Revivez en images quelques moments du congrès 2022 de la Fédération des producteurs forestiers du Québec tenu à l’hôtel Travelodge de Québec les 2 et 3 juin 2022.
Revivez en images quelques moments du congrès 2022 de la Fédération des producteurs forestiers du Québec tenu à l’hôtel Travelodge de Québec les 2 et 3 juin 2022.
La Fédération des producteurs forestiers du Québec a mis à jour le modèle de contrat de récolte de bois et de vente de droit de coupe entre le propriétaire et l’entrepreneur forestier. Ce contrat vise à encadrer les transactions d’affaires entre les deux parties.
Avoir recours à un entrepreneur forestier est une solution pratique pour celui ou celle qui ne dispose pas du temps, de l’expertise ou de l’équipement nécessaires pour effectuer la récolte de bois sur sa propriété. Le contrat précise les obligations de chacune des parties, ce qui permet de réduire le risque de conflits ou de faciliter son règlement.
Les avantages d’avoir recours à un tel contrat sont :
Ce document sera notamment utile pour les entrepreneurs souhaitant réviser les clauses des contrats déjà à leur disposition.
Les révisions mineures portent sur l’ajout d’une mise en garde afin de vérifier les droits de propriété avant d’engager les travaux, sur l’ajout de la définition d’un milieu humide à l’annexe E et sur les extraits du guide des saines pratiques d’intervention en forêt privée à l’annexe C, plus particulièrement les extraits 6 et 7 ayant pour objet le drainage sylvicole et les bandes de protection le long des rives, lacs et cours d’eau.
Un dépliant a été produit pour tracer les grandes lignes du contrat. Rendez-vous dans la section bibliothèque/contrats types pour consulter le contrat de récolte de bois.
En terminant, assurez-vous d’avoir la bonne version, soit celle de juillet 2022, en vérifiant dans le coin inférieur droit de la dernière page du contrat.
La Fédération des producteurs forestiers du Québec est fière d’annoncer la publication de la 5e édition révisée du Guide terrain des saines pratiques d’intervention en forêt privée. Ce guide est destiné aux propriétaires de boisés ainsi qu’aux entrepreneurs forestiers afin de promouvoir les mesures d’atténuation des impacts environnementaux lors de leurs interventions en forêt.
Les lecteurs y trouveront une multitude de recommandations portant sur la construction de chemins, l’aménagement de traverses de cours d’eau, la récolte de bois, la protection et l’aménagement des habitats fauniques ainsi que la sécurité au travail.
Dans les nouveautés de cette 5e édition, notons la mise à jour de la section sur les lois et règlements à la suite de l’adoption de récentes réglementations environnementales et une bonification de la section sur la récolte de bois dans les milieux humides. Les références aux outils et documents complémentaires ont également été révisées.
Cette nouvelle édition révisée est aujourd’hui disponible grâce à la contribution financière du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, et celle du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.
Les personnes intéressées peuvent obtenir une version électronique gratuitement du guide. Une version imprimée est également disponible auprès des syndicats ou offices de producteurs forestiers, en adhérant aux Amis de la forêt privée ou en commandant directement auprès de la FPFQ.
Dans les deux dernières années, l’activité immobilière nord-américaine a été à son plus fort depuis la crise financière de 2008 au grand bénéfice de l’industrie forestière. La pandémie qui a d’abord provoqué une crise économique sans précédent, fut suivie par une reprise spectaculaire.
Les efforts des gouvernements pour relancer l’économie (baisse des taux d’intérêt, subventions directes, prêts, achat massif d’obligations) ont eu pour effet de créer un contexte favorable à l’investissement immobilier. Le transfert des dépenses discrétionnaires (restauration, voyages et sorties culturelles) des ménages vers les actifs tangibles comme l’immobilier a amplifié ce phénomène. La stimulation des investissements en rénovation et en construction domiciliaire en Amérique du Nord a créé un contexte particulièrement favorable pour les produits de construction en bois. Ces derniers ont bénéficié d’une demande accrue qui, couplée avec des problématiques de logistique et d’approvisionnement, a créé un environnement de prix records sans précédent.
