Forêt privée : l’UPA et la FPFQ interpellent les partis politiques sur la concurrence déloyale de la forêt publique

Rivière-du-Loup, le 27 mai 2026 – Réunis en conférence de presse, l’Union des producteurs agricoles (UPA) et la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) interpellent aujourd’hui l’ensemble des partis politiques sur un enjeu qui mine l’environnement d’affaires des producteurs forestiers depuis trop longtemps : la mise en marché du bois des forêts publiques au détriment de celui des forêts privées. Pour les producteurs forestiers, le projet de loi n° 11 est la goutte qui fait déborder le vase. Déposé sans consultation préalable ni véritable discussion avec eux, ce projet de loi vient accentuer un déséquilibre déjà dénoncé par le milieu, et pénalise directement les producteurs en forêt privée.

Au Québec, les lots boisés de 162 900 propriétaires forestiers représentent 36 % de la possibilité forestière, mais à peine 23 % des approvisionnements de l’industrie forestière. Leurs activités de récolte et de transformation des bois génèrent des revenus de 4,7 G$ dans la filière et soutiennent 24 300 emplois, mais ce pourrait être bien plus.

Ce projet de loi qu’entend adopter le gouvernement changera les règles d’attribution et de fixation du prix du bois de la forêt publique, rendant cette fibre artificiellement moins chère et tirant vers le bas les conditions de mise en marché du bois des forêts privées. Selon Gaétan Boudreault, président de la FPFQ, « on met les producteurs dans une situation impossible lorsqu’on leur demande de concurrencer le bois des forêts publiques qui est cédé à des prix dérisoires. Nous demandons une chose simple à l’État : qu’il vende son bois, pas qu’il le donne. Ce bois appartient à l’ensemble des Québécois ».

Si l’industrie forestière fait face à des défis bien réels, cela ne saurait justifier des décisions qui fragilisent davantage les producteurs en forêt privée. « À l’aube de la campagne électorale, l’UPA et la FPFQ offrent la chance aux partis politiques de prendre position pour régler, une fois pour toutes, cet enjeu de mise en marché du bois où l’État, par les gestes qu’il pose et par sa position dominante, fait en sorte d’entrer en concurrence directe avec les producteurs en forêt privée. Les producteurs forestiers méritent des réponses claires », a déclaré Martin Caron, président général de l’UPA.

Depuis l’instauration du principe de résidualité du bois de la forêt publique dans les années 80 (qui prévoit que le bois public doit compléter, et non concurrencer, celui des forêts privées), les gouvernements se sont succédé sans jamais offrir de solutions concrètes permettant de prioriser l’achat du bois de dizaines de milliers de producteurs et ainsi garantir la stabilité de leurs marchés. À cela s’ajoutent un environnement réglementaire de plus en plus complexe et une crise forestière qui tire son origine de la gestion étatique des forêts publiques, ce qui est décrié par les Américains. Les producteurs forestiers font les frais de ces trois responsabilités qui incombent à l’État, sans toutefois bénéficier d’un soutien adéquat du gouvernement.

La sortie de crise est pourtant à portée de main. Elle passe par une priorisation de l’achat de bois en forêt privée, un jumelage plus adéquat de l’offre de bois avec la forêt publique et des conditions de mise en marché garanties en forêt privée. « C’est ce qui stabilisera enfin le revenu des producteurs et redonnera à la forêt privée la place qui lui revient. C’est une question d’équité. Les producteurs forestiers attendent toujours ; il revient maintenant à chaque parti politique de s’engager noir sur blanc », a souligné André Roy, premier vice-président de la FPFQ.

« Les producteurs forestiers demandent plus que des intentions : ils veulent des engagements clairs. Les partis doivent dire s’ils sont prêts à prioriser réellement le bois de la forêt privée, à protéger les marchés, à soutenir les producteurs dans la crise actuelle et à réduire le fardeau réglementaire. Nous poserons les bonnes questions, et les réponses seront rendues publiques », a déclaré Pierre Lemieux, deuxième vice-président de la FPFQ.

