Les 2X4 qui ne profitent qu’à l’industrie

Sherbrooke, le 10 décembre 2021. – Le Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec (SPFSQ), le Syndicat des producteurs de bois de la Côte-du-Sud (SPBCS) et le Syndicat des propriétaires forestiers de la région de Québec (SPFRQ) déplorent les récentes décisions de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ) et unissent leur voix pour revendiquer la modernisation du modèle de mise en marché du bois rond vendu aux scieries.

Ils sont soutenus dans leurs efforts par la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) ainsi que par l’Union des producteurs agricoles (UPA) et ses fédérations régionales qui partagent l’indignation et le sentiment d’injustice d’une grande majorité des producteurs de ces régions devant une répartition inéquitable de la richesse générée par leurs boisés.

Rappelons qu’en mai dernier, alors que le cours du bois d’oeuvre battait des records, les producteurs du Sud du Québec recevaient à peine plus d’un dollar pour une bille de bois de 8 pieds vendue aux scieries, alors que ces dernières pouvaient vendre aux consommateurs un 2×4 issu de cette même bille à plus de 8 $. « Les prix obtenus par les producteurs accusent toujours un retard inacceptable par rapport aux prix ayant cours avant la crise forestière », a tenu à rappeler M. Pierre-Maurice Gagnon, président de la FPFQ.

Depuis quelques années, les producteurs forestiers de ces régions ont exprimé par voix démocratique le souhait que leurs organisations négocient collectivement les conditions de mise en marché du bois de sciage des producteurs forestiers, et ce, au même titre que les producteurs de six autres régions du Québec. L’objectif poursuivi est d’accroître la transparence sur le marché du bois de sciage, d’améliorer les conditions des producteurs forestiers, d’accélérer la transmission verticale de la prospérité au travers de la chaîne de valeur et de favoriser une mise en marché efficace, ordonnée, mais surtout équitable et viable pour tous les propriétaires forestiers de ces territoires.

Au cours de la dernière année, la RMAAQ a refusé catégoriquement aux producteurs forestiers du Sud du Québec ainsi qu’aux producteurs de bois de la Côte-du-Sud le droit de négocier collectivement les conditions de mise en marché du bois de sciage.

Ce refus injuste prive les producteurs forestiers de ces régions d’un moyen efficace, démocratique et légitime pour équilibrer le rapport de force permettant de négocier équitablement face à une industrie forestière toujours plus puissante, concentrée et omnipotente.

« Les hausses de prix records du bois d’oeuvre en 2020 et 2021 illustrent de façon indiscutable l’iniquité flagrante générée par le modèle de mise en marché qui a cours actuellement dans plusieurs régions du Québec. Or, ces décisions récentes constituent une amère déception et causent un niveau de frustration sans précédent chez les producteurs forestiers. Elles briment la volonté des producteurs et ternissent l’importance accordée à leurs efforts pour fournir un approvisionnement crucial à l’industrie forestière », ont déclaré MM. André Roy et Noël Dionne, respectivement présidents du SPFSQ et du SPBCS.

Quant aux propriétaires forestiers de la région de Québec, ceux-ci font actuellement face à un barrage sans relâche à la RMAAQ de la part de groupes d’intérêts résolument opposés à la mise en marché collective. Selon M. Gaétan Boudreault, président du SPFRQ, « les efforts concertés de scieurs, de grands propriétaires forestiers et d’intermédiaires pour contester ces projets collectifs occasionnent des délais et des frais considérables pour les producteurs, tout en les empêchant de profiter de l’effervescence qui a cours sur les marchés du bois d’oeuvre ».

Pourtant, 76 % des délégués des producteurs forestiers du Sud du Québec, 71 % des délégués des producteurs de bois de la Côte-du-Sud et 96 % des délégués des propriétaires forestiers de la région de Québec ont voté en faveur de ce changement de modèle de mise en marché afin que leurs syndicats respectifs négocient collectivement au nom de tous les producteurs, comme le permet depuis 65 ans la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche.

