Comment bien se préparer pour sa déclaration de revenus?

Diverses mesures fiscales et exemptions de taxes sont à la disposition des propriétaires et producteurs forestiers du Québec, mais ceux-ci ne sont pas toujours au courant de leur existence.

À l’approche de la période des impôts, qui cause souvent des maux de tête aux producteurs forestiers, Forêts de chez nous a interrogé des spécialistes en fiscalité du domaine forestier afin de répertorier les mesures disponibles et la façon de s’y qualifier. Le directeur du Service de comptabilité et de fiscalité de l’UPA (SCF Estrie inc.), Bernard Lévesque, indique que la base pour les propriétaires de boisés est d’avoir un plan d’aménagement forestier et de posséder le statut de producteur forestier, puisque ces exigences sont obligatoires pour s’inscrire à plusieurs programmes, dont le remboursement de taxes municipales et scolaires. « Je recommande aussi aux propriétaires de conserver leur déclaration fiscale afin de démontrer les opérations agricoles. Le plus simple pour bien se préparer aux impôts, c’est d’apporter sa tenue de livres à son comptable et de demander le rapport d’ingénieur faisant état des travaux effectués en plus de fournir les comptes de taxes municipales et scolaires de la dernière année. Il y a des possibilités de récupération de la TPS et de la TVQ sur les achats d’équipements et de machinerie », dit-il.

Bernard Lévesque évoque aussi la possibilité d’obtenir un remboursement de la taxe d’accise provinciale sur le carburant, mais il recommande d’en parler à son spécialiste. « Ça s’applique uniquement aux véhicules hors route qui travaillent en forêt », signale-t-il.

M. Lévesque explique que chaque cas doit être examiné individuellement pour permettre au propriétaire de profiter des mesures qui sont le mieux adaptées à sa situation. « Dans certains cas, un REER fait mieux le travail que le programme d’étalement des revenus. Un comptable ou un fiscaliste pourra prendre de meilleures décisions s’il est en possession de toute l’information. On demande aux propriétaires de nous fournir le plus de détails possible », précise-t-il.

Étalement des revenus

Pour être admissible au programme d’étalement des revenus, mesure s’appliquant uniquement au provincial, il faut être considéré comme un particulier et être résident du Québec. « Il faut aussi être reconnu comme producteur forestier, c’est-à-dire avoir un certificat délivré en vertu de la Loi sur l’aménagement durable du territoire forestier attestant sa qualité de producteur forestier. Il faut également prouver des activités marchandes reconnues avec un acheteur ayant un établissement au Québec, et non pas seulement la vente au détail de bois de chauffage, par exemple », précise Mathieu Bernier, M. Fisc., fiscaliste et directeur du Service de comptabilité et fiscalité de la Fédération de l’UPA du Bas-Saint-Laurent.

M. Bernier explique qu’il est possible d’obtenir une déduction d’un montant qui ne dépasse pas 85 % du moins élevé des montants entre 200 000 $ et le revenu net de l’année relié à l’exploitation de son boisé. « Si un producteur vend du bois pour 50 000 $ et qu’il a 10 000 $ de dépenses pour un revenu net de 40 000 $, il pourra déduire 85 % de 40 000 $ et le répartir sur les sept années suivantes, mais il devra inclure au moins 10 % pendant cette période de sept ans jusqu’à l’inclusion du montant global. Cela peut être avantageux pour un producteur qui doit faire une coupe importante une année, mais qui ne prévoit pas d’autres coupes les années suivantes. Ce n’est cependant pas avantageux dans tous les cas. Il vaut mieux présenter son profil à un spécialiste », ajoute-t-il.

Vente de lots boisés

Il existe aussi des programmes visant à minimiser l’impact fiscal lors de la vente d’un lot boisé, que ce soit à un étranger ou à un membre de sa famille. «Pour la vente à un étranger, il faut apporter son contrat de vente, le contrat d’achat du terrain et les factures de travaux d’amélioration qui ont été effectués. Cela nous permet de calculer le gain en capital, qui est imposable à 50 % au Canada actuellement. Dans certains cas, il y a possibilité de demander une exemption pour gain en capital. Par contre, plusieurs critères doivent être respectés. Pour un transfert intergénérationnel, il y a possibilité que la transaction soit sans aucun impact fiscal si le cédant peut prouver que des activités agricoles ont été effectuées pendant plus de la moitié des années de possession, et cela se prouve en fournissant ses déclarations d’impôt. Pour le transfert intergénérationnel, la valeur de la propriété pour les impôts demeure celle du coût d’achat pour le parent. Il est important de vérifier auprès de son comptable quelles sont les meilleures options possibles avant de faire la transaction», souligne M. Lévesque.

