Les propriétaires forestiers des deux côtés de la frontière ont des motivations similaires, ils bénéficient d’aide financière pour réaliser des travaux sylvicoles particuliers exigés par leurs sociétés respectives, et ils œuvrent dans un environnement commercial analogue où ils doivent négocier des conditions de vente satisfaisantes pour leur bois rond.

En tout, la FCPB a identifié 10 arguments permettant d’appuyer ses revendications pour une exemption pour le bois des forêts privées canadiennes et américaines. Par exemple, les propriétaires forestiers cessent de vendre du bois lorsque le prix offert ne satisfait pas leur attente.

« Le bois d’œuvre canadien produit à partir de bois rond de forêts privées, dont la traçabilité est démontrée, devrait être exempt de taxes et quotas. Le gouvernement fédéral doit absolument défendre notre modèle d’affaires afin que les propriétaires canadiens de boisés ne fassent pas les frais du conflit en voyant leurs conditions de mise en marché du bois rond s’effriter », a tenu à rappeler M. deMarsh.

La FCPB invite les représentants des médias, du gouvernement et les personnes intéressées par le conflit du bois d’œuvre à consulter les documents suivants :

Présentation de la FCPB (Prezi)
10 arguments pour exempter les bois des forêts privées dans l’accord sur les exportations de bois d’œuvre
(Naviguez dans la présentation avec les flèches en bas de votre écran ou librement en cliquant directement sur les disques.)

Mémoire de la FCPB
10 arguments en faveur d’une exemption pour les bois des forêts privées dans le futur accord sur les exportations de bois d’œuvre aux États-Unis
 

Forêts de chez nous PLUS de la FPFQ
10 arguments pour exempter les bois des forêts privées dans l’accord sur les exportations de bois d’œuvre

À propos de la Fédération canadienne des propriétaires de boisés
La Fédération canadienne des propriétaires de boisés regroupe les associations provinciales de propriétaires forestiers représentant 455 000 familles à travers le pays. Elle fait la promotion d’une gestion durable des ressources forestières pour générer des bénéfices économiques, sociaux et environnementaux dans les communautés rurales du Canada. Le site Web peut être consulté au www.cfwo-fcpb.org. La Fédération regroupe les organismes suivants : Federation of British Columbia Woodlot Associations, Woodlot Association of Alberta, Woodlot Association of Manitoba, Ontario Woodlot Association, Fédération des producteurs forestiers du Québec, New Brunswick Federation of Woodlot Owners, Federation of Nova Scotia Woodland Owners et PEI Woodlot Owners Association.

 -30-

Pour plus de renseignements :

   
Canada Peter deMarsh

Président
Fédération canadienne des propriétaires de boisés
grandpic@nbnet.nb.ca

Québec  Marc-André Côté

Directeur général
Fédération des producteurs forestiers du Québec
450 679-0530, poste 8201
macote@upa.qc.ca

Lire les couvertures médiatiques.

Bilan du 48e congrès: les propriétaires forestiers doivent être au cœur de la politique forestière nationale

Saguenay, le 1er juin 2017. – Les discussions tenues dans le cadre du 48e congrès de la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) ont mis en évidence l’apport crucial des bois des forêts privées dans l’approvisionnement de l’industrie forestière.

IMG_3757« Aujourd’hui, 17 % des approvisionnement des usines de produits forestiers proviennent des forêts privées québécoises. Si l’on ajoute les achats en provenance des forêts privées de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et des États-Unis, ce pourcentage avoisine les 32 % », a déclaré M. Pierre-Maurice Gagnon, réélu à la présidence de l’organisation qui représente les propriétaires et producteurs forestiers du Québec.

Toutefois, les conférenciers entendus dans le cadre du congrès ont insisté sur plusieurs éléments qui devront être rapidement considérés pour améliorer notre politique forestière afin d’utiliser le plein potentiel sylvicole des forêts privées.

  • L’agrandissement et la construction d’usines pour transformer des produits de la forêt qui trouvent difficilement preneur sur les marchés, tels les bois résineux de faibles dimensions, apparaissent comme une nécessité. « La rentabilité des opérations forestières est grandement influencée par la possibilité de trouver des marchés pour toutes les essences et parties de l’arbre », a insisté M. Gagnon.
  • Le maintien d’un appui professionnel et financier sera essentiel, notamment pour la nouvelle génération de propriétaires forestiers. M. Gagnon a indiqué dans son discours à ses membres que « les associations de propriétaires forestiers sont mises de l’avant, partout à travers le monde, pour favoriser une plus grande mobilisation des multiples potentiels des forêts privées. Des associations de producteurs forestiers dynamiques sont ainsi un prérequis à une politique forestière nationale performante ».
  • L’adoption de réglementations municipales permettant de mieux concilier production de bois et protection de l’environnement favorisera aussi la mise en valeur du potentiel sylvicole. « La récolte de bois véhicule une image négative lorsqu’elle devrait plutôt être perçue comme une étape normale dans la production de biens aux multiples avantages écologiques », a souligné M. Gagnon.

