Sur le Radar en 2026

Comme chaque début d’année, la FPFQ brosse un portrait des grands enjeux susceptibles d’influencer les activités des producteurs forestiers. Après une année particulièrement mouvementée, 2026 s’annonce tout aussi significative. Réforme du régime forestier, élections provinciales, marchés du bois, résidualité, carbone forestier et infrastructures figurent entre autres parmi la quinzaine de dossiers à garder à l’œil en forêt privée au cours des prochains mois.

Hausse de la possibilité forestière en forêt privée

Le volume de bois sur pied et la possibilité forestière sont en hausse en forêt privée. Selon les plus récentes évaluations, le volume a progressé de 21 % tandis que la possibilité forestière s’est accrue de 2,7 Mm³ pour atteindre 19,6 Mm³ par année. Plus du tiers de la possibilité forestière réside maintenant en forêt privée. Ces résultats illustrent le rôle grandissant que peuvent occuper les producteurs forestiers dans l’approvisionnement du secteur forestier québécois, sans pour autant mettre à risque la ressource renouvelable qu’est la forêt privée.

Recul de 3,4 % de la production québécoise de bois d’œuvre après trois trimestres

Selon Statistique Canada, la production canadienne de bois d’œuvre a reculé de 3,9 % après neuf mois en 2025, pour atteindre 15,42 milliards de pieds mesure de planche (G PMP). La baisse s’est accentuée au troisième trimestre, avec un recul de 8,0 %.

Presque toutes les provinces ont enregistré une diminution, à l’exception du Nouveau-Brunswick, qui affiche une hausse de 1,4 %, après 9 mois. L’Alberta connaît une légère baisse (-0,1 %), tandis que les reculs sont plus marqués ailleurs, notamment en Colombie-Britannique (-7,1 %, le plus fort du pays) et en Ontario (-5,7 %). Les autres provinces accusent une baisse moyenne de 5,2 %.

Au Québec, la production a diminué de 3,4 % après neuf mois, soit environ 139 M PMP de moins. Cependant, une reprise s’est manifestée au troisième trimestre 2025, avec une hausse de 11 % par rapport au troisième trimestre 2024. Cette amélioration contraste avec la forte baisse observée après six mois (-8,8 %), ce qui réduit la perte cumulée sur neuf mois.

Ce rebond au troisième trimestre s’explique probablement par l’anticipation de la hausse des droits américains sur le bois d’œuvre canadien (relevés à 45 % en août 2025), les scieurs souhaitant produire et expédier du bois d’œuvre avant une hausse de taxes. Cette mesure pèse lourdement sur la compétitivité du secteur et laisse présager un ralentissement au quatrième trimestre susceptible de réduire la moyenne annuelle et d’accentuer la pression sur l’industrie.

Toujours au Québec après trois trimestres, les inventaires ont chuté de 15 %. Cette baisse s’est accentuée après le mois de mai, car en prévision de la hausse des tarifs américains, les usines ont choisi d’écouler rapidement leurs stocks plutôt que de conserver du bois d’œuvre. La fermeture de scieries n’est probablement pas encore reflétée dans le niveau d’inventaires actuel; celui-ci risque d’être encore plus bas dans les prochains semestres. Sur la même période, les livraisons ont également reculé de 8,5 %.

Les conséquences du conflit du bois d’œuvre sont préoccupantes : chaque semaine, de nouvelles fermetures sont annoncées. Au Québec, une vingtaine d’usines ont déjà déclaré des arrêts temporaires ou définitifs en 2025. Dans ce contexte, il est raisonnable de prévoir une détérioration supplémentaire d’ici la fin de l’année, à mesure que les effets des droits accrus se font sentir.

De nouveaux fonds pour bonifier les plans d’aménagement forestier

Les propriétaires forestiers ont désormais la possibilité de faire bonifier leur plan d’aménagement forestier (PAF) pour y intégrer des éléments environnementaux supplémentaires, notamment concernant les milieux humides, les écosystèmes forestiers exceptionnels ou la présence d’espèces fauniques et floristiques à statut précaire. Cette démarche vise à transmettre aux propriétaires des recommandations sur les mesures de protection à appliquer lors de leurs activités d’aménagement forestier.