« Il est possible de profiter des avantages fiscaux réservés aux producteurs agricoles dans la mesure où on qualifie nos activités de sylviculture. Pour pouvoir se qualifier comme sylviculteur, un producteur doit avoir comme activité principale la culture, l’entretien et le développement de son peuplement, et non la vente de bois », mentionne M. Lévesque.

Pour un transfert intergénérationnel sans impact fiscal, qui peut être effectué entre un parent et son enfant, ses petits-enfants, la conjointe d’un enfant ou la conjointe de petits-enfants, Mathieu Bernier précise qu’il faut détenir un plan d’aménagement forestier en vigueur et le respecter.

Il ajoute également qu’il est possible d’être admissible à l’exonération pour gain en capital sur les biens agricoles sous réserve de plusieurs critères à respecter. « On fait référence à une exonération pour gain en capital pouvant atteindre 1 M$ », précise M. Bernier.

Mathieu Bernier

Gérald Vinette

Raisonnable et justifiable

Gérald Vinette, comptable de formation et adjoint administratif à la Fédération des producteurs forestiers du Québec, résume bien la ligne directrice qui devrait guider les forestiers dans la préparation des dépenses admissibles à une déduction d’impôt. « Il faut que ce soit raisonnable et justifiable. Par exemple, il est raisonnable de penser qu’un propriétaire de boisé utilise un VTT pour effectuer des travaux sur sa propriété, mais pas quatre. Aussi, c’est un peu louche si le producteur ne peut démontrer aucun travail sur son boisé, mais réclame des dépenses. En même temps, il ne faut pas avoir peur de réclamer puisque les exemptions sont là pour être utilisées. Moi, je dis que dans le doute, il vaut mieux apporter les factures prouvant des dépenses à son comptable. Au pire, il va dire que ce n’est pas utilisable », mentionne-t-il.

«Également, il est important de déterminer si l’intention primaire du propriétaire est de faire des profits ou d’utiliser son boisé comme lieu de loisir. S’il y a un espoir raisonnable de faire des profits, il faudra déclarer ses revenus moins ses dépenses. Si c’est pour le loisir, les dépenses ne sont pas admissibles», ajoute Mathieu Bernier.

Éviter la boîte de chaussures ou le sac de plastique

M. Vinette souligne que plusieurs propriétaires de boisés ne vivent pas de l’exploitation de leur forêt et qu’ils ont tendance à négliger la tenue de livres des dépenses et des revenus liés à leur propriété. « Plus de 90 % des producteurs forestiers du Québec ne gagnent pas leur vie avec leur boisé. Certains ont un emploi à temps plein et font quelques travaux sur leur propriété lors des vacances. Plusieurs sont des producteurs agricoles qui tirent un revenu d’appoint de leur lot boisé. Souvent, ils n’ont pas ou peu de revenus, mais c’est important qu’ils prennent le temps de regrouper leurs factures. Certains nous apportent tout ça dans une boîte de chaussures ou un sac de plastique. On le prend pareil, mais ce n’est pas l’idéal. Ça allonge notre travail et on peut mettre de côté des factures qui auraient été admissibles par manque d’information. Je recommande une tenue de livres minimale avec une liste des dépenses et des pièces justificatives », ajoute-t-il.

Le spécialiste note que plusieurs producteurs oublient des dépenses importantes et passent ainsi à côté de déductions d’impôt auxquelles ils auraient eu droit. « Parfois, on peut partager l’utilisation d’un équipement entre le travail et le loisir, et réclamer un pourcentage des dépenses. Tant que c’est raisonnable et justifiable, ça va. On me dit souvent : “Je ne savais pas que cette dépense était admissible, je n’ai pas gardé mes factures.” Il vaut toujours mieux en garder plus que moins. Par exemple, un propriétaire ne pensait pas que les dépenses liées à l’utilisation d’une petite “pépine” étaient admissibles. Dans le doute, je conseille aux propriétaires de contacter leur comptable », mentionne M. Vinette. Le gouvernement accepte et comprend qu’un arbre ne pousse pas comme une carotte et que ça prend plusieurs années avant qu’on puisse le récolter pour en faire des profits. Avec une bonne tenue de bureau et un plan d’aménagement forestier, il est possible de présenter des dépenses sans revenus immédiats, encore une fois, tant que c’est raisonnable », précise Gérald Vinette.

