Deux publicités dans le cadre de la campagne « Une forêt de possibilités »

Pour illustrer comment la forêt s’invitait dans le quotidien des gens, deux publicités  ont été diffusées à la télévision cet automne soit celle sur les pratiques forestières et celle sur les changements climatiques.

Ces publicités s’intègrent dans la campagne Une forêt de possibilités lancée en mai 2017 par le Collectif pour une forêt durable dont fait partie la Fédération des producteurs forestiers du Québec. Cette campagne, menée par le Conseil de l’industrie forestière du Québec et appuyée par le gouvernement du Québec, est déployée sur trois ans. Elle a pour objectif de recréer la fierté derrière la forêt québécoise et de démontrer que l’ensemble du secteur forestier à un avenir prometteur.

Ultimement, les partenaires du Collectif pour une forêt durable souhaitent non seulement combler les emplois dans le secteur forestier, mais démontrer l’importance socio-économique de ce secteur – qui est un acteur de l’économie verte – en utilisant le bois comme une solution dans la lutte aux changements climatiques.

Le porte-parole choisi est François Gadbois. Vous le verrez d’ailleurs dans les vox pop et les publicités qui ont été réalisés pour la campagne Une forêt de possibilités.

Le Collectif pour une forêt durable regroupe une cinquantaine de partenaires, des ambassadeurs enracinés dans leur milieu – des gens qui ont à cœur le développement durable des forêts québécoises. Ensemble, ils témoignent de l’importance, de ce matériau vert et renouvelable.

TBE : L’épidémie menace les peuplements en forêt privée

La tordeuse des bourgeons de l’épinette ne fait pas de distinction entre la forêt publique et privée. Pourtant, les moyens mis en place par le gouvernement du Québec pour lutter contre le ravageur excluent pour l’instant la forêt privée.

Les gouvernements tardent à investir dans la lutte à la tordeuse des bourgeons de l’épinette, et près de 850 000 ha de forêts privées subissent les attaques du ravageur. Crédit photo : Ressources naturelles Canada

Les superficies touchées par la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE) augmentent rapidement. Le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) évalue à 7 millions d’hectares les superficies infestées en 2016, une hausse de 11 % comparativement à 2015. En forêt privée, le ravageur inquiète particulièrement au Bas-Saint-Laurent et au Saguenay–Lac-Saint-Jean, où 53 % et 39 % respectivement des superficies privées sont infestées (voir le tableau 1 à la page 14). En Gaspésie et dans Chaudière-Appalaches, la présence de l’insecte se fait également sentir. Mais le déplacement de la TBE est difficile à prévoir, car plusieurs facteurs influencent sa dispersion, comme les vents dominants et les conditions climatiques au printemps et à l’automne.

À la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ), on fait pression sur les gouvernements provincial et fédéral afin qu’ils interviennent et investissent les sommes nécessaires pour atténuer les impacts de l’épidémie en forêt privée. On estime présentement que 14 000 propriétaires subissent les conséquences de l’épidémie. Et ce n’est que le début. Il est clair que les programmes d’aide actuels ne pourront pas répondre aux besoins d’aménagement forestier. Ainsi, les producteurs de boisés privés demandent de l’aide pour offrir un encadrement technique aux propriétaires touchés, favoriser la récupération des bois dépérissants, protéger par des arrosages à l’insecticide biologique Btk les peuplements forestiers trop jeunes pour être récoltés et, finalement, reboiser les sites récoltés.

En début d’épidémie, les arbres légèrement affectés peuvent toujours être envoyés aux scieries. Par contre, au fur et à mesure que la sévérité des dommages augmente, le bois récolté ne répond plus aux critères de ces dernières. Si, dans le passé, ces arbres trouvaient preneurs chez les petites papetières aujourd’hui disparues, les producteurs forestiers se retrouvent aujourd’hui devant un défi majeur : trouver des débouchés pour leur bois. Pour éviter de récolter du bois trop endommagé, ils procèdent actuellement à de la prérécupération.