L’UPA et la FPFQ adresseront donc un questionnaire commun à toutes les formations politiques. Ils entendent en faire un enjeu incontournable de la prochaine campagne et se souviendront des réponses reçues des partis une fois aux urnes.

À propos de la FPFQ

La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 162 900 propriétaires forestiers du Québec qui contribuent au développement des communautés rurales par une gestion active de leurs boisés. L’action régionalisée de ses 13 syndicats ou offices de producteurs forestiers affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

À propos de L’UPA

L’Union des producteurs agricoles est une organisation syndicale professionnelle qui a pignon sur rue dans chaque région du Québec. Sa mission principale est de promouvoir, défendre et développer les intérêts des 42 000 producteurs agricoles et des 162 900 propriétaires forestiers québécois. L’Union regroupe aujourd’hui 12 fédérations régionales et 25 groupes spécialisés.

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Renseignements :
Katy Pronovost
Chargée des relations de presse et des médias sociaux, UPA
media@upa.qc.ca| T. 579 859-0755

Charles-Philippe Tremblay-Bégin
Conseiller aux communications et relations publiques
Fédération des producteurs forestiers du Québec
cptremblaybegin@upa.qc.ca| T. 450 679-0540, poste 8611

De nouvelles protections d’assurance pour les propriétaires forestiers

Longueuil, le 20 mai 2026 — Les Propriétaires forestiers du Canada (PFC), en association avec la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ), ont officiellement désigné La Turquoise, cabinet en assurance de dommages et services financiers, comme courtier dans le cadre d’un nouveau programme de protections conçu spécifiquement pour les propriétaires forestiers. Il s’agit d’une première au Canada.

Cette désignation est le fruit d’un processus de sélection rigoureux mené par PFC, dont l’objectif était d’identifier un partenaire de confiance capable de répondre aux besoins des quelque 480 000 propriétaires forestiers canadiens. La Turquoise, courtier national reconnu, a été retenue pour son envergure, son expertise et son engagement envers le milieu forestier.

Le programme donne accès à une gamme de produits adaptés aux réalités des producteurs, notamment une assurance contre les dommages forestiers (incendie, vent, verglas), avec des options de reboisement, de remise en état et de retrait des débris. Il comprend aussi une assurance responsabilité civile pour terre à bois ainsi que des rabais collectifs sur les assurances habitation et automobile.

« Nous représentons plus de 480 000 propriétaires forestiers à travers le Canada, et notre rôle est de leur offrir des solutions qui soutiennent et protègent concrètement leur patrimoine. Ce partenariat avec La Turquoise garantit à nos membres l’accès à des conseillers compétents, à des protections concurrentielles et à un service personnalisé », souligne Andrew de Vries, directeur général des Propriétaires forestiers du Canada.

Pour se prévaloir du programme, les propriétaires forestiers doivent être membres de l’un des syndicats et offices de producteurs forestiers affiliés à la FPFQ. Une équipe de conseillers spécialisés de La Turquoise est disponible pour accompagner les membres dans l’évaluation de leurs besoins.

Pour en savoir plus, consultez foretprivee.ca/je-protege-ma-foret/assurances/. Pour obtenir une soumission, communiquez avec La Turquoise au 1-833 620-6454 ou à proprietairesforestiers@laturquoise.ca.

À propos de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 162 900 propriétaires forestiers du Québec qui contribuent au développement des communautés rurales par une gestion active de leurs boisés. L’action régionalisée de ses 13 syndicats ou offices de producteurs forestiers affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

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L’application Forair : tout son boisé en un coup d’œil

Longueuil, le 13 mai 2026 La firme de génie forestier Forair lance aujourd’hui une application numérique gratuite qui permet à tout propriétaire forestier de mieux connaître son boisé et orienter ses décisions. La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) est fière d’être partenaire fondateur du projet.

Développée pour rendre l’information forestière plus accessible, l’application Forair regroupe des données qui, jusqu’ici, demeuraient difficiles à consulter sans outils ou connaissances spécialisées. À partir d’une carte interactive personnalisée, le propriétaire détenant une superficie forestière de 4 hectares et plus peut visualiser notamment les peuplements forestiers, les cours d’eau, les chemins et les bâtiments présents sur sa propriété. Il accède aussi à des renseignements sur la composition, la hauteur, la densité et l’âge des différents peuplements de son boisé, de même qu’à l’historique des travaux forestiers réalisés, à leur superficie et à leur année de réalisation. En un coup d’œil, le propriétaire obtient une vision d’ensemble de sa forêt et l’explore à son rythme.

