Bilan du 48e congrès: les propriétaires forestiers doivent être au cœur de la politique forestière nationale

Saguenay, le 1er juin 2017. – Les discussions tenues dans le cadre du 48e congrès de la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) ont mis en évidence l’apport crucial des bois des forêts privées dans l’approvisionnement de l’industrie forestière.

IMG_3757« Aujourd’hui, 17 % des approvisionnement des usines de produits forestiers proviennent des forêts privées québécoises. Si l’on ajoute les achats en provenance des forêts privées de l’Ontario, du Nouveau-Brunswick et des États-Unis, ce pourcentage avoisine les 32 % », a déclaré M. Pierre-Maurice Gagnon, réélu à la présidence de l’organisation qui représente les propriétaires et producteurs forestiers du Québec.

Toutefois, les conférenciers entendus dans le cadre du congrès ont insisté sur plusieurs éléments qui devront être rapidement considérés pour améliorer notre politique forestière afin d’utiliser le plein potentiel sylvicole des forêts privées.

  • L’agrandissement et la construction d’usines pour transformer des produits de la forêt qui trouvent difficilement preneur sur les marchés, tels les bois résineux de faibles dimensions, apparaissent comme une nécessité. « La rentabilité des opérations forestières est grandement influencée par la possibilité de trouver des marchés pour toutes les essences et parties de l’arbre », a insisté M. Gagnon.
  • Le maintien d’un appui professionnel et financier sera essentiel, notamment pour la nouvelle génération de propriétaires forestiers. M. Gagnon a indiqué dans son discours à ses membres que « les associations de propriétaires forestiers sont mises de l’avant, partout à travers le monde, pour favoriser une plus grande mobilisation des multiples potentiels des forêts privées. Des associations de producteurs forestiers dynamiques sont ainsi un prérequis à une politique forestière nationale performante ».
  • L’adoption de réglementations municipales permettant de mieux concilier production de bois et protection de l’environnement favorisera aussi la mise en valeur du potentiel sylvicole. « La récolte de bois véhicule une image négative lorsqu’elle devrait plutôt être perçue comme une étape normale dans la production de biens aux multiples avantages écologiques », a souligné M. Gagnon.

Le congrès de la FPFQ fut l’occasion pour les délégués de toutes les régions de revendiquer une exemption pour les bois des forêts privées dans un futur accord sur les exportations de bois d’œuvre résineux aux États-Unis. « Miser davantage sur le bois des forêts privées réduira la portée des récriminations des Américains et générera les mêmes retombées liées à la transformation des bois. Toutefois, les propriétaires et producteurs ont peu d’emprise sur ce dossier dont les décisions sont prises à d’autres niveaux », a mentionné le président de la FPFQ, M. Pierre-Maurice Gagnon, à la clôture du congrès.

À propos de la FPFQ
La Fédération des producteurs forestiers du Québec est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts de 130 000 propriétaires forestiers de tous les milieux sociaux, dont 30 000 producteurs forestiers. L’action régionalisée de ses treize syndicats et offices vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée des bois en provenance de ces territoires. 

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Renseignements :
Marc-André Côté
Directeur général
Fédération des producteurs forestiers du Québec
Cellulaire : 514 378-6543
macote@upa.qc.ca

Georges Fortier, lauréat 2017 du prix Henri-Paul-Gagnon

Saguenay, le 31 mai 2017. – Monsieur Georges Fortier, secrétaire-gérant du Syndicat des producteurs de bois de la Côte-du-Sud, a reçu le prix Henri-Paul-Gagnon pour avoir personnifié, tout au long de ses 34 ans de carrière, des qualités rares et recherchées pour gérer un plan conjoint de producteurs de bois. Cet honneur lui a été remis lors du banquet du 48e congrès de la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) tenu à Saguenay, le 31 mai dernier.

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M. Georges Fortier, lauréat du prix Henri-Paul-Gagnon.

