Réaction aux multiples articles sur le coût du bois des forêts publiques: l’aide aux producteurs de bois de la forêt privée devra accompagner le soutien aux industriels forestiers

Longueuil, 7 janvier 2016 – Devant les voix qui s’élèvent pour revendiquer une réduction des redevances forestières pour le bois récolté dans les forêts publiques, la Fédération des producteurs forestiers du Québec tient à rappeler que le gouvernement devra parallèlement travailler à améliorer l’environnement d’affaires des producteurs de bois des forêts privées.

« Si des aménagements sont possibles pour réduire le coût de la fibre en forêt publique, d’autres le sont également pour réduire le coût de production en forêt privée», a indiqué son président M. Pierre-Maurice Gagnon. « Plusieurs idées ont été fournies au ministre des Finances et au ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, dont une révision des mesures fiscales visant les propriétaires et producteurs forestiers, mais tout comme les industriels forestiers, nous sommes dans l’attente », a-t-il ajouté. Une réduction des redevances forestières pour le bois des forêts publiques, sans contrepartie pour les producteurs des forêts privées, entrainera une plus forte concurrence de l’État sur les petits fournisseurs privés de l’industrie forestière et réduira leurs accès aux marchés.

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Trop compliqué en forêt publique? Dieu merci, nous avons la forêt privée!

Longueuil, 26 novembre 2015 – Dans l’actuel débat entre le gouvernement et les compagnies forestières sur le prix du bois récolté dans les forêts publiques, la Fédération des producteurs forestiers du Québec tient à rappeler 10 bonnes raisons d’accroître les approvisionnements en bois des forêts privées.

1. Le bois des forêts privées est un produit clé en main. Les industriels n’ont qu’à spécifier leurs demandes aux associations de producteurs forestiers que l’on trouve dans toutes les régions du Québec et qui se chargeront de la logistique d’approvisionnement des usines. Si le bois livré ne correspond pas aux spécifications recherchées, les camions pourront être refusés à la cour de l’usine. Il y a peu de frais accessoires : produits livrés, produits payés.

2. D’importants volumes de bois sont disponibles. Selon les derniers calculs de possibilité de récolte forestière, la récolte de bois peut dès maintenant être haussée de 2 millions m3 pourvu que les conditions de vente soient satisfaisantes pour les deux parties. La durée des contrats peut également excéder celle qu’on retrouve en forêt publique, contribuant à la sécurité des approvisionnements pour les usines.

3. Le bois récolté en forêt privée provient principalement de coupes partielles dans les peuplements forestiers ou de petites coupes totales de moins de 4 hectares, limitant ainsi l’impact visuel des opérations forestières.

4Plus de 18 % du territoire forestier privé est certifié selon la norme FSC. À cette superficie s’ajoutent les associations de producteurs forestiers participant à des certifications SFI dont le requérant est un industriel forestier.

5. Le bois des forêts privées répond davantage aux spécifications des usines qui déterminent précisément les essences, les longueurs, les diamètres et la qualité des billots livrés.

6. La transformation du bois des forêts privées est généralement plus profitable. Puisque ce bois répond davantage aux spécifications des usines, chaque billot génère un meilleur revenu lorsqu’on le compare aux billots des forêts publiques.

7. Les forêts privées se trouvent plus près des usines. La distance moyenne de transport est donc plus courte, ce qui réduit la pollution liée au camionnage du bois vers les usines. Voilà un gain pour l’environnement.

8. Le bois des forêts privées contribue particulièrement à la vitalité des communautés rurales et à l’occupation du territoire des régions du Québec. La vaste majorité des producteurs forestiers occupent fièrement le territoire rural, vivent dans les communautés, embauchent localement et investissent prioritairement dans les entreprises régionales.

9. Le prix du bois en forêt privée est similaire à celui du prix du bois en forêt publique, souvent moins élevé lorsque tous les coûts sont considérés.

10. Consommer du bois de la forêt privée n’empêche pas de poursuivre ses achats de bois en forêt publique : les usines tourneront tout simplement à plus grand régime.

Selon Pierre-Maurice Gagnon, président de la www.foretprivee.ca, ces arguments sont malheureusement occultés dans les divers rapports et analyses comparant le prix du bois de diverses provenances : « Quel est le bon prix pour le bois? Certainement un prix qui permet à tous de faire des profits, propriétaires et producteurs forestiers, entrepreneurs de récolte, camionneurs et transformateurs des bois ».