Le congrès de la FPFQ fut l’occasion pour les délégués de toutes les régions de revendiquer une exemption pour les bois des forêts privées dans un futur accord sur les exportations de bois d’œuvre résineux aux États-Unis. « Miser davantage sur le bois des forêts privées réduira la portée des récriminations des Américains et générera les mêmes retombées liées à la transformation des bois. Toutefois, les propriétaires et producteurs ont peu d’emprise sur ce dossier dont les décisions sont prises à d’autres niveaux », a mentionné le président de la FPFQ, M. Pierre-Maurice Gagnon, à la clôture du congrès.

À propos de la FPFQ
La Fédération des producteurs forestiers du Québec est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts de 130 000 propriétaires forestiers de tous les milieux sociaux, dont 30 000 producteurs forestiers. L’action régionalisée de ses treize syndicats et offices vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée des bois en provenance de ces territoires. 

-30-

Renseignements :
Marc-André Côté
Directeur général
Fédération des producteurs forestiers du Québec
Cellulaire : 514 378-6543
macote@upa.qc.ca

Georges Fortier, lauréat 2017 du prix Henri-Paul-Gagnon

Saguenay, le 31 mai 2017. – Monsieur Georges Fortier, secrétaire-gérant du Syndicat des producteurs de bois de la Côte-du-Sud, a reçu le prix Henri-Paul-Gagnon pour avoir personnifié, tout au long de ses 34 ans de carrière, des qualités rares et recherchées pour gérer un plan conjoint de producteurs de bois. Cet honneur lui a été remis lors du banquet du 48e congrès de la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) tenu à Saguenay, le 31 mai dernier.

G Fortier_prix P-H-G réduite
M. Georges Fortier, lauréat du prix Henri-Paul-Gagnon.

« L’application de réglementations de mise en marché des bois visant des milliers de personnes exige une rigueur et une droiture afin de faciliter leur acceptabilité par les producteurs devant les respecter. Cette gestion demande aussi humilité et honnêteté pour éviter les abus de pouvoir. Georges Fortier a également su maintenir une saine séparation entre son rôle de permanent veillant à l’application de réglementations et de conventions de mise en marché, et le rôle des élus devant déterminer les orientations politiques de l’organisation », a souligné M. Pierre-Maurice Gagnon, président de la FPFQ, lors de la remise du prix.

« De nature humble et homme de terrain, M. Fortier était un leader et un excellent communicateur. À l’écoute des producteurs et ayant une bonne relation avec eux, il les a accompagnés dans l’évolution de leur organisation et dans les services qui leur étaient offerts », a conclu M. Gagnon.

Le prix Henri-Paul-Gagnon
Rappelons que le prix Henri-Paul-Gagnon est décerné annuellement à une personne ayant contribué de façon exceptionnelle à la vie syndicale dans le secteur de la forêt privée. Institué en 2010, le prix est attribué à la mémoire de M. Henri-Paul Gagnon, originaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean, président fondateur de la Fédération en 1970.

À propos de la FPFQ
La Fédération des producteurs forestiers du Québec est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts de 130 000 propriétaires forestiers de tous les milieux sociaux, dont 30 000 producteurs forestiers. L’action régionalisée de ses treize syndicats et offices vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée des bois en provenance de ces territoires.

 -30-

Renseignements : 
Josée Lalande
Agente de communication
Fédération des producteurs forestiers du Québec
450 679-0530 poste 8288 | C. 514 217-1685 | jlalande@upa.qc.ca

Lancement du nouveau contrat de récolte de bois

Longueuil, le 31 mai 2017. — La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) a profité de son 48e congrès tenu à Saguenay pour lancer un nouveau modèle de contrat de récolte de bois et de vente de droit de coupe définissant la relation d’affaires entre le propriétaire et l’entrepreneur forestier.

Avoir recours à un entrepreneur forestier est une solution pratique pour celui ou celle qui ne dispose pas du temps, de l’expertise ou de l’équipement nécessaire pour effectuer la récolte de bois sur sa propriété. Un contrat précise les obligations de chacune des parties, ce qui permet de réduire le risque de conflit ou de faciliter son règlement. D’ailleurs, une part croissante de la récolte en forêt privée se fait par le biais d’entrepreneurs forestiers.

