Jean-Pierre Martel nommé à la tête de la Fédération canadienne des propriétaires forestiers

OTTAWA — La Fédération canadienne des propriétaires forestiers (FCPF) a le plaisir d’annoncer la nomination de Jean-Pierre Martel, ing.f., M. Sc., comme directeur général. M. Martel représentera la voix unie de quelque 450 000 propriétaires de forêts privées de tout le Canada.

Les membres de la FCPF fournissent près de 20 % des approvisionnements en bois et des produits forestiers au Canada et emploient des dizaines de milliers de Canadiens directement et indirectement dans le cadre d’un engagement fort envers l’aménagement forestier durable et les investissements en sylviculture et en recherche.

« La capacité des membres de la FCPF à aménager leurs forêts, à générer des revenus, à créer et à maintenir des emplois et à fournir de réelles solutions aux changements climatiques dépend en définitive des meilleures politiques et orientations », selon Domenico Iannidinardo, président de la FCPF. « C’est exactement ce qu’un leader du secteur forestier comme Jean-Pierre Martel apporte à notre organisation et à notre exceptionnelle ressource naturelle renouvelable. »

Grâce à son rôle auprès de l’industrie lorsqu’il était à l’Association des produits forestiers du Canada (APFC), Jean-Pierre Martel est reconnu pour sa contribution directe à la création de FPInnovations, un organisme de R-D qui fait progresser la technologie et renforce l’innovation dans le secteur forestier canadien. La collaboration et le respect sont deux qualités qui le caractérisent depuis le début de sa brillante carrière, notamment à titre de directeur des enjeux stratégiques pour Weyerhaeuser Canada ainsi qu’à l’APFC, où il a contribué grandement à l’Entente sur la forêt boréale canadienne entre l’industrie forestière et des groupes environnementaux, avant de passer à FPInnovations comme vice-président aux partenariats stratégiques.

« La capacité de Jean-Pierre à établir des relations solides, positives et productives avec les gouvernements et divers intervenants permettra à la FCPF de faire entendre sa voix sur les questions de politiques et de réglementation qui ont un impact sur les forêts privées aménagées et les centaines de collectivités qui en dépendent », a indiqué la vice-présidente de la FCPF, Susannah Banks. « Jean-Pierre sera pour nous un ambassadeur qui travaillera en collaboration pour consolider la santé et la prospérité économique du secteur forestier canadien d’un océan à l’autre. »

Selon Jean-Pierre Martel, « avec plus de 25 millions d’hectares de forêts privées, la FCPF est en bonne position pour contribuer aux objectifs climatiques du gouvernement fédéral non seulement en utilisant la crème de l’innovation, mais en mobilisant le pouvoir des 450 000 propriétaires forestiers du Canada pour apporter un réel changement en cette période critique de l’histoire de notre pays. »

-30-

Contact média:
Karen Brandt, tél. : 250-510-0545

La Fédération canadienne des propriétaires forestiers (FCPF), dont les bureaux sont situés à Ottawa (Ontario), est la voix unie des propriétaires de forêts privées. Elle fait la promotion des intérêts économiques et sociaux de ses membres dans un contexte d’aménagement durable. Pour plus d’information, visitez le www.forestowners.ca

L’environnement d’affaires imparfait des producteurs forestiers

La mobilisation du bois des forêts privées mobilise de plus en plus les esprits et les moyens des acteurs œuvrant en forêt privée. À preuve, dans la Stratégie nationale de production de bois, le MFFP vise à faire passer la récolte de bois en forêt privée à 7,8 Mm³ par année d’ici 2025. L’atteinte de cet objectif est conditionnelle à la réunion de conditions gagnantes qui permettront de susciter l’intérêt des propriétaires forestiers à récolter du bois, soit en améliorant leur environnement d’affaires. En 2015, la FPFQ identifiait des facteurs permettant de déclencher la récolte de bois chez les propriétaires forestiers, proposait des indicateurs pour en faire le suivi et évaluait si l’environnement d’affaires des producteurs forestiers favorisait la mobilisation du bois. Six ans plus tard, nous revisitons ce concept afin d’en suivre l’évolution.

Les déclencheurs de la récolte de bois chez les propriétaires forestiers

Selon notre expérience et la littérature scientifique à ce sujet, la décision de récolter du bois est influencée par quatre facteurs séquentiels et complémentaires :

  • 1

    La récolte de bois doit correspondre aux motivations personnelles du propriétaire forestier. L’activité sylvicole doit donc concorder avec ses valeurs personnelles, son identité ou son mode de vie.

