M. Marc-André Côté, lauréat 2025 du prix Henri-Paul-Gagnon

Trois-Rivières, le 30 mai 2025. – Monsieur Marc-André Côté, ingénieur forestier, a reçu le prix Henri-Paul-Gagnon lors du banquet du congrès de la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) tenu à Trois-Rivières, ce 29 mai.

M. Côté a consacré vingt-cinq ans de carrière à défendre les intérêts des producteurs forestiers, acéricoles et agricoles, dont dix années à titre de directeur général de la Fédération des producteurs forestiers du Québec entre 2011 et 2020. Son engagement inébranlable et son efficacité redoutable lui ont permis de cumuler plusieurs contributions significatives que ce prix vise à reconnaître.

M. Côté a ainsi réussi à mettre en pratique sa conviction que la fiscalité pouvait permettre à chacun des 160 000 propriétaires forestiers du Québec de détenir un budget d’aménagement forestier. Et que l’action de ceux-ci génère autant de bénéfices économiques qu’environnementaux pour la société. Renouvellement de la disposition de l’étalement du revenu forestier, bonification de la mesure de remboursement des taxes foncières pour les producteurs forestiers, création de la catégorie de taxation municipale pour les boisés sous aménagement, abandon de la taxe sur les opérations forestières pour les petits producteurs forestiers, et reconnaissance de l’importance du plan d’aménagement forestier bonifié de données environnementales constituent aujourd’hui une part non négligeable de la politique visant la mise en valeur des forêts privées.

Pour convaincre le gouvernement d’adopter ces mesures, M. Côté a mis en œuvre plusieurs initiatives pour synchroniser la voix de dizaines de milliers de propriétaires et producteurs forestiers, persuadé grâce aux enquêtes sociologiques qu’il a conduites que ceux-ci vivaient des enjeux et des aspirations semblables, peu importe la région du Québec. En multipliant les canaux de communication, en étayant les connaissances sur la forêt privée et en simplifiant des enjeux complexes, il a fourni aux producteurs des arguments crédibles pouvant nourrir leur réflexion et aider leurs représentations auprès des élus de leur coin de pays. Encore aujourd’hui, foretprivee.ca, l’infolettre Forêts de chez nous PLUS, la Forêt privée chiffrée et diverses études socio-économiques qu’il a supervisées demeurent la référence sur tout ce qui touche de près ou de loin les producteurs et la forêt privée.

Enfin, il a été un ardent défenseur de l’action syndicale pour corriger les évidentes imperfections de marchés que subissent les producteurs acéricoles et forestiers. À titre de directeur général adjoint des Producteurs et Productrices acéricoles du Québec, il a implanté, entre 2003 et 2006, le système de contingentement de la production de sirop d’érable toujours en vigueur aujourd’hui. Comme directeur général de la FPFQ, il a mis de l’avant les potentiels d’approvisionnement des usines en provenance de la forêt privée, notamment par le calcul et le suivi des possibilités de récolte forestière. Il a aussi obtenu des mesures législatives et administratives pour mieux protéger les parts de marchés pour les producteurs de la forêt privée, lors des révisions successives du régime forestier québécois. Et c’est sans compter son travail de soutien aux syndicats de producteurs forestiers souhaitant mieux organiser les conditions de vente du bois aux usines de produits forestiers.

« En syndicalisme, aucune vision ne se matérialise sans la confiance des membres dans l’action de l’organisation et la présence d’une équipe compétente et dédiée à sa mission. J’ai eu la chance dans ma carrière de pouvoir compter sur les deux », a mentionné M. Marc-André Côté à la réception de son prix.

Ingénieur forestier et titulaire d’un doctorat en politique forestière, M. Côté est reconnu pour sa créativité, sa rigueur, sa persévérance et sa capacité à synthétiser des enjeux éminemment complexes. Depuis 2020, il poursuit sa carrière à l’Union des producteurs agricoles en tant que directeur général des fiducies agricoles UPA-Fondaction et REM, où il a établi un modèle de fiducies foncières visant à préserver des terres agricoles menacées par un changement de vocation.

