RESAM change de nom pour devenir Groupements forestiers Québec

Réunis en assemblée générale le 10 septembre 2019, les membres du Regroupement des sociétés d’aménagement forestier du Québec (RESAM) ont posé un geste significatif en dotant d’un nouveau nom leur organisation, qui est ainsi devenue Groupements forestiers Québec.

Mûrement réfléchi, ce choix vise à refléter la réalité des membres sur le terrain. L’organisation regroupe pas moins de 39 groupements forestiers qui se démarquent par leur dynamisme et totalisent ensemble un chiffre d’affaires annuel de plus de 185 millions de dollars.

Groupements forestiers Québec ajoute que ce nouveau nom ne doit rien changer à la relation que l’organisation entretient avec ses partenaires. 

Sondage: Politique gouvernementale sur la faune au Québec

Le 5 novembre dernier, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs a annoncé l’élaboration de la première politique gouvernementale sur la faune au Québec. Cette politique permettra au gouvernement de se doter d’une vision d’avenir liée aux attentes de la population et des intervenants du milieu faunique. Elle permettra également de définir les grandes orientations qui pourront répondre aux enjeux actuels et futurs des espèces et des écosystèmes.

Nous vous invitons à contribuer à cette démarche en remplissant le sondage en ligne d’ici le 31 décembre 2019. Sachez que votre participation au sondage est anonyme.

Évolution de la récolte mécanisée en forêt privée

Un phénomène en croissance

Il existe plusieurs circuits de récolte en forêt privée. Le propriétaire forestier pourra faire sa récolte lui-même ou confier cette activité à un entrepreneur de récolte ou à son conseiller forestier. Ce dernier pourra posséder des équipements de récolte ou, à son tour, confier ce travail à un sous-traitant. Le schéma suivant illustre ces possibilités.

Pour plusieurs raisons, la mécanisation de la récolte a néanmoins connu une forte progression au cours des 10 dernières années. En premier lieu, ce phénomène répond aux changements sociologiques chez les propriétaires forestiers qui disposent de moins en moins de temps, d’expertise ou d’équipements pour entreprendre seuls des travaux de récolte dans leurs boisés. Un nombre croissant d’entre eux préfèrent confier ce travail à une entreprise spécialisée. En second lieu, les conseillers des propriétaires forestiers font appel à des sous-traitants mécanisés pour remplacer des équipes d’abatteurs manuels de plus en plus difficiles à trouver à mesure qu’ils prennent leur retraite ou quittent le métier. En dernier lieu, la perte des marchés traditionnels pour les petites billes de bois destinées à la pâte, au profit de plus gros billots destinés au marché du sciage, accroît la difficulté des opérations forestières et les exigences de façonnage des billes.

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Création d’une catégorie d’immeubles pour les boisés aménagés : le gouvernement tient promesse

Longueuil, le 6 novembre 2019. – Avec la création d’une catégorie d’immeubles dans la Loi sur la fiscalité municipale pour les lots boisés aménagés, le gouvernement du Québec répond à une demande des producteurs forestiers vieille de 40 ans. Lorsque le projet de loi présenté hier à l’Assemblée nationale sera adopté, les Municipalités auront la possibilité de taxer différemment les lots boisés qui sont aménagés par rapport aux boisés qui ne le sont pas.

Le président de l'UPA, Marcel Groleau, le ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, Alain Lamontage, le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour et le président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec, Pierre-Maurice Gagnon, étaient présents pour l'annonce.

« Selon la volonté des Municipalités, cette mesure se traduira par un plus grand nombre de propriétaires réalisant des travaux d’aménagement forestier. Il en résultera des forêts plus résistantes aux épidémies d’insectes et aux maladies, du bois pour approvisionner l’industrie des produits forestiers et des milieux sensibles mieux localisés et protégés », s’est réjoui Pierre-Maurice Gagnon, président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec.

Sur les 134 000 individus, familles, petites entreprises et grandes corporations détenant des lots boisés de plus de 4 hectares dans toutes les régions du Québec, 28 819 sont actuellement reconnus comme producteurs forestiers auprès du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs. Cette reconnaissance est accordée au propriétaire forestier de plus de 4 hectares détenant un plan d’aménagement forestier rédigé par un ingénieur forestier, qui en fait la demande à un bureau d’enregistrement de ce ministère. Cet enregistrement sera nécessaire pour bénéficier d’un taux de taxation distinct qui pourra varier entre 66 % et 100 % du taux de taxation de base, selon la décision des élus municipaux. 

