Les enjeux des changements climatiques en forêt privée

Les 134 000 propriétaires forestiers du Québec risquent d’être aux premières loges pour constater les conséquences des changements climatiques. C’est le constat qui ressort du rapport Le Canada dans un climat en changement (Chapitre 2 – Québec, rédigé par Ouranos) du gouvernement fédéral ainsi que le projet de stratégie d’adaptation de la gestion et de l’aménagement des forêts aux changements climatiques du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP).

L’évolution du climat causera des impacts aux écosystèmes au-delà de leur capacité d’adaptation, conduira à des modifications de la biodiversité, affectera la façon d’assurer une saine gestion du territoire forestier et augmentera les risques en santé et sécurité pour les travailleurs du secteur forestier.

Les propriétaires forestiers constateront un peu plus chaque année l’ampleur et la diversité de ces conséquences sur leurs boisés. En parallèle, les forêts privées constitueront pour l’ensemble des Québécois une vitrine de l’impact des changements climatiques sur les écosystèmes forestiers en raison de leur localisation à proximité des milieux de vie des citoyens.

Élections québécoises 2022

Le 3 octobre 2022, les 134 000 propriétaires forestiers et leur famille seront appelés à voter dans le cadre des élections provinciales. La FPFQ est intervenue, de concert avec Groupements forestiers Québec, pour rappeler aux candidats aux élections que leur engagement peut déterminer le sort de centaines de communautés rurales qui dépendent du secteur forestier.

Les engagements recherchés par les producteurs et propriétaires forestiers

Dans une lettre expédiée aux chefs des cinq principaux partis politiques, les deux organisations ont sensibilisé les formations visant à former le prochain gouvernement que celui-ci devra axer ses interventions sur quatre éléments essentiels afin de soutenir les propriétaires forestiers qui désirent mettre en valeur leurs boisés.

  • 1

    Accroître les mesures de soutien à la sylviculture en majorant le Programme d’aide à la mise en valeur des forêts privées à 41,1 M$, en prévoyant un mécanisme d’indexation et en s’engageant pour une période de 5 ans.

  • 2

    Sécuriser l’accès aux marchés pour le bois des forêts privées en améliorant l’accessibilité au marché pour les producteurs de bois conformément à l’intention ayant guidé l’adoption du principe de la résidualité.

  • 3

    Améliorer la productivité et l’accès à la main-d’œuvre en accélérant l’innovation en forêt privée, en mettant en œuvre des mesures afin de faciliter le recrutement et en améliorant les conditions de la main-d’œuvre forestière.

  • 4

    Favoriser l’adoption de meilleures pratiques environnementales en finançant l’intégration de nouvelles connaissances environnementales aux plans d’aménagement forestier, en forçant l’application des réglementations sur la protection du couvert forestier à l’échelle des MRC ainsi qu’en mettant en œuvre un programme d’indemnisation des producteurs forestiers qui subissent des contraintes déraisonnables pour répondre aux besoins sociétaux.

Le premier récipiendaire de la bourse commémorative Christopher-Lee étudiera le lien entre les enjeux contemporains et la couverture médiatique du secteur forestier

Vancouver, le 23 septembre 2022. – Propriétaires forestiers du Canada (PFC) a décerné à M. Diego Corry, étudiant à la maîtrise en foresterie à l’Université de la Colombie-Britannique, la bourse commémorative Christopher-Lee, en raison de sa thèse qui aborde une question d’actualité liée aux forêts privées du Canada, à savoir comment les entreprises forestières et les propriétaires fonciers réagissent à l’activisme environnemental croissant qui se manifeste sur les réseaux sociaux?

« Cette recherche est susceptible de fournir des informations utiles aux professionnels de l’industrie forestière et constitue une contribution originale à la littérature universitaire sur la responsabilité sociale des entreprises, la gouvernance environnementale et les mouvements sociaux », souligne M. Hamish van der Ven, professeur adjoint en gestion durable des ressources naturelles à la faculté de foresterie de l’Université de la Colombie-Britannique.

PFC s’intéresse à la recherche de M. Corry qui pourrait aider à déterminer comment les attentes en matière de conduite responsable des affaires exprimées sur des plateformes comme Facebook et Twitter influent sur les politiques et les pratiques des organisations du secteur forestier canadien.

« Ayant grandi à Vancouver, l’expérience et les recherches de M. Corry sur les questions contemporaines de l’industrie forestière canadienne, combinées à son intérêt pour la politique forestière et de conservation, correspondent bien aux valeurs défendues par la bourse commémorative Christopher-Lee », affirme le président de PFC, M. Domenico Iannidinardo.

