La forêt privée au coeur de la campagne électorale

Le 5 octobre 2026, les Québécoises et les Québécois choisiront leur prochain gouvernement. La forêt privée ne sera pas l’angle mort de cette campagne. Les 162 900 propriétaires forestiers du Québec, soutenus par la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) et ses 13 syndicats et offices régionaux affiliés, réclament de chacun des partis politiques des engagements clairs envers la forêt privée

Au cours des prochaines semaines, un questionnaire commun sera transmis à toutes les formations politiques. Leurs réponses seront rendues publiques au fil de leur réception. Le poids électoral des producteurs forestiers, comté par comté, viendra compléter le portrait. Les prises de position, communiqués et analyses de la FPFQ sont dès maintenant disponibles à la consultation et au partage.

La forêt privée fait vivre des milliers de familles et des régions entières du Québec. Elle doit désormais figurer, noir sur blanc, dans les plateformes électorales, et les producteurs forestiers comptent bien y veiller.

Trois prioritées électorales sont portées par la Fédération

L’État doit prioriser le bois issu des forêts privées avant celui des forêts publiques, comme le principe de résidualité le prévoit déjà. Cela suppose une mise en marché collective forte et un encadrement qui empêche le bois public de saturer le marché et de tirer les prix vers le bas au détriment des producteurs.

L’aménagement de la forêt privée se heurte à un fardeau réglementaire municipal hétéroclite et imprévisible, qui complique l’abattage d’arbres et alourdit les coûts. La compétence devrait être confiée aux MRC pour assurer une cohérence régionale et permettre aux producteurs de mettre leurs boisés en valeur.

Les forêts privées québécoises captent et stockent du carbone, et leur contribution à la lutte contre les changements climatiques mérite d’être reconnue. Le protocole actuel est trop coûteux et trop complexe pour les producteurs; il doit être allégé pour leur permettre de générer et de vendre des crédits compensatoires sur un véritable marché québécois du carbone forestier.