Forair est un point de départ. L’application éveille l’intérêt des propriétaires pour la gestion durable de leur boisé et les aide à structurer leur réflexion : formuler les bonnes questions, repérer les secteurs à protéger, à surveiller ou à mettre en valeur selon leurs objectifs, et entreprendre les démarches auprès des professionnels compétents. Forair est également conçu pour évoluer dans le temps, notamment avec l’ajout d’un service d’achat de plan d’aménagement forestier, d’une application mobile, d’outils liés aux enjeux de biodiversité et d’un portail pour les professionnels forestiers.

« La plupart des propriétaires s’intéressent à leur forêt, mais ne savent pas toujours par où commencer pour en assurer une saine gestion et mieux comprendre leur potentiel. Lorsqu’ils découvrent pour la première fois un portrait clair de leur boisé, cela fait naître des questions, des projets et, bien souvent, un premier appel à un professionnel », souligne William Métivier, ing. f., président de Forair.

« Depuis plus de 50 ans, la Fédération et ses syndicats affiliés appuient les propriétaires forestiers dans leur rôle de gestionnaires de leur boisé. Avec Forair, cette volonté́ se traduit aujourdhui par un accès gratuit et élargi à linformation forestière, afin de renforcer leur capacité à prendre des décisions éclairées », ajoute Gaétan Boudreault, président de la FPFQ.

La FPFQ a soutenu le développement de Forair en tant que partenaire fondateur afin qu’il complète les services déjà offerts aux producteurs forestiers. L’inscription à l’application est gratuite et ouverte dès maintenant à l’adresse forair.ca. 

 

À propos de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 162 900 propriétaires forestiers du Québec qui contribuent au développement des communautés rurales par une gestion active de leurs boisés. L’action régionalisée de ses 13 syndicats ou offices de producteurs forestiers affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

À propos de Forair

Forair est une firme de génie forestier qui met la technologie au service des forêts du Québec pour en valoriser le plein potentiel écologique et économique. Par le développement d’outils numériques concrets et accessibles, Forair contribue à une gestion plus éclairée, plus proactive et mieux adaptée aux réalités actuelles du territoire forestier québécois.

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La FPFQ invite la nouvelle ministre des Ressources naturelles et des Forêts à miser sur la forêt privée

Longueuil, le 22 avril 2026 – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) souhaite la bienvenue à Mme Kateri Champagne Jourdain, nommée ministre des Ressources naturelles et des Forêts à la suite du récent remaniement ministériel.

Les producteurs forestiers constituent des acteurs névralgiques du secteur forestier québécois. À eux seuls, ils assurent 23 % des approvisionnements en bois rond de l’industrie forestière. Dans un contexte marqué par des difficultés d’approvisionnement dans plusieurs régions, la forêt privée représente une solution concrète et immédiatement mobilisable, alors même que son potentiel de récolte demeure largement sous-exploité.

« Le potentiel de mise en valeur de la forêt privée est immense. Encore faut-il que les producteurs forestiers puissent évoluer dans un environnement d’affaires prévisible, stable et stimulant. J’invite la nouvelle ministre à accorder à la forêt privée une attention équivalente à celle portée à la forêt publique, afin de saisir pleinement les possibilités qu’offrent les boisés de 162 900 individus, familles et entreprises à travers le Québec », a déclaré M. Gaétan Boudreault, président de la FPFQ.

Dans le contexte de la modernisation du régime forestier québécois, la FPFQ rappelle que le projet de loi no 11 concentre l’essentiel de ses mesures sur la forêt publique, laissant la forêt privée en marge, malgré son rôle structurant dans l’économie forestière. Or, la crise actuelle touche l’ensemble du secteur, et les gestionnaires de toutes les forêts doivent composer avec des défis majeurs.