« Au cours des décennies, des groupes de travail multipartites se sont régulièrement penchés sur le meilleur moyen d’utiliser la fiscalité foncière pour inciter les propriétaires forestiers à protéger et mettre en valeur leurs lots boisés, sans jamais parvenir à un consensus. Aujourd’hui, le gouvernement montre son caractère en dénouant cette impasse », a ajouté M. Gagnon.

« Afin d’obtenir un régime de fiscalité forestière performant, il restera à finaliser le travail amorcé pour simplifier et moderniser la mesure de remboursement des taxes foncières pour les producteurs forestiers. Ce remboursement prend la forme d’un crédit d’impôt disponible à tous les producteurs forestiers qui investissent dans des travaux d’aménagement forestier sur leurs propriétés », a conclu M. Gagnon.

 

À propos de la FPFQ

La Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ) est l’organisation provinciale qui travaille à la promotion des intérêts de 134 000 propriétaires forestiers de tous les milieux sociaux, dont 29 800 producteurs forestiers. L’action régionalisée de ses 13 syndicats et offices vise la protection et la mise en valeur des forêts privées québécoises, ainsi qu’une commercialisation ordonnée des bois en provenance de ces territoires. La FPFQ est une fédération affiliée de l’Union des producteurs agricoles.

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Renseignements :
Marc-André Côté, ing. f., Ph. D.
Directeur général
450 679-0530, poste 8201
macote@upa.qc.ca      foretprivee.ca  

Créer et partager la richesse – Lettre à mes confrères industriels

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Si la création de richesse est primordiale dans une société, la distribution de celle-ci l’est tout autant pour obtenir une relation harmonieuse entre les diverses couches sociales qui la composent. L’industrie de la transformation joue ainsi un rôle critique en générant de la valeur aux ressources forestières que nous récoltons, mais elle est moins préoccupée à assurer une distribution optimale de cette valeur à ses fournisseurs de bois. Ce n’est d’ailleurs pas son rôle.

Préférant s’appuyer sur les concepts de concurrence et de ruissellement  économique pour distribuer les revenus du marché tout au long de la filière économique, plusieurs minimisent l’effet d’un rapport de force inégal entre les acteurs de la filière sur ce
partage.

C’est ici que le syndicalisme forestier prend tout son sens. Les syndicats de producteurs forestiers procurent un levier pour mieux équilibrer la discussion avec les industriels concernant le partage des revenus forestiers obtenus du marché. Autrement, chaque producteur ne peut compter que sur lui-même pour tirer son épingle du jeu. Est-ce souhaitable?

Les 60 dernières années ont montré que cette relation peut être profitable aux parties lorsque celles-ci se respectent en cherchant à considérer les préoccupations de l’autre (voir mon éditorial de février 2019, La prévisibilité accroît la robustesse d’une filière économique). Dans le cas contraire, des conflits émergent.

Depuis quatre ans, cinq syndicats régionaux de producteurs forestiers travaillent, chacun à leur façon, à accroître leur rôle dans l’établissement des conditions de vente du bois de sciage sur leur territoire. Des industriels s’y opposent avec énergie devant la Régie des marchés agricoles et alimentaires du Québec, le tribunal chargé d’arbitrer les différends sur cette question. J’ai un parti pris évident dans ce débat, mais je n’ai pas l’impression que les approches proposées ont été suffisamment analysées par les opposants, ce qui explique selon moi une partie de leur réaction. Les initiatives syndicales n’entraveront pas la création de richesse par l’industrie de la transformation des bois, mais favoriseront son partage. J’ose même croire que ce meilleur partage contribuera à accroître la richesse.

Le syndicalisme forestier n’est certainement pas la seule initiative favorisant une meilleure répartition de la richesse – l’impôt sur le revenu ou la formule des coopératives en sont d’autres exemples –, mais c’est un modèle qui fonctionne au Québec depuis plusieurs générations et qui donne des résultats.

Pierre-Maurice Gagnon
Producteur et Président de la Fédération des producteurs forestiers du Québec

Éditorial paru dans la revue Forêts de chez nous, édition de novembre 2019.

Contribution des propriétaires forestiers à la lutte contre les changements climatiques

En raison de leur superficie, les forêts agissent comme de puissants capteurs ou émetteurs de carbone affectant le bilan du pays. D’un côté, les arbres emmagasinent du carbone pendant leur croissance. De l’autre, les arbres émettent du carbone lorsqu’ils meurent et se décomposent à la suite de la sénescence, de vents violents, d’un incendie ou d’une épidémie d’insectes.