« La RMAAQ se range derrière les arguments des opposants qui s’enrichissent avec le statu quo et qui font fi de la volonté collective des producteurs. Nous sommes toutefois déterminés à ce que cette iniquité soit corrigée. Il est impératif de permettre aux producteurs forestiers l’accès qu’ils réclament à une part juste et équitable de la prospérité de l’industrie du bois d’oeuvre. Ces derniers méritent une juste rétribution des efforts consentis pendant plusieurs décennies pour produire ce bois. C’est une question de justice sociale, rien de moins », a déclaré M. Martin Caron, président de l’UPA.

« Ce refus constitue un malheureux détour, mais nous entendons relancer une consultation auprès des producteurs afin de définir un projet de mise en marché collectif qui leur sied », a déclaré le président du SPFSQ, M. André Roy. « Et nous nous attendons cette fois-ci à un résultat différent, à la mesure des attentes exprimées légitimement et démocratiquement par les producteurs », a lancé M. Noël Dionne, du SPBCS.

Rappelons qu’on retrouve 134 000 propriétaires forestiers au Québec, fournissant, à tour de rôle en fonction de l’état de leur boisé, environ 20 % des approvisionnements en bois rond des scieries, des papetières et des usines de panneaux du Québec. Les activités sylvicoles effectuées en forêt privée et la transformation du bois qui y est récolté génèrent des revenus annuels de 4,3 milliards de dollars et près de 25 000 emplois.

À propos de l’Union des producteurs agricoles
L’Union des producteurs agricoles est une organisation syndicale professionnelle qui a pignon sur rue dans chaque région du Québec. Sa mission principale est de promouvoir, défendre et développer les intérêts des 41 000 producteurs agricoles et des 134 000 propriétaires forestiers québécois. L’Union regroupe aujourd’hui 12 fédérations régionales et 25 groupes spécialisés.

À propos de la Fédération des producteurs forestiers du Québec
La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 134 000 propriétaires forestiers. Son action vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

À propos du Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec
Le Syndicat est le gestionnaire du Plan conjoint des Producteurs forestiers du Sud du Québec. Il regroupe 15 700 propriétaires de boisés dans les régions administratives de l’Estrie, de la Montérégie, du Centre-du-Québec et de Chaudière-Appalaches. Son territoire couvre 24 450 km2 (2 454 440 hectares ou 6 millions d’acres) dont 43 % sont composés de terrains forestiers productifs. Plus de 90 % des forêts du Sud du Québec appartiennent à des propriétaires forestiers privés.

À propos du Syndicat des producteurs de bois de la Côte-du-Sud
Le Syndicat des producteurs de bois de la Côte-du-Sud est un organisme à but non lucratif qui est chargé de l’administration du Plan conjoint des producteurs de bois de la Côte-du-Sud, soit 3 000 producteurs de bois actifs et 315 200 hectares de forêt privée productive dans plus de 50 municipalités. Il est un office de mise en marché au sens de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche, un syndicat professionnel en vertu de la Loi sur les syndicats professionnels et il est un syndicat spécialisé au sens de la Loi sur les producteurs agricoles.

À propos du Syndicat des propriétaires forestiers de la région de Québec
Le Syndicat des propriétaires forestiers de la région de Québec est un organisme à but non lucratif qui est responsable de l’administration du Plan conjoint des producteurs de bois de la région de Québec. Il a pour objet l’étude, la défense et le développement des intérêts professionnels, économiques, sociaux ainsi que moraux des producteurs de bois de la région de Québec. À cet effet, il regroupe près de 15 000 propriétaires forestiers dans plus de 117 municipalités locales réparties dans les régions administratives de la Côte-Nord, Capitale-Nationale, Mauricie, Chaudière-Appalaches et Centre-du-Québec. Il est un office de mise en marché au sens de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche, un syndicat professionnel en vertu de la Loi sur les syndicats professionnels et il est un syndicat spécialisé au sens de la Loi sur les producteurs agricoles.

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Renseignements :
Martine Perreault
Cell. : 819 817-1272
Courriel : mperreault@mapestrategie.ca

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Phase 4 de la campagne « Avez-vous votre forestier de famille? » – Pleins feux sur l’immeuble forestier!