Des fonds additionnels de 3 M$, issus du Plan nature 2030 du gouvernement du Québec, ont été confiés aux agences régionales de mise en valeur des forêts privées afin de financer cette bonification par l’entremise des conseillers forestiers accrédités. L’objectif est ambitieux : réaliser la bonification de 3 600 plans d’aménagement forestier d’ici mars 2028.

Ce soutien gouvernemental découle des efforts soutenus de la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ), qui réclame depuis plusieurs années un meilleur appui aux propriétaires forestiers pour la gestion des milieux sensibles au bénéfice de la société. La FPFQ a également travaillé au cours des dernières années à identifier des mesures de protection des milieux sensibles adaptées à la forêt privée. Pour plus d’information sur ces mesures, visitez la section « conservation de milieux sensibles » sur le site www.foretprivee.ca.

Les propriétaires qui souhaitent faire réaliser un plan d’aménagement forestier ou améliorer celui en vigueur sont invités à contacter leur conseiller forestier. Celui-ci pourra les informer sur les options de bonification offertes grâce à ce nouveau budget.

Source: Association des propriétaires de boisés de la Beauce

Mise à jour économique et financière du Québec: La FPFQ soulagée du prolongement de la mesure d’étalement du revenu pour les producteurs forestiers

Longueuil, le 26 novembre 2025 – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) est soulagée de la décision du gouvernement du Québec de prolonger la mesure d’étalement du revenu pour les producteurs forestiers reconnus annoncée dans la mise à jour économique et financière présentée hier par le ministre des Finances, M. Éric Girard.

Cette mesure d’étalement du revenu est essentielle pour les producteurs forestiers désavantagés par le système fiscal. En effet, plusieurs d’entre eux ne tirent pas un revenu de la vente de bois chaque année. Au contraire, la récolte se fait ponctuellement, ce qui a pour conséquence d’augmenter globalement le revenu du producteur pour une année donnée, et conséquemment d’accroître son taux marginal d’imposition. La mesure d’étalement permet de répartir ces revenus sur dix ans. Elle évite que l’impôt freine l’engagement des producteurs à aménager leur forêt et à récolter du bois. Ce dispositif sera prolongé pour une durée de deux ans et restera en vigueur jusqu’au 31 décembre 2027.

« Cette mesure reconnaît les particularités de notre activité et démontre un soutien envers les producteurs forestiers. Nous invitons les producteurs à l’utiliser pleinement, afin de mieux planifier leurs travaux et de stabiliser leurs revenus dans cette période de crise », a déclaré le président de la FPFQ, M. Gaétan Boudreault.

Néanmoins, rappelons que les producteurs œuvrant en forêt privée subissent toujours d’importantes répercussions liées aux tarifs imposés par l’administration américaine. La mise à jour économique prévoit également un congé temporaire de cotisation au Fonds des services de santé en 2026 et 2027 pour les secteurs de l’agriculture, de la foresterie et de la pêche. Cette mesure allégera les coûts de main-d’œuvre dans un contexte où les tarifs de 45 % imposés sur le bois d’œuvre résineux fragilisent la filière.

« Prolonger la mesure d’étalement était une solution logique, mais il faut se rendre à l’évidence qu’elle ne réglera pas la crise du bois d’œuvre. Pour reprendre les mots du premier ministre, ce sont 30 000 emplois qui sont en jeu. Il est donc impératif d’aller plus loin et de mettre en place des mesures nettement plus ambitieuses afin de garantir la pérennité du secteur. Pour aider la chaîne d’approvisionnement à traverser cette crise, ces aides devront non seulement soutenir les producteurs forestiers, mais également les entrepreneurs et les transporteurs qui assument des obligations financières importantes liées à leurs équipements », a ajouté M. Boudreault.

La FPFQ continuera de collaborer avec le ministre des Ressources naturelles et des Forêts, M. Jean-François Simard, pour s’assurer que les politiques demeurent adaptées à la réalité sectorielle de la forêt privée. À ce titre, la protection des marchés des producteurs forestiers sera déterminante pour aider le secteur à passer cette période tumultueuse.