Le secteur forestier peut contribuer à améliorer le bilan carbone du pays par la réalisation de travaux sylvicoles qui réduisent la susceptibilité des forêts aux épidémies d’insectes et aux incendies, et qui augmentent les volumes de bois dans les peuplements forestiers aménagés. De plus, lorsque le carbone du bois est transféré dans les produits ligneux récoltés, ceux-ci peuvent emmagasiner du carbone sur le long terme et les produits du bois peuvent remplacer des matériaux de construction présentant un bilan de carbone moins intéressant.

Les propriétaires de boisés sont des acteurs importants dans la lutte contre les changements climatiques, mais pour que leur contribution soit efficace, il faudra tenir compte des caractéristiques des forêts privées québécoises. Nous formulons ainsi les recommandations suivantes :

  1. Finaliser les protocoles de crédits compensatoires pour la séquestration du carbone engendrée par les travaux sylvicoles, en collaboration avec les représentants des propriétaires de boisés.
  2. Accroître la réalisation des travaux sylvicoles et de protection sur le territoire pour augmenter la séquestration de carbone.
  3. Favoriser la séquestration du carbone des arbres récoltés par la transformation en produits forestiers et la substitution de matériaux dont la production nécessite davantage de combustibles fossiles.
  4. Impliquer activement les propriétaires forestiers dans la lutte contre les changements climatiques.

Lire le mémoire en totalité :
Contribution des propriétaires forestiers à la lutte contre les changements climatiques


Mémoire déposé en octobre 2019 au ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques dans le cadre de son Plan d’électrification et de changements climatiques.

Formations régionales – Petit traité de l’arpentage

Des formations sur l’arpentage seront données prochainement dans différentes régions du Québec.

Le Petit traité de l’arpentage à l’usage des propriétaires de lots boisés est une formation de six heures. Elle a pour objectif de vulgariser et de démystifier les particularités du cadastre du Québec. Elle vise à faire connaître :

  • le champ de compétences de l’arpenteur-géomètre et celui de l’ingénieur forestier;
  • les particularités légales et techniques de la rénovation cadastrale;
  • les enjeux entourant le positionnement des limites de propriété au Québec;
  • les différentes sources d’incertitude pouvant affecter la position d’une limite de propriété;
  • les principes juridiques gouvernant la délimitation des propriétés privées, notamment la possession utile et la prescription acquisitive;
  • les différences fondamentales entre le piquetage et le bornage;
  • les différents principes et actions favorables à adopter comme propriétaire.

Voici les détails se rattachant aux formations. Vous pouvez vous renseigner ou vous inscrire par courriel ou par téléphone.

Association des propriétaires de boisés de la Beauce
19 octobre 2019 à Lac-Etchemin
26 octobre 2019 à Saint-Georges
Information : france.letourneau@apbb.qc.ca
418 228-5110

Syndicat des producteurs forestiers du Bas-Saint-Laurent
16 novembre 2019 à Rimouski
Information : carseneault@upa.qc.ca
418 723-1939, poste 4506

Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec
Évitez les problèmes de limite de propriété! (soirée-conférence)
21 novembre 2019 à Sherbrooke
Information : idubois@upa.qc.ca
819 346-8905, poste 110

Syndicat des producteurs de bois de la Gaspésie
28 novembre 2019 à New Richmond
29 novembre 2019 à Gaspé
Information : jbourque@upa.qc.ca
418 392-7724

Syndicat des producteurs de bois de la Côte-du-Sud
7 décembre 2019 à La Pocatière
Information : spbcs@globetrotter.net
418 856-4639

Syndicat des Producteurs forestiers du Sud du Québec
24 janvier 2020 à Sherbrooke
Information : idubois@upa.qc.ca
819 346-8905, poste 110

Élections fédérales 2019

Ce 21 octobre, 450 000 propriétaires de boisés et leur famille voteront aux élections fédérales. Par le biais de la Fédération des producteurs forestiers du Québec (FPFQ), la Fédération canadienne des propriétaires de boisés (FCPB) est intervenue auprès des partis politiques afin de sonder leurs intentions au sujet de leurs engagements. La FCPB a rappelé aux partis que le secteur forestier était porteur de solutions face aux enjeux des changements climatiques, de développement socioéconomique des communautés rurales et d’occupation du territoire.