Longueuil, le 22 novembre 2021. – Six partenaires du domaine forestier, soit le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, l’Union des producteurs agricoles, l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec, Groupements forestiers Québec, l’Association des entrepreneurs en travaux sylvicoles du Québec et la Fédération des producteurs forestiers du Québec, sont à nouveau réunis pour lancer la phase 4 de la campagne « Avez-vous votre forestier de famille? ».

Cette campagne se décline en plusieurs actions visant à joindre des propriétaires de boisé afin de les informer de l’introduction de la catégorie des immeubles forestiers au rôle d’évaluation foncière. Cette mesure destinée aux producteurs forestiers permet aux municipalités de soutenir l’effort des producteurs forestiers en contrôlant l’évolution des taxes foncières des boisés. Cette nouveauté nécessitera une série de vérifications de la part des producteurs forestiers pour y être admissibles. L’immeuble forestier s’ajoute au soutien financier gouvernemental et professionnel de la part du réseau de conseillers forestiers à travers le Québec. Les actions de la campagne sont :

  • une visibilité sur les réseaux sociaux grâce à une capsule vidéo qui peut être partagée;
  • deux affiches diffusées sur les réseaux sociaux et dans une série de publications destinées aux propriétaires forestiers;
  • une page Web dédiée à la nouvelle catégorie des immeubles forestiers;
  • des relations médias pour faire connaître la campagne au grand public.

L’objectif de la phase 4 demeure la mise en valeur du réseau de conseillers forestiers existant à travers le Québec et la diffusion d’informations concernant la nouvelle catégorie des immeubles forestiers. Cette nouvelle mesure s’ajoute, entre autres, à la mesure de remboursement des taxes foncières des producteurs forestiers reconnus et du Programme d’aide à la mise en valeur des forêts privées qui sont à la disposition des propriétaires forestiers pour soutenir la réalisation de travaux d’aménagement forestier. La campagne s’inscrit également dans le Plan de soutien des partenaires au développement de la forêt privée 2020‑2024 dévoilé par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Il est possible de consulter les détails de la campagne et de se procurer les outils de celle-ci sur forestierdefamille.com.

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Renseignements :

Vincent Miville, ing.f., M. Sc.
Directeur général
Fédération des producteurs forestiers du Québec
T. 450 679-0530, poste 8200
vmiville@upa.qc.ca      foretprivee.ca

Réaction au reportage d’Enquête : Les producteurs forestiers revendiquent le droit à l’équité

Longueuil, le 8 octobre 2021. – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) partage la frustration d’une majorité de producteurs devant une répartition inéquitable de la richesse générée par leurs forêts.

Selon le 2e vice-président de la FPFQ, M. Éric Cliche, « dans la dernière année, une majorité de producteurs fournissant les scieries n’ont pu bénéficier du prix record du bois d’œuvre. Au final, les grands perdants sont les producteurs dont le revenu a stagné et les consommateurs qui ont reçu la note finale ».

Devant l’iniquité constatée et afin de corriger une inefficience des marchés, les producteurs de plusieurs régions ont décidé, par voie démocratique, de réorganiser la mise en marché collective de leur bois livré aux scieries, tel que permis dans la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche. Bien que de telles initiatives aient déjà prouvé leur utilité dans les secteurs forestier et agricole, une poignée d’industriels s’opposent toujours au droit fondamental de négociation collective des producteurs devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ).

Selon M. Gaétan Boudreault, 1er vice-président de la FPFQ, « cette contestation occasionne des délais et des frais considérables pour les producteurs, mais est peu surprenante considérant les avantages que procure le statu quo à ces scieurs. La situation est d’autant plus déplorable puisqu’à travers le Québec, des organisations de producteurs et des scieurs négocient de meilleures conditions pour l’achat de ces bois ».

La FPFQ est d’avis qu’il faut trouver des solutions collectives pour partager équitablement la richesse forestière du Québec. L’amélioration des conditions de mise en marché des producteurs de bois est également tributaire d’une refonte en profondeur du principe de résidualité afin d’accorder au bois des forêts privées un véritable statut prioritaire sur celui des forêts publiques, qualifié de résiduel.