PFC a créé la bourse commémorative Christopher-Lee pour honorer la mémoire et l’héritage de M. Christopher Lee et pour célébrer ses innombrables contributions à l’avancement du développement social et économique des communautés du Canada.

« Recevoir cette bourse m’aidera à mener une recherche efficace en interrogeant des cadres, des praticiens et le gouvernement afin d’obtenir des informations instructives », ajoute M. Corry.

Diego Corry et Domenico Iannidinardo

À propos de la bourse commémorative Christopher-Lee
La bourse de 2 000 $ sera attribuée chaque année à un étudiant de niveau postsecondaire inscrit dans une discipline liée à la foresterie dans une université, un collège ou une école technique canadienne. Toutes les candidatures seront prises en considération, mais la préférence sera accordée aux étudiants qui excellent dans leur domaine et qui ont un intérêt particulier pour la politique forestière, la défense des intérêts et la recherche en ce qui concerne les terres forestières privées au Canada.

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Contact média : Sandra Bishop
Téléphone : 1 778 269-3050

Les premiers récipiendaires de la bourse commémorative Peter-deMarsh, volet recherche, reçoivent 10 000 $

Ottawa, ON – Propriétaires forestiers du Canada (PFC) est fier d’annoncer que Lara Felsing, étudiante à la maîtrise en beaux-arts à Emily Carr University of Art & Design, et Maxime Saulnier, qui termine une maîtrise en foresterie à l’Université Laval à Québec, sont les premiers récipiendaires de la Bourse commémorative Peter deMarsh pour la recherche. Chacun a reçu 10 000 $ pour soutenir la dernière étape de leurs études. 

« Ces deux jeunes gens utilisent leurs talents pour aider à résoudre des problèmes sociaux, économiques ou environnementaux », explique Susannah Banks, coprésidente de PFC et Directrice générale, Fédération des propriétaires de lots boisés du Nouveau Brunswick. « Cette bourse est le prolongement naturel des réalisations de Peter deMarsh, un homme qui a œuvré pour convaincre des millions de propriétaires forestiers dans le monde à agir collectivement au sein d’organisations locales, régionales, nationales et internationales afin de créer de meilleures politiques en faveur des forêts durables. »

Lara Felsing est une artiste issue d’une communauté métisse du nord de l’Alberta. À travers ses peintures et ses sculptures, Lara examine comment le savoir autochtone se mêle aux récents résultats scientifiques pour (re)connecter les humains à la terre et aux espèces. Sa pratique et sa recherche dans le cadre de la maîtrise en beaux-arts reposent sur une approche à « deux yeux » : un œil regarde à travers la lentille du savoir autochtone et l’autre, à travers la lentille occidentale.

Maxime Saulnier est un ingénieur forestier du Québec. Son projet de recherche vise à documenter les pratiques agroforestières des petits propriétaires forestiers du Québec, ainsi que leurs motivations et les obstacles rencontrés dans la mise en œuvre de ces pratiques. Les résultats de la recherche de Maxime contribueront à l’élaboration de meilleures politiques pour soutenir l’agroforesterie sur les terres forestières privées.

Maxime Saulnier, lauréat de la bourse en compagnie de Nancy Gélinas, doyenne de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l'Université Laval, et Jean-Pierre Martel, directeur général des Propriétaires forestiers du Canada

À propos de la bourse commémorative Peter-deMarsh
Afin d’honorer la mémoire de Peter deMarsh et de continuer à célébrer et à défendre les multiples contributions des propriétaires de boisés au développement rural, Propriétaires forestiers du Canada (PFC) et International Family Forestry Alliance (FFA), en collaboration avec UPA Développement International, ont créé la bourse commémorative Peter-deMarsh, qui sera décernée chaque année.

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Contact média : Jean-Pierre Martel
Cell. : 613 698-5799

Le premier récipiendaire de la bourse commémorative Peter-deMarsh, volet international, participe à un congrès mondial sur l’agroforesterie

Ottawa, ON – Propriétaires forestiers du Canada (PFC) est heureux d’annoncer que le premier récipiendaire de la bourse commémorative Peter deMarsh (volet international) a été attribué au président de l’Association des propriétaires de forêts familiales du Népal, Jog Raj Giri. Cette bourse a permis à Raj Giri d’assister au 5e Congrès mondial sur l’agroforesterie qui s’est tenu à Québec du 17 au 20 juillet 2022. Il y a présenté les défis et les opportunités auxquels sont confrontés les propriétaires forestiers népalais.