Cependant, l’effervescence de la reprise a laissé place à l’incertitude. Tout d’abord, l’inflation initiée par les mesures de relance économique s’est vue amplifiée par les effets collatéraux de l’invasion russe en Ukraine. Les représailles économiques des pays occidentaux, notamment le boycottage des produits russes, ont entraîné une forte hausse du prix de certaines commodités, dont les produits pétroliers. Puisque la hausse du prix à la pompe a un effet inflationniste important sur l’ensemble de l’économie, cette situation engendre une inflation jamais vue en 30 ans. La situation s’envenime avec les nouvelles mesures de confinement en Chine qui accroissent le prix de certains produits de consommation et mettent sous tension la chaîne logistique.
Ensuite, la guerre en Ukraine a également un autre effet pervers sur l’économie mondiale. Selon le Fonds monétaire international, les dégâts économiques engendrés contribueront à un net ralentissement de la croissance mondiale. Ce contexte particulier pourrait mener à un épisode de stagflation qui est un phénomène où se conjuguent une forte inflation et la stagnation de l’activité économique, créant par ricochet un taux de chômage élevé et un cercle vicieux économique. Le dernier épisode de stagflation vécu en Amérique du Nord remonte aux années 70 et 80, situation qui avait été déclenchée par la crise pétrolière et qui avait été jugulée par une très forte hausse des taux d’intérêt. Actuellement, l’économie poursuit sa croissance, mais plusieurs économistes entrevoient des risques de récession aussi tôt que d’ici la fin 2022.
Dans tous les cas, de nouvelles hausses de taux directeurs sont à prévoir pour calmer l’inflation galopante. Aux États-Unis, la Réserve fédérale a augmenté de 0,75 % son taux directeur le 15 juin dernier afin de contrer l’inflation qui a culminé à 8,6 % en mai (à son plus haut niveau depuis 1991). Selon le comité de politique monétaire de la Réserve fédérale, le taux directeur augmentera à 3,4 % d’ici la fin de l’année (par rapport à 1,5-1,75 % actuellement). Au Canada, le taux directeur est actuellement à 1,5 % et devrait passer à 3,25 % d’ici la fin de l’année. La hausse des taux directeurs se traduit par une hausse des taux d’intérêt, réduisant la capacité d’emprunt.
Au-delà des coûts d’emprunt hypothécaire qui augmentent, la mauvaise performance de la Bourse dans les derniers mois a diminué les mises de fonds disponibles pour un achat immobilier, ce qui ralentit la frénésie du secteur. Selon NBC, le paiement hypothécaire moyen des nouveaux achats immobiliers aux États-Unis a progressé de 51 % au cours de la dernière année. Il s’agit de toute évidence d’un rythme haussier insoutenable à long terme. Parallèlement, l’inventaire des maisons neuves invendues aux États-Unis est à son plus haut niveau depuis 2007, signe que nous sommes peut-être dans une bulle immobilière.
Le ralentissement de l’activité immobilière se fait sentir sur les mises en chantier aux États-Unis. Entre le mois d’avril et de mai 2022, le rythme des mises en chantier a reculé de 14 %, dont 9,2 % pour les constructions unifamiliales. La conséquence immédiate de ce ralentissement est une baisse de la demande pour les matériaux de construction en bois. Cette baisse de la demande survient au même moment où les scieries et autres usines de panneaux tentent d’accroître l’offre pour bénéficier d’un environnement de prix très lucratif.
En outre, depuis l’hiver dernier, l’état de la chaîne d’approvisionnement des produits forestiers s’est partiellement rétabli, permettant un écoulement plus fluide des inventaires vers les marchés. L’offre répond ainsi plus convenablement à la demande. Cette conjoncture a causé une chute brutale du prix des matériaux de construction en bois. La valeur du bois d’œuvre a chuté de 51 % depuis le sommet de 1 640 $CA/MPMP atteint le 10 mars dernier. Au cours de cette même période, le prix des panneaux OSB a chuté de 75 % pour atterrir à 320 $/1 000 pi2.