À propos de la FPFQ

La forêt privée québécoise appartient à 162 900 individus, familles et entreprises. Tour à tour, ce sont 31 100 producteurs de la forêt privée du Québec qui fournissent environ un cinquième de l’approvisionnement en bois rond de l’industrie forestière québécoise. Les activités sylvicoles effectuées en forêt privée et la transformation du bois qui y est récolté génèrent des revenus annuels de 4,7 G$ et près de 24 300 emplois. Par l’action de ses 13 syndicats et offices affiliés, la FPFQ œuvre à la protection, à la mise en valeur et à une commercialisation ordonnée du bois issu des forêts privées.

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Renseignements :
Charles-Philippe Tremblay-Bégin
Conseiller aux communications et Relations publiques
Fédération des producteurs forestiers du Québec
T. 450 679-0540, poste 8661 |cptremblaybegin@upa.qc.ca  foretprivee.ca

Énoncé économique du Québec – Mesures utiles pour la forêt privée

Le 25 novembre 2025, le ministre des Finances Éric Girard a publié une Mise à jour économique et financière du Québec. Cette annonce contient plusieurs ajustements budgétaires et fiscaux.

Parmi les huit mesures de soutien annoncées, deux sont particulièrement significatives pour le secteur forestier : la prolongation de l’étalement du revenu pour les producteurs forestiers reconnus et l’instauration d’un congé temporaire de cotisation au Fonds des services de santé (FSS).

Prolongation de la mesure d’étalement du revenu pour les producteurs forestiers reconnus
La mise à jour confirme la prolongation de la mesure d’étalement du revenu pour deux ans jusqu’au 31 décembre 2027, avec maintien du mécanisme de report sur dix ans. Cette disposition fiscale permet aux producteurs forestiers reconnus, qui détiennent un plan d’aménagement approuvé par le MRNF, de répartir le revenu provenant de la vente de bois sur dix exercices fiscaux plutôt que de l’imposer en totalité l’année de la transaction. Ce mécanisme est essentiel pour atténuer les effets des revenus irréguliers et concentrés lors des récoltes, qui pourraient autrement entraîner une charge fiscale disproportionnée lors d’une année donnée. Toutefois, la mesure comporte des limites : elle ne s’applique qu’aux revenus issus de la la vente de bois en forêt privée, n’est pas rétroactive et exige une comptabilité rigoureuse pour respecter les règles d’étalement.

Cette prolongation répond à une demande prioritaire de la FPFQ et demeure un outil fiscal vital pour soutenir les revenus des producteurs et la mise en marché du bois en forêt privée.

Congé temporaire de cotisation au Fonds des services de santé (FSS)
Le gouvernement annonce un congé temporaire de cotisation au FSS pour les employeurs du secteur forestier, applicable pour l’année fiscale 2026-2027. Cette mesure vise à réduire les coûts de main-d’oeuvre en supprimant la cotisation au FSS, qui représente habituellement environ 4,26 % de la masse salariale. Les 2 employeurs admissibles sont ceux dont les activités principales relèvent des codes NAICS liés à la foresterie, à la récolte de bois, aux services sylvicoles et au transport forestier. Concrètement, une entreprise qui verse 1 M$ en salaires économisera près de 42 600 $ en cotisations. L’objectif gouvernemental est clair : soutenir la compétitivité des entreprises forestières dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre et de pressions économiques. Tout indique que les entreprises liées à l’exploitation forestière, par exemple des entrepreneurs forestiers ou des producteurs forestiers incorporés, pourront bénéficier de cet allègement.

Impacts pour les producteurs forestiers
Ces deux mesures apportent un soutien concret au secteur forestier et à la forêt privée. Le congé FSS procure un allègement immédiat des coûts de main-d’oeuvre, ce qui est stratégique pour les entreprises forestières confrontées à des marges serrées, voire déficitaires. La prolongation de l’étalement du revenu sécurise un outil fiscal essentiel pour la planification financière des producteurs, réduisant les risques liés à la volatilité des revenus.