Le 5e Congrès mondial sur l’agroforesterie a encouragé le partage des connaissances pour une transition vers un monde unifié et sain. L’agroforesterie contribue à améliorer la santé des sols, protéger la qualité de l’eau, accroître la biodiversité, atténuer le changement climatique et s’y adapter, tout en assurant la sécurité alimentaire, la santé et les revenus. Elle est une composante essentielle de la transition écologique, énergétique, sociale et économique.

« Cette bourse est le prolongement naturel des réalisations de Peter deMarsh qui s’est efforcé de convaincre des millions de propriétaires forestiers dans le monde à s’engager dans la voie du développement durable et agir collectivement au sein d’organisations locales, régionales, nationales et internationales pour créer de meilleures politiques de soutien à la forêt », déclare Vincent Miville, membre du conseil d’administration de Propriétaires forestiers du Canada (PFC) et Directeur général de la Fédération des producteurs forestiers du Québec.

Jog Raj Giri a cofondé l’Association of Family Forest Owner’s Nepal avec le soutien de Peter deMarsh.

Vincent Miville, directeur de PFC et directeur général de la Fédération des producteurs forestiers du Québec, en compagnie du lauréat de la bourse Peter-deMarsh, Jog Raj Giri, président de l'Association des propriétaires de forêts familiales du Népal

La bourse Peter deMarsh (volet international) accorde jusqu’à 3 000 $ pour aider des représentants d’associations de propriétaires de boisés à participer à des conférences internationales traitant de questions liées à la forêt.

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Contact média : Jean-Pierre Martel
Cell. : 613 698-5799

Campagne électorale provinciale 2022

Le 3 octobre 2022, les 134 000 propriétaires forestiers et leur famille seront appelés à voter dans le cadre des élections provinciales. La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) est intervenue, de concert avec Groupements forestiers Québec, pour rappeler aux candidats aux élections que leur engagement peut déterminer le sort de centaines de communautés rurales qui dépendent du secteur forestier. 

Dans une lettre expédiée aux chefs des cinq principaux partis politiques, les deux organisations ont sensibilisé les formations visant à former le prochain gouvernement que celui-ci devra axer ses interventions sur quatre éléments essentiels afin de soutenir les propriétaires forestiers qui désirent mettre en valeur leurs boisés.

  • 1

    Accroître les mesures de soutien à la sylviculture en majorant le Programme d’aide à la mise en valeur des forêts privées à 41,1 M$, en prévoyant un mécanisme d’indexation et en s’engageant pour une période de 5 ans.

  • 2

    Sécuriser l’accès aux marchés pour le bois des forêts privées en améliorant l’accessibilité au marché pour les producteurs de bois conformément à l’intention ayant guidé l’adoption du principe de la résidualité.

  • 3

    Améliorer la productivité et l’accès à la main-d’œuvre en accélérant l’innovation en forêt privée, en mettant en œuvre des mesures afin de faciliter le recrutement et en améliorant les conditions de la main-d’œuvre forestière.

  • 4

    Favoriser l’adoption de meilleures pratiques environnementales en finançant l’intégration de nouvelles connaissances environnementales aux plans d’aménagement forestier, en forçant l’application des réglementations sur la protection du couvert forestier à l’échelle des MRC ainsi qu’en mettant en œuvre un programme d’indemnisation des producteurs forestiers qui subissent des contraintes déraisonnables pour répondre aux besoins sociétaux.

Consultez le portrait de la forêt privée ainsi que le cahier de campagne pour connaître les enjeux détaillés des propriétaires et producteurs forestiers dans le cadre de la campagne électorale provinciale 2022.

À la rencontre des candidats

Lors de leur passage à la Maison de l’UPA, les chefs des principaux partis ont été questionnés par le président par intérim de la FPFQ, M. Gaétan Boudreault en ce qui a trait à l’accroissement des budgets dédiés à la mise en valeur des forêts privées. Écoutez les réponses des chefs des principaux partis politiques.

En parallèle, les syndicats et offices de producteurs forestiers ainsi que les groupements forestiers sont à l’œuvre pour rencontrer les candidats et discuter des enjeux prioritaires pour les propriétaires et producteurs forestiers établis dans l’ensemble des circonscriptions du Québec.

Les engagements

Les principaux partis politiques ont répondu à ces différents enjeux en répondant à une série de questions émises par les représentants de la forêt privée. Consultez les réponses complètes des partis ayant répondu.

Remerciement pour devoirs accomplis


Cette année, j’aurai le plaisir d’assumer la présidence par intérim de la Fédération des producteurs forestiers du Québec, car après 17 ans de loyaux services, mon cher ami Pierre-Maurice Gagnon a décidé de tirer sa révérence. J’aurai la chance d’être épaulé cette année par des administrateurs de grande expérience, MM. Éric Cliche et André Roy, respectivement 1er et 2e vice-présidents.