« Une plus grande récolte de bois suppose néanmoins une amélioration de l’environnement d’affaires des producteurs de bois en forêt privée et le gouvernement tarde à mettre en œuvre plusieurs propositions détaillées sur le bureau de son ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs. Ces mesures visent notamment à améliorer le traitement fiscal du revenu forestier, à maintenir les budgets des programmes d’aide à la mise en valeur des forêts privées, à favoriser l’accès aux marchés, ainsi qu’à simplifier la réglementation environnementale » a conclu le président de la FPFQ.

Lancement du Programme on frêne!

Le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ) et le Jour de la Terre Québec (JTQ), en collaboration avec la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) et le Regroupement des récupérateurs et des recycleurs de matériaux de construction et de démolition du Québec (3R MCDQ), annoncent un partenariat unique, dans le cadre du programme On Frêne!, afin de soutenir les municipalités dans la gestion du bois de frêne atteint par l’agrile. Ce programme vise à valoriser le bois abattu et de lui donner une deuxième vie.

Des débouchés possibles pour le bois de frêne atteint par l’agrile
Depuis plusieurs années, l’agrile du frêne attaque progressivement des milliers de frênes de la grande région de Montréal et le nombre d’arbres abattus ne cesse de croitre. Pour l’instant, la plupart des arbres infestés sont soit transportés et utilisés comme bois de chauffage, ce qui facilite la propagation de l’agrile du frêne, ou bien réduit en copeaux de bois, un produit transformé à faible valeur ajoutée.

« Dans une perspective de développement durable, il est primordial de trouver d’autres alternatives pour ce bois, empêchant la propagation de l’insecte, tout en créant de la valeur ajoutée pour les entreprises québécoises, notamment par la transformation du bois en planches, pâtes et papiers. L’interconnexion entre le CIFQ, le JTQ, la FPFQ, le 3R MCDQ et le monde municipal est la clé du succès dans l’atteinte de cet objectif » souligne Pierre Lussier, directeur du Jour de la Terre Québec.

On Frêne!, un programme sur mesure pour les municipalités et l’industrie
Le programme On Frêne! offre des outils pour accompagner les municipalités aux prises avec de grandes quantités de bois de frêne abattu. Il comprend notamment :

  1. La mise en place d’une plateforme conjointe entre le secteur forestier et les municipalités permettant d’informer et de soutenir les différents acteurs dans le but de transformer le bois de frêne par l’entremise des structures industrielles existantes. Le tout dans le respect des exigences phytosanitaires liées à la lutte contre la propagation de l’insecte.
  2. Un soutien aux projets pilotes de municipalité pour la période d’abattage de l’hiver 2015-2016. Ce soutien technique est offert aux municipalités participantes afin d’assurer l’infrastructure entourant la valorisation pour chaque municipalité.
  3. La formation des différents intervenants (industriels, arboriculteurs, dirigeants municipaux, etc.) et la sensibilisation des différents acteurs concernant les enjeux de la valorisation du bois de frêne à travers un site internet www.onfrene.org.

Léry et Carignan, premières vitrines pour On Frêne!
Les municipalités de Léry et de Carignan sont les premières à participer au programme On Frêne!. « Avec le concours de nos partenaires que sont la FPFQ et le 3R MCDQ, à la fin de la période visée, un bilan chiffré sera fourni aux autorités municipales participantes permettant ainsi d’évaluer le déploiement du programme. Nous pourrons également, avec les résultats obtenus, sensibiliser plus d’intervenants sur l’importance de valoriser le bois de frêne et développer de nouveaux créneaux pour la ressource » a poursuivi André Tremblay, président-directeur général du CIFQ.

« La FPFQ et ses affiliés disposent notamment de formateurs et d’outils qui permettent aux intervenants de mieux comprendre les étapes menant à la valorisation des bois par l’industrie forestière. Il est important de se rappeler que le bois est une ressource écologique et réutilisable puisqu’il peut être transformé à plusieurs reprises, créant ainsi un effet multiplicateur au sein de l’économie » a conclu Marc-André Côté, directeur général du FPFQ.