« L’application de réglementations de mise en marché des bois visant des milliers de personnes exige une rigueur et une droiture afin de faciliter leur acceptabilité par les producteurs devant les respecter. Cette gestion demande aussi humilité et honnêteté pour éviter les abus de pouvoir. Georges Fortier a également su maintenir une saine séparation entre son rôle de permanent veillant à l’application de réglementations et de conventions de mise en marché, et le rôle des élus devant déterminer les orientations politiques de l’organisation », a souligné M. Pierre-Maurice Gagnon, président de la FPFQ, lors de la remise du prix.

« De nature humble et homme de terrain, M. Fortier était un leader et un excellent communicateur. À l’écoute des producteurs et ayant une bonne relation avec eux, il les a accompagnés dans l’évolution de leur organisation et dans les services qui leur étaient offerts », a conclu M. Gagnon.

Le prix Henri-Paul-Gagnon
Rappelons que le prix Henri-Paul-Gagnon est décerné annuellement à une personne ayant contribué de façon exceptionnelle à la vie syndicale dans le secteur de la forêt privée. Institué en 2010, le prix est attribué à la mémoire de M. Henri-Paul Gagnon, originaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean, président fondateur de la Fédération en 1970.

À propos de la FPFQ
La Fédération des producteurs forestiers du Québec est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts de 130 000 propriétaires forestiers de tous les milieux sociaux, dont 30 000 producteurs forestiers. L’action régionalisée de ses treize syndicats et offices vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée des bois en provenance de ces territoires.

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Renseignements : 
Josée Lalande
Agente de communication
Fédération des producteurs forestiers du Québec
450 679-0530 poste 8288 | C. 514 217-1685 | jlalande@upa.qc.ca

Lancement du nouveau contrat de récolte de bois

Longueuil, le 31 mai 2017. — La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) a profité de son 48e congrès tenu à Saguenay pour lancer un nouveau modèle de contrat de récolte de bois et de vente de droit de coupe définissant la relation d’affaires entre le propriétaire et l’entrepreneur forestier.

Avoir recours à un entrepreneur forestier est une solution pratique pour celui ou celle qui ne dispose pas du temps, de l’expertise ou de l’équipement nécessaire pour effectuer la récolte de bois sur sa propriété. Un contrat précise les obligations de chacune des parties, ce qui permet de réduire le risque de conflit ou de faciliter son règlement. D’ailleurs, une part croissante de la récolte en forêt privée se fait par le biais d’entrepreneurs forestiers.

En lien avec la planification de la récolte, les producteurs pourront, entre autres, identifier le responsable de l’obtention des permis nécessaires, définir la date du début et de la fin des travaux de récolte, délimiter l’aire de coupe représentant la superficie où seront effectués les travaux, assurer le respect des lois et règlements en vigueur, ainsi que l’application des saines pratiques d’intervention en forêt privée, exiger une police d’assurance responsabilité pour couvrir les dommages pouvant survenir et prévoir la possibilité de mettre fin au contrat en cas de mésentente entre les parties.

Les avantages d’avoir recours à un tel contrat sont :

  • d’assurer une meilleure planification des travaux;
  • de réduire les mésententes entre les propriétaires et les entrepreneurs;
  • de convenir de la répartition des coûts et des revenus;
  • de protéger la réputation des entrepreneurs de récolte;
  • de rassurer les propriétaires inquiets de s’engager dans la récolte de bois.
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Le nouveau dépliant de la FPFQ en lien avec le contrat de récolte de bois et la vente de droit de coupe.

Ce modèle de contrat peut devenir une référence pour améliorer les contrats existants.

Le contrat est disponible sur notre site.

Un dépliant a été produit pour tracer les grandes lignes du contrat.

De plus, ce nouvel outil vient compléter l’application prixbois.ca, le guide et les vidéos de saines pratiques qui furent récemment développés pour les producteurs forestiers québécois.

