Assemblée générale annuelle 2021 de la FPFQ

Le 30 septembre dernier a eu lieu l’assemblée générale annuelle virtuelle de la Fédération des producteurs forestiers du Québec. Ce fut l’occasion de dévoiler aux délégués le rapport d’activité et les actions qui ont animé le travail de la FPFQ au cours de la période 2020-2021.

Les producteurs ont profité de l’occasion pour adopter sept résolutions qui orienteront les travaux de la FPFQ sur des sujets aussi divers que le carbone forestier, la cohérence entre les politiques de soutien à la production de bois et le régime d’aménagement des forêts privées, le mesurage du bois en forêt privée, la reconnaissance de la volonté des producteurs d’accroître l’implication de leurs plans conjoints dans la mise en marché collective, le principe de résidualité, la diminution du taux de taxation des immeubles forestiers et le respect du droit de propriété en forêt privée.

M. Pierre-Maurice Gagnon a été réélu à l’unanimité à la présidence de la Fédération des producteurs forestiers du Québec. Il s’agit d’un 9e mandat pour M. Gagnon qui a été élu pour la première fois en 2005. Il continuera d’être appuyé par MM. Gaétan Boudreault et Éric Cliche, respectivement 1er et 2e vice-présidents de la FPFQ.

Connaissez-vous les espèces en situation précaire présentes dans votre boisé?

La biodiversité constitue l’ensemble des gènes, des espèces et des écosystèmes d’une région ou d’un milieu naturel donné. Ce concept est au coeur de l’actualité depuis que des rapports font état d’une diminution rapide de la biodiversité dans le monde entier à mesure que les espèces et leurs habitat disparaissent, en raison notamment de l’activité humaine. Cet état de fait n’est pas pour autant irréversible et lorsque des mesures sont prises, la biodiversité peut se maintenir, voire se rétablir.

Une diversité d’espèces présentes dans les forêts privées québécoises

Le Québec ne fait pas exception à cette perte de biodiversité et la situation en forêt privée y est également préoccupante. Un récent rapport conjoint du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques et du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs souligne que la survie à long terme d’au moins 112 espèces de végétaux et 20 espèces fauniques se retrouvant principalement sur le territoire de la forêt privée est menacée. Pensons par exemple à la tortue des bois ou au ginseng à cinq folioles qui méritent une attention particulière de la part des propriétaires forestiers. La saine gestion des boisés des producteurs forestiers est une solution reconnue pour assurer la conservation de la biodiversité.

Tortue des bois. Crédit photo : Frédérick Lelièvre, MFFP

Les producteurs forestiers répondent à la forte demande

Au cours des 18 derniers mois, une récession d’une ampleur inattendue a laissé place à une reprise économique vigoureuse, mais inégale. De toute évidence, la volatilité a imprégné le marché des produits forestiers. D’une part, l’inadéquation entre l’offre et la demande de matériaux de construction en bois a propulsé leur prix vers une ascension vertigineuse puis dans une chute tout aussi brutale. D’autre part, hors de l’attention des médias, d’autres produits forestiers comme les pâtes et papiers ont vu leurs marchés s’améliorer après plusieurs trimestres où l’industrie n’a cessé de jongler avec l’offre afin de la coupler avec une demande évasive. Cette volatilité s’est également reflétée dans la mise en marché des producteurs forestiers qui s’est illustrée dans la première moitié de l’année, mais qu’en sera-t-il de la seconde?

Le prix des produits de construction en bois brise des records
La mise en marché des producteurs forestiers est particulièrement sensible au bon fonctionnement des activités de construction et de rénovation puisque tout près des trois quarts de leurs livraisons de bois sont destinés aux scieries de sapin-épinette ainsi qu’aux usines de panneaux OSB.

Le rythme des mises en chantier, tant aux États-Unis qu’au Canada, demeure nettement supérieur au niveau prépandémique en raison des bas taux hypothécaires et de l’avènement du télétravail. En effet, les mises en chantier aux États-Unis et au Canada en juillet ont atteint un rythme moyen de 1,80 million d’unités sur une base annualisée, en hausse de 25 % comparativement à juillet 2019. Seule ombre au tableau, l’émission de permis de construction connaît une trajectoire décroissante depuis le mois de mars 2021, fort probablement en raison de la hausse de prix démesurée des maisons unifamiliales au cours de la dernière année (+20 %).

La revue Forêts de chez nous – septembre 2021 : Bois de scierie mobile : ce qu’il faut savoir avant de l’intégrer à un bâtiment

• Éditorial du président – Amorcer un dialogue constructif avec les élus municipaux
• Actualités
• Bois de scierie mobile : ce qu’il faut savoir avant de l’intégrer à un bâtiment
• Les municipalités au coeur du développement de la forêt privée

Consultez l’édition de septembre 2021 en version PDF.