L’avenir demeure truffé d’incertitude à savoir si ce ralentissement perdurera ou si nous assisterons encore à un rebond du prix des matériaux de construction en bois. D’un côté, la baisse de la possibilité forestière en Colombie-Britannique qui a pour effet de diminuer l’offre potentielle de bois d’œuvre en Amérique du Nord et le conflit du bois d’œuvre exercent toujours une pression à la hausse sur les prix. Dans l’éventualité où des mesures sanitaires devaient à nouveau être imposées ou si des aléas climatiques (incendies, inondations, ouragan, etc.) survenaient, ce type d’événement pourrait exercer une pression à la hausse sur les prix en raison de leur impact négatif sur la chaîne d’approvisionnement.
De l’autre côté de la médaille, le risque de récession économique et les conditions apparentes de bulle immobilière exerceraient certainement une pression à la baisse sur la demande et le prix des matériaux en bois. La demande demeure pour l’instant ferme. À titre d’exemple, celle du bois d’œuvre n’a fléchi que de 1,4 % au cours du premier semestre de l’année. Néanmoins, la situation pourrait rapidement se détériorer si une récession survenait, si l’inflation continuait de progresser et si les taux d’intérêt explosaient.
En conclusion, il est actuellement très difficile de prévoir l’évolution de la demande et du prix des produits du bois, mais dans tous les cas, nous devrions entrer dans un environnement de prix plus normal et moins volatil considérant l’amélioration de la chaîne d’approvisionnement. Selon les analystes forestiers, les prix devraient se maintenir tout de même au-dessus des prix moyens prépandémiques en dépit de la tempête économique qui semble se pointer à l’horizon.
Après deux années de report en raison de la pandémie de COVID-19, le congrès de la FPFQ a eu lieu à l’hôtel Travelodge de Québec les 2 et 3 juin derniers. Sous le thème « Biens et services environnementaux à vendre! », ce congrès a été l’occasion pour les membres et plusieurs intervenants du milieu de discuter de l’ensemble des biens et services environnementaux rendus aux collectivités par les propriétaires forestiers. Cette occasion aura permis aux producteurs d’amorcer une réflexion sur les moyens à envisager pour les soutenir. À cet effet, la FPFQ en a profité pour dévoiler officiellement la 5e édition du guide terrain des saines pratiques d’intervention en forêt privée.
Après 17 années à la présidence de la FPFQ, M. Pierre-Maurice Gagnon s’est retiré à la suite de l’assemblée générale annuelle de la FPFQ le 3 juin dernier. M. Gaétan Boudreault, alors 1er vice-président, assurera la présidence par intérim jusqu’à la prochaine assemblée générale annuelle.
Le passage de M. Pierre-Maurice Gagnon à la tête de la FPFQ aura été marqué par ses qualités de rassembleur et son sourire contagieux. Son dévouement sans relâche pour la défense des intérêts des propriétaires et producteurs forestiers a toujours imprégné les actions de la FPFQ. C’est par son implication considérable au sein de la fédération qu’il a su sensibiliser les différents partenaires et le gouvernement à propos des enjeux vécus par les producteurs.
Jonquière, le 16 juin 2022. – C’est avec grand regret que M. Pierre-Maurice Gagnon, président du Syndicat des producteurs de bois du Saguenay—Lac-Saint-Jean, désire annoncer le décès de l’un de ses principaux bâtisseurs et défenseurs : M. Antonio Dallaire.
« Durant toute sa carrière, M. Antonio Dallaire a contribué au développement et à l’épanouissement du monde forestier et agricole du Saguenay—Lac-Saint-Jean. Animé par les valeurs du syndicalisme, de la coopération et de la fierté, il a défendu avec succès les intérêts des producteurs forestiers de sa région et du Québec tout en entier et, surtout, les a emmenés à occuper une place importante dans l’industrie forestière » souligne M. Gagnon.
