Les espèces exotiques envahissantes qui menacent nos forêts

Les espèces exotiques envahissantes constituent une menace pour les forêts. Il est donc essentiel de savoir les identifier et de protéger nos forêts contre ces ravageurs par des mesures de prévention, de détection précoce, d’éradication et de contrôle. Même si vos arbres sont affectés, il est souvent possible d’en récupérer une partie pour les valoriser. Il ne faut toutefois pas trop tarder pour les récolter .

Phases d’une invasion et éléments stratégiques de gestion correspondant

La revue Forêts de chez nous – septembre 2023 : Commotions cérébrales en forêt : des séquelles sous-estimées

• Éditorial du président – Nous avons besoin d’un printemps des idées
• Actualités
• Un bon casque, un investissement vital
• Ces forêts devenues garde-manger
• La Filière mycologique de la Mauricie a relevé le défi
• Des forêts transformées en truffières

Consultez l’édition de septembre 2023 en version PDF.

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Au sujet de la revue
Notre revue Forêts de chez nous aborde des sujets d’intérêt pour les propriétaires forestiers soucieux de voir grandir leur patrimoine forestier. Elle porte un regard différent sur l’actualité forestière notamment par le biais des éditoriaux et des reportages.

La revue Forêts de chez nous est produite quatre fois par année en collaboration avec les Producteurs et productrices acéricoles du Québec.

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Nous avons besoin d’un printemps des idées

Au cours de la dernière année, des voix se sont élevées pour exprimer le souhait de tenir une rencontre ou un sommet des partenaires de la forêt privée. Ces rencontres nationales se veulent un lieu d’échange permettant aux principaux intervenants du secteur de définir des orientations quant au développement des politiques gouvernementales liées à la gestion des forêts privées.

Le Sommet de la forêt privée de 1995, la rencontre des partenaires en 2006, suivis de leur rendez-vous en 2011, auront permis entre autres de mettre au monde les agences régionales de mise en valeur, de partager les coûts des programmes d’aide et d’améliorer le programme de remboursement des taxes foncières. Ils auront surtout permis aux partenaires de mettre cartes sur table, puis l’épaule à la roue, pour faire progresser la forêt privée.

Douze ans plus tard, le temps est-il venu de réunir les propriétaires forestiers, le monde municipal, l’industrie forestière et le gouvernement du Québec autour de la table? Après mûre réflexion, et bien que des risques existent toujours à vouloir brasser le statu quo, je crois qu’il est temps que je joigne ma voix à la leur pour réclamer la tenue d’une nouvelle rencontre des partenaires. Il reste en effet trop de choses à accomplir en forêt privée.

À titre d’exemple, le cadre réglementaire dans lequel nous sommes empêtrés doit être revu pour permettre aux propriétaires forestiers de mettre en valeur le potentiel de leurs boisés. Notre coffre à outils est parfois si réduit que j’entrevois mal comment nous pourrons aménager nos forêts pour faciliter leur adaptation aux changements climatiques, pour séquestrer davantage de carbone atmosphérique ou créer des habitats diversifiés au profit de la biodiversité. Les propriétaires forestiers peuvent affronter ces défis du 21e siècle, à condition qu’on leur fournisse la latitude pour intervenir.

Je pense aussi que les partenaires pourraient trouver le moyen de s’entendre sur la nécessité d’accroître et de pérenniser les programmes et mesures destinés à la mise en valeur des forêts privées. Nous l’avons échappé belle cette année alors que des annonces tardives auront permis de sécuriser les budgets destinés à la sylviculture des forêts privées. Toutefois, un précipice se dresse devant nous puisque les budgets pourraient chuter de près de 30 M$ dès l’année prochaine si rien n’est fait.

Par la présente, j’invite mes homologues des partenaires de la forêt privée à faire preuve encore une fois d’ouverture pour amener la forêt privée à un autre niveau. Et si rencontre il y a, j’espère que nous serons tous capables de trouver le moyen de favoriser un printemps des idées au détriment d’un débat stérile.