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Au sujet de la revue
Notre revue Forêts de chez nous aborde des sujets d’intérêt pour les propriétaires forestiers soucieux de voir grandir leur patrimoine forestier. Elle porte un regard différent sur l’actualité forestière notamment par le biais des éditoriaux et des reportages.

La revue Forêts de chez nous est produite quatre fois par année en collaboration avec les Producteurs et productrices acéricoles du Québec.

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Amorcer un dialogue constructif avec les élus municipaux

Au cours des dernières années, nous avons su convaincre les élus provinciaux de l’importance d’améliorer les mesures de soutien aux producteurs forestiers dans l’optique d’accroître l’approvisionnement en bois des usines de transformation et de contribuer ainsi au développement économique de plusieurs régions. Mais, au-delà de ce coup de pouce, les producteurs doivent également pouvoir compter sur un régime d’aménagement qui encourage la mise en valeur de leurs boisés.

Le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation élabore présentement une Stratégie nationale d’urbanisme et d’aménagement des territoires afin d’actualiser les orientations d’aménagement du Québec. L’occasion est belle pour notre organisation de proposer des solutions afin d’accroître la cohérence entre les politiques de soutien à la production de bois et le régime d’aménagement des forêts privées.

Par contre, je m’inquiète que le message que nous véhiculons ne trouve pas partout écho, notamment dans le milieu municipal où la complexification du contexte réglementaire mine les efforts d’aménagement durable du territoire forestier. En effet, je me désole de constater que la production forestière y est parfois découragée.

Les élus municipaux ont un rôle significatif à jouer pour simplifier la réglementation en forêt privée puisque ce sont les municipalités qui y régissent l’abattage d’arbres et la protection du couvert forestier. Ils devraient reconnaître et soutenir le travail des 134 000 propriétaires forestiers du Québec qui sont des gestionnaires locaux responsables de la mise en valeur de la majorité du territoire municipalisé du Québec. 

Plusieurs pistes de solution doivent être portées à leur attention. Ils peuvent appuyer l’adoption de dispositions réglementaires simples qui favorisent l’aménagement durable de la forêt privée et répondent aux besoins des producteurs forestiers. Plus simple encore, ils peuvent transférer le pouvoir d’établir des réglementations sur les activités forestières de leur municipalité à leur MRC afin de se doter d’une réglementation uniforme, cohérente et conciliante à l’échelle régionale. Encore mieux, ils peuvent diminuer le taux des taxes foncières de la nouvelle catégorie d’immeubles forestiers afin de soutenir le travail des producteurs forestiers qui vitalisent le tissu économique de leur municipalité.

À l’aube des élections municipales qui auront lieu cet automne, il est temps pour tous les producteurs forestiers d’amorcer un dialogue constructif avec les candidats aux élections municipales. Nous ne pourrons être trop nombreux à sensibiliser les quelque 8 000 élus dans plus de 1 100 municipalités du bienfait de nous appuyer dans la mise en valeur de nos boisés.

Pierre-Maurice Gagnon
Producteur et président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

Éditorial paru dans la revue Forêts de chez nous, édition de septembre 2021.

Nouveaux crédits compensatoires pour le carbone forestier afin de lutter contre les changements climatiques

Longueuil, le 9 août 2021. – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) se réjouit de l’annonce du ministre de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques, monsieur Benoit Charrette, qui a dévoilé des protocoles qui permettront la vente de crédits de carbone forestier à la bourse du carbone. Cette initiative permettra dorénavant aux producteurs forestiers du Québec de vendre des crédits compensatoires issus de certains travaux de boisement et reboisement aux entreprises désirant compenser leurs émissions.

Pour le président de la FPFQ, monsieur Pierre-Maurice Gagnon, « les propriétaires forestiers attendaient depuis longtemps cette opportunité d’accéder au marché du carbone afin de financer la mise en valeur de leurs boisés et ainsi poursuivre la séquestration du carbone. Ce geste de reconnaissance officialise le rôle déterminant que peuvent jouer les propriétaires forestiers dans la lutte contre les changements climatiques ».

Au fil du temps, des dizaines de milliers de propriétaires forestiers québécois ont réalisé des travaux sylvicoles pour accroître la productivité de leurs boisés. La saine gestion de ce patrimoine forestier au cours des 50 dernières années a permis d’accroître de 6,8 % le couvert forestier et de 44 % les volumes de bois sur pied dans les forêts privées.

La FPFQ attend avec impatience d’autres protocoles qui permettront de mesurer et rémunérer l’ensemble de la gamme de travaux forestiers qui augmentent la productivité des forêts et accroissent la séquestration de carbone. Pour M. Pierre-Maurice Gagnon, « l’œuvre des producteurs forestiers doit être reconnue au-delà des activités de boisement, car la sylviculture de nos boisés est un outil complémentaire pour nous permettre de relever le défi que posent les changements climatiques ».