Le prix Henri-Paul-Gagnon

Le prix Henri-Paul-Gagnon est décerné annuellement à une personne ayant contribué de façon exceptionnelle à la vie syndicale dans le secteur de la forêt privée. Institué en 2010, le prix est attribué à la mémoire de M. Henri-Paul Gagnon, originaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean, président fondateur de la Fédération en 1970.

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M. Vincent Miville, ing.f., M. Sc.
Directeur général
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Régime forestier – Un pas en avant pour les producteurs forestiers, mais le sol demeure friable

Longueuil, le 30 avril 2025. – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) prend acte du projet de nouveau régime forestier déposé par la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Mme Maïté Blanchette Vézina. S’il présente plusieurs mesures intéressantes et constructives, la FPFQ émet certaines réserves et offre sa collaboration pour l’améliorer afin de répondre pleinement aux attentes des producteurs.

La FPFQ est satisfaite que la ministre ait introduit dans l’objet de la loi le concept de favoriser la contribution de la forêt privée à l’approvisionnement des usines de transformation du bois. Cet ajout témoigne d’une volonté de miser sur le grand potentiel des boisés des 162 900 propriétaires forestiers du Québec et démontre une réelle volonté d’inclure la forêt privée au cœur du régime forestier renouvelé. Toutefois, elle regrette que la ministre ne renforce pas le principe de résidualité, obligeant le ministère à privilégier l’achat de bois des forêts privées par les usines avant d’octroyer des volumes résiduels des forêts publiques.

« Si la volonté du gouvernement est de miser sur le potentiel de la forêt privée, il est impératif que ce principe soit amélioré pour nous garantir un accès aux marchés, tant dans les périodes creuses que fastes d’un cycle économique », a indiqué le président de la FPFQ, M. Gaétan Boudreault.

Qui plus est, la transformation radicale de la gestion des forêts publiques pourrait avoir une incidence sur la concurrence livrée par l’État aux producteurs. Pensons à l’octroi des licences d’aménagement forestier à l’industrie forestière pour une période de 10 ans, rendant la reddition de compte laborieuse quant au respect de la résidualité par les détenteurs de licences. Ou bien aux mécanismes d’établissement des redevances sur le bois des forêts publiques qui demeurent pour l’instant nébuleux et à la discrétion du ministère qui abolit le Bureau de mise en marché des bois. Pour M. Gaétan Boudreault, « le principe de la résidualité ne peut reposer uniquement sur une consultation lors de l’établissement de droits forestiers conférés aux industriels, il doit aussi s’appuyer sur la vente de bois des forêts publiques à un juste prix respectant les conditions de coût de production en forêt privée ».

Cependant le nouveau régime forestier répond à deux attentes significatives pour les producteurs forestiers. Premièrement, il prévoit simplifier l’environnement réglementaire des producteurs en transférant la responsabilité de la réglementation sur l’aménagement des forêts privées des municipalités locales vers les MRC. Ce changement permettra de faciliter les échanges entre les acteurs du monde municipal et forestier afin d’harmoniser le cadre réglementaire. Deuxièmement, la ministre introduit une clause lui permettant de diminuer les volumes de bois récoltés en forêt publique advenant qu’une perturbation entraîne la destruction de massifs forestiers en forêt privée. Même si le mécanisme réglementaire nous semble complexe, l’objectif est de permettre une récupération plus rapide et significative de bois en perdition des forêts privées, sans risquer d’engorger les marchés.

« Ces deux éléments devraient favoriser l’environnement d’affaires des producteurs forestiers. Il s’agit d’un pas en avant pour les producteurs forestiers, mais le sol demeure friable. C’est pourquoi nous avons signifié notre intérêt à prendre part aux consultations particulières afin d’offrir notre collaboration aux parlementaires pour améliorer le prochain régime forestier », a conclu M. Gaétan Boudreault.

La forêt privée québécoise appartient à 162 900 individus, familles et entreprises. Tour à tour, ces propriétaires fournissent environ un cinquième de l’approvisionnement en bois rond de l’industrie forestière québécoise. Les activités sylvicoles effectuées en forêt privée et la transformation du bois qui y est récolté génèrent des revenus annuels de 4,7 G$ et près de 24 300 emplois.