M. Dallaire a été l’un des principaux acteurs de la mise en place du premier plan conjoint de la province de Québec en 1957 qui deviendra le plan conjoint des producteurs de bois du Saguenay—Lac-Saint-Jean dont il a été administrateur de 1959 à 1998 et président de 1980 à 1998. Durant son mandat, M. Dallaire a contribué à la fondation de Panneau Chambord, une usine de panneau gaufré qui utilisait le tremble, une essence qui n’avait pas de preneur et présente en grande quantité dans les forêts privées de la région. Cette usine existe encore aujourd’hui et procure de l’emploi à une centaine de personnes. Il a aussi participé activement au développement du savoir et de la recherche forestière dans la région en collaborant à la fondation du Consortium de recherche sur la forêt boréale de l’Université du Québec à Chicoutimi. Son implication au niveau agricole est tout aussi éloquente. En plus de fonder l’une des plus importantes entreprises de production et de distribution de pommes de terre de la région dans son village de Saint-Ambroise, il a siégé comme administrateur de la Fédération régionale de l’UPA du Saguenay—Lac-Saint-Jean de 1955 à 1998.
Au niveau provincial, M. Dallaire a agi comme administrateur de la Fédération des producteurs de bois du Québec durant quinze années dont quatre à titre de président. À ce titre, il a travaillé de concert avec le regretté M. Peter de Marsh à la mise sur pied de la Fédération nationale des propriétaires de boisés du Canada. C’est aussi sous sa présidence que la Fédération a su convaincre le ministère des Ressources naturelles du Québec de modifier la Loi sur les forêts afin d’accorder une plus grande importance à la forêt privée en instaurant ainsi le « principe de la résidualité » qui assure que les bois en provenance des forêts privées sont pris en compte prioritairement dans l’approvisionnement des usines.
L’implication de M. Dallaire a été soulignée par plusieurs honneurs. Parmi les plus importants, il a été reçu membre du mérite coopératif en 1998 et intronisé au Temple de la renommée de l’agriculture en 2003. Il a reçu le Bleuet d’or de l’Association des bleuets du Québec en 1996 et a été nommé personnalité d’affaires du Saguenay—Lac-Saint-Jean en 1996. Au niveau forestier, il a été nommé personnalité forestière par l’Association forestière du Saguenay—Lac-Saint-Jean en 1991 et récipiendaire du prix Henri-Paul Gagnon de la Fédération des producteurs forestiers du Québec en 2012 pour sa contribution exceptionnelle à la vie syndicale en forêt privée. Finalement, le point culminant de sa carrière a été sa nomination à titre de chevalier de l’Ordre national du Québec en 2005, la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec. Nomination dont il était très fier en regard de son attachement au Québec.
La communauté régionale perd donc un de ses grands bâtisseurs qui aura laissé sa trace dans le monde forestier et agricole non seulement ici dans notre région, mais dans l’ensemble du Québec et même du Canada. « Un grand merci, Antonio, pour ton implication et toute la fierté dont tu as toujours fait preuve. Tu auras été un exemple pour tous les producteurs forestiers du Québec. D’ailleurs, pas plus tard que la semaine dernière, des producteurs forestiers de la Côte-du-Sud me parlait encore de toi » résume M. Gagnon.
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Sources :
Pierre-Maurice Gagnon, président
Syndicat des producteurs de bois du Saguenay-Lac-Saint-Jean
418 592-7850
Daniel Fillion, ing.f., directeur général
Syndicat des producteurs de bois du Saguenay-Lac-Saint-Jean
418 542-5666, poste 257
Après 17 années à la présidence de la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ), M. Pierre-Maurice Gagnon s’est retiré à la suite de l’assemblée générale annuelle de la FPFQ le 3 juin 2022. M. Gaétan Boudreault, alors 1er vice-président, assurera la présidence par intérim jusqu’à la prochaine assemblée générale annuelle.
Le passage de M. Pierre-Maurice Gagnon à la tête de la FPFQ aura été marqué par ses qualités de rassembleur et son sourire contagieux. Son dévouement sans relâche pour la défense des intérêts des propriétaires et producteurs forestiers a toujours imprégné les actions de la FPFQ. Rappelons que, sous sa gouverne en 2007, la FPFQ participait à l’organisation d’une manifestation devant l’Assemblée nationale du Québec afin que le gouvernement vienne en aide aux producteurs affectés par la crise forestière.
« Je tiens à remercier M. Pierre-Maurice Gagnon pour son implication considérable au sein de la Fédération des producteurs forestiers du Québec, où il a su sensibiliser les différents gouvernements et partenaires à propos des enjeux vécus par les producteurs. Il l’avait notamment fait avec brio lors du Rendez-vous national de la forêt québécoise sous la présidence de la première ministre du Québec, Mme Pauline Marois », note M. Gaétan Boudreault, président par intérim de la FPFQ et actuel président du Syndicat des propriétaires forestiers de la région de Québec.