Rappelons qu’on retrouve 134 000 propriétaires forestiers au Québec, fournissant, à tour de rôle en fonction de l’état de leur boisé, environ 20 % des approvisionnements en bois des scieries, des papetières et des usines de panneaux.

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Renseignements :

Vincent Miville, ing.f., M. Sc.
Directeur général
Fédération des producteurs forestiers du Québec
T. 450 679-0530, poste 8201
vmiville@upa.qc.ca      foretprivee.ca

Nouveaux crédits compensatoires pour le carbone forestier afin de lutter contre les changements climatiques

Longueuil, le 9 août 2021. – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) se réjouit de l’annonce du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, monsieur Benoit Charrette, qui a dévoilé des protocoles qui permettront la vente de crédits de carbone forestier à la bourse du carbone. Cette initiative permettra dorénavant aux producteurs forestiers du Québec de vendre des crédits compensatoires issus de certains travaux de boisement et reboisement aux entreprises désirant compenser leurs émissions.

Pour le président de la FPFQ, monsieur Pierre-Maurice Gagnon, « les propriétaires forestiers attendaient depuis longtemps cette opportunité d’accéder au marché du carbone afin de financer la mise en valeur de leurs boisés et ainsi poursuivre la séquestration du carbone. Ce geste de reconnaissance officialise le rôle déterminant que peuvent jouer les propriétaires forestiers dans la lutte contre les changements climatiques ».

Au fil du temps, des dizaines de milliers de propriétaires forestiers québécois ont réalisé des travaux sylvicoles pour accroître la productivité de leurs boisés. La saine gestion de ce patrimoine forestier au cours des 50 dernières années a permis d’accroître de 6,8 % le couvert forestier et de 44 % les volumes de bois sur pied dans les forêts privées.

La FPFQ attend avec impatience d’autres protocoles qui permettront de mesurer et rémunérer l’ensemble de la gamme de travaux forestiers qui augmentent la productivité des forêts et accroissent la séquestration de carbone. Pour M. Pierre-Maurice Gagnon, « l’œuvre des producteurs forestiers doit être reconnue au-delà des activités de boisement, car la sylviculture de nos boisés est un outil complémentaire pour nous permettre de relever le défi que posent les changements climatiques ».

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Renseignements :

Vincent Miville, ing.f., M. Sc.
Directeur général
Fédération des producteurs forestiers du Québec
T. 450 679-0530, poste 8201
vmiville@upa.qc.ca      foretprivee.ca

Lancement de la bourse commémorative Peter-deMarsh

Ottawa, le 8 juillet 2021. Afin d’honorer la mémoire de Peter deMarsh, la Fédération canadienne des propriétaires forestiers crée la bourse commémorative qui sera remise annuellement à un étudiant engagé dans un projet de maîtrise ou de doctorat portant sur les propriétaires forestiers, et à un représentant d’un organisme de propriétaires forestiers souhaitant participer à une conférence internationale sur l’environnement.

Une bourse qui se distingue par son originalité
Une première bourse de 10 000 $ sera remise à un étudiant canadien ou étranger en voie de terminer ses travaux de maîtrise ou de doctorat dans une université canadienne. Le projet de recherche devra s’intéresser aux rôles des propriétaires de boisés ou des associations de propriétaires de boisés dans la résolution d’enjeux sociaux, économiques ou environnementaux. Très souvent, des étudiants ont terminé leurs années de scolarité de maîtrise ou doctorat sans pour autant avoir finalisé la rédaction de leur mémoire ou thèse. Cette bourse permettra d’offrir un délai de quelques mois pour compléter cette rédaction, avant de retourner sur le marché du travail.

De plus, Peter deMarsh était particulièrement préoccupé par l’absence de représentants de propriétaires forestiers, faute de moyen financier pour y participer, aux grands forums internationaux établissant des orientations sur l’environnement. Une bourse pouvant totaliser 3 000 $ pourra ainsi être remise pour aider des représentants d’organismes de propriétaires forestiers canadiens ou étrangers à participer à des conférences internationales portant sur des enjeux interpelant les propriétaires forestiers.

