Budget 2026-2027 : déception pour les producteurs forestiers

Longueuil, le 19 mars 2026 – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) accueille avec déception le Budget du Québec 2026-2027 déposé hier par le ministre des Finances, M. Éric Girard. Malgré quelques annonces touchant le secteur forestier, la forêt privée et ses 162 900 propriétaires sont encore une fois laissés de côté.

Le budget mise sur les entreprises de transformation et sur la forêt publique. Pour les producteurs forestiers qui œuvrent en forêt privée, le constat est clair : le besoin d’améliorer leur environnement d’affaires n’a pas été considéré. Il s’agit d’un autre mauvais signal pour les producteurs après que leurs demandes de simplification réglementaire n’aient pas été entendues par le ministre des Ressources naturelles et des Forêts dans le cadre des amendements déposés au projet de loi n° 11.

À l’exception d’un ajustement ciblé à un programme régional déjà existant, aucune autre demande formulée par la Fédération n’a trouvé de réponse dans ce budget. Le gouvernement rate la dernière occasion concrète de reconnaître la contribution des producteurs forestiers à l’économie régionale et à l’approvisionnement en bois du secteur forestier.

« On ne peut pas affirmer soutenir les communautés forestières tout en ignorant les individus, les familles et les entreprises qui entretiennent, aménagent et mettent en valeur la forêt privée au quotidien. Ce budget est décevant pour eux », a déclaré M. Gaétan Boudreault, président de la FPFQ.

La Fédération rappelle que la forêt privée fournit une part essentielle de l’approvisionnement en bois rond de l’industrie forestière au Québec et exige des conditions plus stables, plus équitables et mieux adaptées à la réalité des producteurs. Elle entend poursuivre ses représentations pour que la forêt privée occupe enfin la place qui lui revient dans les priorités gouvernementales.

À propos de la FPFQ

La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 162 900 propriétaires forestiers du Québec qui contribuent au développement des communautés rurales par une gestion active de leurs boisés. L’action régionalisée de ses 13 syndicats ou offices de producteurs forestiers affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

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Renseignements :
Charles-Philippe Tremblay-Bégin
Conseiller aux communications et relations publiques
Fédération des producteurs forestiers du Québec
cptremblaybegin@upa.qc.ca| T. 450 679-0540, poste 8661

Crise forestière : une solution qui crée un préjudice en forêt privée

Longueuil, le 25 février 2026 – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) réagit avec consternation aux amendements déposés par le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, M. Jean-François Simard, dans le cadre de l’étude du projet de loi n° 11. Sous couvert de réforme, ces amendements modifient en profondeur les règles du marché du bois au seul bénéfice des industriels s’approvisionnant en forêt publique, et font abstraction des conséquences néfastes, directes et prévisibles pour les producteurs forestiers de la forêt privée.

Trois amendements, un même effet : changer les règles du jeu au détriment de la forêt privée

Par ces amendements, le ministre consent à d’importantes concessions aux industriels. Il propose d’abolir la redevance annuelle exigée pour sécuriser leur approvisionnement en bois des forêts publiques, envisage de revoir la tarification du bois public en fonction de la rentabilité des entreprises et de leurs conditions de marché, et met fin au système d’enchères qui constituait la seule référence indépendante pour établir la valeur marchande du bois public.

Une fois réunis, ces changements modifient l’ensemble des mécanismes de formation du prix du bois au Québec et causent un préjudice aux producteurs forestiers en forêt privée.

Le bois issu des forêts publiques deviendra mécaniquement moins cher, ce qui compromettra les conditions de mise en marché du bois provenant de la forêt privée. En abolissant le rôle de référence du Bureau de mise en Marché des bois (BMMB), le ministère élimine le seul outil permettant une lecture objective et transparente des marchés du bois. Cette décision alimente le conflit du bois d’œuvre – qui coûte déjà une fortune à la population québécoise – et inflige un préjudice sans précédent aux propriétaires forestiers qui en sont depuis longtemps déjà les victimes collatérales.

Désormais, la tarification du bois des forêts publiques ne reposera plus sur une référence de prix de marché, mais essentiellement sur le coût de production et la rentabilité industrielle des acheteurs. Or, une tarification artificiellement basse exercera une pression à la baisse sur le prix du bois en forêt privée, alors que les producteurs luttent déjà pour accéder à des marchés viables. Cette approche atypique, qui ne reconnaît que les coûts des acheteurs, ne fera qu’aggraver la situation, créant une injustice supplémentaire pour les producteurs forestiers.