Publié par la FPFQ, le document La forêt privée chiffrée recense les statistiques disponibles portant sur le territoire privé et sa composition forestière, les propriétaires forestiers québécois, l’importance économique de la forêt privée et les activités d’aménagement forestier et de récolte du bois qui s’y déroulent. Ce document vise à rassembler et uniformiser les informations factuelles sur la forêt privée, partager la même information entre les multiples intervenants œuvrant en forêt privée, établir des orientations basées sur des constats chiffrés plutôt que sur des perceptions, et réaliser un suivi des impacts des politiques gouvernementales et des conjonctures affectant ce territoire.
• Éditorial du président – Le difficile équilibre entre les services environnementaux et économiques fournis à la société par nos boisés
• Actualités
• Bilan de la mise en marché du bois de la forêt privée en 2021
• Défenseur des intérêts des propriétaires forestiers au Canada et dans le monde – Attribution de la première bourse commémorative Peter-deMarsh
• Aménagement de boisé : le maintien des espèces à statut précaire, des milieux sensibles et de la biodiversité
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Au sujet de la revue
Notre revue Forêts de chez nous aborde des sujets d’intérêt pour les propriétaires forestiers soucieux de voir grandir leur patrimoine forestier. Elle porte un regard différent sur l’actualité forestière notamment par le biais des éditoriaux et des reportages.
La revue Forêts de chez nous est produite quatre fois par année en collaboration avec les Producteurs et productrices acéricoles du Québec.
Pour nous faire part d’un commentaire ou pour nous suggérer un sujet d’article, écrivez-nous!
C’est connu, nos lots boisés constituent l’épine dorsale d’une économie forestière qui a permis l’essor de plusieurs régions. Ce qui est moins connu, ce sont les biens et services environnementaux que nos forêts privées fournissent à l’ensemble des collectivités du Québec.
C’est en grande partie grâce au couvert forestier que nous protégeons et aménageons que les citoyens profitent de paysages agroforestiers resplendissants ainsi que d’une eau pure et abondante. Nos forêts et les milieux humides qu’elles abritent préservent des habitats fauniques ou floristiques, et donc la biodiversité. Elles constituent aussi des corridors écologiques essentiels à la migration des espèces dans une trame fortement humanisée. Évidemment, le bois que nous récoltons permet, une fois transformé, de prolonger la période de séquestration du carbone par les arbres de nos forêts.
Il s’avère difficile, voire nébuleux, de tenter de chiffrer les retombées de ces biens et services écologiques offerts à la société par les propriétaires forestiers. Ils sont simplement inestimables.
C’est sans doute pourquoi, dans un objectif de conservation, l’État multiplie les réglementations visant notre territoire.
Or, certaines réglementations parfois abusives frôlent l’expropriation et limitent notre capacité à poursuivre nos activités traditionnelles. Veut-on vraiment reléguer les propriétaires forestiers dans un rôle de garde forestier?
Nos boisés constituent une vitrine par laquelle les 8,5 millions de Québécois admirent la forêt. Nous avons donc tout intérêt que les pratiques de gestion forestière soient exemplaires, car la production de bois et celle de biens environnementaux ne sont pas incompatibles.
C’est pourquoi votre fédération s’implique dans la diffusion du guide de saines pratiques d’intervention en forêt privée et dans l’établissement de mesures de protection spécifiques à certaines espèces menacées qui pourront être intégrées aux plans d’aménagement forestier. Nous proposons aussi aux autorités publiques des ajustements réglementaires cohérents qui permettront d’optimiser les attributs environnementaux et économiques de la forêt privée.
Cependant, il faudra dorénavant convaincre la société d’accorder des compensations équitables aux producteurs lorsque les exigences de protection vont au-delà d’un seuil raisonnable. Cela doit changer, car actuellement, ces compensations demeurent quasi inexistantes.
Pierre-Maurice Gagnon
Producteur et président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec
Éditorial paru dans la revue Forêts de chez nous, édition de mai 2022.