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Une fausse solution pour les producteurs

COMMUNIQUÉ

Pour diffusion immédiate

Une fausse solution pour les producteurs

 La Pocatière, le 28 janvier 2025. – Le Syndicat des producteurs de bois de la Côte-du-Sud (SPBCS), la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) et l’Union des producteurs agricoles (UPA) souhaitent dénoncer les agissements d’organisations vouées à appauvrir les producteurs de bois en faisant obstruction à leur désir de négocier collectivement leurs conditions de mise en marché du bois de sciage.

« Au cours des dernières années, le SPBCS a ramé contre vents et marées pour moderniser la mise en marché du bois de sciage sur le territoire de la Côte-du-Sud selon les dispositions de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche. La volonté démocratique des producteurs de laisser au syndicat le soin de négocier collectivement les conditions de mise en marché s’est depuis le début heurté aux industriels forestiers et à leur association accréditée pour les représenter, le Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), qui par différentes tactiques dilatoires ont cherché à bloquer puis à ralentir la mise en application d’un nouveau règlement de mise en marché. Cela frôle l’acharnement », a déclaré le président de la FPFQ, Gaétan Boudreault.

Rappelons que la décision 12673 de la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec, rendue le 26 juillet 2024, reconnaissait l’effort de consultation du SPBCS et lui donnait raison en approuvant le Règlement sur l’agence de vente du bois de sciage et déroulage des producteurs de bois de la Côte-du-Sud et fixait son application le 1er février 2025. Or, le 14 janvier, le CIFQ demandait à la Régie de reporter sa mise en vigueur au 1er juillet 2025.

Le président de la FPFQ déplore également que « chaque jour où l’entrée en vigueur du Règlement et d’une convention négociée est reportée constitue une perte matérialisée pour les producteurs et un gain pour les industriels, alors que le but ultime de cette Loi est justement d’établir un rapport économique et équitable entre les acteurs d’un marché. »

« Encore plus déplorable est l’attitude d’une organisation de producteurs dont la représentativité n’a pas été reconnue et d’une poignée d’entreprises collectives appartenant à des propriétaires forestiers qui revendiquent le droit de poursuivre leurs opérations selon le modèle de mise en marché actuel, au fi de la volonté des producteurs qu’ils invoquent représenter. Serait-ce parce que cette minorité bénéficie du statu quo sur le dos de centaines de producteurs? », a évoqué le président du SPBCS, Pierre Lemieux. À cet effet, la décision 12673 de la Régie mentionnait entre autres que, contrairement au syndicat, ces opposants n’ont pas l’obligation d’assurer la transparence à laquelle les producteurs peuvent s’attendre ni la prétention de représenter l’ensemble des producteurs avec lesquels ils font affaire.

« Aujourd’hui, ces opposants proposent publiquement une fausse solution pour régler le litige puisqu’elle ne fait pas écho aux demandes des producteurs et qu’elle cristallisera l’état d’appauvrissement d’une grande majorité d’entre eux. Je me désole évidemment de l’impact économique de la fermeture des sentiers de motoneige de la Côte-du-Sud par les opposants à notre projet. Toutefois, je suis sûr que les citoyens, motoneigistes et entreprises dépendantes comprendront qu’il est aussi grand temps pour les producteurs de trouver solution à leur propre enjeu économique », a renchéri Pierre Lemieux.

« Les industriels forestiers ont eu suffisamment de temps pour se préparer et en arriver à une position raisonnée. Ils doivent maintenant mettre fin à leur attitude réfractaire, inacceptable et contraire à l’atteinte d’un rapport économique juste et équitable entre tous les acteurs du marché. Les producteurs ont fait leur part en franchissant chacune des étapes requises ces dernières années. Ils ont maintenant toute la légitimité requise pour aller de l’avant avec cette modernisation validée par toutes les autorités compétentes, incluant la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec », a pour sa part déclaré le premier vice-président de l’UPA, Paul Doyon.