Un État en position dominante sur le marché du bois

Alors que le ministère met déjà en marché 68 % du bois à partir des vastes forêts publiques du Québec, ces amendements consolideront une situation d’abus de position dominante au détriment des 162 900 propriétaires forestiers, qui assurent pourtant 21 % de l’approvisionnement en bois rond de l’industrie.

Dans un marché déjà en contraction, ces mesures fragilisent davantage le principe de résidualité qui, selon la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier (LADTF), devrait conférer au bois de la forêt publique un caractère résiduel par rapport aux autres sources d’approvisionnement, notamment la forêt privée. Cette dérive est d’autant plus préoccupante que les volumes auparavant mis aux enchères seront désormais attribués directement aux industriels, éliminant toute forme de concurrence réelle et réduisant leur incitation à s’approvisionner en forêt privée, puisqu’ils ne peuvent plus, en pratique, perdre l’accès au bois public.

Le ministère crée un préjudice envers ses propres producteurs

« On ne réformera pas le régime forestier en traitant 162 900 propriétaires forestiers comme une simple variable d’ajustement. Derrière ces chiffres, il y a des familles, des communautés rurales entières qui dépendent de la vitalité de leurs boisés. Quand le gouvernement dépose des amendements qui déstructurent les marchés du bois en forêt privée, il concurrence ses propres citoyens et leur cause un préjudice inacceptable. Cela fait des années que nous répétons le même message. Des années que nous tendons la main, sans véritable écoute. Aujourd’hui, nous ne demandons pas un privilège : nous demandons que l’État respecte ses propres engagements et cesse de nuire à ceux qu’il prétend vouloir soutenir. Le projet de loi n° 11 est encore à l’étude. L’occasion de corriger le tir est réelle. Nous demandons au gouvernement de la saisir, cette fois, avec les producteurs forestiers à la table », a déclaré Gaétan Boudreault, président de la FPFQ.

Des correctifs urgents pour rétablir l’équilibre

La FPFQ réclame des mesures immédiates pour préserver l’équilibre entre les sources d’approvisionnement. Elle demande que la tarification du bois des forêts publiques tienne compte des coûts réels de production du bois en forêt privée, comme c’était le cas avant l’introduction du système d’enchères.

De plus, le principe de résidualité doit être renforcé afin de baliser adéquatement la concurrence exercée par l’État. Cela passe par l’instauration d’un mécanisme permettant de réduire l’attribution des volumes en forêt publique lorsque des catastrophes naturelles forcent la récupération de bois en forêt privée, comme le prévoyait le défunt projet de loi n° 97. Une telle mesure devrait également pouvoir s’appliquer en période de contraction des marchés, comme lors de la présente crise forestière.

Par ailleurs, la FPFQ déplore que le ministre n’ait pas profité de son intervention pour s’attaquer à des enjeux réglementaires pourtant cruciaux en forêt privée. Lors des auditions, la Fédération avait clairement souligné l’urgence de simplifier l’environnement réglementaire, notamment en confiant aux MRC la responsabilité de réglementer l’abattage d’arbres et en instaurant une consultation obligatoire des intervenants forestiers régionaux (consulter notre précédent communiqué).

À propos de la FPFQ

La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 162 900 propriétaires forestiers du Québec qui contribuent au développement des communautés rurales par une gestion active de leurs boisés. L’action régionalisée de ses 13 syndicats ou offices de producteurs forestiers affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

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Enquête 2025 : un portrait actualisé des propriétaires forestiers québécois

Longueuil, le 23 février 2026 La Fédération des producteurs forestiers du Québec dévoile aujourd’hui les résultats de sa plus récente enquête provinciale sur les propriétaires forestiers québécois; des êtres qui demeurent méconnus, même s’ils jouent un rôle structurant pour la forêt privée, le secteur forestier et le milieu rural.

Réalisée avec le Groupe AGÉCO grâce au soutien financier du ministère des Ressources naturelles et des Forêts, l’enquête brosse un portrait des 162 900 propriétaires forestiers du Québec, qui détiennent ensemble 17 % de la forêt productive québécoise. Cette cinquième enquête, dont la première édition remonte aux années 1970, permet de suivre l’évolution de leur profil sociodémographique, de leurs motivations et de leurs comportements en ce qui a trait à la gestion de leurs boisés.