Un décompte des larves de tordeuse est effectué pour évaluer l’efficacité des arrosages. Crédit photo : GDG Environnement

DES ACTIONS CONCERTÉES

La www.foretprivee.ca et le Regroupement des sociétés d’aménagement forestier du Québec (RESAM) ont mis sur pied une cellule d’urgence sur la gestion de l’épidémie de la TBE en forêt privée. En effet, l’épidémie est considérée comme une crise majeure dont les impacts négatifs seront fort importants pour tout le secteur de la forêt privée. La cellule vise à faire circuler les informations et à appuyer les régions dans leurs efforts pour atténuer les impacts de l’épidémie.

Des initiatives régionales

Au Bas-Saint-Laurent, la TBE a fait son apparition en 2012. Aujourd’hui, un peu plus de la moitié des superficies de la forêt privée est affectée d’une défoliation légère, modérée ou grave. Le dernier relevé aérien réalisé par le MFFP a permis de constater que les superficies gravement atteintes sont en recul. De 2015 à 2016, le pourcentage de défoliation grave est passé de 22 % à 12 % et la défoliation légère de 25 % à 59 %. « Cela donne un répit aux arbres », mentionne Martin Lepage, directeur des services forestiers à l’Agence régionale de mise en valeur des forêts privées du Bas-Saint-Laurent. En fait, la mortalité des arbres survient lorsque la sévérité de la défoliation est importante et récurrente. Ainsi, la diminution de l’intensité de la défoliation donne un temps supplémentaire pour étaler la récolte. L’Agence développe actuellement un plan d’intervention pour les 10 prochaines années. « On souhaite pouvoir améliorer notre façon d’anticiper l’épidémie et croiser les informations afin de minimiser les pertes de bois dans le temps », explique Martin Lepage. Cela permettrait de déterminer la fenêtre optimale pour récolter tout en minimisant les pertes. « Présentement, le plan d’intervention vise les superficies matures. Leurs récoltes seront moins étalées dans le temps. Par contre, pour les plantations plus jeunes, on intervient seulement en cas de force majeure, lorsque la mortalité est imminente. C’est notre réservoir de bois pour les 20 ou 30 prochaines années », indique Martin Lepage. L’Agence commence aussi à documenter les plantations d’âge intermédiaire (de 20 à 35 ans). « Ces peuplements sont intéressants pour la TBE, mais les chercheurs affirment que ces arbres devraient être en mesure de résister. Nous, on veut documenter le phénomène », précise Martin Lepage.

Et l’arrosage comme solution? « Ce serait un outil supplémentaire intéressant qui pourrait permettre d’étaler encore davantage la récolte. Cependant, la forêt privée est très morcelée et compte de nombreux propriétaires. La coordination ne serait pas si facile », ajoute-t-il.

Au Syndicat de producteurs de bois de la Côte-du-Sud, l’ingénieur forestier Vincent Lévesque précise que la TBE commence à peine à faire son arrivée sur le territoire, mais ajoute que ce n’est qu’une question de temps avant que les vents l’amènent dans la région la saison prochaine. Pour mieux faire face à l’éventuelle attaque de la TBE, le secteur tente de s’organiser. Ainsi, trois syndicats de producteurs – Québec, Beauce et Côte-du-Sud – et deux agences de mise en valeur de la Chaudière et des Appalaches développent actuellement un plan de caractérisation de la vulnérabilité des peuplements forestiers et des investissements sylvicoles à protéger.

« On souhaite devancer l’épidémie et récupérer les peuplements les plus vulnérables », mentionne Vincent Lévesque. En cartographiant les boisés les plus vulnérables et en évaluant les volumes de bois menacés, on pourrait indiquer aux propriétaires forestiers où commencer la récolte avant que des dommages trop importants ne soient causés. Du financement pour l’organisation d’activités de transfert de connaissances, notamment des journées d’information sur les méthodes d’aménagement en période d’épidémie, a été obtenu.