En terminant, les trois représentants réclament aux gouvernements un engagement ferme visant à « protéger le droit des producteurs agricoles et forestiers de se doter d’outils de mise en marché collectif » alors qu’une refonte du régime forestier est envisagée au Québec et que le président Trump accroît la pression pour renégocier en sa faveur les ententes commerciales liant les États-Unis et le Canada.

Consulter la décision 12673 de la Régie concernant la Demande d’approbation du Règlement sur l’agence de vente du bois de sciage et de déroulage des producteurs de bois de la Côte-du-Sud.

 À propos du Syndicat des producteurs de bois de la Côte-du-Sud

Le Syndicat des producteurs de bois de la Côte-du-Sud est un organisme à but non lucratif qui est chargé de l’administration du Plan conjoint des producteurs de bois de la Côte-du-Sud, soit 3 000 producteurs de bois actifs et 315 200 hectares de forêt privée productive dans plus de 50 municipalités. Il est un office de mise en marché au sens de la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche, un syndicat professionnel en vertu de la Loi sur les syndicats professionnels et il est un syndicat spécialisé au sens de la Loi sur les producteurs agricoles.

 À propos de la Fédération des producteurs forestiers du Québec          

La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 134 000 propriétaires forestiers du Québec qui contribuent au développement des communautés rurales par une gestion active de leurs boisés. L’action régionalisée de ses 13 syndicats ou offices de producteurs forestiers affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

À propos de l’Union des producteurs agricoles

L’Union des producteurs agricoles est une organisation professionnelle qui a pignon sur rue dans chaque région du Québec. Sa mission principale est de promouvoir, défendre et développer les intérêts des 41 000 producteurs agricoles et des 134 000 propriétaires forestiers québécois. L’Union regroupe aujourd’hui 12 fédérations régionales et 25 groupes spécialisés.

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Renseignements :                

Vincent Miville, ing.f., M. Sc.
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Les tarifs douaniers américains nuiront aux 450 000 propriétaires forestiers du Canada

POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
LE 9 DÉCEMBRE 2024

 

OTTAWA, ON– De nouveaux tarifs douaniers américains nuiraient à environ un demi-million de propriétaires forestiers canadiens. Plusieurs possèdent de petits lots et sont déjà aux prises avec de nouvelles taxes et règlements, des feux de forêt et des marchés affaiblis. Les propriétaires forestiers canadiens représentent 20 % de la production forestière du Canada. Les tarifs douaniers ne nuiront pas seulement aux propriétaires forestiers; les travailleurs, les communautés et les consommateurs en ressentiront les effets des deux côtés de la frontière.

 

Double préjudice à l’endroit des producteurs forestiers : des actions immédiates et des compensations adéquates sont requises

Saint-Modeste, le 7 novembre 2024. – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) et l’Union des producteurs agricoles (UPA) dénoncent fermement le traitement réservé aux producteurs forestiers, confrontés depuis plusieurs années à une concurrence déloyale de la forêt publique ainsi qu’à un conflit du bois d’œuvre qui les affecte de façon illégitime.

« Plusieurs usines suspendent leurs opérations en raison d’un contexte commercial moins favorable, ce qui entraîne une baisse de la demande. Parallèlement, le gouvernement québécois continue d’attribuer des volumes importants en forêt publique, d’exiger des redevances beaucoup trop basses et d’appuyer financièrement la récolte de ce bois. En conséquence, le marché est saturé, les prix s’effondrent, les usines encore en activité privilégient le bois public (à moindre coût) et nos producteurs perdent des livraisons et des revenus importants », a déclaré le président de la FPFQ, Gaétan Boudreault.

« En plus de cette concurrence déloyale, les producteurs forestiers font les frais d’un conflit sur le bois d’œuvre qui n’a rien à voir avec eux. Aux yeux des États-Unis, c’est la gestion des forêts publiques canadiennes qui est problématique. La situation de nos producteurs s’apparente tout à fait à celle des propriétaires forestiers américains. Le bois d’œuvre produit avec leur bois rond devrait donc être exempté des taxes et tarifs lorsqu’il est expédié aux États-Unis, car ces frais nuisent injustement à leur rentabilité ainsi qu’à leur compétitivité », a continué le président général de l’UPA, Martin Caron.