  • 2

    La récolte doit constituer une opportunité d’affaires, c’est-à-dire que la forêt doit être mature et un marché lucratif pour la vente de bois doit exister.

  • 3

    Les réglementations municipale, provinciale et fédérale doivent permettre la réalisation de cette activité sur une base rentable. En parallèle, le traitement fiscal du revenu forestier doit être raisonnable.

  • 4

    Un soutien technique est nécessaire pour faciliter l’aménagement forestier, la récolte, la commercialisation, le transport du bois et la remise en production du site récolté.

Facteurs déclencheurs de la récolte de bois chez les propriétaires forestiers

Congrès général 2021 de l’UPA : le Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec obtient le prix Solidarité

Québec, 2 décembre 2021. — Quelque 650 convives ont célébré l’action collective lors de La grande fête agricole et forestière tenue hier à Québec en marge du congrès général 2021 de l’Union des producteurs agricoles (UPA). L’un des moments importants de cet événement est la remise de quatre grands prix d’excellence et d’un prix Coup de cœur.

Le congrès général de l’UPA décerne cette année le prix SOLIDARITÉ au Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec pour leur projet de mise en marché collective du bois de sciage résineux dans le sud du Québec.

Depuis 2015, le Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec a multiplié les efforts pour faire avancer la mise en marché du bois de sciage résineux, toutefois, sans succès. Une grande mobilisation syndicale fut alors organisée afin d’informer les producteurs et de donner à l’organisation le pouvoir de négocier collectivement avec les scieries plutôt que de se faire dicter les prix par celles-ci. L’aval des producteurs fera en sorte que leur syndicat négociera directement les prix du bois de sciage résineux sapin-épinette avec les scieries afin d’obtenir un meilleur prix pour leur produit. Ce prix devra être respecté par les acheteurs pour tous les propriétaires forestiers en ce qui a trait au bois de sciage résineux sapin-épinette sur le territoire de l’Estrie et de la Montérégie.

Le prix SOLIDARITÉ – Jean-Paul-Raymond, présenté par Aliments du Québec, met à l’honneur l’engagement syndical ou des actions de mobilisation et de concertation menées par des groupes d’agricultrices et d’agriculteurs, ou de productrices et producteurs forestiers.

Manifestation du 20 février 2019 à Sherbrooke organisée par le Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec

Crédit photos Martin Ménard

Diminution de l’intensité de l’épidémie de la TBE

L’intensité de l’infestation de l’épidémie de la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE) a régressé dans toutes les régions. Ce constat s’applique autant en forêt privée qu’en forêt publique alors que la grande majorité des superficies affectées ont subi une défoliation d’une intensité légère à modérée. Ce relâchement est important puisqu’il peut permettre aux arbres d’éviter la mortalité qui survient généralement après plusieurs années de défoliation grave. Néanmoins, l’inventaire aérien effectué par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) démontre toujours une grande présence de l’insecte dans les boisés privés du Québec. Les superficies affectées atteignent 1,28 million d’hectares, ce qui constitue tout de même une progression de 24 611 ha (+2 %) d’une année à l’autre.

Carte de la défoliation causée par la TBE en 2021

Faits saillants de l’évolution de l’épidémie en forêt privée

Forêts privées de tout le Québec : l’insecte est présent sur une superficie équivalente à 18 % de toutes les forêts privées du Québec. On estime à 25 000 le nombre de propriétaires de boisés affectés par l’épidémie.
Abitibi-Témiscamingue : la superficie touchée a diminué de 36 %, et ce, surtout dans les boisés du Témiscamingue. L’épidémie s’est toutefois propagée dans l’ensemble de l’Abitibi.
Bas-Saint-Laurent : les superficies infestées ont augmenté de 23 % avec une bonne progression dans l’ouest de la région. Il y a maintenant 78 % de la superficie de la forêt privée qui est infestée par l’insecte, bien que la défoliation soit encore cette année qualifiée de légère ou modérée dans la majorité des secteurs à l’exception des MRC La Mitis et La Matanie où le niveau de défoliation est qualifié de modéré à grave.
Capitale-Nationale : la superficie couverte par l’épidémie a régressé de 41 % en 2021 et elle est toujours limitée à proximité de la MRC de Charlevoix-Est.
Chaudière-Appalaches : l’infestation prend de l’ampleur dans l’est de la région, près de la municipalité de Sainte‑Perpétue. Au total, 11 922 ha de forêts privées sont affectés par une défoliation légère.
Côte-Nord : bien que la superficie infestée ait diminué de 10 % cette année, 79 % des propriétés forestières demeurent affectées par la TBE. Encore une fois cette année, la défoliation demeure légère.
Gaspésie : les superficies touchées ont presque doublé alors que l’on dénote une forte progression dans la MRC Le Rocher Percé qui était jusqu’ici épargnée. Environ 79 % des forêts privées de la région sont infestées, mais la défoliation est majoritairement légère.
Laurentides : l’infestation s’est en grande partie résorbée alors que le foyer épidémique près de Sainte-Adèle se limite à 113 ha en 2021. La défoliation demeure légère dans les circonstances.
Mauricie : le seul foyer d’infestation présent à Saint-Élie-de-Caxton a beaucoup diminué avec seulement 92 ha atteints.
Outaouais : les forêts privées demeurent largement non affectées. Cependant, l’épidémie prend de l’ampleur en forêt publique pour une deuxième année consécutive.
Saguenay-Lac-Saint-Jean : on note une diminution de plus de la moitié des superficies infestées (-58 %). Le quart de la superficie forestière privée a subi une défoliation qualifiée de légère.