Équipée d’une flotte aérienne spécialisée en épandage, GDG Environnement a réalisé un projet-pilote d’arrosage d’insecticide biologique Btk chez 83 propriétaires de forêts privées au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Crédit photo : GDG Environnement

DES ÉPANDAGES EN FORÊT PRIVÉE

Au Saguenay–Lac-Saint-Jean, un projet pilote d’arrosage à l’insecticide biologique Btk a été réalisé sur 1100 hectares. En effet, la TBE progresse dans la région et 39 % de la superficie des forêts privées est touchée à divers degrés. « Exceptionnellement, nous avons procédé à des coupes de peuplements âgés de 30 à 35 ans afin de récupérer le bois en perdition », indique Martin Lavoie, directeur général des agences de mise en valeur des forêts privées du Saguenay et du Lac-Saint-Jean. Ainsi, les acteurs de la région, le Syndicat des producteurs de bois du Saguenay–Lac-Saint-Jean, les agences de mise en valeur des forêts privées et les sociétés sylvicoles de Mistassini, Saguenay et Chambord, se sont mobilisés pour lancer un projet pilote d’arrosage. En tout, 83 producteurs forestiers privés ont participé au projet. Les peuplements choisis sont ceux ayant été traités en éclaircie précommerciale et les plantations de 20 à 35 ans souffrant de défoliation sévère. « Les parcelles identifiées ont toutes été validées sur le terrain et le propriétaire devait démontrer un intérêt et s’engager à assumer 50 % des coûts », précise Martin Lavoie.

La réalisation du projet a été confiée à GDG Environnement, un centre d’expertise multidisciplinaire regroupant entre autres des biologistes et des entomologistes. « Nous avons développé différents protocoles de suivi et des stations témoins pour le sapin baumier et l’épinette blanche », souligne Richard Vadeboncoeur, responsable du contrôle de la TBE à GDG Environnement. Le projet s’est déroulé du 3 au 18 juin à des stades précis de développement des larves de la TBE et des bourgeons de l’arbre. Dans cette courte fenêtre d’intervention, deux applications de Btk ont été réalisées à 5-7 jours d’intervalle. Le pourcentage de défoliation des parcelles témoins a atteint 80 à 100 % et celui des parcelles traitées, 10 à 12 %. « L’application de Btk permet vraiment de sauver des arbres », indique Richard Vadeboncoeur.

Article paru dans le Forêts de chez nous, édition de novembre 2016.

Les producteurs forestiers du sud du Québec font le choix de négocier collectivement avec les scieries

C’est à la suite d’une assemblée générale spéciale qui se tenait en soirée au Centre de foires de Sherbrooke que les délégués du Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec (SPFSQ) ont pris une décision historique. Dorénavant, le prix du bois de sciage résineux sapin-épinette des producteurs forestiers de l’Estrie et de la Montérégie sera déterminé suite à une négociation collective menée par le SPFSQ auprès des scieries.

« Je suis extrêmement fier de la décision qui a été prise par l’ensemble des délégués » s’est enchanté André Roy, président du SPFSQ. « C’est historique pour notre région! Cela fait 20 ans que le prix du bois de sciage stagne. En se regroupant tous les producteurs ensemble, en allant s’asseoir à la même table avec les scieries et en négociant collectivement, les producteurs forestiers auront enfin un meilleur prix pour leur travail. »

La nouvelle mesure fait en sorte que dorénavant, le Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec se chargera d’aller négocier le prix du bois de sciage directement avec les scieries. Ce prix sera ensuite appliqué à la grandeur des transactions de bois de sciage sur le territoire de l’Estrie et de la Montérégie. Auparavant, les scieurs informaient les producteurs d’un prix minimum qu’ils devaient s’engager à payer et ils pouvaient offrir des prix différents pour certains producteurs. La baisse du nombre de scieries dans les dernières années ayant entraîné un débalancement dans le marché, la concentration du nombre d’acheteurs avait fini par défavoriser le producteur au détriment des transformateurs de bois.