Martin Caron, président de l'UPA, Gaétan Boudreault, président de la FPFQ, Maurice Veilleux, président du SPFBSL et Pierre Lemieux, président du SPBCDS lors de la conférence de presse

Pour les deux organisations, ce double préjudice milite non seulement en faveur d’actions immédiates, mais aussi de compensations à la hauteur des pertes encourues ces dernières années. Il serait irresponsable d’agir autrement, en raison notamment de l’apport exceptionnel des producteurs forestiers à la vitalité de nos villages et de nos collectivités.

En plus de ces compensations, la FPFQ et l’UPA demandent à la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Maïté Blanchette Vézina, de mieux protéger les marchés des producteurs forestiers en renforçant le principe de résidualité. Rappelons que ce principe enchâssé dans la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier confère un caractère résiduel au bois de la forêt publique par rapport aux autres sources d’approvisionnement. En clair, avant d’obtenir des volumes de bois en forêt publique, les industriels doivent d’abord s’approvisionner en forêt privée.

« La ministre doit profiter de la refonte à venir du régime forestier pour mettre à jour le principe de la résidualité et se doter d’outils pour ajuster de façon plus dynamique les volumes récoltés en forêt publique. Il est impératif de mieux protéger les marchés des producteurs forestiers et de favoriser la mobilisation à long terme de leur bois », a complété Gaétan Boudreault.

Positions détaillées de la FPFQ : conflit du bois d’œuvre et démarche de réflexion sur l’avenir de la forêt

Vidéo de la conférence de presse

À propos de la FPFQ

La FPFQ est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts des 134 000 propriétaires forestiers du Québec qui contribuent au développement des communautés rurales par une gestion active de leurs boisés. L’action régionalisée de ses 13 syndicats ou offices de producteurs forestiers affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée du bois en provenance de ces territoires.

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Congrès de la FPFQ – Les producteurs forestiers réunis à Saint-Georges pour discuter de bioéconomie

Saint-Georges, le 7 juin 2024. – Réunis sous le thème Producteurs forestiers bioénergiques!, plus d’une centaine de participants, délégués, observateurs et décideurs de la forêt privée ont participé au congrès de la Fédération des producteurs forestiers (FPFQ) les 6 et 7 juin derniers à St-Georges.

Cet évènement a été une opportunité unique d’aborder avec énergie le dossier de la bioéconomie en forêt privée. Les conférenciers ont entretenu l’audience sur différentes thématiques telles que la construction en bois, le biochar, les biocombustibles forestiers et la place de la foresterie dans la lutte aux changements climatiques. Selon M. Gaétan Boudreault, président de la Fédération, « ce fût une occasion unique pour approfondir collectivement notre connaissance afin de permettre aux producteurs forestiers de mettre en valeur une ressource renouvelable et donner naissance à une économie verte et circulaire ».

Organisé en partenariat avec l’Association des propriétaires de boisés de la Beauce, le congrès a permis à cette dernière de mettre en lumière un projet d’usine de bioénergie et de biochar de façon à s’attaquer directement à la problématique généralisée du bois sans preneur en forêt privée. « L’Association a travaillé très fort au cours des dernières années pour trouver des solutions pour valoriser l’ensemble du bois des producteurs de Chaudière-Appalaches. Je suis confiant qu’il s’agira d’une solution intéressante et novatrice pouvant intéresser des producteurs de partout au Québec souhaitant valoriser les 2 Mm³ de bois toujours disponibles en forêt privée » a enchaîné M. Boudreault.

Martin J. Côté, lauréat 2024 du prix Henri-Paul-Gagnon

Martin J. Côté, qui a dédié sa carrière au service des producteurs forestiers, a reçu le prix Henri-Paul-Gagnon lors du banquet du congrès. Il a été récompensé pour avoir œuvré pendant 23 ans en syndicalisme forestier, tout d’abord comme administrateur, puis comme président du Syndicat des propriétaires forestiers de la région de Québec. Tout au long de sa carrière, il a défendu l’intérêt des producteurs de façon éloquente. Il a toujours favorisé l’unité de ses collègues au sein du conseil d’administration et a contribué à la cohésion des syndicats et à leur unité au sein de la Fédération des producteurs forestiers du Québec.