Pour poursuivre la lecture de l’infolettre, cliquez ici.

Phase 4 de la campagne « Avez-vous votre forestier de famille? » – Pleins feux sur l’immeuble forestier!

Longueuil, le 22 novembre 2021. – Six partenaires du domaine forestier, soit le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, l’Union des producteurs agricoles, l’Ordre des ingénieurs forestiers du Québec, Groupements forestiers Québec, l’Association des entrepreneurs en travaux sylvicoles du Québec et la Fédération des producteurs forestiers du Québec, sont à nouveau réunis pour lancer la phase 4 de la campagne « Avez-vous votre forestier de famille? ».

Cette campagne se décline en plusieurs actions visant à joindre des propriétaires de boisé afin de les informer de l’introduction de la catégorie des immeubles forestiers au rôle d’évaluation foncière. Cette mesure destinée aux producteurs forestiers permet aux municipalités de soutenir l’effort des producteurs forestiers en contrôlant l’évolution des taxes foncières des boisés. Cette nouveauté nécessitera une série de vérifications de la part des producteurs forestiers pour y être admissibles. L’immeuble forestier s’ajoute au soutien financier gouvernemental et professionnel de la part du réseau de conseillers forestiers à travers le Québec. Les actions de la campagne sont :

  • une visibilité sur les réseaux sociaux grâce à une capsule vidéo qui peut être partagée;
  • deux affiches diffusées sur les réseaux sociaux et dans une série de publications destinées aux propriétaires forestiers;
  • une page Web dédiée à la nouvelle catégorie des immeubles forestiers;
  • des relations médias pour faire connaître la campagne au grand public.

L’objectif de la phase 4 demeure la mise en valeur du réseau de conseillers forestiers existant à travers le Québec et la diffusion d’informations concernant la nouvelle catégorie des immeubles forestiers. Cette nouvelle mesure s’ajoute, entre autres, à la mesure de remboursement des taxes foncières des producteurs forestiers reconnus et du Programme d’aide à la mise en valeur des forêts privées qui sont à la disposition des propriétaires forestiers pour soutenir la réalisation de travaux d’aménagement forestier. La campagne s’inscrit également dans le Plan de soutien des partenaires au développement de la forêt privée 2020‑2024 dévoilé par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

Il est possible de consulter les détails de la campagne et de se procurer les outils de celle-ci sur forestierdefamille.com.

-30-

Renseignements :

Vincent Miville, ing.f., M. Sc.
Directeur général
Fédération des producteurs forestiers du Québec
T. 450 679-0530, poste 8200
vmiville@upa.qc.ca      foretprivee.ca

La revue Forêts de chez nous – novembre 2021 : Les producteurs forestiers répondent à la forte demande

• Éditorial du président – Les solutions pressent pour adapter la gestion de nos boisés aux changements climatiques
• Actualités
• Les espèces en situation précaire présentes dans votre boisé
• Les producteurs forestiers répondent à la forte demande

Consultez l’édition de novembre 2021 en version PDF.

Abonnez-vous à la revue Forêts de chez nous en devenant membre des Amis de la forêt privée!

Au sujet de la revue
Notre revue Forêts de chez nous aborde des sujets d’intérêt pour les propriétaires forestiers soucieux de voir grandir leur patrimoine forestier. Elle porte un regard différent sur l’actualité forestière notamment par le biais des éditoriaux et des reportages.

La revue Forêts de chez nous est produite quatre fois par année en collaboration avec les Producteurs et productrices acéricoles du Québec.

Pour nous faire part d’un commentaire ou pour nous suggérer un sujet d’article, écrivez-nous!