« La force du syndicalisme forestier, la force qu’on se donne quand on se regroupe pour aller chercher des gains pour tout le monde, il faut reconnaître que c’est moins au goût du jour qu’autrefois », de rappeler André Roy. « La décision historique qui a été prise par les délégués en assemblée générale spéciale prouve que nos convictions ont encore toute leur pertinence. L’union fait la force et ensemble, nous allons toujours plus loin », de conclure le président du SPFSQ.

Une période de transition sera nécessaire pour permettre de négocier des ententes avec les scieurs, à la satisfaction des deux parties. Entre-temps, les livraisons se poursuivent selon les ententes existantes.

Source :
Martin Larrivée, ing. f.
Directeur général
Syndicat des producteurs forestiers du Sud du Québec
819 346-8905 poste 115
mlarrivee@upa.qc.ca

La revue Forêts de chez nous – novembre 2017 : principe de résidualité en forêt publique

• Éditorial du président – Certaines idées vieillissent bien, mais encore faut-il rappeler leur pertinence

• Le Noël forestier : 10 idées cadeaux

• Lutte contre les changements climatiques

• Vidéo sur les bonnes pratiques d’empilement du bois

• Principe de résidualité en forêt publique : le ministère consulte sur ses scénarios d’approvisionnement

• Anticiper les effets des changements climatiques sur l’habitat des arbres

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Au sujet de la revue
Notre revue Forêts de chez nous aborde des sujets d’intérêt pour les propriétaires forestiers soucieux de voir grandir leur patrimoine forestier. Elle porte un regard différent sur l’actualité forestière notamment par le biais des éditoriaux et des reportages.

La revue Forêts de chez nous est produite quatre fois par année en collaboration avec la Fédération des producteurs acéricoles du Québec.

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État des marchés des produits forestiers

Nous vivons actuellement la troisième plus longue période d’expansion économique depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Souvent qualifiée de timide en raison d’une croissance lente, la reprise économique se poursuit depuis plus de huit ans et motive en grande partie la demande croissante pour bon nombre de produits forestiers (pâte de bois, panneaux, bois d’oeuvre et produits de bois à valeur ajoutée). Autant les marchés émergents, la Chine en tête de proue, que le traditionnel marché américain, se sont avérés de formidables débouchés pour les produits forestiers canadiens. Parallèlement, de nombreux phénomènes ponctuels et structurels sont venus altérer l’offre et la demande de produits forestiers sur les marchés nord-américains.

Consultez l’infolettre en totalité en version PDF :
2017-11-01 – État des marchés des produits forestiers

Droits compensateurs définitifs sur le bois d’œuvre : une injustice pour les propriétaires de la forêt privée

Longueuil, 2 novembre 2017. – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) réitère l’importance de défendre les particularités de la forêt privée dans le litige qui opposera vraisemblablement les États-Unis et le Canada dans le dossier du bois d’œuvre. Rappelons que ce conflit est dommageable pour les scieries canadiennes et leurs employés, mais également pour les fournisseurs de bois rond que sont les 134 000 propriétaires forestiers québécois. En 2016, ceux-ci ont fourni 16 % des approvisionnements des scieries du Québec.

« La réalité des propriétaires forestiers québécois est similaire à celle de leurs vis-à-vis américains. Nous revendiquons une exemption pour le bois de la forêt privée, puisque l’imposition de droits compensateurs représente une grande injustice. », rappelle M. Berthold Gagné, premier vice-président de la FPFQ.