Les résultats révèlent un portrait en mouvement. Les propriétaires sont plus âgés qu’il y a dix ans, la présence des femmes s’accroît et la taille de leurs propriétés diminue. L’enquête confirme l’observation déjà mise de l’avant par l’étude précédente : la majorité des propriétaires possèdent leur forêt d’abord pour le plaisir de protéger et d’aménager un milieu naturel. Ils demeurent néanmoins actifs sur le terrain : plus des trois quarts récoltent du bois, la moitié réalise des travaux d’aménagement et près d’un tiers vend du bois à l’industrie forestière.  

« Les résultats confirment ce que nous observons sur le terrain : l’engagement des propriétaires forestiers est bien réel, mais leurs réalités ont évolué. Cette enquête nous donne les repères nécessaires pour ajuster l’accompagnement offert par l’entremise de nos syndicats et offices régionaux », a déclaré le président de la Fédération, M. Gaétan Boudreault.

Au‑delà du portrait statistique, l’étude vise à outiller les décideurs publics afin d’adapter les politiques de soutien à la mise en valeur durable de la forêt privée. L’enquête permettra de tenir compte des réalités actuelles et des préoccupations des propriétaires pour adapter les services, les programmes et l’accompagnement offerts en forêt privée.

Le résumé de l’enquête et le rapport complet sont disponibles sur foretprivee.ca.

À propos de la Fédération des producteurs forestiers du Québec 

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Fardeau réglementaire : les producteurs forestiers souhaitent des solutions plus simples pour renforcer la forêt privée

Longueuil, le 5 février 2026 La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) a participé aujourd’hui à la Commission de l’économie et du travail dans le cadre des auditions sur le projet de loi n° 11 en proposant des mesures de simplification de l’encadrement réglementaire de la forêt privée.

Les producteurs doivent composer avec une mosaïque de règlements sur l’abattage d’arbres qui varient d’une municipalité à l’autre. À cette réalité s’ajoute un contexte économique difficile, puisque le conflit du bois d’œuvre a beaucoup affaibli le marché du bois rond. Chaque délai et chaque contrainte administrative pèsent lourd sur la filière. Pour les producteurs, le projet de loi n° 11 est une occasion d’apporter des ajustements sur le terrain afin de les soutenir pendant cette période de crise.

« Nos producteurs veulent travailler en forêt, pas passer leurs journées à décoder des règlements. Et quand les règles sont floues ou contradictoires, une erreur commise de bonne foi peut coûter très cher. Simplifier, c’est permettre aux producteurs de faire ce qu’ils font de mieux : aménager durablement leurs boisés », a déclaré le président de la Fédération, M. Gaétan Boudreault.

Dans son mémoire, la FPFQ propose de confier aux MRC la responsabilité de réglementer l’abattage d’arbres et d’instaurer une consultation obligatoire des intervenants forestiers régionaux, dont les syndicats et offices de producteurs forestiers. Elle recommande également d’alléger les exigences administratives pour favoriser l’accès des producteurs au marché des crédits carbone.

« Le marché du carbone représente une possibilité réelle de soutenir les producteurs, leurs familles et toute l’économie du milieu rural alors que la crise frappe fort. Par contre, la lourdeur des conditions actuelles prive des Québécois de ces retombées. Ce sont des millions de dollars qui s’en vont chaque année aux États-Unis plutôt que de rester dans nos poches », a souligné le premier vice-président de la FPFQ, M. André Roy.

Ces propositions n’entraînent aucun coût pour l’État. La FPFQ souhaite une mise en œuvre rapide de ces solutions concrètes pour la forêt privée.

À propos de la FPFQ

La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 162 900 propriétaires forestiers du Québec qui contribuent au développement des communautés rurales par une gestion active de leurs boisés. L’action régionalisée de ses 13 syndicats ou offices de producteurs forestiers affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

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Mise à jour économique et financière du Québec: La FPFQ soulagée du prolongement de la mesure d’étalement du revenu pour les producteurs forestiers

Longueuil, le 26 novembre 2025 – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) est soulagée de la décision du gouvernement du Québec de prolonger la mesure d’étalement du revenu pour les producteurs forestiers reconnus annoncée dans la mise à jour économique et financière présentée hier par le ministre des Finances, M. Éric Girard.