Rappel des mesures fiscale accessibles aux producteurs forestiers

Remboursement des taxes foncières
Déduction sur le revenu des dépenses admissibles
Remboursement de la taxe sur le carburant
Étalement du revenu forestier
Remboursement des taxes de vente
• Autres mesures lors de l’achat et la vente d’un lot boisé

M. Vinette recommande aux propriétaires qui sont à la recherche de conseils sur la fiscalité ou la comptabilité forestière de consulter la section Je cherche du financement. « C’est un bon outil de consultation, facile à utiliser et à comprendre », assure-t-il. M. Vinette recommande également de communiquer avec les services de comptabilité et de fiscalité de l’UPA présents dans chacune des régions.

Article paru dans la revue Forêts de chez nous, édition février 2020.

Vérifier la vulnérabilité de votre boisé à la tordeuse des bourgeons de l’épinette

Une importante épidémie de la tordeuse des bourgeons de l’épinette est en cours au Québec. Il s’agit de l’insecte le plus destructeur des peuplements de conifères en Amérique du Nord.

La Fédération des producteurs forestiers du Québec a produit une carte interactive pour aider les propriétaires à visualiser l’évolution de l’épidémie et la vulnérabilité potentielle des lots boisés. En entrant l’adresse civique de la propriété, il est possible d’évaluer la situation du boisé par rapport à l’épidémie en cours. Toutes les régions sont représentées sur la carte des peuplements forestiers vulnérables à la tordeuse et la région des Appalaches a fait l’objet d’une récente mise à jour à la suite des derniers inventaires du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. La carte tordeuse utilise des fonctions similaires à une carte de Google Maps.

Pour en apprendre davantage sur les superficies infestées, sur les initiatives en cours et les prochaines étapes dans ce dossier, lisez l’infolettre Forêts de chez nous PLUS de décembre 2019.

Création d’une catégorie d’immeubles pour les boisés sous aménagement: la FPFQ défend le projet de loi du gouvernement

Longueuil, le 6 février 2020. – Aujourd’hui en commission parlementaire, la Fédération des producteurs forestiers du Québec a défendu le projet de loi 48 visant à créer une catégorie d’immeubles pour les boisés sous aménagement et permettre aux Municipalités qui le désirent de les taxer différemment afin d’encourager la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises.

Marc-André Côté et Pierre-Maurice Gagnon ont bien expliqué les avantages reliés à la création d'une catégorie d'immeubles pour les boisés sous aménagement.

Le gouvernement du Québec répond ainsi à une demande des producteurs forestiers vieille de 50 ans.

 « Selon la volonté des Municipalités, cette mesure se traduira par un plus grand nombre de propriétaires réalisant des travaux d’aménagement forestier. Il en résultera des forêts plus résistantes aux épidémies d’insectes et aux maladies, du bois pour approvisionner l’industrie des produits forestiers et des milieux sensibles mieux localisés et protégés », a mentionné M. Pierre-Maurice Gagnon, président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec.

Sur les 134 000 individus, familles, petites entreprises et grandes corporations détenant des lots boisés de plus de 4 hectares dans toutes les régions du Québec, 28 819 sont actuellement reconnus comme producteurs forestiers auprès du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. Cette reconnaissance est accordée au propriétaire forestier de plus de 4 hectares détenant un plan d’aménagement forestier rédigé par un ingénieur forestier, qui en fait la demande à un bureau d’enregistrement de ce ministère. Cet enregistrement sera nécessaire pour bénéficier d’un taux de taxation distinct qui pourra varier entre 66 et 100 % du taux de taxation de base, selon la décision des élus municipaux. 

À propos de la FPFQ

La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts de 134 000 propriétaires forestiers de tous les milieux sociaux, dont 29 800 producteurs forestiers. L’action régionalisée de ses 13 syndicats et offices vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée des bois en provenance de ces territoires. La FPFQ est une fédération affiliée de l’Union des producteurs agricoles.