Gaétan Boudreault
Producteur et président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

Éditorial paru dans la revue Forêts de chez nous, édition de septembre 2023.

Le fardeau fiscal foncier des producteurs forestiers

Entre 1997 et 2022, les taxes municipales des terres boisées du Québec ont augmenté en moyenne de 5,3 % par année, soit à un rythme supérieur aux taxes résidentielles ou bien à l'inflation. La progression des charges fiscales des propriétaires forestiers nuit à la rentabilité de la sylviculture et des activités de récolte en forêt privée. Pour freiner cette hausse, une trentaine de municipalités ont diminué leur taux de taxation foncière pour la catégorie des immeubles forestiers.

Protéger le territoire agricole pour protéger les activités sylvicoles

La forêt privée, appartenant à 134 000 propriétaires de boisés, est sise au cœur du territoire agricole. Au même titre que les champs et pâturages, la forêt privée doit aussi être cultivée, protégée et mise en valeur si l’on souhaite déployer tous ses attributs économiques ou environnementaux.

En milieu agricole, la sylviculture peut s’avérer complémentaire à l’agriculture puisque la culture d’arbres et la mise en valeur de la forêt privée contribuent grandement à améliorer la qualité de l’environnement.

Pour plusieurs raisons, la FPFQ est convaincue que le territoire agricole (et forestier) doit être protégé par l’entremise d’une réglementation stricte et réfléchie permettant la poursuite de sa mise en valeur.

Une révision du cadre législatif et réglementaire visant l’aménagement et la mise en valeur du territoire agricole ne devrait en aucun temps mener à une diminution de la zone agricole, ni mener à un affaiblissement des mesures de protection des peuplements forestiers pour un usage autre que l’agriculture ou la sylviculture.

Pour ce faire, la FPFQ propose de :

  1. sauvegarder l’intégralité de la zone agricole et préserver l’usage agricole et sylvicole;
  2. maintenir les dispositions empêchant la fragmentation de la zone agricole ou le morcellement des lots boisés;
  3. préserver le maintien de l’usage sylvicole en incitant le milieu municipal à exercer ses pouvoirs de manière à favoriser la mise en valeur des peuplements forestiers situés en zone agricole;
  4. conserver les mécanismes qui permettront d’assurer la protection du potentiel acéricole des érablières.

Mémoire déposé dans le cadre de la consultation nationale sur le territoire et les activités agricoles.

Fascicule I : Le territoire agricole

Août 2023

La production de bois d’œuvre en baisse de 9 % en 2023 après 4 mois

La fin de l’année 2022 a été marquée par un ralentissement de la production canadienne de bois d’œuvre résineux. La production a chuté de 14 % au 4e trimestre de 2022 comparativement au 1er trimestre de la même année. Les données de Statistique Canada confirment que ce ralentissement se poursuit en 2023.

En avril 2023, la production canadienne de bois d’œuvre résineux a diminué de 6,4 % d’une année à l’autre. Après 4 mois, les scieries accusent un retard de 8,7 % par rapport à la période correspondante de 2022. Le ralentissement est palpable dans toutes les régions.

Au Québec, la production des scieries a chuté de 11 % en avril et accuse un retard de 8,5 % après 4 mois. En Colombie-Britannique, la chute est plus importante alors que les scieries ont ralenti leur production d’environ 17 % depuis le début de l’année.

Évolution de la production de bois d’oeuvre résineux
(en GPMP par mois)

Les inventaires de bois d’œuvre résineux suivent la même tendance, puisqu’ au Canada, ceux-ci ont diminué de 6,5 % après 4 mois. Au Québec, la situation est semblable; les inventaires de bois d’œuvre résineux ayant faibli de 6,6 %.

À l’inverse, la production de bois d’œuvre feuillu au Québec, qui représente une majeure partie de la production totale de feuillu au Canada, a bien entamé son début d’année puisque la production est supérieure de 17 % par rapport à l’année précédente.