Cette mesure d’étalement du revenu est essentielle pour les producteurs forestiers désavantagés par le système fiscal. En effet, plusieurs d’entre eux ne tirent pas un revenu de la vente de bois chaque année. Au contraire, la récolte se fait ponctuellement, ce qui a pour conséquence d’augmenter globalement le revenu du producteur pour une année donnée, et conséquemment d’accroître son taux marginal d’imposition. La mesure d’étalement permet de répartir ces revenus sur dix ans. Elle évite que l’impôt freine l’engagement des producteurs à aménager leur forêt et à récolter du bois. Ce dispositif sera prolongé pour une durée de deux ans et restera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2027.

« Cette mesure reconnaît les particularités de notre activité et démontre un soutien envers les producteurs forestiers. Nous invitons les producteurs à l’utiliser pleinement, afin de mieux planifier leurs travaux et de stabiliser leurs revenus dans cette période de crise », a déclaré le président de la FPFQ, M. Gaétan Boudreault.

Néanmoins, rappelons que les producteurs œuvrant en forêt privée subissent toujours d’importantes répercussions liées aux tarifs imposés par l’administration américaine. La mise à jour économique prévoit également un congé temporaire de cotisation au Fonds des services de santé en 2026 et 2027 pour les secteurs de l’agriculture, de la foresterie et de la pêche. Cette mesure allégera les coûts de main-d’œuvre dans un contexte où les tarifs de 45 % imposés sur le bois d’œuvre résineux fragilisent la filière.

« Prolonger la mesure d’étalement était une solution logique, mais il faut se rendre à l’évidence qu’elle ne réglera pas la crise du bois d’œuvre. Pour reprendre les mots du premier ministre, ce sont 30 000 emplois qui sont en jeu. Il est donc impératif d’aller plus loin et de mettre en place des mesures nettement plus ambitieuses afin de garantir la pérennité du secteur. Pour aider la chaîne d’approvisionnement à traverser cette crise, ces aides devront non seulement soutenir les producteurs forestiers, mais également les entrepreneurs et les transporteurs qui assument des obligations financières importantes liées à leurs équipements », a ajouté M. Boudreault.

La FPFQ continuera de collaborer avec le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, M. Jean-François Simard, pour s’assurer que les politiques demeurent adaptées à la réalité sectorielle de la forêt privée. À ce titre, la protection des marchés des producteurs forestiers sera déterminante pour aider le secteur à passer cette période tumultueuse.

À propos de la FPFQ

La forêt privée québécoise appartient à 162 900 individus, familles et entreprises. Tour à tour, ce sont 31 100 producteurs de la forêt privée du Québec qui fournissent environ un cinquième de l’approvisionnement en bois rond de l’industrie forestière québécoise. Les activités sylvicoles effectuées en forêt privée et la transformation du bois qui y est récolté génèrent des revenus annuels de 4,7 G$ et près de 24 300 emplois. Par l’action de ses 13 syndicats et offices affiliés, la FPFQ œuvre à la protection, à la mise en valeur et à une commercialisation ordonnée du bois issu des forêts privées.

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Comité permanent des ressources naturelles : les propriétaires forestiers réclament une pleine reconnaissance

Ottawa, le 6 novembre 2025 – Propriétaires forestiers du Canada (PFC) a comparu devant le Comité permanent des ressources naturelles de la Chambre des communes dans le cadre de son étude sur l’industrie forestière, qui est durement touchée par le conflit du bois d’œuvre. Andrew de Vries, directeur général de PFC, et Vincent Miville, vice-président de PFC et directeur général de la Fédération des producteurs forestiers du Québec, y ont présenté des recommandations visant à mieux reconnaître le rôle stratégique des propriétaires forestiers et de la forêt privée au Canada.

PFC représente 480 000 propriétaires forestiers qui détiennent 10 % des forêts aménagées du Canada, mais qui assurent 20 % de la production de bois au pays. Ils approvisionnent l’industrie forestière, contribuent à l’économie des régions et fournissent des services environnementaux essentiels aux communautés rurales.

« La méconnaissance de la réalité des forêts privées demeure dans l’angle mort des politiques forestières et commerciales du Canada. Par conséquent, les programmes de soutien tiennent trop peu compte de la contribution essentielle des propriétaires forestiers », explique Andrew de Vries.