En lien avec la planification de la récolte, les producteurs pourront, entre autres, identifier le responsable de l’obtention des permis nécessaires, définir la date du début et de la fin des travaux de récolte, délimiter l’aire de coupe représentant la superficie où seront effectués les travaux, assurer le respect des lois et règlements en vigueur, ainsi que l’application des saines pratiques d’intervention en forêt privée, exiger une police d’assurance responsabilité pour couvrir les dommages pouvant survenir et prévoir la possibilité de mettre fin au contrat en cas de mésentente entre les parties.

Les avantages d’avoir recours à un tel contrat sont :

  • d’assurer une meilleure planification des travaux;
  • de réduire les mésententes entre les propriétaires et les entrepreneurs;
  • de convenir de la répartition des coûts et des revenus;
  • de protéger la réputation des entrepreneurs de récolte;
  • de rassurer les propriétaires inquiets de s’engager dans la récolte de bois.
cover dépliant
Le nouveau dépliant de la FPFQ en lien avec le contrat de récolte de bois et la vente de droit de coupe.

Ce modèle de contrat peut devenir une référence pour améliorer les contrats existants.

Le contrat est disponible sur notre site.

Un dépliant a été produit pour tracer les grandes lignes du contrat.

De plus, ce nouvel outil vient compléter l’application prixbois.ca, le guide et les vidéos de saines pratiques qui furent récemment développés pour les producteurs forestiers québécois.

À propos de la FPFQ
La Fédération des producteurs forestiers est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts de 134 000 propriétaires forestiers de tous les milieux sociaux, dont 30 000 producteurs forestiers. L’action régionalisée de ses treize syndicats et offices vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée des bois en provenance de ces territoires.

-30-

Renseignements : 
Josée Lalande
Agente de communication
Fédération des producteurs forestiers du Québec
450 679-0530 poste 8288 | C. 514 217-1685 | jlalande@upa.qc.ca

Projet de loi sur la conservation des milieux humides et hydriques: s’allier aux propriétaires forestiers québécois plutôt que les confronter

Longueuil, 11 mai 2017. – La Fédération des producteurs forestiers du Québec  (FPFQ) a aujourd’hui comparu devant la Commission parlementaire des transports et de l’environnement pour défendre le rôle des 134 000 propriétaires forestiers québécois dans la conservation des milieux humides et hydriques. Le projet de loi propose plusieurs mesures réglementaires, mais néglige les bénéfices liés aux incitatifs financiers et aux programmes de sensibilisation pour assurer la protection de ces milieux naturels.

Selon son président, M. Pierre-Maurice Gagnon, « la vaste majorité des propriétaires forestiers gèrent leurs boisés en respectant l’environnement. Ils agissent en bon gestionnaire du patrimoine naturel, non pas pour répondre à des politiques et législations, mais en raison de la fierté qu’ils en retirent et de la volonté de transmettre, chez une majorité, leurs boisés à leurs enfants. Si on les informe adéquatement du bien-fondé des mesures de protection, les renseigne sur les pratiques à privilégier et les soutient financièrement dans des projets spécifiques de conservation, les propriétaires forestiers généreront plus de résultats que si on leur impose des restrictions légales difficiles à contrôler chez un si grand nombre ».

La Fédération des producteurs forestiers du Québec a émis 10 recommandations pour accroître la conservation des milieux humides et hydriques, dans le respect du droit de propriété, pouvant être consultées sur le site foretprivee.ca/je-m’informe/memoires.

À propos de la FPFQ
La Fédération des producteurs forestiers du Québec est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts de 134 000 propriétaires forestiers de tous les milieux sociaux, dont 30 000 producteurs forestiers. L’action régionalisée de ses treize syndicats et offices vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée des bois en provenance de ces territoires.

Renseignements:
Marc-André Côté
Directeur général
T. 450 679-0530, poste 8200
macote@upa.qc.ca 

Voir bientôt l’audition de la FPFQ en séance de commission parlementaire.

Lire le communiqué complet en version PDF.

Lire le mémoire de la FPFQ sur le projet de loi no 132.