« Il est impératif que la nouvelle ministre corrige le tir et rétablisse l’équilibre par la mise en œuvre de mesures concrètes pour la forêt privée. Cela passe notamment par la sécurisation des marchés des producteurs forestiers afin de susciter les investissements, ainsi que par l’instauration d’un cadre réglementaire cohérent et mieux adapté aux activités forestières », a ajouté le président.

La FPFQ offre à la nouvelle ministre son entière collaboration et se dit prête à travailler étroitement avec elle afin de relever les défis du secteur forestier et de mettre en valeur le plein potentiel de la forêt privée, au bénéfice des communautés et de l’économie rurale du Québec.

À propos de la FPFQ

La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 162 900 propriétaires forestiers du Québec qui contribuent au développement des communautés rurales par une gestion active de leurs boisés. L’action régionalisée de ses 13 syndicats ou offices de producteurs forestiers affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

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Budget 2026-2027 : déception pour les producteurs forestiers

Longueuil, le 19 mars 2026 – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) accueille avec déception le Budget du Québec 2026-2027 déposé hier par le ministre des Finances, M. Éric Girard. Malgré quelques annonces touchant le secteur forestier, la forêt privée et ses 162 900 propriétaires sont encore une fois laissés de côté.

Le budget mise sur les entreprises de transformation et sur la forêt publique. Pour les producteurs forestiers qui œuvrent en forêt privée, le constat est clair : le besoin d’améliorer leur environnement d’affaires n’a pas été considéré. Il s’agit d’un autre mauvais signal pour les producteurs après que leurs demandes de simplification réglementaire n’aient pas été entendues par le ministre des Ressources naturelles et des Forêts dans le cadre des amendements déposés au projet de loi n° 11.

À l’exception d’un ajustement ciblé à un programme régional déjà existant, aucune autre demande formulée par la Fédération n’a trouvé de réponse dans ce budget. Le gouvernement rate la dernière occasion concrète de reconnaître la contribution des producteurs forestiers à l’économie régionale et à l’approvisionnement en bois du secteur forestier.

« On ne peut pas affirmer soutenir les communautés forestières tout en ignorant les individus, les familles et les entreprises qui entretiennent, aménagent et mettent en valeur la forêt privée au quotidien. Ce budget est décevant pour eux », a déclaré M. Gaétan Boudreault, président de la FPFQ.

La Fédération rappelle que la forêt privée fournit une part essentielle de l’approvisionnement en bois rond de l’industrie forestière au Québec et exige des conditions plus stables, plus équitables et mieux adaptées à la réalité des producteurs. Elle entend poursuivre ses représentations pour que la forêt privée occupe enfin la place qui lui revient dans les priorités gouvernementales.

À propos de la FPFQ

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Crise forestière : une solution qui crée un préjudice en forêt privée

Longueuil, le 25 février 2026 – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) réagit avec consternation aux amendements déposés par le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, M. Jean-François Simard, dans le cadre de l’étude du projet de loi n° 11. Sous couvert de réforme, ces amendements modifient en profondeur les règles du marché du bois au seul bénéfice des industriels s’approvisionnant en forêt publique, et font abstraction des conséquences néfastes, directes et prévisibles pour les producteurs forestiers de la forêt privée.

Trois amendements, un même effet : changer les règles du jeu au détriment de la forêt privée

Par ces amendements, le ministre consent à d’importantes concessions aux industriels. Il propose d’abolir la redevance annuelle exigée pour sécuriser leur approvisionnement en bois des forêts publiques, envisage de revoir la tarification du bois public en fonction de la rentabilité des entreprises et de leurs conditions de marché, et met fin au système d’enchères qui constituait la seule référence indépendante pour établir la valeur marchande du bois public.

Une fois réunis, ces changements modifient l’ensemble des mécanismes de formation du prix du bois au Québec et causent un préjudice aux producteurs forestiers en forêt privée.