Afin de soutenir le travail des propriétaires forestiers canadiens, trois conditions nous apparaissent essentielles. Dans une lettre envoyée aux quatre principaux chefs de partis, la FCPB a demandé si leur formation politique était prête à s’engager à :

  1. Créer un régime d’épargne et d’investissement sylvicole pour mettre à l’abri de l’impôt une partie de ses revenus de vente de bois en vue de réaliser, les années subséquentes, d’autres travaux sylvicoles nécessaires à la croissance de la forêt.
    Actuellement, le régime fiscal du Canada encourage peu les propriétaires à mettre en valeur leurs boisés, car celui-ci ne considère pas que les revenus et les dépenses surviennent à différentes années de production.
  2. Défendre une exemption de taxes et quotas pour le bois d’œuvre produit à partir du bois des forêts privées dans un futur accord de commerce avec les États-Unis.
    Ce ne sont pas les activités sur le territoire privé qui indisposent le gouvernement américain, mais la gestion des forêts publiques. D’ailleurs, la situation des 450 000 propriétaires de boisés canadiens ne diffère pas de celle des 10 millions de propriétaires de boisés américains.
  3. Financer un programme canadien de reboisement et de travaux sylvicoles visant les 450 000 propriétaires forestiers.
    Les travaux sylvicoles peuvent à la fois contribuer à la séquestration de carbone par un accroissement des stocks forestiers et générer du bois pour approvisionner les usines de produits forestiers.

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Pour une partie de chasse mémorable et confortable

Se pratiquant parfois dans des environnements hostiles et sous des températures instables, la chasse est un sport qui exige de ses adeptes de la patience et de la persévérance.

Dans ce contexte, il importe que le chasseur accorde de l’importance non seulement au choix et à l’entretien de son arme à feu, de son arc ou de son arbalète, mais aussi au soin des autres équipements et accessoires qui contribueront au succès de son expédition. Forêts de chez nous est allé solliciter les conseils de chasseurs chevronnés et de spécialistes pour savoir quels sont les articles incontournables à apporter lors d’une sortie en forêt (les prix sont à titre indicatif seulement et peuvent différer d’un magasin à l’autre).

Plateformes, abris et miradors

Que ce soit perché au sommet d’un arbre dans un mirador, sur une plateforme, ou au sol dissimulé dans un abri, le chasseur qui a appâté ses proies sur un territoire durant les mois précédant la saison de chasse appréciera le côté pratique de ces équipements et la qualité des matériaux qui sont désormais utilisés dans leur fabrication. « Pour un mirador, je suggère un deux places, avance Claude Villemure, propriétaire de la boutique Pronature Villemure Chasse et Pêche à Shawinigan. Le deuxième siège sert à mettre ton sac à dos et tout le reste. Il y a plus d’espace et tu es plus confortable. »

Dans le cas d’un abri au sol, il en existe plusieurs modèles, mais tous ou presque peuvent être installés en moins de 30 secondes, grâce à leur armature incorporée aux matériaux. Conseiller chez Ecotone à Trois-Rivières, Patrick Tousignant préfère toutefois ceux qui sont dégagés en hauteur et qui permettent ainsi de se tenir debout au lieu d’être assis ou recroquevillé en permanence.

ECOTONE - Cache Club XL Primos - 250 $ - Cache dotée de poches de rangement intégrées et permettant de loger debout deux chasseurs à l'arc ou au fusil
SAIL - The Blockhouse Altan - 300 $ - Construit pour offrir un maximum, de confort pour trois personnes. Sa base large offre 20 % plus d'espace pour votre équipement de chasse
SAIL - Plateforme double shooter Altan - 320 $ - Mirador-échelle de luxe pour deux personnes avec camouflage inclus

Sièges, chaises et coussins

Le chasseur qui guette des heures durant sa proie a tout intérêt à s’équiper d’une chaise pliante ou de coussins confortables pour conserver de bons souvenirs de son expédition. Certains de ceux qui se déplacent en forêt ont adopté le coussin de deux pouces d’épaisseur qu’on attache à l’arrière avec la ceinture du pantalon. « Ce n’est pas dérangeant et c’est plus pratique que de le sortir de son sac à dos et de l’y remettre chaque fois », affirme René Pronovost, un chasseur de Shawinigan, en Mauricie.