Évolution de la production de bois d’oeuvre feuillu au Québec
(en MPMP par mois)

Il faut s’attendre à ce que le ralentissement se prolonge cette année. Les incendies de forêt, en particulier en Alberta, au Québec et en Colombie-Britannique, ont depuis entraîné des conséquences dévastatrices sur la production de bois d’œuvre. Les feux de grande ampleur ont non seulement détruit des millions d’hectares de forêt, mais ont également perturbé l’approvisionnement en bois et la capacité des scieries à opérer normalement. Les prochaines données divulguées permettront de saisir l’ampleur de la chute de production.

Avertissement – Modification de la méthode d’affichage de prix sur Prixbois.ca

Ce message s’adresse à tous les utilisateurs de la plateforme Prixbois.ca.

Dernièrement, nous avons réalisé des modifications dans Prixbois.ca, et ce, principalement dans le but d’indiquer plus précisément aux producteurs les variations de prix des produits. Vous remarquerez que nous indiquons dorénavant une variation de prix adjacente au prix final, autant dans les onglets de recherche d’usines que dans la liste de prix.

La variation du prix est précédée d’un signe + ou –, le cas échéant, si le prix a augmenté ou diminué dernièrement. Les utilisateurs ne doivent pas confondre cette variation comme étant un ajout au prix final.

Le congrès 2023 de la FPFQ en images

Revivez en images quelques moments du congrès 2023 de la Fédération des producteurs forestiers du Québec tenu à l’hôtel Riôtel de Matane les 1er et 2 juin 2023.

Nouveaux calculs de possibilité de récolte forestière en forêt privée

La possibilité de récolte forestière constitue le volume de bois qu’il est permis de prélever chaque année dans une zone donnée afin de réglementer le niveau de récolte pour garantir un approvisionnement durable en bois. Le respect de cette possibilité constitue d’un indicateur essentiel permettant d’assurer l’aménagement durable des forêts.

En forêt publique, le Forestier en chef est responsable d’évaluer puis déterminer les possibilités forestières. Ce résultat est prescriptif puisqu’il constitue un volume maximal des récoltes annuelles de bois par essence ou groupe d’essence. Pour plusieurs raisons, dont la volonté de chaque propriétaire de récolter ou non du bois, la notion de possibilité forestière en forêt privée est davantage de nature indicative que prescriptive.

La détermination de la possibilité de récolte forestière en forêt privée est un exercice qui ne permet pas d’orienter les récoltes ou les investissements sylvicoles dans les peuplements forestiers les plus propices. Cette décision appartient aux propriétaires forestiers qui sont plus souvent qu’autrement soutenus par un conseiller forestier, un entrepreneur forestier ou leur syndicat de producteur de bois.

En forêt privée, les agences régionales de mise en valeur sont tenues de se fixer des objectifs quantifiables de production des ressources forestières dans leur plan de protection et de mise en valeur (PPMV). Qui plus est, compte tenu de la nécessité de se donner des objectifs de production de bois prévisibles et stables, la FPFQ et les syndicats de producteurs de bois se sont maintes fois impliqués dans la réalisation des calculs en forêt privée.

La forêt privée chiffrée 2023

Publié par la FPFQ, le document La forêt privée chiffrée recense les statistiques disponibles portant sur le territoire privé et sa composition forestière, les propriétaires forestiers québécois, l’importance économique de la forêt privée et les activités d’aménagement forestier et de récolte du bois qui s’y déroulent. Ce document vise à rassem­bler et uniformiser les informations factuelles sur la forêt privée, partager la même information entre les multiples intervenants œuvrant en forêt privée, établir des orientations basées sur des constats chiffrés plutôt que sur des perceptions, et réaliser un suivi des impacts des politiques gouvernementales et des conjonctures affectant ce territoire.

Consultez l’édition 2023 de La forêt privée chiffrée.

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