À propos de la FPFQ

La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts de 134 000 propriétaires forestiers de tous les milieux sociaux, dont 30 000 sont enregistrés comme producteurs forestiers. L’action régionalisée de ses 13 syndicats et offices affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, le soutien aux propriétaires forestiers, ainsi qu’une commercialisation ordonnée des bois en provenance de ces territoires.

Renseignements :

Marc-André Côté
Directeur général
Fédération des producteurs forestiers du Québec
T. 450 679-0530, poste 8201
C. 514 378-6543
macote@upa.qc.ca    foretprivee.ca

Lire le communiqué en version PDF.

Décès de M. Marc-Yvon Poulin

C’est avec regret que nous vous annonçons le décès de M. Marc-Yvon Poulin, producteur acéricole et forestier, et ancien président de l’Association des propriétaires de boisés de la Beauce. Il est décédé le samedi 7 octobre dernier, à l’âge de 80 ans.

Durant 21 ans, soit de 1992 à 2013, il a agit comme administrateur au sein de l’APBB, dont sept années à titre de président. Il a aussi siégé au conseil d’administration de la Fédération des producteurs forestiers du Québec durant sept ans, en plus d’être membre de l’exécutif de l’organisation pendant six ans.

En 2014, il avait reçu le prix Henri-Paul-Gagnon, prix remis par la FPFQ pour une contribution exceptionnelle à la vie syndicale de la forêt privée québécoise.

Le conseil d’administration de la FPFQ offre ses condoléances à sa famille et ses proches.

Ceux qui voudraient lui rendre un dernier hommage peuvent le faire au Centre funéraire Gérald Cloutier, ce vendredi 20 octobre ou lors du service religieux, ce samedi 21 octobre, tous deux à Beauceville.

Mobiliser les propriétaires de boisés dans la lutte contre les changements climatiques

Afin de faire valoir le rôle des travaux d’aménagement forestier dans la lutte contre les changements climatiques, la Fédération des producteurs forestiers du Québec a présenté, le 5 octobre 2017 lors d’une rencontre du Comité sénatorial permanent de l’agriculture et des forêts, le mémoire Mobiliser les propriétaires de boisés dans la lutte contre les changements climatiques.

Les forêts et le carbone

En raison de leur superficie, les forêts agissent comme un puissant capteur et émetteur de carbone affectant le bilan du pays. D’un côté, les forêts émettent du carbone lorsqu’elles meurent et se décomposent à la suite d’un feu de forêt ou une épidémie d’insecte. De l’autre, les arbres emmagasinent du carbone pendant leur croissance. De plus, les produits du bois peuvent remplacer des matériaux de construction présentant un bilan de carbone moins intéressant.

« Au cours des dernières décennies, les forêts du Canada sont devenues des sources de dioxyde de carbone, en rejetant davantage de dioxyde de carbone dans l’atmosphère qu’elles n’en accumulent durant toute l’année. Les feux de forêt et les grandes infestations d’insectes sont en partie responsables de cette situation. »1

Épidémie de la tordeuse des bourgeons de l’épinette

L’actuelle épidémie de la tordeuse de bourgeons de l’épinette (tordeuse) qui frappe l’est du Canada représente une menace et une opportunité selon les décisions qui seront prises par les autorités publiques. Si rien n’est fait, les forêts de conifères détérioreront le bilan carbone du pays. Cependant, si les arbres sont récoltés, transformés en produits forestiers et les aires reboisées en essences croissant plus rapidement que la forêt naturelle, alors le bilan sera amélioré.

Ainsi, la foresterie traditionnelle peut jouer un rôle important pour lutter contre un problème bien contemporain.

Lire le mémoire en totalité:
Mobiliser les propriétaires de boisés dans la lutte contre les changements climatiques

Auteurs:
Marc-André Côté, ing.f., Ph.D.
Directeur général, Fédération des producteurs forestiers du Québec

Marc-André Rhéaume, ing.f.
Responsable à l’aménagement forestier, Fédération des producteurs forestiers du Québec


[1] Ressources naturelles Canada. Carbone forestier. Consultée le 20 septembre 2017.