SAIL - Chaise autoportante ThermaSeat - 65 $ - Les chaises ThermaSeat augmentent le confort du chasseur au sol grâce à leur dossier autoportant, offrant une surface stable pour reposer son dos
PRONATURE - Coussin Camo Deluxe - 20 $ - Coussin de deux pouces d'épaisseur, idéal pour vous garder confortable, au chaud et au sec
SAIL - Coussin ThermaSeat - 30 $ - Le modèle Predator XT est fabriqué avec de la mousse Softek à alvéoles fermées n'absorbant pas l'humidité et conservant sa souplesse par temps froid

Gants et mitaines

Le choix des gants se fait beaucoup en fonction de la saison et du type de chasse pratiqué. Le chasseur à l’arc ou à l’arbalète recouvrira ses mains de gants simples, mais pour la chasse au chevreuil plus tard à l’automne, le choix de gants doublés est plus approprié. Il faut néanmoins s’assurer de pouvoir glisser facilement son doigt pour activer la détente de l’arme à feu.

Pour les chasseurs qui utilisent leur téléphone intelligent afin de se guider en forêt, certains manufacturiers ont ajouté une petite surface caoutchoutée au bout des doigts visant à activer l’écran tactile du cellulaire sans enlever ses gants.

ECOTONE - Gants légers Tracker - 30 $ - Faite à 100 % de polyester, cette paire de gants est idéale pour pratiquer la chasse à l'arbalète
PRONATURE - Gants doublés - 25 $ - Cette paire de gants doublés unisexe est munie d'un antidérapant qui permet d'avoir une bonne prise sur la détente
ECOTONE - Gants doublés Camo Forest Sportchief - 50 $ - Traitement antimicrobien, membrane imperméable et isolation Thinsulate 40 g

Chandails, manteaux et vestes de sécurité

Toute une gamme de manteaux et de chandails adaptés à la chasse sont offerts sur le marché. Depuis quelques saisons, de nouveaux imprimés inspirés d’uniformes conçus par l’armée sont apparus. Ils se confondent mieux avec l’environnement forestier que les traditionnels habits aux couleurs de feuillage que les proies arrivent parfois à distinguer.

Il existe aussi plusieurs modèles de vestes de sécurité, des plus simples aux plus sophistiqués, comme les gibecières munies de plusieurs ouvertures permettant de ranger son permis, ses munitions, sa lampe et même ses perdrix ou ses lièvres. Rappelons que la veste de sécurité est obligatoire dès qu’on chasse avec une arme à feu, mais qu’elle est facultative dans le cas de la chasse à l’arc ou à l’arbalète. 

ECOTONE - Manteau Concorde pour femmes Sportchief - 330 $ - Ce manteau trois en un avec doublure amovible comprend des coutures scellées et est doté de quatre poches avant munies de fermetures éclair imperméables
SAIL - Manteau de chasse camouflage Badlands - 170 $ - Ce manteau imperméable quatre en un est muni de coutures étanches et enduit d'un isolant qui freine les vents les plus mordants
PRONATURE - Veste gibecière Jackfield Sports - 35 $ - Très fonctionnelle, cette veste de sécurité contient plusieurs poches à fermeture éclair et une cartouchière

Combinaisons et pantalons

Les sous-vêtements sont des accessoires importants en période de chasse automnale. Des ensembles en polyester sont proposés à une quarantaine de dollars, mais pour un peu plus du double, on peut obtenir un pantalon 50 % polyester et 50 % laine de mérinos. « Quand tu vas à la chasse, tu ne sais jamais ce qui peut t’arriver, souligne Mario Boulianne, un chasseur de La Tuque, en Haute-Mauricie. Tu peux te perdre ou te blesser. Il faut toujours te préparer au cas où tu devrais passer deux jours ou même une semaine dans le bois. »

ECOTONE - Sous-vêtement pantalon pour femmes 400 Louis Garneau - 50 $ - FAit de tissu Drytex 4000, ce sous-vêtement permet à la fois de conserver la chaleur corporelle et d'évacuer l'humidité
SAIL - Sous-vêtements pour femmes GKS - 45 $ - Ensemble de sous-vêtements pour femmes 95 % polyester et 5 % élasthanne. La partie haute comporte une fermeture éclair
PRONATURE - Ensemble de sous-vêtements GKS - 40 $ - La partie haute de cet ensemble de sous-vêtements 100 % polyester comporte une ouverture avec fermoir qui permet de l'enlever et de la remettre plus facilement

Bottes, chaussures et chaussettes

En raison des changements climatiques, les températures automnales sont plus élevées qu’avant lorsque la chasse au gros gibier débute. Le choix de ce qu’on porte aux pieds revêt donc beaucoup d’importance. « Chasser l’orignal à 24 °C avec des bottes doublées pour l’hiver, ce n’est pas ce qu’il y a de mieux », explique Patrick Tousignant, d’Ecotone. Ce type de bottes sera plus approprié plus tard dans la saison.