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Renseignements :

Marc-André Côté, ing. f., Ph. D.
Directeur général
450 679-0530, poste 8201
macote@upa.qc.ca      foretprivee.ca  

Utiliser la fiscalité foncière pour encourager la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises

  1. Au Québec, 16 % du territoire forestier productif appartient à 134 000 individus, familles, petites entreprises et grandes corporations. Il s’agit principalement des forêts qui entourent nos villes et villages. L’ensemble de ces propriétés représente cependant 33 % de la possibilité de récolte annuelle des forêts du Québec, car la croissance des arbres y est plus rapide en raison de leur localisation. Bien qu’on retrouve quelques propriétaires possédant plus de 100 000 hectares, la superficie moyenne détenue est de 42 hectares.
  2. De plus en plus, la société exprime des demandes auprès des propriétaires forestiers par le biais de politiques gouvernementales, lois et réglementations, programmes et mesures fiscales à leur intention. D’une part, l’État et des groupes de la société civile les invitent à mettre en valeur les multiples potentiels sylvicoles de leurs forêts pour approvisionner les usines de produits forestiers. D’autre part, l’État, les Municipalités et d’autres groupes de la société civile leur demandent de maintenir la biodiversité sur leurs lots boisés, de préserver la beauté des paysages agroforestiers, de conserver les milieux humides, de protéger la qualité des bassins versants des cours d’eau, et aujourd’hui, de séquestrer davantage de carbone.
  3. Fort heureusement, il est possible de répondre à toutes ces demandes, souvent dans la même forêt, à l’aide de stratégies d’aménagement forestier appropriées et des mesures de soutien professionnel et financier conséquentes. Il est utile de savoir que les opérations forestières exécutées sur ces propriétés sont généralement faites à petite échelle, ce qui les distingue des opérations réalisées dans la grande forêt publique. Cette plus petite échelle réduit la rentabilité de l’activité, mais accroît cependant l’acceptabilité sociale de la récolte de bois.

 

Mémoire déposé dans le cadre de la commission parlementaire sur le projet de loi 48, Loi visant principalement à contrôler le coût de la taxe foncière agricole et à simplifier l’accès au crédit de taxes foncières agricoles.
6 février 2020

Traiter des sujets ruraux pour maintenir la vitalité des régions

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Les 134 000 propriétaires forestiers et leurs familles doivent s’inquiéter de la perte progressive et rapide de l’espace médiatique qui est consacré aux enjeux des milieux ruraux. C’est près de 19 % de la population québécoise qui vit aujourd’hui dans des municipalités de moins de 1 000 habitants, soit plus de 1,5 million de personnes. Leur réalité est différente de celle des milieux urbains; la densité d’occupation du territoire est plus faible, les services de proximité moins présents et les voisins plus éloignés physiquement.

Pour les habitants des milieux ruraux, les médias régionaux demeurent LA façon la plus efficace pour informer, contrer le sentiment d’isolement, et surtout avoir l’information la plus transparente. Or, avec la fermeture ou les fusions de plusieurs journaux locaux, il devient de plus en plus difficile d’être bien informé. Les nouvelles sont diluées, moins variées, plus centralisées. Et pour ajouter à cette perte d’espace médiatique sur des sujets qui nous concernent, on nous donne de moins en moins accès à des journalistes spécialisés. Généralistes pour la plupart, ces journalistes ont peine à s’imprégner des sujets spécifiques à la réalité rurale. On leur demande de parler de tout, en surface, on ne leur donne pas toujours le temps de se pencher sur les vrais problèmes. Les dossiers traités en profondeur sont ainsi devenus de plus en plus rares.

Cette perte d’espace médiatique rural est aussi le fruit de la « montréalisation » de l’information, mais surtout de la crise engendrée par les géants du Web qui ont vampirisé les revenus publicitaires des journaux. Faute de revenus, les médias ont dû s’ajuster. Pour sauver des coûts, on demande à un journaliste de Montréal d’écrire sur un sujet qui se déroule dans une autre région. On priorise également les événements qui se passent dans les grandes villes, à défaut d’avoir des journalistes en région. Oui, c’est une décision économique, me direz-vous. On réduit ainsi le nombre de journalistes dans les salles de presse, on évite les frais de déplacement, tout en ayant l’opportunité de reprendre un même article pour le diffuser dans d’autres journaux du même groupe médiatique.

Oui, des sujets comme l’intelligence artificielle, la création de jeux vidéo ou les Canadiens de Montréal sont l’apanage des grandes villes, mais les milieux ruraux ont aussi des sujets qui leur appartiennent, tout en étant susceptibles d’intéresser bien des urbains.