Il a été administrateur du Syndicat des propriétaires forestiers de la région de Québec à partir de 1990, puis en a assuré la présidence de 2001 à 2013. Il est également maire de Saint-Lazare-de-Bellechasse depuis 2005 et siège comme administrateur au sein de l’Agence de mise en valeur des forêts privées des Appalaches. Parmi ses réalisations, notons ses ardentes représentations auprès des MRC de Bellechasse et de Lévis afin que les producteurs forestiers soient consultés dans l’élaboration des règlements sur l’abattage d’arbres.

Encore aujourd’hui, même s’il n’est plus administrateur du Syndicat, il demeure un membre actif de l’organisation et s’entretient régulièrement avec les producteurs forestiers de sa région. Il les représente encore fièrement auprès du syndicat local de l’Union des producteurs agricoles dans sa région.

À propos du prix Henri-Paul-Gagnon

Le prix Henri-Paul-Gagnon est décerné annuellement à une personne ayant contribué de façon exceptionnelle à la vie syndicale dans le secteur de la forêt privée. Institué en 2010, le prix est attribué à la mémoire de M. Henri Paul Gagnon, originaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean, président fondateur de la fédération en 1970.

À propos du congrès

La FPFQ a une structure démocratique et l’on y retrouve diverses instances de consultation des propriétaires et des producteurs forestiers, aux échelles locales, régionales et provinciales. Les syndicats et offices de producteurs de bois organisent des assemblées de secteur pour les producteurs et une assemblée annuelle pour l’ensemble de leur territoire. Enfin, la FPFQ tient une assemblée générale annuelle. Afin d’égaliser le poids politique des producteurs lors des votes sur des orientations, une formule de représentation par délégués est utilisée. Environ une centaine de délégués en provenance des 13 plans conjoints de producteurs forestiers participent annuellement au congrès.

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La Fédération des producteurs forestiers du Québec salue la promesse d’investir en sylviculture en forêt privée

Longueuil, le 13 mars 2024. – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) tient à saluer une mesure phare du Budget 2024 dévoilé par le ministre des Finances du Québec, M. Éric Girard, soit un investissement significatif dans le soutien à la mise en valeur de la forêt privée.

Le Gouvernement du Québec prévoit injecter une somme de 147 M$ sur une période de cinq ans pour soutenir les investissements sylvicoles en forêt privée et incidemment y accroître l’approvisionnement en bois. Cette annonce permettra de valoriser le potentiel de récolte inexploité des forêts privées et de produire davantage de bois dans un contexte où l’approvisionnement de l’industrie forestière sera tendu, notamment en raison des feux de forêt de 2023.

« Nous remercions le ministre des Finances, M. Éric Girard, et la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Mme Maïté Blanchette Vézina, d’avoir pris la peine de miser avec aplomb sur le potentiel de la forêt privée », a indiqué le président de la FPFQ, M. Gaétan Boudreault.

Cette annonce répond à l’appel de la FPFQ qui avait souligné un manque à gagner d’environ 30 M$ dès cette année dans les budgets dédiés à la mise en valeur des forêts privées. L’investissement prévu permettra de sécuriser les activités de soutien aux producteurs afin qu’ils puissent aménager convenablement leurs boisés et soutenir l’industrie forestière. Toute action visant à améliorer les enveloppes budgétaires dédiées à l’aménagement des forêts privées permet à davantage de propriétaires forestiers de mettre en valeur leurs boisés en améliorant la qualité de leurs peuplements et en assurant le reboisement des sites récoltés.

 « Maintenant qu’une prévisibilité budgétaire est acquise, nous pourrons concentrer nos efforts avec le gouvernement sur d’autres enjeux criants pour la forêt privée, tels que l’adaptation des forêts aux changements climatiques, la mise en valeur de la biodiversité des écosystèmes forestiers et une harmonisation du contexte réglementaire lié aux activités forestières », a conclu M. Gaétan Boudreault.