Les solutions pressent pour adapter la gestion de nos boisés aux changements climatiques

Les propriétaires et producteurs forestiers, plus que bien des gens, s’inquiètent des bouleversements causés par les changements climatiques. On rappelle fréquemment que les boisés qu’ils aménagent peuvent participer activement à la lutte contre les changements climatiques, mais on oublie bien souvent que ces mêmes forêts peuvent aussi en être victimes.

À bien des égards, les changements climatiques accroissent la vulnérabilité de nos boisés que nous nous efforçons de protéger et d’aménager. La récurrence des sécheresses, la multiplication des feux de forêts, les épidémies d’insectes mieux adaptés aux climats tempérés, la migration d’espèces fauniques et floristiques à des niches écologiques en changement sont des menaces grandissantes d’année en année.

Je rêve de gestes concrets s'inscrivant dans une stratégie globale où nos efforts sont reconnus et où un soutien adéquat nous est offert.

Au mieux, ces perturbations changeront profondément les écosystèmes forestiers que nous chérissons. Au pire, nous assisterons éventuellement à une déstructuration du couvert forestier qui fournit une opportunité économique aux producteurs tout en générant des biens et services environnementaux inestimables pour la société.

La survie de nos boisés et des espèces qu’ils abritent ne doit pas dépendre uniquement de réglementations contraignantes qui figent notre potentiel d’action face à cette situation de crise. Je rêve plutôt de gestes concrets s’inscrivant dans une stratégie globale où nos efforts sont reconnus et où un soutien adéquat nous est offert. Par exemple, le développement d’un marché du carbone forestier suffisamment rémunérateur pour inciter davantage d’investissements en sylviculture afin d’accroître la résilience de nos boisés. Ou bien une compensation équitable pour assurer un changement de pratiques permettant la protection des biens et services environnementaux rendus à la communauté.

De telles pistes de solutions permettront aux producteurs d’adapter la gestion de leurs boisés aux changements climatiques. Le temps presse. Autrement, j’ai bien peur que les forêts que je laisserai en héritage soient bien différentes de celles que mes ancêtres m’ont léguées.

Pierre-Maurice Gagnon
Producteur et président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

Éditorial paru dans la revue Forêts de chez nous, édition de novembre 2021.

Réaction au reportage d’Enquête : Les producteurs forestiers revendiquent le droit à l’équité

Longueuil, le 8 octobre 2021. – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) partage la frustration d’une majorité de producteurs devant une répartition inéquitable de la richesse générée par leurs forêts.

Selon le 2e vice-président de la FPFQ, M. Éric Cliche, « dans la dernière année, une majorité de producteurs fournissant les scieries n’ont pu bénéficier du prix record du bois d’œuvre. Au final, les grands perdants sont les producteurs dont le revenu a stagné et les consommateurs qui ont reçu la note finale ».

Devant l’iniquité constatée et afin de corriger une inefficience des marchés, les producteurs de plusieurs régions ont décidé, par voie démocratique, de réorganiser la mise en marché collective de leur bois livré aux scieries, tel que permis dans la Loi sur la mise en marché des produits agricoles, alimentaires et de la pêche. Bien que de telles initiatives aient déjà prouvé leur utilité dans les secteurs forestier et agricole, une poignée d’industriels s’opposent toujours au droit fondamental de négociation collective des producteurs devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec (RMAAQ).

Selon M. Gaétan Boudreault, 1er vice-président de la FPFQ, « cette contestation occasionne des délais et des frais considérables pour les producteurs, mais est peu surprenante considérant les avantages que procure le statu quo à ces scieurs. La situation est d’autant plus déplorable puisqu’à travers le Québec, des organisations de producteurs et des scieurs négocient de meilleures conditions pour l’achat de ces bois ».

La FPFQ est d’avis qu’il faut trouver des solutions collectives pour partager équitablement la richesse forestière du Québec. L’amélioration des conditions de mise en marché des producteurs de bois est également tributaire d’une refonte en profondeur du principe de résidualité afin d’accorder au bois des forêts privées un véritable statut prioritaire sur celui des forêts publiques, qualifié de résiduel.

Rappelons qu’on retrouve 134 000 propriétaires forestiers au Québec, fournissant, à tour de rôle en fonction de l’état de leur boisé, environ 20 % des approvisionnements en bois des scieries, des papetières et des usines de panneaux.

-30-

Renseignements :

Vincent Miville, ing.f., M. Sc.
Directeur général
Fédération des producteurs forestiers du Québec
T. 450 679-0530, poste 8201
vmiville@upa.qc.ca      foretprivee.ca

S’inscrire ou non aux fichier de la TPS et de la TVQ?