Pour informer les gens de ce qui se passe en région, il est essentiel de maintenir une couverture rurale. Pour s’en convaincre, il suffit de lire le traitement de l’actualité par les journalistes de La Terre de chez nous, des bureaux régionaux de Radio-Canada ou du Quotidien au Saguenay–Lac-Saint-Jean, le journal de ma région. Autrement, c’est la vie d’un cinquième des Québécois et Québécoises qui passe inaperçue.

Le rapport des audiences de la commission parlementaire sur l’avenir des médias d’information qui se terminaient en août dernier nous offrira, je l’espère, des recommandations pour conserver une couverture régionale.

Pierre-Maurice Gagnon
Producteur et Président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

Éditorial paru dans la revue Forêts de chez nous, édition de février 2020.

Revue du marché du bois d’oeuvre

Revue du marché du bois d’oeuvre

Contrairement à 2018 où le prix du bois d’œuvre a connu sa plus forte hausse et sa plus importante chute jamais enregistrées, l’année 2019 aura été caractérisée par une stabilité relative dans les prix. Effectivement, les prix de l’indice Random Lengths Composite se sont maintenus dans une étroite fourchette de 320 à 380 $ US/MPMP. Le prix du bois d’œuvre est ainsi descendu sous les coûts de production pour plusieurs régions d’Amérique du Nord en cours d’année. Même si, certaines fermetures de scierie ont réussi à faire rebondir les prix à court terme, les prix ne sont pas revenus aux niveaux précédents 2018. Conséquemment, les marges d’exploitation des manufacturiers de bois d’œuvre ont été sous pression comme en attestent les résultats financiers déficitaires des segments de sciage des plus importantes entreprises nord-américaines pour les 3 premiers trimestres de 2019.

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Sur le radar en 2020

Plusieurs dossiers susceptibles d’avoir des impacts sur les activités des producteurs forestiers devraient connaître une évolution en 2020. Voici 18 dossiers qui interpelleront les acteurs de la forêt privée cette année.

  • 1

    Cet hiver, le MELCC publiera vraisemblablement une nouvelle version du règlement d’application de la Loi sur la qualité de l’environnement contenant les dispositions devant être respectées lors d’une intervention dans un milieu humide ou hydrique. Ce projet de règlement remplacera une version précédente publiée en février 2019 et jugée inachevée par une majorité d’intervenants. Cette publication dans la Gazette officielle du Québec se traduira par une nouvelle période de consultation à laquelle participera la FFPQ qui suit étroitement ce dossier depuis… 2013 (voir le mémoire de la FPFQ).

  • 2

    Surprise de l’année 2019, le projet de modification de la Loi sur les ingénieurs sera fort probablement adopté en 2020 par l’Assemblée nationale du Québec. La version initiale du projet de loi spécifie qu’un devis signé par un ingénieur doit être obtenu lorsque des informations techniques sur la construction d’un chemin ou d’une traverse de cours d’eau sont demandées, éliminant l’exemption qui existait auparavant pour les ouvrages de faible envergure. Cette modification pourrait avoir des conséquences importantes puisque les informations exigées pour obtenir un permis municipal pourraient être considérées comme des « informations techniques » exigeant un devis d’ingénieur. Espérons que le législateur trouvera une formulation permettant de reconduire l’esprit de cette exemption avant l’adoption de ce projet de loi (voir la proposition de la FPFQ).

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Formation: rédaction ou révision de la réglementation sur l’abattage d’arbres et la protection du couvert forestier

Description

La rédaction ou la révision de la réglementation sur l’abattage d’arbres et la protection du couvert forestier peut s’avérer un casse-tête. En effet, comment concilier les attentes et besoins des élus·es municipaux en matière de contrôle du couvert forestier avec la réalité des opérations forestières et des particularités du secteur de l’aménagement forestier ? Quels sont les éléments à prendre en compte dans la rédaction des règlements d’abattage d’arbres afin que ceux-ci permettent à la fois de répondre aux objectifs municipaux tout en favorisant un aménagement durable des forêts ? Comment rédiger et mettre en œuvre une réglementation qui permet d’arrimer les différents usages de la forêt allant de la dynamique des écosystèmes forestiers régionaux, aux profils et motivations des propriétaires de boisés, des marchés des produits forestiers disponibles, de la protection des milieux fragiles et des paysages agroforestiers ?