La forêt privée québécoise appartient à 134 000 personnes, familles et entreprises. Tour à tour, ces propriétaires fournissent environ un cinquième de l’approvisionnement en bois rond de l’industrie forestière québécoise. Les activités sylvicoles effectuées en forêt privée et la transformation du bois qui y est récolté génèrent des revenus annuels de 4,7 G$ et près de 24 300 emplois.

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La FPFQ collaborera à la réflexion sur l’avenir de la forêt

Longueuil, le 20 novembre 2023. – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) offre sa collaboration à la ministre des Ressources naturelles et des Forêts, Mme Maïté Blanchette Vézina, pour réfléchir sur l’avenir de la forêt.

Les forêts du Québec en général, et les forêts privées en particulier, font face à des défis persistants, tels que l’adaptation aux changements climatiques, la préservation de la biodiversité et la capacité de soutenir la production du matériau vert qu’est le bois. La mise en place par le gouvernement du Québec de Tables de réflexion sur l’avenir de la forêt dans différentes régions permettra de s’attaquer à ces enjeux de fonds.

« Les producteurs forestiers constituent un heureux mélange entre les mémoires de l’héritage et une vision claire de l’avenir. Leur contribution à ces tables de réflexion est essentielle puisqu’ils sont des acteurs incontournables au regard de la protection et de la mise en valeur des forêts et de la biodiversité. On ne saurait trouver des solutions durables sans d’abord écouter puis s’allier aux gestionnaires de ce territoire », a indiqué le président de la FPFQ, M. Gaétan Boudreault.

La forêt privée québécoise appartient à 134 000 individus, familles et entreprises. Cette forêt qui enlace les villes et villages constitue 17% de l’ensemble des forêts productives du Québec. Par leur localisation à proximité des milieux de vie des citoyens et par leur contribution économique et environnementale considérable, les forêts privées constituent pour l’ensemble des Québécois une vitrine de l’impact des changements climatiques sur les écosystèmes forestiers.

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Les forêts privées génèrent 37 000 emplois et 13,9 milliards de dollars de revenus à l’économie canadienne

Ottawa, le 19 octobre 2023. – Le Portrait des forêts privées canadiennes et de leur contribution à l’économie récemment publié par les Propriétaires forestiers du Canada (PFC) démontre que les activités sylvicoles et la transformation du bois des forêts privées ont généré 37 500 emplois et des revenus de 13,9 G$ d’un océan à l’autre en 2020.

Ces emplois sont occupés par les professionnels et les techniciens forestiers accompagnant les propriétaires de boisés, ainsi que les ouvriers sylvicoles et la portion des travailleurs œuvrant en usines pour la transformation du bois récolté chez l’un ou l’autre des 450 000 propriétaires forestiers au Canada. En excluant la transformation du bois, les activités réalisées en amont dans la filière ont engendré à elles seules un revenu global de 2,3 G$ et plus de 10 000 emplois.

Pour la présidente de PFC, Mme Susannah Banks, ce portrait économique démontre l’importance de la forêt privée pour les familles vivant dans les régions rurales, étayant ainsi l’engagement des propriétaires de forêts privées en faveur de forêts résilientes à long terme et d’un climat sain.

« La forêt privée permet à 37 500 Canadiens d’obtenir des revenus, des emplois et de contribuer de façon significative à l’économie du pays. Ce nombre est encore plus conséquent si on inclut en plus les propriétaires qui réalisent de nombreuses activités sylvicoles non considérées dans cette étude » mentionne Mme Banks.

Près de la moitié de ces emplois dépendent d’activités liées aux forêts privées du Québec, en raison de la vigueur du secteur manufacturier de la province. Au Canada, la plupart des emplois liés à la fabrication de produits du bois, la foresterie ainsi que la récolte se trouvent en Colombie-Britannique et au Québec, tandis que les emplois liés à la fabrication du papier sont regroupés au Québec et en Ontario. Il s’ensuit que le Québec est également le chef de file en matière de revenus générés par les forêts privées avec une contribution de 5,3 G$, suivi par la Colombie-Britannique qui a généré 3,3 G$ en 2020.