Recrudescence de l’épidémie de la tordeuse en forêt privée

En 2025, l’épidémie de tordeuse des bourgeons de l’épinette poursuit sa progression. Au Québec, 17,6 M ha de forêts sont touchés, dont 1,75 M ha en forêt privée. Dans plusieurs régions, la majorité des boisés des producteurs est maintenant affectée, ce qui met sous pression plantations et autres peuplements résineux. Grâce au programme d’arrosage au Btk, 15 070 ha de petites forêts privées ont été protégés cette année, une hausse de 58 % par rapport à 2024. Pour la FPFQ, il est essentiel de stabiliser et d’adapter ce programme afin de protéger les investissements sylvicoles des producteurs, de soutenir la remise en production des sites récoltés et de mieux coordonner l’écoulement des bois récoltés. Les propriétaires situés dans une zone à risque sont invités à communiquer rapidement avec leur conseiller forestier pour préparer la prochaine saison.

Comité permanent des ressources naturelles : les propriétaires forestiers réclament une pleine reconnaissance

Ottawa, le 6 novembre 2025 – Propriétaires forestiers du Canada (PFC) a comparu devant le Comité permanent des ressources naturelles de la Chambre des communes dans le cadre de son étude sur l’industrie forestière, qui est durement touchée par le conflit du bois d’œuvre. Andrew de Vries, directeur général de PFC, et Vincent Miville, vice-président de PFC et directeur général de la Fédération des producteurs forestiers du Québec, y ont présenté des recommandations visant à mieux reconnaître le rôle stratégique des propriétaires forestiers et de la forêt privée au Canada.

PFC représente 480 000 propriétaires forestiers qui détiennent 10 % des forêts aménagées du Canada, mais qui assurent 20 % de la production de bois au pays. Ils approvisionnent l’industrie forestière, contribuent à l’économie des régions et fournissent des services environnementaux essentiels aux communautés rurales.

« La méconnaissance de la réalité des forêts privées demeure dans l’angle mort des politiques forestières et commerciales du Canada. Par conséquent, les programmes de soutien tiennent trop peu compte de la contribution essentielle des propriétaires forestiers », explique Andrew de Vries.

La promesse du gouvernement Carney d’investir 1,2 G$ pour soutenir la construction résidentielle et diversifier le marché du bois d’œuvre représente un geste important pour l’industrie forestière. Toutefois, cette annonce laisse de côté le reste de la chaîne d’approvisionnement, car elle ne prévoit aucun soutien pour les propriétaires de forêts privées, les entrepreneurs forestiers et les travailleurs sylvicoles. Des mesures ciblées, comme la prévention des feux de forêt et l’entretien des peuplements, contribueraient directement à une gestion durable des forêts et réduiraient les impacts à court terme pour ces acteurs, ainsi que pour les pépinières et les autres intervenants concernés.

« Nous déplorons par ailleurs le retrait, dans le dernier budget fédéral, du programme de plantation de deux milliards d’arbres. Nous recommandons que ce programme soit réorienté afin d’inclure la prévention des feux de forêt et le reboisement des secteurs touchés par les feux, le verglas et les vents violents », ajoute Andrew de Vries.

Le conflit du bois d’œuvre affecte durement tout le secteur et les propriétaires forestiers en subissent directement les contrecoups. Bien que les droits imposés par les États-Unis visent à sanctionner les redevances de coupe sur le bois des forêts publiques, ils créent un environnement défavorable pour tous ceux qui vendent du bois rond.

« Les propriétaires forestiers sont des victimes collatérales du conflit du bois d’œuvre, mais ils échappent à toute forme d’aide sectorielle, sans accès aux mêmes leviers de soutien que les travailleurs ou les industriels », résume Vincent Miville.

Pour renverser la tendance à l’oubli, PFC recommande notamment de :

  • Négocier un accord sur le bois d’œuvre prévoyant une exemption de tarifs et de quotas pour le bois d’œuvre produit à partir de bois rond issu des forêts privées puisqu’il provient de transactions commerciales entièrement privées, sans subventions publiques ni fixation administrative du prix;
  • Renforcer l’expertise du Service canadien des forêts sur la réalité et le potentiel des forêts privées pour qu’elles soient mieux prises en compte lors du développement de politiques publiques;
  • Mettre en place un régime d’épargne et d’investissement sylvicole personnel afin de permettre aux propriétaires de mettre de côté, dans un compte à imposition différée, les revenus tirés de la vente de bois et de stimuler les investissements en sylviculture;
  • Assurer la protection des droits des propriétaires de forêts privées lors des négociations sur les revendications des Premières nations et dans l’élaboration de lois fédérales.