2017-10-04

Épidémie de la tordeuse: cinq conseils pour les propriétaires de boisés

Longueuil, 4 octobre 2017. – Une importante épidémie de la tordeuse des bourgeons de l’épinette est en cours au Québec. Il s’agit de l’insecte le plus destructeur des peuplements de conifères en Amérique du Nord. Bien que cet insecte fasse partie du cycle naturel de la régénération de la forêt, les propriétaires voulant limiter le dépérissement de leur boisé peuvent se préparer et agir pour atténuer les impacts. Pour ce faire, la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) propose cinq conseils et références utiles pour les propriétaires de boisés.

  1. Consultez la carte interactive pour suivre l’évolution de l’épidémie sur sa propriété
  2. Joignez un conseiller forestier pour obtenir un soutien professionnel
  3. Faites faire un plan d’aménagement forestier
  4. Diminuez la vulnérabilité de votre boisé par des travaux sylvicoles appropriés
  5. Abonnez-vous à nos outils d’information pour lire sur l’actualité forestière

Les détails complets de ces cinq conseils sont disponibles sur la page Me préparer à l’épidémie.

De plus, afin d’aider les propriétaires de boisés à suivre l’épidémie et obtenir les informations essentielles sur la gestion d’un lot boisé face à cette catastrophe naturelle, une page dédiée à la tordeuse a été créée. Elle comprend la page Me préparer à l’épidémie, mais aussi six autres sections fort utiles.

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À propos de la FPFQ

La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts de 134 000 propriétaires forestiers de tous les milieux sociaux, dont 30 000 sont enregistrés comme producteurs forestiers. L’action régionalisée de ses 13 syndicats et offices affiliés vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, le soutien aux propriétaires forestiers, ainsi qu’une commercialisation ordonnée des bois en provenance de ces territoires.

Renseignements :

Marc-André Côté
Directeur général
Fédération des producteurs forestiers du Québec
450 679-0530, poste 8201
macote@upa.qc.ca    foretprivee.ca

Sources régions infestées par l’insecte) :

Stéphane Paul
Directeur général
Syndicat des producteurs de bois d’Abitibi-Témiscamingue
819 762-0835
spaul@spbat.qc.ca    spbat.qc.ca

Charles-Edmond Landry
Directeur général
Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent
418 723-2424
celandry@upa.qc.ca    spfbsl.com

Vincent Lévesque
Directeur général
Syndicat des producteurs de bois de la Côte-du-Sud
418 856-4639
spbcs@globetrotter.net    spbcs.ca

Katherine Court
Directrice générale
Syndicat des producteurs de bois de la Gaspésie
418 392-7724
kcourt@upa.qc.ca    spfgaspesie.com

Jean-Pierre Dansereau
Directeur général
Syndicat des propriétaires forestiers de la région de Québec
418 872-0770
jpdansereau@upa.qc.ca    spfrq.qc.ca

Daniel Fillion
Directeur général
Syndicat des producteurs de bois du Saguenay–Lac-Saint-Jean
418 542-5666
fillion.dan@spbsaglac.qc.ca    spbsaglac.qc.ca

Lire le communiqué en version PDF.

Tordeuse des bourgeons de l’épinette : la forêt privée durement affectée

Les superficies touchées
L’épidémie de la tordeuse des bourgeons de l’épinette poursuit sa progression en forêt privée. À l’été 2017, l’inventaire aérien effectué par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a dénombré 912 838 hectares de boisés privés affectés par l’insecte. La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) estime que 15 000 propriétaires de boisés subissent actuellement les conséquences de cette épidémie à divers degrés.

Superficies infestées par la tordeuse lors du dernier inventaire disponible (été 2017)

Consultez l’infolettre en totalité en version PDF :
2017-10-01 – Tordeuse des bourgeons de l’épinette : la forêt privée durement affectée

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