Les « oubliés » du conflit sur le bois d’œuvre canadien

Longueuil, 20 avril 2017. – Dans l’anticipation de droits compensateurs qui seront imposés au bois d’œuvre canadien exporté aux États-Unis, la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) déplore que les dizaines de milliers de propriétaires forestiers fournissant du bois rond aux scieries fassent les frais de ce conflit. À la lumière des conflits précédents, le bois rond destiné aux scieries subira une baisse de prix pour absorber une partie des taxes qui seront imposées. Déjà, ce phénomène est amorcé par les scieurs canadiens devant se constituer une réserve financière pour des droits compensateurs qui pourraient être rétroactifs. Ces répercussions affaibliront partiellement l’impact recherché par les Américains, soit diminuer la compétitivité du bois d’œuvre canadien aux États-Unis.

La FPFQ revendique un statut distinct pour le bois provenant des forêts privées dans les négociations sur le futur accord sur les exportations de bois d’œuvre aux États‑Unis. Environ 27 % des approvisionnements en bois résineux des scieries de la province proviennent de forêts privées canadiennes ou américaines.

La situation des 450 000 propriétaires canadiens s’apparente à celle vécue par les 10 millions de propriétaires forestiers américains. Ceux-ci tentent de maximiser leur revenu lorsqu’ils récoltent ou font récolter du bois sur leurs propriétés. Puisque la majorité des propriétaires forestiers québécois ne sont pas familiers avec le marché du bois, ils se sont dotés d’associations régionales pour accroître leur pouvoir de négociation face aux industriels forestiers. « Notre modèle devrait donc être valorisé par les ententes de commerce entre nos deux pays puisqu’il s’appuie sur des mécanismes de marché », a déclaré le président de la FPFQ, M. Pierre-Maurice Gagnon.

Cette demande vise davantage que l’exemption qui fut accordée aux scieries frontalières, dans le précédent accord, où ces dernières s’approvisionnaient exclusivement de bois des forêts privées québécoises et américaines. Un mécanisme devrait être inclus dans un éventuel accord pour tenir compte du pourcentage d’approvisionnements des usines canadiennes provenant des forêts privées afin d’exempter de taxes et quotas le bois d’œuvre qui résulte de ces achats.

Pierre-Maurice Gagnon conclut qu’il s’agit d’une « solution plus que valable, car ce n’est pas la gestion des boisés des propriétaires forestiers qui est à l’origine du conflit entre les deux pays ».

À propos de la FPFQ
La Fédération des producteurs forestiers du Québec est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts de 134 000 propriétaires forestiers de tous les milieux sociaux, dont 30 000 producteurs forestiers. L’action régionalisée de ses treize syndicats et offices vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée des bois en provenance de ces territoires.

Renseignements:
Marc-André Côté
Directeur général
T. 450 679-0530, poste 8200
macote@upa.qc.ca 

Solide hausse de la production de bois chez les propriétaires forestiers québécois en 2016

Longueuil, 31 mars 2017. – La Fédération des producteurs forestiers du Québec a dévoilé les statistiques de vente de bois récolté dans les forêts privées du Québec en 2016. Entre janvier et décembre, les propriétaires et producteurs forestiers québécois ont mis en marché 6,0 Mm3 solides de bois d’une valeur de 354 M$. Il s’agit d’une septième année de hausse consécutive pour ces derniers qui ont vu le volume de vente s’accroître de 16 % par rapport à l’année 2015. Ces volumes représentent environ 17 % des approvisionnements des usines de transformation du bois du territoire.

« Le volume de bois vendu indique un retour à la normale pour une première fois depuis la crise qui a frappé le secteur forestier, il y a déjà une décennie », souligne M. Pierre-Maurice Gagnon, président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec. Du même souffle, il déplore néanmoins que « les sacrifices consentis par les propriétaires et producteurs forestiers pendant la crise forestière n’ont toujours pas été récupérés puisque le prix du bois demeure inférieur à ce qu’il était à l’époque ».

Malgré les progrès accomplis, des incertitudes planent toujours sur le secteur forestier, ce qui pourrait détériorer l’environnement d’affaires des producteurs forestiers et freiner la mise en marché du bois. Parmi ceux-ci, M. Gagnon note le conflit du bois d’œuvre aux États-Unis, l’insuffisance de budgets d’aménagement forestier comparativement aux besoins, la concurrence des forêts du domaine de l’État, l’épidémie de la tordeuse des bourgeons de l’épinette qui prend de l’ampleur, le manque d’usines de transformation du bois pour certaines catégories de produits et les réglementations municipales qui restreignent de plus en plus les activités d’aménagement forestier. La bonne nouvelle est que les gouvernements peuvent agir sur plusieurs de ces enjeux et favoriser une utilisation optimale des forêts privées dans l’économie des régions du Québec.

Consultez notre infolettre Forêt de chez nous PLUS et obtenez les statistiques régionales détaillées.