Les représentants de PFC ont également insisté sur la nécessité d’un meilleur arrimage entre les politiques fédérales et provinciales, ainsi que sur une consultation systématique des propriétaires forestiers dans l’élaboration des politiques publiques. « Collaborer avec les propriétaires forestiers est essentiel pour renforcer la résilience et le plein potentiel du secteur forestier canadien », a conclu de Vries.

PFC invite le gouvernement fédéral à adopter une approche inclusive et prévisible reconnaissant pleinement la contribution de la forêt privée à la vitalité des régions et à la souveraineté économique du Canada.

www.forestowners.ca

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Renseignements :
Charles-Philippe Tremblay-Bégin
Conseiller aux communications
Fédération des producteurs forestiers du Québec
Relations publiques, médiatiques et gouvernementales
T. 450 679-0540, poste 8661 |cptremblaybegin@upa.qc.ca  foretprivee.ca

Budget fédéral 2025 : la forêt privée oubliée

Le 4 novembre dernier, le ministre des Finances du Canada, François-Philippe Champagne, a présenté le budget fédéral 2025, le premier sous l’ère du premier ministre Mark Carney. Ce budget, déposé à l’automne pour la première fois, contient quelques mesures susceptibles d’influencer le secteur forestier.

Parmi ceux-ci, notons la fin du programme 2 milliards d’arbres, qui, malgré ses défauts, représentait un investissement majeur de 3,16 G$ en sylviculture. Les engagements existants seraient respectés, ce qui permettrait au fédéral de viser la plantation d’un milliard d’arbres seulement plutôt que les deux milliards prévus. L’année dernière, les gouvernements du Québec et du Canada ont toutefois sécurisé un investissement de 43,3 M$ sur six ans à compter de 2024 pour réaliser des plantations en forêt privée. Cette entente devrait donc limiter les pertes pour la forêt privée québécoise, quoiqu’il est nécessaire de déplorer la fin du seul véritable programme sylvicole du gouvernement fédéral.

Le budget prévoit également jusqu’à 700 M$ sur deux ans en garanties de prêts via la Banque de développement du Canada pour soutenir les entreprises forestières dans leur restructuration. De plus, un montant de 500 M$ sur trois ans sera accordé à partir de 2027 pour renouveler et élargir les programmes forestiers de Ressources naturelles Canada, axés sur la diversification des produits et des marchés, incluant de nouvelles initiatives à l’exportation. Le gouvernement s’engage aussi à privilégier les matériaux canadiens dans les marchés publics et à modifier les processus d’approvisionnement pour exiger l’utilisation de bois canadien. Ces enveloppes monétaires font écho à l’annonce communiquée en grande pompe par le premier ministre Carney en août dernier pour soutenir le secteur forestier.

Pour renforcer la lutte contre les incendies forestiers, 258 M$ sur quatre ans seront alloués à Ressources naturelles Canada pour la location d’appareils aéronautiques afin d’appuyer les provinces et les territoires dans la protection des communautés.

Ces annonces sectorielles illustrent que les producteurs forestiers et la forêt privée demeurent dans l’angle mort du gouvernement fédéral lors du développement de politiques publiques. La Fédération des producteurs forestiers du Québec en collaboration avec Propriétaires forestiers du Canada avait pourtant multiplié les démarches au cours des derniers mois afin d’éclairer les décideurs sur les enjeux vécus en forêt privée dans le contexte actuel. Il faudra maintenant voir si le gouvernement du Québec pourra proposer une approche globale et structurante pour soutenir tout le secteur, incluant les producteurs forestiers, les camionneurs et les entrepreneurs œuvrant en forêt privée.

La revue Forêts de chez nous – novembre 2025 : Les corridors forestiers : « Un casse-tête grandeur nature »

Éditorial du président – Récupérer le bois et les bonnes idées en forêt privée
• Actualités
• Les corridors forestiers : connecter la nature, un morceau à la fois
• La croissance d’une forêt : trois forces en action

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Au sujet de la revue
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La revue Forêts de chez nous est produite quatre fois par année en collaboration avec les Producteurs et productrices acéricoles du Québec. Pour nous faire part d’un commentaire ou pour nous suggérer un sujet d’article, écrivez-nous!

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