Le bois issu des forêts publiques deviendra mécaniquement moins cher, ce qui compromettra les conditions de mise en marché du bois provenant de la forêt privée. En abolissant le rôle de référence du Bureau de mise en Marché des bois (BMMB), le ministère élimine le seul outil permettant une lecture objective et transparente des marchés du bois. Cette décision alimente le conflit du bois d’œuvre – qui coûte déjà une fortune à la population québécoise – et inflige un préjudice sans précédent aux propriétaires forestiers qui en sont depuis longtemps déjà les victimes collatérales.

Désormais, la tarification du bois des forêts publiques ne reposera plus sur une référence de prix de marché, mais essentiellement sur le coût de production et la rentabilité industrielle des acheteurs. Or, une tarification artificiellement basse exercera une pression à la baisse sur le prix du bois en forêt privée, alors que les producteurs luttent déjà pour accéder à des marchés viables. Cette approche atypique, qui ne reconnaît que les coûts des acheteurs, ne fera qu’aggraver la situation, créant une injustice supplémentaire pour les producteurs forestiers.

Un État en position dominante sur le marché du bois

Alors que le ministère met déjà en marché 68 % du bois à partir des vastes forêts publiques du Québec, ces amendements consolideront une situation d’abus de position dominante au détriment des 162 900 propriétaires forestiers, qui assurent pourtant 21 % de l’approvisionnement en bois rond de l’industrie.

Dans un marché déjà en contraction, ces mesures fragilisent davantage le principe de résidualité qui, selon la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier (LADTF), devrait conférer au bois de la forêt publique un caractère résiduel par rapport aux autres sources d’approvisionnement, notamment la forêt privée. Cette dérive est d’autant plus préoccupante que les volumes auparavant mis aux enchères seront désormais attribués directement aux industriels, éliminant toute forme de concurrence réelle et réduisant leur incitation à s’approvisionner en forêt privée, puisqu’ils ne peuvent plus, en pratique, perdre l’accès au bois public.

Le ministère crée un préjudice envers ses propres producteurs

« On ne réformera pas le régime forestier en traitant 162 900 propriétaires forestiers comme une simple variable d’ajustement. Derrière ces chiffres, il y a des familles, des communautés rurales entières qui dépendent de la vitalité de leurs boisés. Quand le gouvernement dépose des amendements qui déstructurent les marchés du bois en forêt privée, il concurrence ses propres citoyens et leur cause un préjudice inacceptable. Cela fait des années que nous répétons le même message. Des années que nous tendons la main, sans véritable écoute. Aujourd’hui, nous ne demandons pas un privilège : nous demandons que l’État respecte ses propres engagements et cesse de nuire à ceux qu’il prétend vouloir soutenir. Le projet de loi n° 11 est encore à l’étude. L’occasion de corriger le tir est réelle. Nous demandons au gouvernement de la saisir, cette fois, avec les producteurs forestiers à la table », a déclaré Gaétan Boudreault, président de la FPFQ.

Des correctifs urgents pour rétablir l’équilibre

La FPFQ réclame des mesures immédiates pour préserver l’équilibre entre les sources d’approvisionnement. Elle demande que la tarification du bois des forêts publiques tienne compte des coûts réels de production du bois en forêt privée, comme c’était le cas avant l’introduction du système d’enchères.

De plus, le principe de résidualité doit être renforcé afin de baliser adéquatement la concurrence exercée par l’État. Cela passe par l’instauration d’un mécanisme permettant de réduire l’attribution des volumes en forêt publique lorsque des catastrophes naturelles forcent la récupération de bois en forêt privée, comme le prévoyait le défunt projet de loi n° 97. Une telle mesure devrait également pouvoir s’appliquer en période de contraction des marchés, comme lors de la présente crise forestière.

Par ailleurs, la FPFQ déplore que le ministre n’ait pas profité de son intervention pour s’attaquer à des enjeux réglementaires pourtant cruciaux en forêt privée. Lors des auditions, la Fédération avait clairement souligné l’urgence de simplifier l’environnement réglementaire, notamment en confiant aux MRC la responsabilité de réglementer l’abattage d’arbres et en instaurant une consultation obligatoire des intervenants forestiers régionaux (consulter notre précédent communiqué).