Par ailleurs, selon le type de chasse qu’on pratique, on optera pour des bottes plus légères si on se déplace régulièrement, ou plus lourdes et plus chaudes si on demeure de longues heures dans une cache, par exemple.

Dans tous les cas, il faut s’assurer d’avoir des chaussures qui sont imperméables, mais qui permettent à l’humidité de s’évacuer. « Quand tu marches de longues heures avec des bottes mouillées, tu termines la journée les pieds pleins d’ampoules », raconte Mario Boulianne. Claude Villemure suggère aussi de prêter attention aux semelles. « Un chasseur qui sort souvent devrait opter pour des semelles cousues plutôt que collées parce qu’à la longue, elles vont se décoller. »

PRONATURE - Bottes de chasse camouflage Irish Setter - 170 $ - Cette paire de bottes en cuir comprend une isolation 800 g Thinsulate et une doublure intérieure en nylon permettant l'évacuation de l'humidité
ECOTONE - Bottes de chasse pour femmes Sportchief - 209 $ - Cette paire de bottes pour femmes est équipée d'une membrane aquatex imperméable et d'une isolation 400 g de Thinsulate
SAIL - Chaussettes pour femmes Browning - 20 $ - Fabriquées avec de la laine de mérinos maîtrisant naturellement les odeurs, ces chaussettes comprennent une surface amortissante sous le pied, assurant chaleur et confort

Couteaux et outils

Tout bon chasseur devrait minimalement partir avec deux couteaux : un couteau de chasse et un deuxième pour éviscérer. Il en existe des centaines de variétés sur le marché. Les couteaux dotés d’une poignée en bois ont plus de cachet que ceux munis d’un manche en matériel synthétique, mais ils sont plus fragiles. « Si le manche a une petite fissure et que l’humidité entre, ça peut finir par craquer », avertit Claude Villemure.

Les chasseurs expérimentés vont également transporter une hachette ou une petite scie pliante pour tailler du bois en cas de besoin. « J’ai toujours une pierre à feu et une dizaine de briquettes que j’ai fait tremper dans l’alcool de bois. Avec quelques branches de sapin, j’allume un feu en 30 secondes », raconte Mario Boulianne, qui chasse depuis plus de 40 ans. Le Latuquois suggère aussi d’apporter un fil de pêche avec des hameçons. « Si tu te perds et que tu es mal pris, des vers de terre, ça se trouve partout. »

PRONATURE - Couteau Buck modèle 119 - 75 $ - Garanti à vie, ce couteau emblématique et indémodable est livré dans un étui en cuir solide
SAIL - Ensemble couteau et scie Flip n'blaze - saw combo Outdoor Edge - 100 $ - Cet ensemble comporte un couteau doté d'une lame de 3 ½ pouces et une scie munie d'une lame de 4 3/8 pouces
ECOTONE - Couteau Trophy Hook Boker - 55 $ - Muni d'une lame de 4 2/5 pouces, ce couteau à éviscérer est accompagné d'une garantie à vie pour le propriétaire d'origine
SAIL - Ensemble Expédition Tripack Camillus - 60 $ - Cet ensemble comprend une hache de 13 pouces, un couteau de 6 3/4 pouces et une scie pliante de 10 pouces avec verrou
PRONATURE - Appeau électronique Deadbone - 150 $ - Accompagné d'une télécommande ayant une portée de 150 pieds, cet appareil reproduit les sons des animaux sauvages les plus courants, du mâle à la femelle en passant par le veau
ECOTONE - Control Freak Primos - 13 $ - À asperger sur les vêtements avant votre prochaine expédition de chasse

La sécurité avant tout

Accompagnant son père dans ses expéditions depuis l’âge de trois ans, Carolane Morel-Lemire a toujours la piqûre vingt ans plus tard. Par-dessus tout, la résidente de Terrebonne apprécie chasser à l’arbalète. Comme ce type d’arme exige du chasseur de bien évaluer la distance avec sa cible, la jeune femme s’est équipée d’un range finder ou télémètre en français.

Lorsqu’elle part à la chasse, Carolane Morel-Lemire avoue insister sur sa sécurité. « Je suis craintive un peu de nature, alors j’apporte beaucoup d’outils de sécurité en double comme des lampes de poche par exemple », raconte celle qui travaille comme paramédic dans la vie de tous les jours.

La jeune femme de 23 ans s’est aussi fabriqué une toilette portative qu’elle transporte toujours dans ses parties de chasse. Pour le reste, son sac à dos contient relativement les mêmes outils que celui de son père. « Les boutiques offrent maintenant des vêtements de camouflage pour femmes avec des teintes de rose, mais pour le reste, on part avec les mêmes accessoires que les hommes », conclut-elle.