« Lors de notre dernier congrès annuel, tenu en février dernier, les participants ont assisté à une conférence intitulée Bois infesté par l’agrile : de la souche à la valorisation. C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que le 3R MCDQ s’associe aujourd’hui à la solution et à la promotion du programme On Frêne! auprès non seulement de ses membres mais également auprès de l’ensemble de son réseau » ajoute Ginette Pellerin, directrice générale du 3R MCDQ.

À propos du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ)
Principal porte-parole de l’industrie forestière du Québec, le CIFQ représente les intérêts des entreprises de sciage résineux et feuillus, de déroulage, de pâtes, papiers, cartons et panneaux et fabricants de bois d’ingénierie. Œuvrant auprès des instances gouvernementales, des autres acteurs du secteur forestier et du grand public, il met en valeur la contribution de ses membres au développement socio‐économique, à l’utilisation responsable des ressources naturelles, à l’aménagement durable des forêts, et à la qualité écologique des produits. Le CIFQ compte plus de 160 membres réguliers, ainsi que 180 membres associés.

À propos du Jour de la Terre Québec
Le Jour de la Terre Québec a pour mission d’accompagner les personnes et les organisations à diminuer leur impact sur l’environnement. www.jourdelaterre.org

À propos de la Fédération des producteurs forestiers (FPFQ)
La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 130 000 propriétaires forestiers, dont 35 000 producteurs forestiers. L’action régionalisée de ses 13 syndicats et offices vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises ainsi qu’une commercialisation ordonnée des bois en provenance de ces territoires.

À propos du 3R MCDQ
Le 3R MCDQ est l’association reconnue d’intervenants du secteur de la récupération et du recyclage de débris de construction, de rénovation et de démolition au Québec. Par ses actions, le regroupement permet d’améliorer les conditions de développement de ses membres pour augmenter significativement les volumes de matières résiduelles valorisées. Le terme « valorisation » est utilisé ici au sens large et englobe le réemploi, le recyclage et la valorisation de la hiérarchie des 3RVE.

Communiqué du Jour de la Terre

Interventions sylvicoles dans les érablières

Longueuil, 27 octobre 2015 – La Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles oblige toute personne à obtenir une autorisation de la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) avant d’effectuer une intervention sylvicole dans une érablière. Afin de réduire les démarches de plusieurs propriétaires forestiers, la Fédération des producteurs forestiers du Québec rappelle que la CPTAQ a toutefois statué, en mai 2013, sur les interventions sylvicoles prévues dans les érablières et qui ne nécessitent pas d’autorisation préalable de sa part.

Au sens de la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles, une érablière est un peuplement forestier d’au moins 4 hectares identifié par les symboles ER, ERFI, ERFT, ERBB, ERBJ ou ERO sur les cartes d’inventaire forestier du ministère des Ressources naturelles et de la Faune. De plus, ce peuplement forestier doit être situé en zone agricole, communément appelée zone verte, pour être visé par cette Loi.

Sur la base des connaissances forestières actuelles, la CPTAQ considère que les interventions forestières rencontrant les paramètres suivants respectent les dispositions de l’article 27 de la Loi et ne requièrent pas d’autorisation. Ces coupes doivent être prescrites par un ingénieur forestier et faire l’objet d’un suivi postintervention afin d’assurer le respect de la Loi.

• La surface terrière résiduelle du capital forestier doit être d’un minimum de
20  m2/ha d’arbres de classe S, C et R.
• Le prélèvement est limité à un maximum de 25 % de la surface terrière initiale sur
une période de 15 ans, incluant les sentiers de débardage et de débusquage.
• L’inventaire forestier et les prescriptions de coupe doivent être effectués selon la
méthode de classification des arbres MSCR.
• Avant le traitement il faut procéder au martelage des tiges selon l’ordre de priorité
suivant :
• les essences non désirées comme compagnes (notamment le sapin, l’épinette
et les feuillus intolérants);
• les arbres de priorité de récolte M et S;
• les essences compagnes de priorité de récolte C et R;
• les érables de priorité de récolte C et R;
• La prescription devra viser, après intervention, une augmentation du capital
forestier en croissance, soit la surface terrière représentée par les arbres de
priorité de récolte C et R, en favorisant une structure inéquienne.
• Dans les érablières à potentiel acéricole immédiat, c’est-à-dire les érablières
présentant une possibilité de 180 entailles ou plus par hectare, la coupe devra
assurer un minimum de 180 entailles par hectare après l’intervention.
• Quand elles sont présentes et de qualité, une proportion d’essences
compagnes d’au moins 10 % de la surface terrière devra être recherchée. Ces
essences comprennent notamment le pin blanc et les autres feuillus tolérants.