À propos de la FPFQ

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Enquête 2025 : un portrait actualisé des propriétaires forestiers québécois

Longueuil, le 23 février 2026 La Fédération des producteurs forestiers du Québec dévoile aujourd’hui les résultats de sa plus récente enquête provinciale sur les propriétaires forestiers québécois; des êtres qui demeurent méconnus, même s’ils jouent un rôle structurant pour la forêt privée, le secteur forestier et le milieu rural.

Réalisée avec le Groupe AGÉCO grâce au soutien financier du ministère des Ressources naturelles et des Forêts, l’enquête brosse un portrait des 162 900 propriétaires forestiers du Québec, qui détiennent ensemble 17 % de la forêt productive québécoise. Cette cinquième enquête, dont la première édition remonte aux années 1970, permet de suivre l’évolution de leur profil sociodémographique, de leurs motivations et de leurs comportements en ce qui a trait à la gestion de leurs boisés.

Les résultats révèlent un portrait en mouvement. Les propriétaires sont plus âgés qu’il y a dix ans, la présence des femmes s’accroît et la taille de leurs propriétés diminue. L’enquête confirme l’observation déjà mise de l’avant par l’étude précédente : la majorité des propriétaires possèdent leur forêt d’abord pour le plaisir de protéger et d’aménager un milieu naturel. Ils demeurent néanmoins actifs sur le terrain : plus des trois quarts récoltent du bois, la moitié réalise des travaux d’aménagement et près d’un tiers vend du bois à l’industrie forestière.  

« Les résultats confirment ce que nous observons sur le terrain : l’engagement des propriétaires forestiers est bien réel, mais leurs réalités ont évolué. Cette enquête nous donne les repères nécessaires pour ajuster l’accompagnement offert par l’entremise de nos syndicats et offices régionaux », a déclaré le président de la Fédération, M. Gaétan Boudreault.

Au‑delà du portrait statistique, l’étude vise à outiller les décideurs publics afin d’adapter les politiques de soutien à la mise en valeur durable de la forêt privée. L’enquête permettra de tenir compte des réalités actuelles et des préoccupations des propriétaires pour adapter les services, les programmes et l’accompagnement offerts en forêt privée.

Le résumé de l’enquête et le rapport complet sont disponibles sur foretprivee.ca.

À propos de la Fédération des producteurs forestiers du Québec 

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Fardeau réglementaire : les producteurs forestiers souhaitent des solutions plus simples pour renforcer la forêt privée

Longueuil, le 5 février 2026 La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) a participé aujourd’hui à la Commission de l’économie et du travail dans le cadre des auditions sur le projet de loi n° 11 en proposant des mesures de simplification de l’encadrement réglementaire de la forêt privée.

Les producteurs doivent composer avec une mosaïque de règlements sur l’abattage d’arbres qui varient d’une municipalité à l’autre. À cette réalité s’ajoute un contexte économique difficile, puisque le conflit du bois d’œuvre a beaucoup affaibli le marché du bois rond. Chaque délai et chaque contrainte administrative pèsent lourd sur la filière. Pour les producteurs, le projet de loi n° 11 est une occasion d’apporter des ajustements sur le terrain afin de les soutenir pendant cette période de crise.

« Nos producteurs veulent travailler en forêt, pas passer leurs journées à décoder des règlements. Et quand les règles sont floues ou contradictoires, une erreur commise de bonne foi peut coûter très cher. Simplifier, c’est permettre aux producteurs de faire ce qu’ils font de mieux : aménager durablement leurs boisés », a déclaré le président de la Fédération, M. Gaétan Boudreault.

Dans son mémoire, la FPFQ propose de confier aux MRC la responsabilité de réglementer l’abattage d’arbres et d’instaurer une consultation obligatoire des intervenants forestiers régionaux, dont les syndicats et offices de producteurs forestiers. Elle recommande également d’alléger les exigences administratives pour favoriser l’accès des producteurs au marché des crédits carbone.

« Le marché du carbone représente une possibilité réelle de soutenir les producteurs, leurs familles et toute l’économie du milieu rural alors que la crise frappe fort. Par contre, la lourdeur des conditions actuelles prive des Québécois de ces retombées. Ce sont des millions de dollars qui s’en vont chaque année aux États-Unis plutôt que de rester dans nos poches », a souligné le premier vice-président de la FPFQ, M. André Roy.