Carolane Morel-Lemire

René ne part jamais sans...

  • de bons vêtements;
  • de bonnes bottes de chasse imperméables;
  • un dossard s’il chasse à l’arme à feu;
  • des gants chauds;
  • un sac à dos contenant une bouteille d’eau et quelques grignotines (amandes et chocolat);
  • un couteau à éviscérer, deux couteaux de chasse, une petite scie pliante et des gants en latex pour l’éviscération;
  • une cache en hauteur ou une petite tente à montage rapide avec chaise confortable s’il chasse sur un territoire précis;
  • une trousse de sécurité;
  • un GPS s’il se déplace sur une bonne distance;
  • l’envie de laisser la nature telle qu’elle était avant son passage.

Article paru dans la revue Forêts de chez nous, édition septembre 2019

Bien élaguer, pour une valeur ajoutée

Le travail d’élagage est un art, et les producteurs de bois ont tout intérêt à le maîtriser en sachant quand et comment exécuter le travail et en utilisant des outils appropriés et de qualité.

L’ingénieur forestier Patrick Lupien, du Syndicat des producteurs de bois de la Mauricie, coauteur du Guide sylvicole du Québec (tome 2), a plusieurs fois constaté que la méconnaissance et les erreurs peuvent être coûteuses pour les producteurs forestiers. « Un jour, un producteur a voulu me montrer le travail qu’il avait effectué sur sa plantation. J’ai convenu qu’il avait beaucoup travaillé, mais qu’il avait complètement manqué son coup et compromis la rentabilité de sa plantation en n’effectuant pas les bonnes opérations », raconte M. Lupien.

L’élagage consiste à couper les branches mortes ou vivantes dans la partie inférieure de la tige d’un arbre afin de réduire la formation de noeuds dans la production de bois d’oeuvre de qualité pour le sciage ou le déroulage.

La taille de formation, pratiquée dans la partie supérieure de l’arbre, est effectuée de deux à trois ans après la plantation, pour corriger les malformations en supprimant les branches qui déforment le tronc : fourches ou branches latérales qui concurrencent la cime. L’opération permet d’assurer la rectitude de la bille et de faciliter l’élongation de la tige, en somme de lui garantir une structure solide.

Faire une bonne coupe pour des branches de 3 cm et moins

De la bonne façon et au bon moment

La première intervention d’élagage à proprement parler devrait être réalisée au plus de cinq à sept ans après la plantation.

Ce premier élagage sera suivi d’un ou de deux autres au cours de la croissance de l’arbre. Ces interventions hâtives sont moins laborieuses, moins coûteuses et réduisent le risque d’infection du bois par des champignons de pourriture.

« Pour produire du bois de qualité, on doit viser une hauteur d’élagage d’au moins 10 à 16 pieds (3 à 4,9 mètres). L’élagage permettra de réduire la quantité de noeuds, assurant ainsi une plus grande valeur au bois », explique M. Lupien.

Le producteur qui effectue lui-même ses travaux devra respecter quelques règles pour ne pas nuire à la croissance de ses arbres. Avant de procéder, il est recommandé de bien s’informer en lisant les fiches explicatives ou en suivant les formations. Le producteur trouvera ces informations sur le site foretprivee.ca.

Il lui faudra éviter de réaliser l’opération lors de périodes de grands froids ou de grandes chaleurs et, bien sûr, durant la période de montée de la sève. Les mois de mai et juin demeurent le moment idéal pour la coupe de branches de faible diamètre de 2,5 cm et moins. La croissance de l’arbre pendant l’été permettra de refermer les plaies.

Le producteur devra aussi se garder de prélever plus de 30 % de branches pour éviter de nuire à la croissance de l’arbre en raison de la réduction du feuillage permettant la photosynthèse.

Pour une cicatrisation rapide, la coupe doit être effectuée à un angle qui respecte la limite de l’arête et du collet situés à l’assise de la branche et, bien sûr, sans endommager l’écorce.

Pour les branches les plus grosses, de 4 cm et plus de diamètre, une coupe d’allègement doit être faite à 30 cm du tronc pour éviter les déchirures de l’écorce du tronc.

Pour effectuer ce travail, il est fortement recommandé d’utiliser des outils bien affûtés et de les désinfecter avec de l’alcool à 70 % lorsqu’on coupe une branche contaminée ou entre chaque arbre pour éviter de propager des maladies.