À propos de la FPFQ
La Fédération des producteurs forestiers est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts de 134 000 propriétaires forestiers de tous les milieux sociaux, dont 30 000 producteurs forestiers. L’action régionalisée de ses treize syndicats et offices vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée des bois en provenance de ces territoires.

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Renseignements : 
Josée Lalande
Agente de communication
Fédération des producteurs forestiers du Québec
450 679-0530 poste 8288 | C. 514 217-1685 | jlalande@upa.qc.ca

La Fédération devient partenaire du Collectif pour une forêt durable

La Fédération des producteurs forestiers du Québec s’associe au mouvement Collectif pour une forêt durable qui vient d’être lancé dans le cadre de la campagne « Une forêt de possibilités ». Cette initiative du Conseil de l’industrie forestière du Québec a reçu une aide gouvernementale de Québec s’élevant à 2,7 M$.

Au cours des trois prochaines années, les partenaires du Collectif mettront de l’avant, dans leurs milieux et auprès de leurs publics respectifs, des activités, des initiatives particulières, des stratégies de promotion et des coups d’éclat. Ceux-ci sont destinés à mettre en valeur, dans chacune des régions et des grandes villes du Québec, le potentiel diversifié et durable du secteur forestier, ses bons coups et ses perspectives porteuses en matière d’environnement, de développement social et de retombées économiques, ce qui décuplera la portée de la campagne.

La campagne prévoit également la réalisation d’une série de capsules ludiques et informatives et des initiatives de communication branchées sur toutes les plates-formes, destinées à démontrer les nombreuses possibilités et le potentiel riche et diversifié présenté par le secteur forestier.

Plus de 40 partenaires issus des milieux social, économique et municipal du Québec, accompagnés d’intervenants du secteur forestier en provenance de toutes les régions, étaient présents pour ce coup d’envoi.

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Une partie des partenaires du Collectif pour une forêt durable.

oui _MG_0144Le premier ministre du Québec, M. Philippe Couillard, a souligné que l’investissement de son gouvernement était destiné à soutenir la mise en oeuvre de la campagne. Le Conseil de l’industrie forestière du Québec y investit 1,35 M$. Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, M. Luc Blanchette était aussi présent pour cette annonce.

Le Collectif pour une forêt durable découle d’une mobilisation sans précédent envers la forêt québécoise et son immense potentiel. D’une durée de trois ans, cette campagne est destinée à créer un sentiment de fierté et à mettre pleinement en valeur le riche éventail d’opportunités de développement offert par l’ensemble du secteur forestier québécois.

Un secteur tourné « vert » l’avenir
Comme l’indique le thème de la mobilisation, « Une forêt de possibilités », le secteur forestier, bien que confronté à des défis, demeure un domaine d’avenir innovant. Il est animé de travaux de recherche et de développement variés, allant des matériaux à haute valeur ajoutée à la recherche médicale, et est appelé à continuer à jouer un rôle structurant dans le développement environnemental, social et économique de demain.

Le secteur forestier du Québec, en raison de son approche unique axée sur la protection des écosystèmes, le soutien à la régénération naturelle du parterre et sur une mise en valeur multiusager de la ressource, fait figure de modèle. L’utilisation de bois d’ingénierie dans les grands chantiers permet de lutter concrètement contre l’émission de gaz à effet de serre en utilisant un matériau renouvelable, durable, et dont la croissance permet de capter le CO2. Quant à elle, la récolte forestière d’arbres à pleine maturité permet de prévenir les épidémies et de réduire les risques de feux de forêt.

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Le directeur général de la FPFQ, Marc-André Côté, a profité du lancement du Collectif pour une forêt durable pour discuter de dossiers avec le ministre du MFFP, Luc Blanchette.

« Des milieux ruraux aux milieux urbains, cette campagne sur la forêt agira comme un kaléidoscope montrant les visages des gens qui y vivent, en vivent et la vivent. »
Pierre-Maurice Gagnon, président
Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ)

Voir la publicité sur les pratiques forestières et celle sur les changements climatiques.