Ces propositions n’entraînent aucun coût pour l’État. La FPFQ souhaite une mise en œuvre rapide de ces solutions concrètes pour la forêt privée.

À propos de la FPFQ

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Mise à jour économique et financière du Québec: La FPFQ soulagée du prolongement de la mesure d’étalement du revenu pour les producteurs forestiers

Longueuil, le 26 novembre 2025 – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) est soulagée de la décision du gouvernement du Québec de prolonger la mesure d’étalement du revenu pour les producteurs forestiers reconnus annoncée dans la mise à jour économique et financière présentée hier par le ministre des Finances, M. Éric Girard.

Cette mesure d’étalement du revenu est essentielle pour les producteurs forestiers désavantagés par le système fiscal. En effet, plusieurs d’entre eux ne tirent pas un revenu de la vente de bois chaque année. Au contraire, la récolte se fait ponctuellement, ce qui a pour conséquence d’augmenter globalement le revenu du producteur pour une année donnée, et conséquemment d’accroître son taux marginal d’imposition. La mesure d’étalement permet de répartir ces revenus sur dix ans. Elle évite que l’impôt freine l’engagement des producteurs à aménager leur forêt et à récolter du bois. Ce dispositif sera prolongé pour une durée de deux ans et restera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2027.

« Cette mesure reconnaît les particularités de notre activité et démontre un soutien envers les producteurs forestiers. Nous invitons les producteurs à l’utiliser pleinement, afin de mieux planifier leurs travaux et de stabiliser leurs revenus dans cette période de crise », a déclaré le président de la FPFQ, M. Gaétan Boudreault.

Néanmoins, rappelons que les producteurs œuvrant en forêt privée subissent toujours d’importantes répercussions liées aux tarifs imposés par l’administration américaine. La mise à jour économique prévoit également un congé temporaire de cotisation au Fonds des services de santé en 2026 et 2027 pour les secteurs de l’agriculture, de la foresterie et de la pêche. Cette mesure allégera les coûts de main-d’œuvre dans un contexte où les tarifs de 45 % imposés sur le bois d’œuvre résineux fragilisent la filière.

« Prolonger la mesure d’étalement était une solution logique, mais il faut se rendre à l’évidence qu’elle ne réglera pas la crise du bois d’œuvre. Pour reprendre les mots du premier ministre, ce sont 30 000 emplois qui sont en jeu. Il est donc impératif d’aller plus loin et de mettre en place des mesures nettement plus ambitieuses afin de garantir la pérennité du secteur. Pour aider la chaîne d’approvisionnement à traverser cette crise, ces aides devront non seulement soutenir les producteurs forestiers, mais également les entrepreneurs et les transporteurs qui assument des obligations financières importantes liées à leurs équipements », a ajouté M. Boudreault.

La FPFQ continuera de collaborer avec le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, M. Jean-François Simard, pour s’assurer que les politiques demeurent adaptées à la réalité sectorielle de la forêt privée. À ce titre, la protection des marchés des producteurs forestiers sera déterminante pour aider le secteur à passer cette période tumultueuse.

À propos de la FPFQ

La forêt privée québécoise appartient à 162 900 individus, familles et entreprises. Tour à tour, ce sont 31 100 producteurs de la forêt privée du Québec qui fournissent environ un cinquième de l’approvisionnement en bois rond de l’industrie forestière québécoise. Les activités sylvicoles effectuées en forêt privée et la transformation du bois qui y est récolté génèrent des revenus annuels de 4,7 G$ et près de 24 300 emplois. Par l’action de ses 13 syndicats et offices affiliés, la FPFQ œuvre à la protection, à la mise en valeur et à une commercialisation ordonnée du bois issu des forêts privées.

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Comité permanent des ressources naturelles : les propriétaires forestiers réclament une pleine reconnaissance

Ottawa, le 6 novembre 2025 – Propriétaires forestiers du Canada (PFC) a comparu devant le Comité permanent des ressources naturelles de la Chambre des communes dans le cadre de son étude sur l’industrie forestière, qui est durement touchée par le conflit du bois d’œuvre. Andrew de Vries, directeur général de PFC, et Vincent Miville, vice-président de PFC et directeur général de la Fédération des producteurs forestiers du Québec, y ont présenté des recommandations visant à mieux reconnaître le rôle stratégique des propriétaires forestiers et de la forêt privée au Canada.