Connu de tous dans le secteur forestier, et reconnu pour ses expressions percutantes et propres à lui, Pierre-Maurice laisse derrière lui une marque indélébile sur les propriétaires et producteurs forestiers qu’il a su brillamment représenter et vaillamment défendre.

Ce n’est pas pour rien qu’en 2013, l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec lui a remis la distinction Henri-Gustave-Joly-de-Lotbinière puisqu’il a consacré sa vie à travailler au développement du secteur forestier. Nous pouvons sans l’ombre d’un doute remercier M. Gagnon pour ses devoirs accomplis.

De son passage à la fédération, je retiendrai son humanité, son sens de la solidarité et son leadership rassembleur. C’est pourquoi je me réjouis de constater qu’il demeurera président du Syndicat des producteurs de bois du Saguenay-Lac-Saint-Jean, et ce faisant, il poursuivra son mandat d’administrateur de la fédération où il pourra nous guider avec ses précieux conseils et son expérience incommensurable. Ceux-ci seront utilisés à bon escient alors qu’une campagne électorale provinciale se profile à l’horizon. Pour conquérir le vote des 134 000 propriétaires et producteurs forestiers du Québec, les candidats aux élections devront leur accorder la reconnaissance qui leur est due.

Pour ma part, je m’efforcerai de véhiculer auprès des formations politiques la nécessité d’appuyer les producteurs forestiers dans la mise en valeur de leurs boisés par une bonification des mesures de soutien à l’aménagement, la protection de nos marchés, un cadre réglementaire encourageant la sylviculture et une rémunération pour les services environnementaux rendus. Pourrai-je compter sur vos voix pour transmettre ce message aux centaines de candidats?

Gaétan Boudreault
Producteur et président par intérim de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

Éditorial paru dans la revue Forêts de chez nous, édition de septembre 2022.

La revue Forêts de chez nous – septembre 2022 : Les têtes d’abattage de plus en plus populaires auprès des producteurs forestiers

• Éditorial du président – Remerciement pour devoirs accomplis
• Actualités
• La nature change tout le temps et il faut le réaliser
• Têtes d’abattage – Petits formats, grands travaux

Consultez l’édition de septembre 2022 en version PDF.

Abonnez-vous à la revue Forêts de chez nous en devenant membre des Amis de la forêt privée!

Au sujet de la revue
Notre revue Forêts de chez nous aborde des sujets d’intérêt pour les propriétaires forestiers soucieux de voir grandir leur patrimoine forestier. Elle porte un regard différent sur l’actualité forestière notamment par le biais des éditoriaux et des reportages.

La revue Forêts de chez nous est produite quatre fois par année en collaboration avec les Producteurs et productrices acéricoles du Québec.

Pour nous faire part d’un commentaire ou pour nous suggérer un sujet d’article, écrivez-nous!

Sécurité : risques de chute en forêt dans les travaux de débroussaillage

La prévention des chutes est un défi de taille pour les débroussailleurs. Ceux-ci doivent concilier les enjeux de sécurité et de productivité dans un environnement diversifié et sur lequel ils ont peu de contrôle.

Un nouveau document de l’Institut de recherche Robert-Sauvé en santé et en sécurité du travail aborde la prévention des chutes en forêt dans les travaux de débroussaillage. Plusieurs facteurs peuvent influencer le risque de chute. Les plus importants peuvent être regroupés en cinq catégories. Le cumul de facteurs augmente le risque de chute. Pour avoir un impact sur la prévention des chutes, mieux vaut agir sur plusieurs facteurs.

Consultez la fiche Risques de chute en forêt dans les travaux de débroussaillage en format PDF. 

Vague de consolidations dans le secteur forestier

L’industrie forestière du Québec a attiré l’attention de bien des gens ces dernières années alors que se sont multipliés les nouvelles d’acquisitions, les fusions et les investissements. Les multiples transactions se chiffrent en milliards de dollars.

Dernière en lice, Paper Excellence a acquis coup sur coup Domtar puis Produits forestiers Résolu. Du jour au lendemain, une compagnie aux origines indonésiennes consolidait deux institutions de l’industrie forestière québécoise. Plusieurs autres exemples de transactions illustrent parfaitement le phénomène de consolidation qui a actuellement cours.

Principales transactions survenues dans le secteur forestier québécois

La consolidation du secteur forestier ne date pas d’hier. En tout temps, les entreprises de ce secteur ont cherché à accroître leur compétitivité et parfois,  la consolidation a constitué une option rationnelle pour se démarquer sur les marchés. La consolidation d’un secteur peut s’effectuer à la fois par une intégration horizontale et verticale des activités.

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