Source: CIFQ
15 mai 2017

Projet de loi 132 – Propriétaires forestiers et protection de l’environnement: alliés ou adversaires?

Au Québec, la vaste majorité des 134 000 propriétaires forestiers gèrent leurs boisés en respectant l’environnement. Ils agissent en bon gestionnaire du patrimoine naturel, non pas pour répondre à des politiques et législations, mais en raison de la fierté qu’il en retire et de la volonté de transmettre, chez une majorité, leurs boisés à leurs enfants.

Afin d’accroître l’acceptabilité des mesures législatives proposées, nous invitons le ministère du Développement durable, de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC) à suivre 10 recommandations visant à respecter le droit de propriété et à concilier la protection forestière et la protection des écosystèmes forestiers.

Recommandation 1 :
Inscrire dans le projet de loi une définition des milieux humides d’interprétation simple pour les propriétaires terriens.

Recommandation 2 :
Consulter les parties prenantes et diffuser le règlement (ou les intentions réglementaires) qui définira le niveau de risque associé aux diverses interventions pouvant s’effectuer dans un milieu humide ou hydrique sur le territoire forestier, avant de procéder à l’adoption du projet de loi 132.

Recommandation 3 :
Faire une évaluation sur le nombre de propriétaires qui seront visés par l’application de la Loi sur la conservation des milieux humides et hydriques, et en diffuser le résultat.

Pour lire la suite des recommandations et tous les détails de ce mémoire, consultez-le dans sa totalité. 


Mémoire déposé dans le cadre de la commission parlementaire des transports et de l’environnement sur le projet de loi 132 concernant la conservation des milieux humides et hydriques.
11 mai 2017

Convaincre

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Les besoins exprimés à l’État sont infinis : plus d’argent pour nos écoles, du soutien pour nos aînés, la rénovation des infrastructures routières, sans compter notre réseau de santé qui manque de ressources.

Inscrire les préoccupations des producteurs forestiers dans les priorités gouvernementales
est conséquemment une course à obstacles entre tous les groupes sociaux, qui défendent leur cause respective avec acharnement auprès d’un nombre restreint de politiciens et de hauts fonctionnaires. Au Québec, on retrouve 12 120 groupes et individus actifs au Registre des lobbyistes, qui tentent d’influencer les décisions de 25 ministres et d’une
cinquantaine de hauts fonctionnaires.

Convaincre les autorités politiques du bien-fondé de nos revendications devient un exploit qui nécessite davantage qu’un simple rapport de force. Il faut préalablement établir un consensus au sein de sa propre organisation sur les positions à défendre. Par la suite, il faut développer des arguments solides qui s’appuient sur des études rigoureuses, réunir des coalitions d’intervenants qui partagent nos convictions sur un sujet donné, et prêcher, prêcher et prêcher. En groupe, individuellement, à Québec, en région. Loin d’être négligeable, la fonction publique devra aussi croire au développement de notre secteur d’activité pour faire cheminer une idée dans
l’appareil de l’État.

Il faut se réjouir des décisions gouvernementales visant à soutenir les producteurs forestiers. Tout récemment, nos représentations ont convaincu nos dirigeants de consacrer 10 M$ à un programme d’arrosage d’insecticides biologiques pour protéger
des forêts privées qui ne peuvent être récoltées en raison de leur jeune âge, mais qui sont menacées par la tordeuse des bourgeons de l’épinette. L’an dernier, le gouvernement a accepté d’améliorer plusieurs mesures fiscales pour encourager la production forestière et la récolte de bois. Le maintien des budgets des programmes de mise en valeur des forêts privées est un autre exemple de gain dont il faut se féliciter.

Ces décisions ont demandé des années d’efforts de persuasion : 5 ans pour la lutte contre la tordeuse et 20 ans pour les mesures fiscales. Une éternité pour les producteurs forestiers à l’oeuvre sur le terrain.