Les bons outils

Pour que le travail soit exécuté efficacement et de façon sécuritaire, il importe aussi d’utiliser les bons outils et de l’équipement de qualité. Il existe plusieurs marques dont la qualité est variable. Les experts recommandent de se fier aux marques renommées offrant des outils faits en acier et munis de poignées de qualité.

Dans son coffre à outils idéal, pour faire ses travaux d’élagage, le producteur devrait retrouver l’équipement suivant :

Le sécateur (environ 40 $) est adapté à la main de l'utilisateur. Les modèles à poignées de métal avec enduit en PVC sont conseillés. Pour l'entretien, il est recommandé d'affûter la partie bombée de la lame et de nettoyer les pièces métalliques avec un chiffon imbibé d'un mélange pour tronçonneuse afin de prévenir la rouille. Il faut éviter les sécateurs avec système de type lame sur enclume.
Le sécateur (environ 40 $) est adapté à la main de l'utilisateur. Les modèles à poignées de métal avec enduit en PVC sont conseillés. Pour l'entretien, il est recommandé d'affûter la partie bombée de la lame et de nettoyer les pièces métalliques avec un chiffon imbibé d'un mélange pour tronçonneuse afin de prévenir la rouille. Il faut éviter les sécateurs avec système de type lame sur enclume.
L'ébrancheur (environ 50 $) est utile pour les branches d'un diamètre de 2 à 4 cm. Il faut opter pour les modèles à lame et contre-lame dentées pour éviter l'écrasement de la base des branches. Les modèles avec système de démultiplication sont plus efficaces, bien qu'ils soient sujets à devenir vite fragiles. Là encore, on doit éviter d'utiliser les outils avec système de type lame sur enclume.
L'ébrancheur (environ 50 $) est utile pour les branches d'un diamètre de 2 à 4 cm. Il faut opter pour les modèles à lame et contre-lame dentées pour éviter l'écrasement de la base des branches. Les modèles avec système de démultiplication sont plus efficaces, bien qu'ils soient sujets à devenir vite fragiles. Là encore, on doit éviter d'utiliser les outils avec système de type lame sur enclume.
L'échenilloir (environ 160 $) est très utile, mais si la perche d'aluminium est résistante, elle est également lourde et froide. Les tiges en fibre de verre sont plus légères et inaltérables. Il faut préférer celles d'une longueur inférieure à 2 m. L'échenilloir doit être de bonne qualité et muni de poulies qui réduisent l'effort de tirage de la corde. Quant à cette dernière, elle doit être robuste et de la bonne grosseur. Selon qu'il soit à double ou a tripe démultiplication, l'échenilloir permet de couper des branches de 3 à 4,5 cm.
La scie à élaguer (environ 40 $) permet de supprimer les branches au diamètre important ou à l'angle d'insertion trop aigu. La coupe moins franche engendre des plaies plus larges, provoquant une cicatrisation plus lente. Il faut privilégier les modèles à lame étroite et courbée, plus maniables entre les branches. Le lissage de la lame se fait à la toile d'émeri et l'affûtage à l'étau.
La tronçonneuse perche (ou élagueuse sur perche) (environ 1000 $) facilite grandement le travail d'élagage en permettant de couper des branches de bonne dimension en hauteur tout en demeurant au sol. Il s'agit d'une petite tronçonneuse placée à l'extrémité d'une perche de plus de 2 m (pouvant même dépasser 3 m). Si le moteur est placé en bas, près des mains de l'opérateur, on parlera plutôt d'une perche élagueuse. Évidemment, dans ce dernier cas, le poids est moindre à l'extrémité, ce qui peut faciliter l'utilisation, mais la puissance risque d'être réduite en raison de la présence d'un arbre d'entraînement reliant le moteur à la scie.
La tronçonneuse perche (ou élagueuse sur perche) (environ 1000 $) facilite grandement le travail d'élagage en permettant de couper des branches de bonne dimension en hauteur tout en demeurant au sol. Il s'agit d'une petite tronçonneuse placée à l'extrémité d'une perche de plus de 2 m (pouvant même dépasser 3 m). Si le moteur est placé en bas, près des mains de l'opérateur, on parlera plutôt d'une perche élagueuse. Évidemment, dans ce dernier cas, le poids est moindre à l'extrémité, ce qui peut faciliter l'utilisation, mais la puissance risque d'être réduite en raison de la présence d'un arbre d'entraînement reliant le moteur à la scie.

Article paru dans la revue Forêts de chez nous, édition mai 2017.

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