La promesse du gouvernement Carney d’investir 1,2 G$ pour soutenir la construction résidentielle et diversifier le marché du bois d’œuvre représente un geste important pour l’industrie forestière. Toutefois, cette annonce laisse de côté le reste de la chaîne d’approvisionnement, car elle ne prévoit aucun soutien pour les propriétaires de forêts privées, les entrepreneurs forestiers et les travailleurs sylvicoles. Des mesures ciblées, comme la prévention des feux de forêt et l’entretien des peuplements, contribueraient directement à une gestion durable des forêts et réduiraient les impacts à court terme pour ces acteurs, ainsi que pour les pépinières et les autres intervenants concernés.

« Nous déplorons par ailleurs le retrait, dans le dernier budget fédéral, du programme de plantation de deux milliards d’arbres. Nous recommandons que ce programme soit réorienté afin d’inclure la prévention des feux de forêt et le reboisement des secteurs touchés par les feux, le verglas et les vents violents », ajoute Andrew de Vries.

Le conflit du bois d’œuvre affecte durement tout le secteur et les propriétaires forestiers en subissent directement les contrecoups. Bien que les droits imposés par les États-Unis visent à sanctionner les redevances de coupe sur le bois des forêts publiques, ils créent un environnement défavorable pour tous ceux qui vendent du bois rond.

« Les propriétaires forestiers sont des victimes collatérales du conflit du bois d’œuvre, mais ils échappent à toute forme d’aide sectorielle, sans accès aux mêmes leviers de soutien que les travailleurs ou les industriels », résume Vincent Miville.

Pour renverser la tendance à l’oubli, PFC recommande notamment de :

  • Négocier un accord sur le bois d’œuvre prévoyant une exemption de tarifs et de quotas pour le bois d’œuvre produit à partir de bois rond issu des forêts privées puisqu’il provient de transactions commerciales entièrement privées, sans subventions publiques ni fixation administrative du prix;
  • Renforcer l’expertise du Service canadien des forêts sur la réalité et le potentiel des forêts privées pour qu’elles soient mieux prises en compte lors du développement de politiques publiques;
  • Mettre en place un régime d’épargne et d’investissement sylvicole personnel afin de permettre aux propriétaires de mettre de côté, dans un compte à imposition différée, les revenus tirés de la vente de bois et de stimuler les investissements en sylviculture;
  • Assurer la protection des droits des propriétaires de forêts privées lors des négociations sur les revendications des Premières nations et dans l’élaboration de lois fédérales.

Les représentants de PFC ont également insisté sur la nécessité d’un meilleur arrimage entre les politiques fédérales et provinciales, ainsi que sur une consultation systématique des propriétaires forestiers dans l’élaboration des politiques publiques. « Collaborer avec les propriétaires forestiers est essentiel pour renforcer la résilience et le plein potentiel du secteur forestier canadien », a conclu de Vries.

PFC invite le gouvernement fédéral à adopter une approche inclusive et prévisible reconnaissant pleinement la contribution de la forêt privée à la vitalité des régions et à la souveraineté économique du Canada.

www.forestowners.ca

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Réaction des producteurs forestiers au retrait du projet de loi 97 sur la réforme du régime forestier

Longueuil, le 26 septembre 2025 – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) a pris connaissance de la décision du premier ministre François Legault d’abandonner le projet de loi 97 visant à réformer le régime forestier et demande que la relance des consultations inclue explicitement les producteurs forestiers ainsi que les différents acteurs de la forêt privée.

« Il est regrettable que le nouveau régime forestier soit relégué sur la voie d’accotement en raison des dissensions visant la gestion de la forêt publique, car le projet de loi 97 proposait certaines solutions plus consensuelles et intéressantes en forêt privée », a déclaré Gaétan Boudreault, président de la FPFQ.

La FPFQ recommande au ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Jean-François Simard, de conserver deux avancées du projet de loi 97. L’uniformisation à l’échelle des MRC des règlements visant la protection du couvert forestier en forêt privée répond à l’impératif de simplifier l’environnement réglementaire. Autrement, l’établissement d’un mécanisme permettant au ministère de diminuer les volumes récoltés en forêt publique advenant qu’une perturbation en forêt privée entraîne la destruction de massifs forestiers, et ce dans le but d’assurer une récupération accélérée du bois en péril sans déstabiliser les marchés, mériterait aussi d’être adopté. Un tel mécanisme témoignerait de l’ouverture du gouvernement à faire avancer le principe de la résidualité, qui confère un caractère « résiduel » au bois de la forêt publique par rapport aux autres sources d’approvisionnement dans l’établissement des scénarios d’approvisionnement des usines de transformation du bois, afin que la concurrence du gouvernement à l’égard des producteurs forestiers soit à tout le moins balisée.