Si on souhaite maintenir et améliorer le soutien de l’État, les actions à prendre sont connues. Il faudra continuer de définir des propositions qui susciteront l’intérêt des acteurs forestiers, développer des arguments qui rallieront les intervenants de toutes
les régions, et mettre sur pied des coalitions qui démontreront un consensus aux yeux des autorités politiques. Dans le monde politique d’aujourd’hui, il s’agira de mettre notre corporatisme de côté pour travailler des causes communes où chacun peut trouver son compte.

Pierre-Maurice Gagnon
Producteur et Président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

Éditorial paru dans la revue Forêts de chez nous, édition de mai 2017

La revue Forêts de chez nous – mai 2017: l’empilement du bois, de bonnes pratiques à maîtriser

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Le contenu forestier de cette parution de mai 2017:

• Éditorial du président – Convaincre
• Budget Leitão: 10 M$ pour la tordeuse
• Projet de loi no 122 : un plus grand rôle pour les municipalités
• L’empilement du bois, de bonnes pratiques à maîtriser
• Bilan de la mise en marché du bois de la forêt privée 2016
• Bien élaguer, pour une valeur ajoutée

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Amis de la forêt privée!

Au sujet de la revue
Notre revue Forêts de chez nous aborde des sujets d’intérêt pour les propriétaires forestiers soucieux de voir grandir leur patrimoine forestier. Elle porte un regard différent sur l’actualité forestière notamment par le biais des éditoriaux et des reportages.

La revue Forêts de chez nous est produite quatre fois par année en collaboration avec la Fédération des producteurs acéricoles du Québec.

Pour nous faire part d’un commentaire ou pour nous suggérer un sujet d’article, écrivez-nous !

La forêt privée chiffrée 2017

La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) vient de publier la nouvelle édition de La forêt privée chiffrée. Ce document recense les statistiques décrivant le territoire forestier privé, les propriétaires forestiers québécois, les activités d’aménagement forestier et de récolte des bois.

Ce document permet ainsi de :

forêt privée chiffrée 20171. rassembler et uniformiser les données factuelles sur la forêt privée québécoise;
2. partager la même information entre les multiples intervenants œuvrant en forêt privée;
3. établir des orientations basées sur des constats chiffrés plutôt que sur des perceptions;
4. réaliser un suivi des impacts des politiques gouvernementales affectant ce territoire.

La FPFQ souhaite, par cette initiative, démontrer l’importance de la forêt privée au Québec auprès des acteurs du développement régional, intéresser le milieu universitaire aux sujets touchant la forêt privée et fournir un contenu intéressant aux médias.

Les données permettent d’établir des tendances à l’échelle provinciale ou régionale.

Lire en totalité dans la version PDF:
Infolettre de mai 2017 – La forêt privée chiffrée 2017

Les « oubliés » du conflit sur le bois d’œuvre canadien

Longueuil, 20 avril 2017. – Dans l’anticipation de droits compensateurs qui seront imposés au bois d’œuvre canadien exporté aux États-Unis, la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) déplore que les dizaines de milliers de propriétaires forestiers fournissant du bois rond aux scieries fassent les frais de ce conflit. À la lumière des conflits précédents, le bois rond destiné aux scieries subira une baisse de prix pour absorber une partie des taxes qui seront imposées. Déjà, ce phénomène est amorcé par les scieurs canadiens devant se constituer une réserve financière pour des droits compensateurs qui pourraient être rétroactifs. Ces répercussions affaibliront partiellement l’impact recherché par les Américains, soit diminuer la compétitivité du bois d’œuvre canadien aux États-Unis.

La FPFQ revendique un statut distinct pour le bois provenant des forêts privées dans les négociations sur le futur accord sur les exportations de bois d’œuvre aux États‑Unis. Environ 27 % des approvisionnements en bois résineux des scieries de la province proviennent de forêts privées canadiennes ou américaines.