Tous les autres traitements sylvicoles qui ne cadrent pas avec les mesures décrites précédemment nécessitent le dépôt d’une demande d’autorisation auprès de la CPTAQ pour utiliser l’érablière à des fins autres que l’acériculture ou procéder à la coupe d’érables au sein de celle-ci.

À cet égard, la CPTAQ a autorisé dans le passé des interventions sylvicoles ne répondant pas à ces paramètres, notamment dans des érablières dégradées ou de jeunes peuplements d’érables à forte densité de tiges.

Nous rappelons que ces traitements peuvent être autorisés par la CPTAQ.

Communiqué de la FPFQ

L’amélioration du climat d’affaires des producteurs forestiers québécois stabilisera les approvisionnements des usines de produits forestiers et des communautés

Accroître la récolte de bois pour répondre aux besoins des usines et des communautés misant sur le secteur forestier est possible pourvu que le gouvernement améliore rapidement le climat d’affaires des 35 000 producteurs forestiers québécois qui ne cesse de se détériorer. Voilà le message lancé par la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) à la clôture de son congrès annuel, tenu à Saint-Georges en Beauce.

Selon M. Pierre-Maurice Gagnon, réélu à la présidence de la FPFQ, les boisés privés sont de plus en plus taxés par les municipalités, les réglementations vont au-delà du contrôle des mauvaises pratiques, les budgets des programmes soutenant l’aménagement forestier sont en forte réduction depuis six ans, le traitement fiscal du revenu forestier est inadéquat, le nombre d’usines pouvant acheter le bois des forêts privées est en constante régression et la concurrence exercée par le bois de la forêt publique est en croissance.

Les représentants des 130 000 propriétaires forestiers, réunis en assemblée générale, ont notamment exprimé au ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, M. Laurent Lessard, leur vive inquiétude quant au désintérêt de l’État pour soutenir leurs activités, malgré l’engagement électoral du Parti libéral du Québec.

À l’inverse, l’amélioration de ce climat d’affaires permettrait, selon une récente étude de la FPFQ, de doubler le nombre d’heures travaillées et en conséquence d’accroître le nombre d’emplois directs liés tant aux activités sylvicoles en forêt privée qu’à la transformation des bois en usine. Ces emplois, évalués actuellement au nombre de 24 860, correspondent à un équivalent de 9 399 emplois à temps complet en raison du caractère saisonnier du travail en forêt. Ces chiffres n’incluent pas les emplois indirects.

Plus de 130 000 individus, familles, petites et grandes entreprises détiennent 6,5 millions d’hectares de forêts dans toutes les régions du Québec et disposent d’un potentiel de récolte annuelle de 16M m3 de bois, dont 9M m3 demeurent inutilisés. Ce volume peut alimenter plusieurs usines, dont celles réclamant des approvisionnements supplémentaires pour maintenir leurs activités. Actuellement, la récolte de bois en forêt privée correspond à 15 % de l’approvisionnement des usines de transformation. Ce pourcentage a déjà atteint 20 %.

Lors de leurs délibérations, les propriétaires et producteurs ont débattu des mesures pouvant permettre de mobiliser plus de bois à proximité des usines : un meilleur accès aux usines et un prix reflétant le coût de production, une plus grande coordination entre la récolte sur les terres privées et publiques, une répartition du risque financier de la sylviculture par le maintien des programmes gouvernementaux d’aménagement forester, une fiscalité et des réglementations municipales mieux adaptées à la production forestière, une stratégie provinciale pour intervenir lorsque les catastrophes naturelles frappent les propriétaires forestiers. Plusieurs de ces mesures n’entrainent pas de frais supplémentaires pour l’État.

Bilan du congrès 2015 des producteurs forestiers

Jean-Marc Drolet : lauréat du prix Henri-Paul-Gagnon

Dans le cadre de son 46e congrès tenu à Saint-Georges en Beauce, la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) a remis aujourd’hui le prix Henri-Paul-Gagnon à M. Jean-Marc Drolet, qui a cumulé 40 années de services, dont 27 comme directeur général au Syndicat des propriétaires forestiers de la région de Québec. Le travail accompli par M. Drolet permet aux producteurs forestiers d’un vaste territoire situé de part et d’autre du fleuve Saint-Laurent d’œuvrer dans un meilleur environnement d’affaires notamment par la continuelle évolution de leur plan conjoint de mise en marché et la diversification des services qui leur sont offerts.