« Notre objectif demeure l’adoption d’un régime forestier clair, prévisible et équitable qui préserve les perspectives de mise en marché pour les producteurs, encourage la mise en valeur des forêts privées et répond aux attentes des citoyens en matière de retombées économiques et de conservation. Néanmoins, certaines solutions pour la forêt privée pourraient être adoptées à plus brève échéance considérant le contexte économique marqué par le conflit du bois d’œuvre », a ajouté M. Boudreault.

La FPFQ est déterminée à travailler de concert avec le gouvernement, le ministre Simard et l’ensemble des parties prenantes pour mettre en place des solutions adaptées aux réalités de la forêt privée.

Consulter le mémoire de la FPFQ sur le PL97

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Nouveau leadership au ministère des Ressources naturelles et des Forêts

Longueuil, le 10 septembre 2025 – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) souhaite la bienvenue à M. Jean-François Simard, nouveau ministre des Ressources naturelles et des Forêts.

« Nous saluons la nomination de M. Jean-François Simard et espérons qu’il saura reconnaître l’importance stratégique de la forêt privée dans l’économie forestière québécoise. La FPFQ offre sa collaboration au nouveau ministre afin de travailler sur des politiques qui miseront sur les multiples potentiels de la forêt privée et mettront à profit les actifs, le savoir-faire et le dynamisme des 162 900 propriétaires forestiers québécois », a déclaré M. Gaétan Boudreault, président de la FPFQ.

La FPFQ identifie plusieurs priorités pour le nouveau ministre. D’abord, il s’avère crucial d’améliorer la cohérence de la réglementation municipale afin de faciliter la production de bois en forêt privée, comme sa prédécesseuse l’a identifié dans le projet de nouveau régime forestier. Puis, il faut améliorer certaines dispositions de la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier pour s’assurer que l’industrie forestière s’approvisionne prioritairement en bois issu des forêts privées, conformément à l’esprit de la loi qui attribue un caractère résiduel au bois provenant des forêts publiques.

Par ailleurs, la FPFQ appelle à une vigilance accrue face à la détérioration du marché du bois rond alors que les fermetures d’usines se succèdent. Le contexte fragilise la situation financière des producteurs forestiers et de l’ensemble de leurs sous-traitants œuvrant en forêt privée. Si cette situation devait se prolonger, des mesures de soutien ciblées devront être envisagées pour éviter des pertes irréversibles dans le secteur.

« La Fédération offre sa collaboration à M. Jean-François Simard afin de soutenir les producteurs forestiers et d’assurer la vitalité du secteur forestier québécois. Nous tenons également à remercier Mme Maïté Blanchette Vézina pour son leadership et son engagement envers les producteurs forestiers et la forêt privée au cours des trois dernières années. Son écoute et sa sensibilité aura permis de faire avancer plusieurs dossiers importants et nous espérons que son successeur pourra en faire autant », a ajouté le président M. Gaétan Boudreault.

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Annonce de Mark Carney pour soutenir l’industrie forestière : Un investissement majeur, mais la forêt privée est encore oubliée

Longueuil, le 7 août 2025 – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) salue les investissements annoncés par le gouvernement fédéral pour soutenir l’industrie du bois d’œuvre, mais déplore l’oubli des producteurs forestiers dans les mesures proposées.

Le 5 août, le premier ministre Carney a dévoilé un plan de 1,2 G$ visant à relancer l’économie forestière dans un contexte de tensions commerciales avec les États-Unis, où les droits sur le bois d’œuvre canadien ont récemment doublé. Ottawa souhaite miser sur la construction résidentielle en bois, la diversification des marchés et le perfectionnement des travailleurs pour soulager le secteur. Il s’agit d’une annonce significative, mais la FPFQ déplore que les producteurs forestiers demeurent ignorés, tout comme leurs fournisseurs, dont les entrepreneurs forestiers et les transporteurs de bois.