Les règles d’attribution de ces bourses sont disponibles sur le site forestowners.ca.

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À propos de Peter deMarsh
Peter deMarsh a travaillé toute sa vie à convaincre des dizaines de millions de propriétaires forestiers à travers la planète d’agir collectivement au sein d’organisations régionales, nationales et internationales afin de mieux défendre leurs intérêts. Au Nouveau-Brunswick, il l’a fait en participant au développement du North Shore Forest Products Marketing Board et agissant comme président de York Sunbury Charlotte Forest Products Marketing Board entre 1972 et 1988. Cette conviction s’est également manifestée par son implication dans la fondation de la Fédération des propriétaires de boisés du Nouveau-Brunswick en 1976. Il a poursuivi ce travail en cofondant la Fédération canadienne des propriétaires de boisés en 1989 et en participant activement à la création de l’Alliance internationale pour la foresterie familiale en 2002 pour porter la voix des propriétaires forestiers au sein des forums internationaux.

À la présidence de ces organisations, il fut à même de constater que les enjeux vécus par les propriétaires et producteurs forestiers à travers le monde présentent de grandes similarités. L’essence de son message était simple : les propriétaires forestiers sont les mieux placés pour assurer une gestion durable du patrimoine naturel, connaissant intimement leur territoire et le transmettant d’une génération à l’autre, souvent dans la même famille.

À propos de la Fédération canadienne des propriétaires forestiers
La Fédération canadienne des propriétaires forestiers (FCPF) fait la promotion des intérêts économiques et sociaux des propriétaires forestiers en présentant leurs points de vue par une voix nationale unie.

Renseignements :

Marc-André Côté, ing.f., Ph. D.
Fédération des producteurs forestiers du Québec
macote@upa.qc.ca

Budget Girard – La Fédération des producteurs forestiers du Québec salue la simplification de la mesure de remboursement de taxes foncières accordé aux producteurs forestiers

Longueuil, le 30 mars 2021. – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) tient à saluer une mesure phare du Budget 2021 dévoilé par le ministre des Finances du Québec, M. Éric Girard, soit la simplification de la mesure de remboursement de taxes foncières accordé aux producteurs forestiers.

Depuis 1986, le gouvernement du Québec offre un remboursement des taxes foncières aux petits et grands producteurs forestiers qui réalisent des travaux d’aménagement forestier dans leurs boisés. Dans l’objectif de simplifier l’environnement d’affaires des producteurs forestiers, le gouvernement prévoit dorénavant de permettre l’obtention d’un remboursement de taxes foncières même si la valeur des travaux d’aménagement forestier de l’année est inférieure au montant des taxes foncières. Le montant du remboursement correspondra alors à 85 % de la valeur des travaux admissibles, jusqu’à concurrence de celle des taxes foncières.

Selon M. Pierre-Maurice Gagnon, président de la FPFQ, « il s’agit d’une amélioration significative puisque auparavant, le producteur forestier devait cumuler les dépenses admissibles équivalentes au niveau des taxes foncières avant que cette mesure ne se déclenche, occasionnant un fardeau administratif pour les producteurs forestiers ainsi qu’une utilisation sous-optimale de la mesure ».

Par ailleurs, la simplification éliminera également des formalités administratives pour les producteurs forestiers détenant plusieurs unités d’évaluation en leur permettant de faire une réclamation calculée sur l’ensemble de leurs unités au lieu du calcul actuel se faisant une unité à la fois.

« Le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, monsieur Pierre Dufour, peut compter sur notre appui afin de poursuivre le travail visant à offrir un environnement d’affaires favorable aux producteurs forestiers », a indiqué M. Pierre-Maurice Gagnon.

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Renseignements :

Vincent Miville, ing.f., M. Sc.
Directeur général
Fédération des producteurs forestiers du Québec
T. 450 679-0530, poste 8201
vmiville@upa.qc.ca      foretprivee.ca

Pénurie de matériaux de construction en bois – Commençons par exploiter le potentiel des forêts privées du Québec

Longueuil, le 15 février 2021. – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) comprend l’inquiétude des quincailliers, entrepreneurs en construction et rénovateurs du dimanche qui constatent avec stupéfaction le prix des matériaux en bois s’envoler. À cet effet, certains acteurs voient d’un bon œil l’idée d’accroître la récolte forestière afin d’éviter une pénurie.