L’inscription aux fichiers de la TPS et de la TVQ peut, dans certains cas, être une obligation, et dans d’autres une option. Voici quelques points qui vous aideront à mieux comprendre les avantages et les inconvénients de l’inscription aux taxes.

Pour obtenir un numéro de TPS et de TVQ, il faut d’abord avoir des activités commerciales. Toute activité réalisée dans le cadre de l’exploitation d’une entreprise, avec un espoir raisonnable de profits, est considérée comme une activité commerciale. C’est le cas pour les propriétaires de lots boisés qui réalisent des travaux forestiers et qui exercent des activités d’aménagement et de mise en valeur de leur forêt dans le but d’en faire l’exploitation.

L’obligation d’inscription

L’obligation d’inscription dépend de votre type d’activité et de vos revenus. Si vos revenus dépassent 30 000 $ au cours d’un trimestre civil donné ou si vos revenus dépassent 30 000 $ au cours de 4 trimestres civils consécutifs, l’inscription est obligatoire. Vous ne devez pas seulement vous baser sur vos revenus annuels de janvier à décembre pour effectuer le bon calcul. Voici un exemple pour bien illustrer l’évaluation que vous devez faire afin de déterminer votre obligation d’inscription aux fichiers de la TPS et de la TVQ.

L’option d’inscription

Si vous n’êtes pas visé par l’obligation d’inscription décrite plus haut, vous avez alors le choix de vous inscrire ou non aux fichiers de la TPS et de la TVQ en tenant compte des avantages et des inconvénients. Il faut savoir que l’inscription aux taxes est très simple. Vous pouvez faire votre demande en ligne, compléter un formulaire papier et le poster ou téléphoner au service à la clientèle de Revenu Québec.

Principaux avantages

  • 1

    Avoir droit aux remboursements des taxes que vous avez vous-même payées sur vos achats d’entreprise (machinerie, équipements, fournitures, honoraires professionnels, etc.).

  • 2

    Avoir droit à la non-perception des taxes entre inscrits lors de l’achat d’un immeuble taxable pour utilisation principalement dans le cadre d’activités commerciales (par exemple un lot boisé exploité à des fins commerciales).

  • 3

    Pas besoin de vérifier tous les trimestres si le seuil de 30 000 $ est dépassé ou non.

Principaux inconvénients

  • 1

    Facturer les taxes aux clients en les détaillant sur vos factures et en indiquant vos numéros d’inscription TPS et TVQ.

  • 2

    Produire des rapports de taxes aux fréquences choisies ou exigées (tous les mois, aux 3 mois ou à l’année) et conserver les liquidités nécessaires pour faire les remises.

  • 3

    Tenue de livre à jour pour le paiement des taxes chargées et la réclamation des taxes payées dans les délais. De toute façon, une comptabilité irréprochable est nécessaire pour produire vos états de revenus et de dépenses de boisés!

En espérant que cet article vous aura permis de comprendre un peu mieux en quoi consiste l’inscription aux fichiers de la TPS et de la TVQ. Nous vous recommandons de discuter de la question avec votre comptable afin de déterminer si, dans votre situation, il serait préférable ou non de vous inscrire.

Nous vous rappelons que l’Association des propriétaires de boisés de la Beauce, et d’autres syndicats et offices de producteurs forestiers, offrent des cours de fiscalité forestière qui abordent le sujet de la TPS et la TVQ et bien d’autres, dont : les dépenses déductibles, selon que l’on exploite un boisé commercial ou non, la comptabilité des opérations, du traitement des revenus et dépenses du boisé, l’amortissement de la machinerie ainsi que les taxes sur les opérations forestières. Donnée par un comptable spécialisé dans le domaine forestier, cette formation parle aussi de notions telles que l’espoir raisonnable de profit et l’épuisement du boisé.

 

Article paru dans Le bulletin forestier de l’Association des propriétaires de boisés de la Beauce, édition de septembre 2021.

La forêt privée chiffrée 2021

Publié par la FPFQ, le document La forêt privée chiffrée recense les statistiques disponibles portant sur le territoire privé et sa composition forestière, les propriétaires forestiers québécois, l’importance économique de la forêt privée et les activités d’aménagement forestier et de récolte du bois qui s’y déroulent. Ce document vise à rassem­bler et uniformiser les informations factuelles sur la forêt privée, partager la même information entre les multiples intervenants œuvrant en forêt privée, établir des orientations basées sur des constats chiffrés plutôt que sur des perceptions, et réaliser un suivi des impacts des politiques gouvernementales et des conjonctures affectant ce territoire.

?>