La situation des 450 000 propriétaires canadiens s’apparente à celle vécue par les 10 millions de propriétaires forestiers américains. Ceux-ci tentent de maximiser leur revenu lorsqu’ils récoltent ou font récolter du bois sur leurs propriétés. Puisque la majorité des propriétaires forestiers québécois ne sont pas familiers avec le marché du bois, ils se sont dotés d’associations régionales pour accroître leur pouvoir de négociation face aux industriels forestiers. « Notre modèle devrait donc être valorisé par les ententes de commerce entre nos deux pays puisqu’il s’appuie sur des mécanismes de marché », a déclaré le président de la FPFQ, M. Pierre-Maurice Gagnon.

Cette demande vise davantage que l’exemption qui fut accordée aux scieries frontalières, dans le précédent accord, où ces dernières s’approvisionnaient exclusivement de bois des forêts privées québécoises et américaines. Un mécanisme devrait être inclus dans un éventuel accord pour tenir compte du pourcentage d’approvisionnements des usines canadiennes provenant des forêts privées afin d’exempter de taxes et quotas le bois d’œuvre qui résulte de ces achats.

Pierre-Maurice Gagnon conclut qu’il s’agit d’une « solution plus que valable, car ce n’est pas la gestion des boisés des propriétaires forestiers qui est à l’origine du conflit entre les deux pays ».

À propos de la FPFQ
La Fédération des producteurs forestiers du Québec est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts de 134 000 propriétaires forestiers de tous les milieux sociaux, dont 30 000 producteurs forestiers. L’action régionalisée de ses treize syndicats et offices vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée des bois en provenance de ces territoires.

Renseignements:
Marc-André Côté
Directeur général
T. 450 679-0530, poste 8200
macote@upa.qc.ca 

Solide hausse de la production de bois chez les propriétaires forestiers québécois en 2016

Longueuil, 31 mars 2017. – La Fédération des producteurs forestiers du Québec a dévoilé les statistiques de vente de bois récolté dans les forêts privées du Québec en 2016. Entre janvier et décembre, les propriétaires et producteurs forestiers québécois ont mis en marché 6,0 Mm3 solides de bois d’une valeur de 354 M$. Il s’agit d’une septième année de hausse consécutive pour ces derniers qui ont vu le volume de vente s’accroître de 16 % par rapport à l’année 2015. Ces volumes représentent environ 17 % des approvisionnements des usines de transformation du bois du territoire.

« Le volume de bois vendu indique un retour à la normale pour une première fois depuis la crise qui a frappé le secteur forestier, il y a déjà une décennie », souligne M. Pierre-Maurice Gagnon, président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec. Du même souffle, il déplore néanmoins que « les sacrifices consentis par les propriétaires et producteurs forestiers pendant la crise forestière n’ont toujours pas été récupérés puisque le prix du bois demeure inférieur à ce qu’il était à l’époque ».

Malgré les progrès accomplis, des incertitudes planent toujours sur le secteur forestier, ce qui pourrait détériorer l’environnement d’affaires des producteurs forestiers et freiner la mise en marché du bois. Parmi ceux-ci, M. Gagnon note le conflit du bois d’œuvre aux États-Unis, l’insuffisance de budgets d’aménagement forestier comparativement aux besoins, la concurrence des forêts du domaine de l’État, l’épidémie de la tordeuse des bourgeons de l’épinette qui prend de l’ampleur, le manque d’usines de transformation du bois pour certaines catégories de produits et les réglementations municipales qui restreignent de plus en plus les activités d’aménagement forestier. La bonne nouvelle est que les gouvernements peuvent agir sur plusieurs de ces enjeux et favoriser une utilisation optimale des forêts privées dans l’économie des régions du Québec.

Consultez notre infolettre Forêt de chez nous PLUS et obtenez les statistiques régionales détaillées.

À propos de la FPFQ
La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts de 134 000 propriétaires forestiers de tous les milieux sociaux, dont 35 000 producteurs forestiers. L’action régionalisée de ses 13 syndicats et offices vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée des bois en provenance de ces territoires.

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