Les producteurs forestiers œuvrant en forêt privée peuvent certainement combler en partie ce besoin, eux qui disposent toujours de plus de 2 millions de mètres cubes de bois rond à vendre. Toutefois, un fait demeure; la récolte de bois doit présenter une opportunité financière suffisamment lucrative pour rémunérer le travail du producteur et de ses sous-traitants.

Selon le président de la FPFQ, M. Pierre-Maurice Gagnon, « le prix offert pour le bois rond des producteurs n’a pas augmenté du tout dans la majorité des régions du Québec malgré la hausse fulgurante du prix des produits de construction en bois. Cela crée de l’insatisfaction chez plusieurs producteurs forestiers qui voient en contrepartie leurs coûts d’exploitation augmenter. »

La FPFQ souscrit à l’idée d’accroître la récolte de bois dans les forêts québécoises pourvu que les conditions de mise en marché des producteurs forestiers soient améliorées. À ce titre, il faut d’abord commencer par exploiter le potentiel des forêts privées du Québec et demeurer prudent avec la gestion des récoltes dans les forêts publiques afin de ne pas effriter les parts de marché des producteurs forestiers. Rappelons que le principe de résidualité, enchâssé dans la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier, accorde au bois des forêts privées un statut prioritaire sur celui des forêts publiques qualifié de résiduel.

« Il faut trouver des solutions pour rémunérer équitablement l’ensemble des acteurs de la filière si on désire exploiter tout le potentiel des forêts privées. Cela permettra d’accroître les volumes de bois produits puis transformés au Québec et ainsi pallier en partie à la pénurie de matériaux en bois qui se dessine », a ajouté M. Pierre-Maurice Gagnon.

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Stratégie nationale de production de bois – Les producteurs forestiers prêts à relever le défi

Longueuil, le 17 décembre 2020. – La Fédération des producteurs forestiers du Québec accueille favorablement la Stratégie nationale de production de bois dévoilée aujourd’hui par le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, M. Pierre Dufour.

« Les producteurs forestiers sont aux premières loges de cette stratégie qui vise à faire fructifier la valeur des forêts québécoises. En priorisant l’accroissement de la production et de la récolte de bois en forêt privée, le ministère envoie un message clair aux producteurs forestiers qu’il compte sur leur apport pour faire de cette stratégie un succès », indique M. Pierre-Maurice Gagnon, président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec.

D’ici 2025, la stratégie vise à augmenter la récolte de bois d’au moins 4 Mm³ par année et la contribution potentielle de la forêt privée à cet effort est estimée à 1,4 Mm³ par le ministère. À titre indicatif, en 2019, les producteurs forestiers du Québec récoltaient 6,4 Mm³ de bois, leur permettant de contribuer à près de 20 % des approvisionnements du Québec. La hausse potentielle de la production devra s’arrimer à une stratégie industrielle visant à stimuler la demande pour le bois rond des producteurs puisque après tout, plus de 2 Mm³ de bois sont déjà disponibles en forêt privée, faute de marché.

Selon M. Gagnon, « l’objectif est ambitieux, le plan est clair et les producteurs forestiers sont prêts à relever le défi. Il faudra néanmoins prévoir des mesures d’aide concrètes pour soutenir les propriétaires forestiers afin qu’ils réalisent davantage de travaux sylvicoles et leur assurer un accès prévisible aux marchés, sans quoi ils ne pourront produire plus de bois ».

Rappelons que pour l’instant, les annonces d’investissement en sylviculture qui accompagnent le dévoilement de la stratégie se limitent à la forêt publique et que plusieurs producteurs craignent une érosion de leurs marchés depuis l’annonce de la révision ciblée du régime forestier.