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Renseignements :

Vincent Miville, ing.f., M. Sc.
Directeur général
Fédération des producteurs forestiers du Québec
T. 450 679-0530, poste 8201
vmiville@upa.qc.ca      foretprivee.ca

Projet de régime transitoire de gestion des zones inondables, des rives et du littoral

Le ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC) a annoncé le début d’une consultation publique relativement au projet de régime transitoire de gestion des zones inondables, des rives et du littoral. Il s’agit ici d’un règlement provincial d’application municipale.

Tel que présenté, le principal impact de ce règlement pour les producteurs forestiers serait l’obligation d’obtenir un permis municipal pour les travaux d’entretien, de réfection et de construction de chemins et traverses de cours d’eau réalisés en littoral, en rive ou en zone inondable de récurrence 0 à 20 ans et de 0 à 100 ans. Ceci inclut aussi tous les types de traverses pour les cours d’eau temporaires et intermittents.

L’obtention du permis serait conditionnelle au dépôt d’informations techniques, comme la délimitation des milieux hydriques sur le lot visé et la mesure des superficies affectées par l’activité. Le coût des permis serait fixé par les municipalités. Toutefois, les amendes prévues par le MELCC sont de l’ordre de 2 500 $ à 1,5 M$ advenant une infraction ou si le permis n’a pas été obtenu avant le début des travaux.

Évidemment, la FPFQ s’inquiète face à l’instauration de ce régime d’autorisation municipale et souhaite que l’ensemble des activités d’aménagement forestier soit soustrait de cette obligation. Six raisons motivent cette contestation.

Lancement de la bourse commémorative Peter-deMarsh

Ottawa, le 8 juillet 2021. Afin d’honorer la mémoire de Peter deMarsh, la Fédération canadienne des propriétaires forestiers crée la bourse commémorative qui sera remise annuellement à un étudiant engagé dans un projet de maîtrise ou de doctorat portant sur les propriétaires forestiers, et à un représentant d’un organisme de propriétaires forestiers souhaitant participer à une conférence internationale sur l’environnement.

Une bourse qui se distingue par son originalité
Une première bourse de 10 000 $ sera remise à un étudiant canadien ou étranger en voie de terminer ses travaux de maîtrise ou de doctorat dans une université canadienne. Le projet de recherche devra s’intéresser aux rôles des propriétaires de boisés ou des associations de propriétaires de boisés dans la résolution d’enjeux sociaux, économiques ou environnementaux. Très souvent, des étudiants ont terminé leurs années de scolarité de maîtrise ou doctorat sans pour autant avoir finalisé la rédaction de leur mémoire ou thèse. Cette bourse permettra d’offrir un délai de quelques mois pour compléter cette rédaction, avant de retourner sur le marché du travail.

De plus, Peter deMarsh était particulièrement préoccupé par l’absence de représentants de propriétaires forestiers, faute de moyen financier pour y participer, aux grands forums internationaux établissant des orientations sur l’environnement. Une bourse pouvant totaliser 3 000 $ pourra ainsi être remise pour aider des représentants d’organismes de propriétaires forestiers canadiens ou étrangers à participer à des conférences internationales portant sur des enjeux interpelant les propriétaires forestiers.

Les règles d’attribution de ces bourses sont disponibles sur le site forestowners.ca.

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À propos de Peter deMarsh
Peter deMarsh a travaillé toute sa vie à convaincre des dizaines de millions de propriétaires forestiers à travers la planète d’agir collectivement au sein d’organisations régionales, nationales et internationales afin de mieux défendre leurs intérêts. Au Nouveau-Brunswick, il l’a fait en participant au développement du North Shore Forest Products Marketing Board et agissant comme président de York Sunbury Charlotte Forest Products Marketing Board entre 1972 et 1988. Cette conviction s’est également manifestée par son implication dans la fondation de la Fédération des propriétaires de boisés du Nouveau-Brunswick en 1976. Il a poursuivi ce travail en cofondant la Fédération canadienne des propriétaires de boisés en 1989 et en participant activement à la création de l’Alliance internationale pour la foresterie familiale en 2002 pour porter la voix des propriétaires forestiers au sein des forums internationaux.

À la présidence de ces organisations, il fut à même de constater que les enjeux vécus par les propriétaires et producteurs forestiers à travers le monde présentent de grandes similarités. L’essence de son message était simple : les propriétaires forestiers sont les mieux placés pour assurer une gestion durable du patrimoine naturel, connaissant intimement leur territoire et le transmettant d’une génération à l’autre, souvent dans la même famille.

À propos de la Fédération canadienne des propriétaires forestiers
La Fédération canadienne des propriétaires forestiers (FCPF) fait la promotion des intérêts économiques et sociaux des propriétaires forestiers en présentant leurs points de vue par une voix nationale unie.