Afin d’accroître le pouvoir de négociation des producteurs forestiers, M. Drolet a participé activement en 1978 au regroupement de sept plans conjoints pour former le territoire du Syndicat des propriétaires forestiers de la région de Québec, tel que nous le connaissons aujourd’hui. Il a grandement contribué à la mise en place d’une agence centrale de vente responsable de la négociation avec les entreprises forestières et du paiement aux producteurs et aux transporteurs. Il a aussi travaillé à mettre en place un système de contingents pour assurer un partage équitable des marchés entre producteurs. Désirant offrir aux propriétaires forestiers des moyens collectifs pour aménager leurs forêts, M. Drolet s’est impliqué dans la création de six groupements forestiers, ainsi que dans la mise en place du plus important service technique d’aide individuelle au Québec. Pour répondre aux besoins grandissants de plants forestiers destinés au reboisement, M. Drolet a coordonné la création du Centre de production de plants forestiers de Québec, une importante pépinière forestière privée. Il a également contribué à de nombreuses initiatives d’information et de formation des propriétaires de boisés notamment par la création du Fonds forestier des producteurs de bois de la région de Québec et du journal L’information du forestier.

« M. Drolet a travaillé activement pour améliorer l’environnement d’affaires des producteurs forestiers. Sa contribution permet aujourd’hui de voir des résultats dans l’implication syndicale des producteurs forestiers, la culture forestière chez les propriétaires de boisés, ainsi que dans le potentiel de mise en valeur des forêts privée » a souligné M. Pierre-Maurice Gagnon, président de la FPFQ et fils de feu Henri-Paul Gagnon.

FPFQ_Prix H-P-Gagnon2015

Travaux sylvicoles chez les propriétaires forestiers : le ministre Lessard va battre un record

30 avril 2015 – La Fédération des producteurs forestiers du Québec et le Regroupement des sociétés d’aménagement forestier du Québec dénoncent vivement l’intention du ministre Lessard de couper de nouveau les investissements sylvicoles en forêt privée. Si les rumeurs se confirment aujourd’hui lors de l’étude des crédits du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, ce sera plus de 30 % des budgets des programmes de mise en valeur qui auront été abolis en moins deux ans. Le ministre pourra alors se targuer d’avoir battu le record de la plus faible contribution gouvernementale des trente dernières années aux programmes visant à mettre en valeur le potentiel des forêts privées québécoises.

Alors que le ministre et l’industrie de la transformation insistent sur la nécessité de récolter le bois de la forêt privée pour profiter de la reprise sur les marchés, ces décisions contribueront plutôt à la détérioration de l’environnement d’affaires des producteurs forestiers.

Ces décisions deviennent contreproductives, car l’intensification des travaux sylvicoles par la mise en oeuvre de programmes d’aide auprès des propriétaires forestiers les amène à récolter davantage de bois par l’intervention professionnelle de conseillers sur leurs propriétés. Qui plus est, une récente étude de la FPFQ a démontré qu’il serait possible de doubler le nombre d’emplois, passant de 9 399 à 19 968 ETP, en utilisant mieux le potentiel sylvicole des boisés privés.

La FPFQ et le RESAM pressent donc le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs de reconduire les investissements en forêt privée à la hauteur de 40,2 M$ correspondant historiquement au budget combiné du Programme de création d’emplois en forêt dédié aux travaux sylvicoles au Bas-Saint-Laurent et en Gaspésie, du Programme d’aide à la mise en valeur des forêts privées et du Programme d’investissement sylvicole, et d’intervenir auprès de son homologue fédéral pour obtenir une participation financière.

Pour plus d’information sur l’évolution des budgets, consultez l’infolettre Forêts de chez nous PLUS et le Portrait économique des activités sylvicoles.