Objectifs

    • Concilier les attentes et besoins des élus·es municipaux en matière de contrôle du couvert forestier avec la réalité des opérations forestières et des particularités du secteur de l’aménagement forestier
    • Intégrer les objectifs municipaux tout en favorisant un aménagement durable des forêts
    • Rédiger et mettre en œuvre une réglementation qui permet d’arrimer les différents usages 

 

Animateur

Proposée en partenariat avec le Service de la forêt privée du Ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, cette formation est animée par M. Luc Dumouchel, ingénieur forestier et ancien directeur général de l’Agence forestière de la Montérégie.

Inscription

No de cours : 1239
Durée: 6 heures
Cours gratuit

Dates des sessions

  • 17 janvier 2020 – Barraute (Abitibi-Témiscamingue)
  • 24 janvier 2020 – Sainte-Luce (Bas-Saint-Laurent)
  • 7 février 2020 – Nicolet (Centre-du-Québec)
  • 8 février 2020 – Saint-Lambert-de-Lauzon (Chaudière-Appalaches)
  • 21 février 2020 – Sainte-Adèle (Laurentides)
  • 28 février 2020 – Magog (Estrie)
  • 13 mars 2020 – Aumond (Outaouais)

Calendrier des assemblées, formations et événements

Évolution de l’épidémie de la tordeuse des bourgeons de l’épinette

Les superficies de forêts privées affectées par l’épidémie de la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE) n’ont pas progressé entre 2018 et 2019. L’inventaire aérien effectué par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a dénombré 970 135 hectares de boisés privés affectés par l’insecte, ce qui représente une diminution de 2 % par rapport à l’année précédente. Cette superficie couvre cependant l’équivalent de 14 % du territoire de l’ensemble des forêts privées québécoises. La FPFQ estime qu’environ 15 000 propriétaires de boisés subissent actuellement les conséquences de cette épidémie à divers degrés. Toutefois, on constate des variations importantes d’une région à l’autre.

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Amélioration au programme de protection contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette et augmentation des investissements pour le reboisement en forêt privée

Longueuil, le 2 décembre 2019. – La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) et Groupements forestiers Québec saluent l’annonce du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, M. Pierre Dufour, d’élargir les critères d’admissibilité pour protéger les petites forêts privées contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette (TBE). Les deux organisations se réjouissent également des nouvelles sommes accordées pour le reboisement des forêts en perdition et récoltées en raison de cette épidémie.  

Dorénavant, la superficie minimale des blocs d’arrosage d’insecticide biologique sera de 4 hectares pour les opérations d’épandage aérien de la Société de protection des forêts contre les insectes et les maladies (SOPFIM). De plus, un budget de 3 M$ sur 2 ans s’ajoutera aux programmes existants pour permettre la remise en production des peuplements forestiers dans le contexte de l’épidémie de la TBE. Ces décisions résultent de travaux menés au sein de la cellule d’urgence sur la gestion des conséquences de l’épidémie de la TBE, qui réunit des représentants de la FPFQ, de Groupements forestiers Québec et du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs.

« Les effets de cette épidémie sont trop importants pour qu’un seul partenaire suffise à gérer cette crise, mais la mise en commun de nos ressources et de nos expertises en réduira les conséquences », a déclaré M. Pierre-Maurice Gagnon, président de la FPFQ, en compagnie de M. Rénald Bernier, président de Groupements forestiers Québec.

À propos de la FPFQ

La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts de 134 000 propriétaires forestiers de tous les milieux sociaux, dont 29 800 producteurs forestiers. L’action régionalisée de ses 13 syndicats et offices vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée des bois en provenance de ces territoires. La FPFQ est une fédération affiliée de l’Union des producteurs agricoles.

À propos de Groupements forestiers Québec

Groupements forestiers Québec regroupe les 39 groupements de propriétaires de lots boisés du Québec qui ont pour mission l’aménagement intensif des ressources forestières dans une optique de développement durable. Ces organismes, formés de 26 000 propriétaires de lots boisés, intègrent dans leur mission le développement socioéconomique de leur région respective, la création d’emplois et l’enrichissement du patrimoine forestier.

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Renseignements :

Marc-André Rhéaume
Directeur général adjoint
Fédération des producteurs forestiers du Québec
T. 450 679-0530, poste 8201
marheaume@upa.qc.ca  
foretprivee.ca

Marc Beaudoin  
Directeur général
Groupements forestiers Québec
T. 418 877-1344, poste 551
marc.beaudoin@resam.org 
resam.org

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