Renseignements :

Marc-André Côté, ing.f., Ph. D.
Fédération des producteurs forestiers du Québec
macote@upa.qc.ca

Accroître la cohérence entre les politiques de soutien à la production de bois et le régime d’aménagement des forêts privées

Adoption d’une stratégie nationale d’urbanisme et d’aménagement des territoires

En janvier dernier, le ministère des Affaires municipales et de l’Habitation (MAMH) a procédé au lancement de la conversation nationale sur l’urbanisme et l’aménagement du territoire afin de permettre au gouvernement du Québec de consulter la population sur le cadre législatif d’aménagement.

Cette consultation se soldera par l’adoption de la Stratégie nationale d’urbanisme et d’aménagement des territoires au printemps 2022 qui permettra de favoriser le respect de la mise en valeur des différents territoires et de renforcer leur attractivité. Cette plate-forme permet de rappeler que la forêt privée doit être reconnue comme un territoire où la production forestière et acéricole doit être valorisée par des réglementations et politiques d’aménagement cohérentes.

L’incohérence entre les politiques de production de bois et le régime d’aménagement en forêt privée

La forêt privée, qui appartient à 134 000 propriétaires de boisés, représente 64 % du territoire municipalisé du Québec. Sans aucun doute, le régime d’aménagement des forêts privées doit considérer les efforts des producteurs forestiers qui sont des gestionnaires locaux responsables de la mise en valeur de la majorité du territoire municipalisé du Québec.

Portrait géographique de la forêt privée du Québec

Est-ce que le prix du bois d’oeuvre reviendra à la normale?

En l’espace de quelques semaines, le prix du bois d’œuvre a connu sa chute la plus rapide et brutale depuis les années 1980. Le contrat à terme sur le bois d’œuvre, donc inscrit à la bourse, est passé de de 2 044 $ CA/MPMP le 7 mai à moins de 974 $ CA/MPMP le 28 juin. Malgré cette baisse de 52 %, il est important de rappeler qu’au niveau actuel, le prix du bois d’œuvre demeure près de deux fois supérieur à sa moyenne historique (≈570 $ CA/MPMP).

Décidément, la course historique du prix du bois d’œuvre entre dans une deuxième phase où le retour à la vie normale provoquera un nouvel équilibre entre l’offre et la demande de bois d’œuvre.

Cet effondrement historique coïncide avec une baisse de la vente de maisons aux États-Unis et d’un ralentissement des activités de rénovation résidentielle. D’une part, le boom immobilier induit par la baisse des taux hypothécaires et l’avènement du télétravail prend une pause au moment où les prix médians des maisons aux États-Unis (+20 %) et au Canada (+37 %) ont bondi au cours de la dernière année.

D’autre part, le retour à la normale dans un monde où plus de 46 % des Américains ont reçu une deuxième dose de vaccin contre la COVID-19 semble tempérer l’engouement des projets de rénovations résidentielles. Rappelons que les projets de rénovation consomment autant sinon plus de bois d’œuvre que la construction résidentielle. Lentement, mais sûrement, nous assistons à un transfert du crédit discrétionnaire des consommateurs du marché immobilier vers les secteurs délaissés pendant la pandémie tels que la restauration, les loisirs et la villégiature. Signe que les Américains quittent leurs patios pour les voyages : le trafic aérien américain est actuellement à 80 % de son rythme de 2019, contrairement à seulement 20 % vers la fin de juin 2020.

Du côté de l’offre, les livraisons de bois d’œuvre par rail ont atteint leur plus haut niveau depuis le début de la pandémie et plusieurs projets d’agrandissement ou de démarrage de scieries sont en branle. À Princeville, la scierie Bois LIB devrait débuter ses opérations sous peu. Les exportations primordiales de bois d’œuvre de la Colombie-Britannique vers les États-Unis pour les 4 premiers mois de l’année sont en augmentation de 33 % par rapport à 2020. Bien que ces données soient encourageantes afin de résorber la pénurie de bois d’œuvre, la menace de feux de forêt dans l’ouest du continent pourrait mener à une interdiction des activités de récolte, ce qui laisse présager des problématiques d’approvisionnement.

Le consensus du marché prévoit que le prix du bois d’œuvre oscillera autour de 765 $ CA/MPMP en 2022, ce qui est nettement supérieur au prix moyen de 430 $ CA/MPMP observé de 2007 à 2019, suivant l’éclatement de la bulle immobilière américaine. Ainsi, si le secteur immobilier demeure robuste tel qu’anticipé, la nouvelle normale pour le prix du bois d’œuvre pourrait être semblable à la période de 1994 à 2006 où le prix moyen du bois d’œuvre a été de 680 $ CA/MPMP alors que les mises en chantier américaines dépassaient les 1,5 million d’unités par année comme c’est présentement le cas.

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