À propos du RESAM RESAM regroupe les 42 groupements forestiers du Québec et les 38 000 propriétaires qui les constituent. Leur mission intègre l’aménagement intensif des ressources forestières, le développement socioéconomique, la création d’emplois et l’enrichissement du patrimoine fores¬tier de leur région. Le modèle d’affaires des groupements forestiers a été reconnu officiellement par le MFFP et en fait un acteur privilégié de la mise en valeur en foret privée. Les groupements forestiers, issus de l’entrepreneuriat collectif, livrent plus de 73% des programmes d’aide de l’État, procurent de l’emploi à 2 200 travailleurs et produisent un chiffre d’affaires total de 112 M$.

À propos de la FPFQ La Fédération des producteurs forestiers du Québec est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts de 130 000 propriétaires forestiers de tous les milieux sociaux, dont 35 000 producteurs forestiers. L’action régionalisée de ses treize syndicats et offices vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée des bois en provenance de ces territoires.

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Renseignements :

Marc-André Côté, Directeur général FPFQ,
(450) 679-0530 (8200), macote@upa.qc.ca

Marc Beaudoin, Directeur général RESAM
(418) 877-1344 (551)   marc.beaudoin@resam.org

Discours sur le budget 2015-2016 : des coupes dangereuses dans le secteur agricole

Longueuil, le 26 mars 2015 — L’Union des producteurs agricoles (UPA) qualifie de dangereuses les coupes de 14,5 % dans le secteur agricole. L’insécurité ainsi créée pourrait avoir des impacts désastreux sur les décisions d’investissement des producteurs agricoles.
 
Annoncer aux producteurs que La Financière agricole du Québec (FADQ) n’aura pas les fonds suffisants si les marchés ou la météo ne sont pas au rendez-vous n’est certainement pas une bonne idée dans un secteur aussi risqué. À titre d’exemple, les marchés du porc et des céréales sont à la baisse présentement et nul ne peut prédire l’allure qu’ils prendront au cours des douze prochains mois.
 
Dans son discours sur le budget 2015-2016, le gouvernement a annoncé des coupes de 151 M$ (25 %) au budget annuel de la FADQ. Cette décision fait de l’agriculture le secteur le plus touché et nuit à l’investissement, aux productions en émergence, à l’emploi et au développement régional. Pour éviter les conséquences négatives d’une telle annonce, il aurait fallu que le gouvernement rassure les producteurs quant à ses intentions à plus long terme.

La détérioration de l’environnement d’affaires des producteurs forestiers limite leur capacité de créer davantage d’emplois

Longueuil, le 17 mars 2015 : La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) déplore la détérioration de l’environnement d’affaires des producteurs de bois en forêt privée, et ce, malgré la reprise du secteur manufacturier des produits forestiers.

Selon M. Pierre-Maurice Gagnon, président de la FPFQ, les boisés privés sont de plus en plus taxés par les municipalités, les réglementations environnementales vont au-delà du contrôle des mauvaises pratiques, les budgets des programmes soutenant l’aménagement forestier sont en réduction depuis six ans, le traitement fiscal du revenu des producteurs de bois est inadéquat, le nombre d’usines pouvant acheter le bois des forêts privées est en constante régression et la concurrence exercée sur les marchés par les opérations effectuées en forêt publique est en croissance.

Il n’est donc pas étonnant de constater qu’un nombre grandissant de propriétaires forestiers délaisse la production de bois pour se consacrer aux autres usages de leurs boisés, d’autant plus que la récolte est une motivation secondaire pour une vaste majorité. De leur côté, les entrepreneurs forestiers et transporteurs de bois peinent à renouveler leurs équipements dans le contexte actuel.

Ces constats s’appuient sur le suivi d’une série d’indicateurs consignés pendant 10 ans (Forêts de chez nous PLUS mars 2015).

À l’inverse, l’amélioration de ce climat d’affaires pourrait permettre, selon une récente étude de la FPFQ, de doubler le nombre d’heures travaillées et en conséquence d’accroître le nombre d’emplois directs liés tant aux activités sylvicoles en forêt privée qu’à la transformation des bois en usine. Ces emplois, évalués au nombre de 24 860, correspondent à un équivalent de 9 399 emplois à temps complet en raison du caractère saisonnier du travail en forêt. Ces chiffres n’incluent pas les emplois indirects ni les autres retombées.

Diverses mesures déjà connues, qui amélioreraient l’environnement d’affaires des 35 000 producteurs forestiers du Québec et généreraient des retombées économiques et environnementales essentielles à l’avenir des communautés rurales, doivent être mises en place. Pour ce faire, la FPFQ invite le gouvernement du Québec à réunir rapidement le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, le ministre des Finances et le ministre des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, qui ont chacun une part de responsabilité législative dans ce dossier.