L’aménagement durable des forêts, tel que pratiqué par les propriétaires forestiers canadiens, petits et grands, garantit le bien-être économique, social, environnemental et culturel de centaines de communautés rurales à travers le Canada.

« Les propriétaires forestiers canadiens produisent 20 % du bois du pays alors que les superficies qu’ils détiennent représentent seulement un dixième des forêts du Canada. PFC invite tous les paliers de gouvernement à travailler davantage avec les propriétaires forestiers pour améliorer la mise en valeur des forêts privées et incidemment les conditions de production des divers produits forestiers » a ajouté M. Domenico Iannidinardo, vice-président de PFC.

La version complète du Portrait des forêts privées canadiennes et de leur contribution à l’économie peut être consultée sur le site forestowners.ca.

À propos des Propriétaires forestiers du Canada

L’organisation Propriétaires forestiers du Canada (PFC), dont les bureaux sont situés à Ottawa, en Ontario, représente la voix unifiée des propriétaires de forêts privées à travers le pays qui se sont engagés à gérer les forêts de manière durable à long terme pour un climat sain et des communautés prospères. Pour plus d’information, visitez le forestowners.ca.

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Renseignements :
Jean-Pierre Martel 613 698-5799

M. Raymond Thibeault, lauréat 2023 du prix Henri-Paul-Gagnon

Matane, le 2 juin 2023. – Monsieur Raymond Thibeault, qui a dédié sa carrière au service des producteurs forestiers a reçu le prix Henri-Paul-Gagnon lors du banquet du congrès de la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) tenu à Matane ce 1er juin.

M. Raymond Thibeault a œuvré plus de 40 ans en syndicalisme forestier, dirigeant tour à tour le Syndicat des producteurs de bois de Nicolet puis le Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec. Il a su mener à bien ses mandats de porte-parole et de négociateur pour un groupe important d’offices au fil du temps et a contribué à des relations respectueuses et harmonieuses avec les partenaires régionaux, ses collaborateurs et ses équipes tout au long de sa carrière.

De 1974 à 1986, M. Thibeault a dirigé le Syndicat des producteurs de bois de Nicolet (maintenant du Centre-du-Québec). Puis, en 1986, il a rejoint le Syndicat des producteurs de bois de l’Estrie (maintenant du Sud du Québec) à titre de directeur général, poste qu’il quittera en 2015. Parmi ses réalisations, notons sa participation à la fin des années 70 à la mise en place des groupements forestiers dans le Centre-du-Québec et à la consolidation du territoire entre le Plan conjoint du Sud du Québec avec la portion montérégienne du territoire du Plan conjoint du Sud-Ouest. Autre réalisation notable, en 2009 il a participé à la mise en place de la certification forestière FSC® sur le territoire du Plan conjoint du Sud du Québec, soit un des plus grands certificats en Amérique du Nord en petite forêt privée.

Sa très grande foi en l’action collective l’a mené à organiser plusieurs manifestations en faveur des producteurs forestiers comme celle de 1990 à l’Assemblée nationale de Québec pour la majoration des budgets d’aménagement forestier ou celle à l’automne 1999 à Windsor contre la baisse des prix chez Domtar. Il a également été impliqué dans la manifestation de décembre 2008 en marge du Sommet sur la forêt à l’Assemblée nationale de Québec.

Le prix Henri-Paul-Gagnon
Le prix Henri-Paul-Gagnon est décerné annuellement à une personne ayant contribué de façon exceptionnelle à la vie syndicale dans le secteur de la forêt privée. Institué en 2010, le prix est attribué à la mémoire de M. Henri‑Paul Gagnon, originaire du Saguenay–Lac-Saint-Jean, président fondateur de la fédération en 1970.

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Renseignements :
M. Vincent Miville, ing.f., M. Sc.
Directeur général
Fédération des producteurs forestiers du Québec
T. 450 679-0540, poste 8201 | vmiville@upa.qc.ca

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