PFC représente 480 000 propriétaires forestiers qui détiennent 10 % des forêts aménagées du Canada, mais qui assurent 20 % de la production de bois au pays. Ils approvisionnent l’industrie forestière, contribuent à l’économie des régions et fournissent des services environnementaux essentiels aux communautés rurales.

« La méconnaissance de la réalité des forêts privées demeure dans l’angle mort des politiques forestières et commerciales du Canada. Par conséquent, les programmes de soutien tiennent trop peu compte de la contribution essentielle des propriétaires forestiers », explique Andrew de Vries.

La promesse du gouvernement Carney d’investir 1,2 G$ pour soutenir la construction résidentielle et diversifier le marché du bois d’œuvre représente un geste important pour l’industrie forestière. Toutefois, cette annonce laisse de côté le reste de la chaîne d’approvisionnement, car elle ne prévoit aucun soutien pour les propriétaires de forêts privées, les entrepreneurs forestiers et les travailleurs sylvicoles. Des mesures ciblées, comme la prévention des feux de forêt et l’entretien des peuplements, contribueraient directement à une gestion durable des forêts et réduiraient les impacts à court terme pour ces acteurs, ainsi que pour les pépinières et les autres intervenants concernés.

« Nous déplorons par ailleurs le retrait, dans le dernier budget fédéral, du programme de plantation de deux milliards d’arbres. Nous recommandons que ce programme soit réorienté afin d’inclure la prévention des feux de forêt et le reboisement des secteurs touchés par les feux, le verglas et les vents violents », ajoute Andrew de Vries.

Le conflit du bois d’œuvre affecte durement tout le secteur et les propriétaires forestiers en subissent directement les contrecoups. Bien que les droits imposés par les États-Unis visent à sanctionner les redevances de coupe sur le bois des forêts publiques, ils créent un environnement défavorable pour tous ceux qui vendent du bois rond.

« Les propriétaires forestiers sont des victimes collatérales du conflit du bois d’œuvre, mais ils échappent à toute forme d’aide sectorielle, sans accès aux mêmes leviers de soutien que les travailleurs ou les industriels », résume Vincent Miville.

Pour renverser la tendance à l’oubli, PFC recommande notamment de :

  • Négocier un accord sur le bois d’œuvre prévoyant une exemption de tarifs et de quotas pour le bois d’œuvre produit à partir de bois rond issu des forêts privées puisqu’il provient de transactions commerciales entièrement privées, sans subventions publiques ni fixation administrative du prix;
  • Renforcer l’expertise du Service canadien des forêts sur la réalité et le potentiel des forêts privées pour qu’elles soient mieux prises en compte lors du développement de politiques publiques;
  • Mettre en place un régime d’épargne et d’investissement sylvicole personnel afin de permettre aux propriétaires de mettre de côté, dans un compte à imposition différée, les revenus tirés de la vente de bois et de stimuler les investissements en sylviculture;
  • Assurer la protection des droits des propriétaires de forêts privées lors des négociations sur les revendications des Premières nations et dans l’élaboration de lois fédérales.

Les représentants de PFC ont également insisté sur la nécessité d’un meilleur arrimage entre les politiques fédérales et provinciales, ainsi que sur une consultation systématique des propriétaires forestiers dans l’élaboration des politiques publiques. « Collaborer avec les propriétaires forestiers est essentiel pour renforcer la résilience et le plein potentiel du secteur forestier canadien », a conclu de Vries.

PFC invite le gouvernement fédéral à adopter une approche inclusive et prévisible reconnaissant pleinement la contribution de la forêt privée à la vitalité des régions et à la souveraineté économique du Canada.

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Renseignements :
Charles-Philippe Tremblay-Bégin
Conseiller aux communications
Fédération des producteurs forestiers du Québec
Relations publiques, médiatiques et gouvernementales
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