À propos de la FPFQ
La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts de 134 000 propriétaires forestiers de tous les milieux sociaux, dont 35 000 producteurs forestiers. L’action régionalisée de ses 13 syndicats et offices vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée des bois en provenance de ces territoires.

Renseignements:
Marc-André Côté
Directeur général
T. 450 679-0530, poste 8201
macote@upa.qc.ca

Budget Leitão: le gouvernement prend au sérieux l’épidémie de la tordeuse des bourgeons de l’épinette

Longueuil, 29 mars 2017. – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) est soulagée que le gouvernement provincial s’investisse dans la lutte contre l’épidémie des bourgeons de l’épinette qui ravage déjà 13 % du territoire forestier privé québécois. Le ministre des Finances, Carlos J. Leitão, a ainsi entendu les acteurs du secteur forestier en annonçant hier l’octroi de 10 M$ pour gérer les conséquences de cette épidémie. À cela s’ajoutent des fonds supplémentaires pour la production de plants forestiers.

Carlos Leitao
Carlos J. Leitão

Ces montants favoriseront la mise en œuvre d’une partie d’un vaste plan prévoyant des visites chez les propriétaires forestiers touchés, la récolte des forêts matures infestées, la protection des jeunes forêts par des arrosages d’insecticides biologiques et la plantation d’arbres pour assurer le renouvellement de la forêt.

« On compte actuellement 14 000 propriétaires forestiers de l’Abitibi-Témiscamingue, du Bas‑Saint‑Laurent, de la Côte-Nord, de la Gaspésie et du Saguenay-Lac-Saint-Jean qui subissent les conséquences de cet insecte défoliateur. D’autres régions seront bientôt touchées, car l’épidémie est en progression », a indiqué M. Pierre-Maurice Gagnon, président de la FPFQ. « L’ampleur de cette catastrophe naturelle nécessitera l’implication de tous les acteurs du secteur forestier québécois et aujourd’hui, le gouvernement du Québec répond présent. Il demeurera cependant à trouver les sommes pour réaliser le grand effort de reboisement qui est devant nous », a mis en garde M. Gagnon.

Cette annonce s’ajoute à la mesure d’étalement du revenu forestier du Budget du Québec de l’an dernier, qui permet aux propriétaires de réduire l’impact fiscal des revenus tirés de la récolte de leurs forêts attaquées par l’épidémie. Rappelons que 16 % des forêts québécoises sont détenues par 134 000 propriétaires localisés dans toutes les régions du Québec.

Pour en savoir plus sur l’épidémie : foretprivee.ca/tordeuse

À propos de la FPFQ
La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts de 134 000 propriétaires forestiers de tous les milieux sociaux, dont 35 000 producteurs forestiers. L’action régionalisée de ses 13 syndicats et offices vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée des bois en provenance de ces territoires.

Renseignements :
Marc-André Côté
Directeur général
450 679-0530, poste 8200 | C. 514 378-6543
macote@upa.qc.ca

Projet de loi no 122 : les municipalités peuvent jouer un plus grand rôle dans le développement du secteur forestier

Longueuil, 15 février 2017 – Aujourd’hui, la Fédération des producteurs forestiers du Québec comparait à l’Hôtel du parlement devant la Commission de l’aménagement du territoire pour défendre l’importance d’une intervention municipale qui favorise le développement d’une culture sylvicole chez les 134 000 propriétaires forestiers québécois.

hotel du parlementÀ cet effet, deux mesures sont proposées aux parlementaires: l’établissement d’une réglementation sur la protection du couvert forestier à l’échelle de la MRC pour mieux favoriser le dialogue entre les élus municipaux et les acteurs du secteur forestier, et la création d’une catégorie d’évaluation et de taxation municipale spécifique pour les boisés sous aménagement forestier. « L’expérience des 20 dernières années montre que les réglementations sur la protection du couvert forestier adoptées à l’échelle du territoire de la MRC favorisent davantage la conciliation entre la vocation de production des terres et la protection des paysages forestiers, que celles adoptées à l’échelle de la municipalité locale », a mentionné M. Pierre-Maurice Gagnon, président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec. « De plus, les municipalités n’ont actuellement pas la possibilité de taxer différemment les boisés sous aménagement de ceux qui ne le sont pas, ce qui nous prive d’un levier pour encourager la sylviculture », a-t-il ajouté.

Voir l’audition de la FPFQ en séance de commission parlementaire.

Lire le communiqué complet en version PDF.

Lire le mémoire de la FPFQ sur le projet de loi no 122.

?>