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Consultation prébudgétaire 2021 du gouvernement fédéral : mobiliser les propriétaires de boisés canadiens dans la lutte contre les changements climatiques

Longueuil, le 8 décembre 2020. – La Fédération des producteurs forestiers du Québec, membre de la Fédération canadienne des propriétaires forestiers, a présenté des recommandations au Comité permanent des finances de la Chambre des communes du Canada chargé de procéder aux consultations permettant d’établir le budget fédéral 2021.

Cette audition aura permis d’appuyer l’engagement du gouvernement fédéral à procéder au reboisement de 2 milliards d’arbres en partie chez l’un ou l’autre des 450 000 petits et grands propriétaires forestiers du Canada. L’efficacité de ce programme dépendra de la volonté du gouvernement de permettre le reboisement des superficies forestières mal régénérées ou ayant subi des perturbations naturelles. Il serait toutefois possible de faire encore mieux dans la lutte contre les changements climatiques en appuyant l’ensemble des traitements sylvicoles qui permettent d’accroître la séquestration du carbone et d’augmenter les volumes de bois sur pied en forêt privée. 

Ce fut également l’occasion de proposer l’adoption d’un régime d’épargne et d’investissement sylvicole personnel afin d’encourager la sylviculture en forêt privée en permettant aux propriétaires de boisés de mettre à l’abri de l’impôt une portion de leurs revenus forestiers en prévision d’investissements nécessaires à l’aménagement de leurs boisés.

La complémentarité de ces recommandations permettrait aux propriétaires forestiers canadiens d’exploiter pleinement les potentiels sylvicoles de leurs boisés, au gouvernement du Canada de s’approcher de ses objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre, à l’industrie forestière canadienne de sécuriser un approvisionnement en bois à long terme en provenance des forêts privées et au secteur forestier de contribuer à la relance de l’économie canadienne.

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Vincent Miville, ing.f., M. Sc.
Directeur général
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Révision du régime forestier : simplifier l’environnement d’affaires des propriétaires forestiers pour les inciter à réaliser davantage de travaux sylvicoles

Longueuil, le 6 novembre 2020. – La Fédération des producteurs forestiers du Québec salue l’intention du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, M. Pierre Dufour, de vouloir simplifier l’environnement fiscal des producteurs forestiers et de vouloir accroître la réalisation de travaux sylvicoles en forêt privée en diminuant le fardeau administratif.

« Quoique complexe, la fiscalité est un puissant levier pour inciter les propriétaires forestiers à réaliser des travaux d’aménagement forestier. La volonté du ministre Pierre Dufour de procéder à une révision de la réglementation et à une clarification des règles fiscales applicables aux producteurs forestiers est un gage de reconnaissance que ces derniers peuvent contribuer davantage à l’essor du secteur forestier moyennant des ajustements fiscaux », indique M. Pierre-Maurice Gagnon, président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec.

Rappelons que la Fédération des producteurs forestiers du Québec demande la simplification du déclenchement de la mesure de remboursement de taxes foncières en éliminant l’obligation de déclarer des dépenses admissibles en sylviculture supérieures à la valeur des taxes pour obtenir un remboursement. Ce mécanisme génère une production fastidieuse de formulaires pour les producteurs forestiers. À cela s’ajoute la volonté de reconnaître dans ce programme des travaux visant à protéger des milieux naturels sensibles afin que la gestion des forêts privées réponde aux multiples attentes de la société.

Bien qu’il reconnaisse l’importance de diminuer les contraintes administratives en forêt privée, M. Gagnon précise que « le ministre devra demeurer vigilant pour que les modifications administratives et réglementaires prévues pour la forêt publique ne viennent éroder les marchés des producteurs de bois des forêts privées ». L’environnement d’affaires des producteurs forestiers ne saurait être favorable si leur accès au marché s’en trouve restreint. Au contraire, la prévisibilité sur les marchés est nécessaire pour inciter les propriétaires forestiers à produire du bois.

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Renseignements :

Vincent Miville, ing.f., M. Sc.
Directeur général
Fédération des producteurs forestiers du Québec
T. 450 679-0530, poste 8201
vmiville@upa.qc.ca      foretprivee.ca

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