Les producteurs en amont dans la filière sont pourtant parmi les premières victimes collatérales des représailles tarifaires américaines. La Fédération rappelle que l’imposition de droits tarifaires diminue la capacité d’achat du bois par les scieries au détriment des producteurs, quand elle ne ferme pas tout bonnement leurs marchés. Pourtant, les producteurs ne bénéficient d’aucun régime de compensation, ni de mécanismes de sécurité sociale adaptés à leur réalité.

« Il est regrettable que les mesures ne viennent pas en aide aux producteurs œuvrant en forêt privée, qui sont des victimes collatérales de représailles visant les redevances perçues sur le bois récolté en forêt publique. Les producteurs sont pris dans un conflit qui ne les concerne pas, sans accès aux soutiens offerts au reste de la filière. Cette injustice doit être corrigée » a déclaré le président de la FPFQ, M. Gaétan Boudreault.

La FPFQ réclame une reconnaissance du rôle stratégique de la forêt privée dans l’approvisionnement du secteur forestier canadien ainsi qu’un accès équitable aux mesures d’aide qui en découlent. De plus, elle revendique que le bois d’œuvre produit avec du bois issu des forêts privées soit exempté de taxes et quotas dans toute future entente sur le bois d’œuvre. La FPFQ réitère sa volonté de collaborer avec le gouvernement pour bâtir une filière forestière plus robuste, durable et équitable.

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M. Vincent Miville, ing.f., M. Sc.
Directeur général
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Bilan du congrès de la FPFQ, les producteurs forestiers réunis pour discuter de l’avenir du régime forestier

Longueuil, le 9 juin 2025. – Lors de leur congrès annuel tenu à Trois-Rivières les 29 et 30 mai, les délégués des producteurs forestiers de toutes les régions du Québec se sont réunis pour échanger sur l’avenir de la forêt privée et réclamer un nouveau régime forestier qui protège leurs parts de marché.

La modernisation du régime forestier change drastiquement la manière de gérer la forêt québécoise. Pour les producteurs, cela transforme la concurrence qui leur est livrée, car les volumes de bois récoltés en forêt publique et les redevances perçues par le gouvernement ont une incidence concrète sur les marchés du bois. Rappelons qu’en 2023, les forêts publiques ont assuré 68 % des approvisionnements en bois rond de l’industrie forestière du Québec, comparativement à 21 % pour les forêts privées.

Lors de leur assemblée générale, les producteurs ont souhaité l’adoption d’un nouveau régime forestier qui renforce le principe de résidualité. « En théorie, ce principe veut que les allocations de bois des forêts publiques soient restreintes pour laisser une part de marché aux producteurs forestiers, mais son application fait défaut » selon le président de la FPFQ, M. Gaétan Boudreault. Notons que ce dernier a reçu la confiance des producteurs pour s’atteler à ce chantier puisqu’il a été réélu par acclamation à la présidence de la FPFQ pour un mandat de deux ans.

Consultations particulières sur le projet de loi n° 97
Moment fort du congrès, la FPFQ a participé le 29 mai aux consultations particulières sur le projet de loi n° 97, Loi visant principalement à moderniser le régime forestier. Lors de l’audience publique, les représentants de la FPFQ ont porté la voix des 162 900 propriétaires et producteurs forestiers du Québec afin qu’ils ne soient pas les remarquables oubliés du nouveau régime forestier.

Bien qu’ils reconnaissent la volonté de la ministre des Ressources naturelles et des Forêts de simplifier l’environnement réglementaire des producteurs en transférant aux MRC la responsabilité de réglementer l’aménagement des forêts privées, les producteurs forestiers ont insisté sur la nécessité de renforcer le principe de la résidualité afin d’instituer un climat d’affaires plus favorable.

La FPFQ propose que l’on subordonne au bois des forêts privées toute attribution de bois des forêts publiques. Le ministère des Ressources naturelles et des Forêts devrait également adopter un levier pour moduler à la baisse l’offre de bois des forêts publiques lorsque survient une baisse de la demande, ce qui est particulièrement important dans un contexte de guerre tarifaire. De plus, elle souhaite que les redevances sur le bois des forêts publiques respectent la structure de coût de production des forêts privées.

« C’est d’abord une question d’équité envers ses propres citoyens, mais c’est aussi une nécessité si l’on souhaite que les producteurs génèrent des revenus et investissent dans leurs forêts afin de léguer des boisés sains et productifs aux prochaines générations », a affirmé le M. Boudreault.

 

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