Plus de 130 000 individus, familles, petites entreprises et grandes corporations détiennent 6,5 millions d’hectares de forêts de toutes les régions du Québec. De ce nombre, près de 35 000 détiennent le statut de producteur forestier. La récolte de bois sur ce territoire correspond à 15 % de l’approvisionnement des usines de transformation.

À propos de la FPFQ
La Fédération des producteurs forestiers du Québec est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts de 130 000 propriétaires forestiers de tous les milieux sociaux, dont 35 000 producteurs forestiers. L’action régionalisée de ses treize syndicats et offices vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée des bois en provenance de ces territoires.

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Renseignements :                          Marc-André Côté
Directeur général
Fédération des producteurs forestiers du Québec
T. 450 679-0530, poste 8201
macote@upa.qc.ca
www.foretprivee.ca

Journée internationale des forêts le 21 mars : Soulignons la saine gestion des 130 000 propriétaires de boisés du Québec

Longueuil, 17 mars 2015 – À l’occasion de la Journée internationale des forêts, le 21 mars, la Fédération des producteurs forestiers du Québec souligne le travail des 130 000 petits et grands propriétaires forestiers qui, dans l’ombre de la forêt publique, aménagent leurs boisés en répondant aux multiples attentes de la société.

Au Québec, il y a la grande forêt publique administrée par le gouvernement et il y a les terres à bois gérées par 130 000 individus, familles, petites entreprises et grandes corporations. Ces lots boisés représentent 16 % des forêts productives québécoises. Ces forêts jouent un rôle important puisqu’elles entourent nos communautés urbaines et rurales. En plus des biens qu’on y récolte, comme le bois et l’eau d’érable, elles fournissent des services environnementaux tels des habitats fauniques et des cours d’eau de qualité qui sont essentiels à la biodiversité. Chaque jour, les propriétaires doivent prendre des décisions concernant la gestion de leur boisé.

Selon M. Pierre-Maurice Gagnon, président de la FPFQ, les propriétaires forestiers retirent une grande fierté de la gestion de leur patrimoine forestier. Ils se renseignent sur l’évolution des sciences forestières, aménagent activement leurs forêts et aspirent à transmettre leurs boisés en héritage à leurs proches.

D’ailleurs, plusieurs indicateurs montrent que ces forêts sont bien gérées. Par exemple, la superficie forestière, le volume de bois des forêts et la possibilité de récolte annuelle sont en progression depuis 30 ans comme en font foi les récents inventaires forestiers et calculs de possibilité forestière.

« Avant que le terme durable ne devienne à la mode, les propriétaires forestiers en appliquaient déjà les principes. Les interventions de récolte sont planifiées à long terme et adaptées à la situation de chaque boisé. Ils prennent soin de leurs forêts » a conclu le président de la FPFQ.

Pour en savoir davantage : salle de presse www.foretprivee.ca/salle-de-presse/.

À propos de la Journée internationale des forêts
Le 21 mars est la Journée internationale des forêts soulignant l’importance des forêts et des arbres. Selon l’Organisation des Nations Unies, « Les forêts sont les écosystèmes les plus riches en matière de diversité biologique. Elles abritent plus de 80% des espèces d’animaux, de plantes et d’insectes sur terre. Les forêts fournissent également des abris, des emplois et la sécurité pour les populations qui en sont tributaires. Les forêts jouent aussi un rôle crucial dans la lutte contre les changements climatiques. Elles contribuent à l’équilibre de l’oxygène, du dioxyde de carbone et d’humidité dans l’air et protègent les bassins versants qui fournissent 75% de l’eau douce mondiale. »

À propos de la FPFQ
La Fédération des producteurs forestiers du Québec est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts de 130 000 propriétaires forestiers de tous les milieux sociaux, dont 35 000 producteurs forestiers. L’action régionalisée de ses treize syndicats et offices vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée des bois en provenance de ces territoires. En 2014, la FAO a reconnu l’importance des associations de producteurs forestiers pour favoriser le développement économique en milieu rural.

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Renseignements : Marc-André Côté
Directeur général
Fédération des producteurs forestiers du Québec
T. 450 679-0530, poste 8201
macote@upa.qc.ca
www.foretprivee.ca

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